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L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

PAGE FACEBOOK : https://www.facebook.com/VeganMarathon/

SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

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Politique et cause animale, les enjeux pour 2017

antispécisme (Magà Ettori - Blog)Le navire France se dirige vers deux élections majeures en 2017, les élections présidentielles  les 23 avril et 7 mai 2017 suivies des élections législatives les 11 et 18 juin. Certains pourraient y voir des occasions de politiser la question animale. Après tout, pourquoi pas ? Mais concrètement, qu’est-ce que ces élections présidentielles apporteront à la démarche d’émancipation animale ? Sauf grande surprise, pas grand chose. Si EELV, l’UDI et Jean-Luc Melenchon affichent de plus en plus souvent leur intérêt pour la cause animale, les autres candidats des partis traditionnels ne semblent absolument pas concernés. Plusieurs sont même des amoureux de la tauromachie. A telle enseigne que 26 organisations de protection animale se sont regroupées au sein d’un collectif pour porter le débat autour de la question animale. Le collectif « Animal Politique » espère soumettre à tous les candidats à l’élection présidentielle un manifeste de 30 propositions « afin de prendre précisément note de leurs engagements ou de leurs refus, puis de rendre ces informations publiques ». Très franchement, réunir autant d’associations de premier plan pour la rédaction d’un manifeste commun, constitue déjà un exploit. Il est heureux que les guerres des chefs, les querelles d’égo, et autres dissensions au sein de la cause animale aient pu – à cette occasion – êtres dépassées. Espérons que l’intérêt supérieur des animaux permettra de transcender ces conflit, au-delà des législatives. La cause en sortirait grandie.

Le « mouvement 100% » travaille également à l’union des forces progressistes et écologistes en vue des législatives cette fois. Le « mouvement 100% » est un agrégat de structures politiques citoyennes et écologistes, qui ont décidé d’unir leurs forces. Une coopérative initiée dans le cadre des législatives, forte de ses 577 délégués locaux, qui a vocation à s’inscrire durablement dans le paysage politique. Au sein de ce « mouvement 100% », les idées d’émancipation animale ont la part belle. A l’initiative du mouvement se place l’Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) porté par Jean-Marc Governatori. Il s’agit tout de même du deuxième parti écologiste en France avec près de 72 000 sympathisants. Dans cette démarche l’AEI a voulu aller plus loin en soutenant des micro partis éthiques. Une démarche à laquelle a adhéré Gérard Charollois, candidat du parti « Une force pour le vivant ». Ce dernier militant depuis plus de trente ans pour « la défense du vivant et des équilibres naturels », a une vraie crédibilité dans cette bataille politique. Le « mouvement 100% »  soutient aussi « Génération Digitale » qui n’a pas encore publié de programme, et bien entendu le Pacte, Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique. Le Pacte s’est donné comme objectif la réconciliation entre les humains, les animaux et l’environnement par l’avènement d’une société qui n’exploite ni ne tue plus aucun animal, tout en garantissant le bien commun pour chaque être sentient. J’ai eu un vrai coup de coeur pour le Pacte  dont le projet de société m’a séduit. Le Pacte avait besoin de soutiens au moment de sa création, et j’avais accepté de faire partie du bureau politique (malgré un agenda très contraignant). Je me suis depuis retiré pour laisser la place à une équipe dynamique et très motivée. Je pense qu’en arrivant à maturité, ce parti portera haut et fort les valeurs de l’antispécisme.

D’autre personnalités engagées en politique sont à suivre dans les mois à venir, tant elles sont engagées pour la cause animale et/ou le végétarisme. Je pense notamment à Douchka Markovic, Laurence Abeille, Jacques Boutault, Geneviève Gaillard, Michèle Sriffler, Sylvie Goy Chavent, et Grégory Berthault qui a initié le « Mouvement Citoyen pour la Protection Animale ».

Lancé officiellement le 14 novembre, le Parti Animaliste est le fruit de la longue préparation d’une équipe sérieuse, qui a déjà fait ses preuves dans le monde associatif. Le Parti Animaliste promeut une évolution de société qui prendrait en compte les intérêts des animaux et qui repenserait la relation entre les animaux et les humains. Le Parti Animaliste ne soutient aucun candidat aux présidentielles, mais reste attentif au positionnement des candidats par rapport au manifeste  du Collectif « Animal Politique ». Pour le Parti Animaliste, si la société a connu des avancées considérables, la question animale reste paralysée. Dans un tel contexte, le Parti Animaliste s’est donné pour ambition de faire émerger la question animale dans le champ politique. C’est tout l’enjeu de ces deux grandes élections. Personnellement, en tant que citoyen, animaliste, antispéciste et vegan j’apporte mon soutien à toutes ces démarches politiques, pourtant je réserverai ma voix à la formation qui sera la plus concrète, la plus incisive, la plus constructive et la plus dérangeante. Peu importe la taille, la force et le niveau de ces formations politiques, toutes vont devoir affronter l’indifférence des partis traditionnels, le scepticisme des médias et la tempête élective. Bon voyage capitaines, ô mes capitaines.

Magà Ettori, Bastia, 05/12/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

Un climat de révolution

révolution climat - Magà Ettori - Chroniques animalistesL’été est là, les vacances aussi. Enfin pour certains. Il y a ceux qui pansent les plaies d’une barbarie ignoble provoquée par un camion fou sur la promenade des anglais. Il y en a qui travaillent, d’autres qui militent, d’autres qui remettent des médailles au prince héritier de la très démocratique Arabie saoudite, ou qui discutent le bout de gras avec Hassan Rohani le chef d’état iranien. Et nous ? Nous parlerons de la pluie et du beau temps, de canicules extrêmes, d’inondations, de tempêtes, d’incendies de forêt, de climat quoi. Le climat semble devenir fou, il s’emballe, se dégrade, se disloque, se désagrège, voire pire, il se concentre comme le gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre. Les  principales causes de cette concentration sont l’exploitation massive de combustibles fossiles, la modification de la couverture des terres, la déforestation ou encore l’élevage intensif. En 2008, l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation (FAO) publiait un rapport accablant intitulé  »l’Ombre portée de l’élevage ». On pouvait lire dans ce rapport que l’élevage est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, occupe 26% de la surface émergée libre de glace, ou encore que 33% des terres arables de la planète sont détournées au profit de la production fourragère. Au total, 70% des terrains agricoles et 30% de la surface du globe sont directement ou indirectement accaparés par l’élevage. Toujours selon la FAO, il se consomme plus de 9075 kilos de viande chaque seconde dans le monde, soit 300 millions de tonnes pour l’année 2013. Cette consommation a progressé de 2,3% par an au cours de ces 10 dernières années. Mais pourquoi parler de viande ? Nous savons que l’animal est légalement un être sensible, un terrien, avec une envie de vivre et de s’épanouir. Alors parlons de personnes. En 2012, le nombre de personnes abattues dans le monde pour la consommation alimentaire est estimé à 67 milliards d’individus. On nous parle de canards, dindes, poules, lapins, pintades, cochons, bovins, veaux, agneaux, chèvres, moutons, mais aucune étude ne donne des noms. Alors pintade ? Quel est ton nom ? Volailles ? Bovins ? Agneaux ? Comment vous nommez-vous ? Gîte à la noix, bavette, escalope, gigot, côtelettes, aiguillette, jarret, collet, poitrine ? Ca va, je vous entend :  »Allons bon, le voilà qui nous refait son numéro végan. L’homme est un carnivore depuis toujours et pour longtemps. Il y a des choses qui ne changeront jamais. » Ah bon ? Comme quoi ? Comme le climat par exemple ? Pour vous depuis que le monde est monde le climat est là, immuable, impérial, dans sa posture éternelle. Et avec notre modernité, notre savoir technologique, notre supériorité sur la nature, nous sommes à l’abri de toutes surprises. C’est à peu près ce que se disaient  les Mayas, les romains et les égyptiens. Et puis, la nature a repris ses droits. En 2200 avant J.-C. la simple modification des vents en Méditerranée et la baisse de la mousson indienne a causé un sèchement du climat et l’effondrement de l’agriculture de la Grèce à l’Inde, déclenchant la chute du royaume des pharaons et de l’Empire d’Akkad en Mésopotamie. A la fin du IVème siècle la sécheresse a poussé les Huns à attaquer l’Empire romain, qui finit par s’effondrer. Une sécheresse encore, dans le Yucatan, a fragilisé la production agricole des Mayas. Les sempiternelles guerres et les famines ont fini par décimer cette fabuleuse civilisation. En Europe, une famine sévit de 1315 à 1317, à cause du Petit âge Glaciaire. Dans le même temps l’humidité a favorisé la propagation de la peste noire, et l’effondrement de la population. Ces événements combinés à la guerre de trente ans ont provoqué d’importants troubles politiques et sociétaux telles que la guerre civile en Angleterre ou encore la Fronde en France. La Fronde cette petite révolution nobilaire comparable aux  »nuits debout » (enfin celles des premiers jours) est née d’un mécontentement général, qui prenait sa source dans la crise économique et l’augmentation de la pression fiscale. L’Etat voulait faire face aux dépenses de la guerre ; classique. Et puis la déliquescence des élites a fait le reste. Contrairement à la période dans laquelle nous vivons, les gouvernants de l’époque n’avaient pas le football ni l’Euro, et les vacances estivales pour se sauver la mise. Les maladresses de Condé et son alliance avec les Espagnols ont conduit à la défection de ses partisans. Louis XIV, qui a été déclaré majeur le 7 septembre 1651 a tenu un lit de justice et prononcé une amnistie générale (ou presque). La Fronde des Princes était finie, mais Louis XIV en garda rancune aux Parisiens. Il choisit de quitter le Louvre, résidence de la cour depuis quatre siècles, et de bâtir un nouveau palais à Versailles. Le roi soleil pouvait se permettre quelques familiarités avec le climat. Est-ce toujours possible de nos jours ? C’est ce que semblent croire nos grands monarques contemporains, mais ils oublient qu’aujourd’hui c’est le climat qui fait sa révolution.

Magà Ettori, Dublin, 17/07/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

 

Fumage et enfumage sont les mamelles de l’industrie médico-alimentaire

La vache qui rit (Magà Ettori - blog)La précédente chronique animaliste, évoquait une très regrettable émission de divertissement à laquelle participait Manuel Valls, en omettant d’évoquer la présence du sémillant Jean d’Ormesson. Erreur réparée. Ecrivain, philosophe, chroniqueur, journaliste, membre de l’Académie française, l’homme de presse porte le titre de comte d’Ormesson. Nous pouvions penser qu’il s’agissait d’un conte facétieux, d’un conte satirique, d’un conte de Noël ou d’un conte musical,  mais en aucun cas d’un conte licencieux ou d’une conte de mensonge. En réalité, le Comte d’Ormesson réglait ses comptes avec le premier Ministre en l’accusant d’être un enfumeur. Pour l’académicien la  »déchéance de nationalité » n’est qu’un enfumage supplémentaire pour détourner l’attention des français. Jean D’Ormesson semble avoir horreur de l’enfumage. Quelques jours plus tard, il dénonçait au micro de RTL un nouvel enfumage, à propos de la réforme de l’orthographe, ajoutant : « Je refuse de parler d’accent circonflexe quand il y a des gens qui se suicident ».

Effectivement, l’Institut de Veille Sanitaire évoque 500 suicides entre 2007 et 2009 chez les agriculteurs, un suicide tous les deux jours précisent ces derniers. Il est évident que les petits exploitants sont des victimes, dans le face à face entre les géants du secteur et les ténors de la grande distribution. Les viandes en provenance des Etats-Unis ou d’Argentine sont 30 à 40% moins cher, produit à bas coût, en partie grâce aux OGM et au chlore. Et les consommateurs en raffolent. Enfin, de moins en moins. Ils ont vécu toutes les épidémies et fraudes imaginables. Rien ne leur aura été épargné, de la vache folle à l’affaire de la viande chevaline vendue à la place de la viande de boeuf, en passant par la contamination à la dioxine, l’épidémie de grippe aviaire, le lait maternel frelaté, le porc transformé en bœuf, les chevaux de laboratoire vendus en boucherie. Et ne parlons pas de la matière fécale, qui selon un magazine américain, serait présent dans la totalité des hamburgers. Oh joie ! Rajoutons à cela que pour l’ Organisation mondiale de la Santé la viande transformée : charcuterie, jambon, saucisses, viande en conserve, j’en passe et des meilleurs,… est nécessairement cancérogène. Autrement dit toutes les viandes qui ont subi un processus de maturation, de fermentation ou de fumaison. Décidément on n’en sort pas.

Et puisque l’on parle de fumé comment ne pas évoquer l’enseigne Quick qui dès 2009, remplaçait dans nombre de ses restaurants le bacon par de la dinde fumée ? Le tout certifié conformes au culte musulman. Quick envisage aujourd’hui de servir exclusivement des produits halal dans ses restaurants. Ce qui pose tout de même le problème de l’abattage rituel dans l’industrie. Il signifie un nouvel accroc au bel habit du code civil, qui stipule que les animaux sont des êtres sensibles. L’abattage hallal est une dérogation aux pratiques légales, qui imposent un étourdissement préalable des animaux avant leur saignée. L’abattage avec étourdissement est déjà une horreur intégrale, alors que dire de l’assassinat d’êtres sensibles sans étourdissement ?

La vache qui rit fumeQuick marche vers le tout hallal. Une enseigne qui sait être à l’écoute de sa clientèle. Pour preuve, en février dernier, le vendeur de burger sollicitait ses futures victimes :  »Nous avons choisi de sélectionner celles qui permettent au plus grand nombre d’entre vous de profiter pleinement de Quick (mieux et plus facilement), et que nous pouvions mettre en place dès 2015. »  Une annonce qui a fait réagir positivement la communauté VG, au grand dam de Quick qui publiait sur son site quelques mois plus tard :  »Amis végétariens, amis végétaliens, Même si l’idée ayant remporté le plus de votes le suggérait, Quick ne peut techniquement pas à date  proposer de menus végétariens/végétaliens. Mais bien sûr, nous tenons compte de vos souhaits. Nous cherchons toujours à offrir plus d’alternatives végétariennes aux petits comme aux grands.  Vous pouvez dès aujourd’hui déguster nos baby carottes à La vache qui rit ®, la salade créative  italienne sans proteines, la nouvelle gamme de cheezy trio. »

Si les protéines de Quick sont sans accent, cela ne fera pas hurler Jean D’Ormesson, mais que dire de leur mauvais goût. Pour mémoire, le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut tous les produits d’origine animale (viandes, poissons, fruits de mer), et le végétalisme bannit de surcroît les produits laitiers, les œufs, et le miel. Pour les abeilles, il est toujours question d’enfumage mais passons. Quick propose donc aux végétaliens de se régaler avec un  »Cheesy Trio » qui est un assortiment de bouchées panées à base de Brie, d’Emmental et de Raclette, voire de déguster des baby carottes à  »la vache qui rit ». Depuis plus d’un siècle on se demande pourquoi  »la vache qui rit », rit. Peut-être que la vache a appris que les éleveurs ont envoyé un cheval à sa place à l’abattoir, sans doute que leur consommation d’herbe est supérieure à la sienne. Décidément ! Le régime nécrophage est une alimentation d’opportunistes, qui engraissent les industries et entretien le commerce international des services de santé, par des processus de fumage et d’enfumages médico-alimentaires. Ou alors il s’agit d’un conte à dormir debout.

Magà Ettori, Dublin, 7/02/2016

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Décalage horaire

FAERYLAND (Magà Ettori) DECALAGE HORAIRE - France BleuPour ceux qui pensent que Corse rime avec racisme, xénophobie et haine, je vous suggère de me retrouver aujourd’hui en direct à 12h05 dans l’émission  DECALAGE HORAIRE où nous étions invités avec mes amis Yves Duteil pour son interprétation dans FAERYLAND (www.faeryland-lefilm.com), le journaliste Jacques Renucci et Marc Vallaud le président du Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales. Dans cet émission , nous évoquons à de nombreuses reprises la bienveillance, l’amour, la fraternité, la passion qui cimentent notre amitié depuis de longues années. Cet entretien a été enregistré avant la COP21, avant les attentats, avant les élections régionales où le FN a obtenu 40% des voix (10% en Corse), avant les récents événements d’Ajaccio. Je remercie France Bleu RCFM et Evelaine Fontana, de programmer cette émission aujourd’hui, elle prend tout son sens après ce qu’il s’est passé ces dernières 48 heures. Je suis né et j’ai grandi en Corse, chaque parcelle de mon être appartient à cette terre, à cette culture et à ce peuple, mais vous découvrirez aussi que j’étais, je suis et je serais toujours un citoyen du monde, un vegan et un humaniste sincère. Être corse et citoyen du monde est parfaitement compatible, et tellement évident.

écoutez en direct : https://www.francebleu.fr/rcfm