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Moralisation de la vie publique

Dois-je me réjouir de voir mes ennemis rattrapé par la machine judiciaire ? Bien entendu ! Je suis un homme de bien, mais quand même ça ne va pas jusqu’à là. La garde à vue de l’ancien député DVG de Haute-Corse Paul Giacobbi, qui a lieu dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs, a été prolongée aujourd’hui. Les cinq autres personnes entendues depuis lundi étaient elles aussi encore en garde à vue mardi, a précisé Nicolas Bessone. Le sénateur PRG Joseph Castelli, homme de paille de Paul Giacobbi qui lui avait succédé à la tête du conseil départemental de Haute-Corse, a quant à lui été convoqué en audition libre mardi. Mais ce n’est pas grave, il gère ses propres affaires le pauvre homme (Joseph Castelli, une mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux et corruption). L’enquête, menée par un juge d’instruction du pôle économique et financier du tribunal correctionnel de Bastia, porte sur des soupçons d’emplois fictifs remontant à l’époque où Paul Giacobbi dirigeait l’exécutif corse, entre mars 2010 et décembre 2015, avant que les nationalistes remportent les élections territoriales. Parmi les autres gardés à vue dans ce dossier figurent l’ancien directeur général des services de la collectivité territoriale, le très prétentieux Thierry Gamba-Martini (Plus dur sera la chute dans les écuries d’Augias). Paul Giacobbi, 60 ans, a déjà été condamné à trois ans de prison ferme (JUSTICE ), 100.000 euros d’amende, et cinq ans d’inéligibilité en janvier dans une autre affaire, dite des « gîtes ruraux ». Le tribunal correctionnel de Bastia l’avait sanctionné pour le détournement de quelque 480.000 euros de fonds publics, au sein du conseil départemental de Haute-Corse qu’il a présidé entre 2007 et 2010. Destinées à financer la construction ou la rénovation de gîtes, ces sommes avaient profité en réalité à une quinzaine de personnes, également condamnées. Paul Giacobbi, député de Haute-Corse depuis 2002, avait renoncé à briguer un nouveau mandat lors des législatives des 11 et 18 juin dernier, alors qu’il était un des principaux soutiens d’Emmanuel Macron sur l’île avant la présidentielle. Pour la première fois en France, le Gouvernement a légiféré pour que les conflits d’intérêts soient éradiqués afin de marquer une rupture dans les pratiques liées à la transparence. Paul Giacobbi ne rime pas très bien avec cette idée de moralisation de la vie publique, et il paie peut-être aujourd’hui sa malice de l’investiture (Investiture, un repris de justice sous les ors de la République).

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Justice !

maga-ettori-campagne-contre-la-corruptionLa période de règne de Paul Giacobbi en Corse a été, pour nous, synonyme de coups de gueules et coups de sang (voire coups de poings). Ce règne de l’injustice s’échoue misérablement aujourd’hui avec la condamnation du député de la Haute-Corse Paul Giacobbi condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Bastia dans l’affaire dite des gîtes ruraux de Haute-Corse. Pour Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia, ce détournement a été réalisé « dans des proportions jamais atteintes » en Corse. Monsieur le procureur a le sens de l’humour. L’affaire des gîtes ruraux n’est qu’un épiphénomène, la réalité est plus vaste, et plus globale. Telle un cancer, année après année la pieuvre a mis la main sur l’économie dans sa globalité, mêlant affaires louches et affaires saines. Ses tentacules ont saisi tout ce qu’elles pouvaient saisir. Avec la bienveillance des pouvoirs publics ? J’en veux pour preuve l’investigation que nous avons menée dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, corrompu par un système clientéliste, détournant à tour de bras les subventions au profit de quelques amis « producteurs ». Ce système là nous l’avons dénoncé, dans les médias, auprès de la répression des fraudes, dans les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de la Collectivité de Corse. A l’époque je représentais un groupement de professionnels, et j’avais été élu en qualité de Conseiller Cinéma au grand dam de l’équipe Giaccobi. LE vote du budget a rapidement donné lieu à des échanges tendus et j’ai eu une vive altercation avec Thierry Gamba-Martini l’ex-directeur général des services au conseil général. Mon refus de signer le budget avait provoqué son courroux. Quand je lui ai expliqué que je ne pouvais pas valider un budget douteux, réalisé par des personnes à la moralité douteuse, récemment mises en examen, sa seule réponse fut de me dire que ce n’était pas parce que quelqu’un était mis en examen qu’il était forcement coupable, et condamné. Allons monsieur Thierry Gamba-Martini, arrêtons de prendre les gens pour des idiots. Vous étiez tellement certain de votre impunité et de la réélection de Paul Giacobbi à la tête de la Collectivité de Corse, que vous avez omis de retirer certaines preuves accablantes de votre bureau. Il aura fallu du temps, mais vous voilà, monsieur Thierry Gamba-Martini, condamné à deux ans de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende. Une bien mince condamnation de mon point de vue. Le procureur vous a reproché « un grand détournement par négligence », laissez-moi rire, ce n’était pas de la négligence mais de l’orgueil, défaut que vous partagez avec votre patron. Ainsi, selon la justice, Paul Giacobbi aurait été le principal bénéficiaire d’un système clientéliste au préjudice du département de la Haute-Corse, qu’il a présidé de 1998 à 2010. Près d’un demi-million d’euros de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux a été détourné au profit personnel d’une quinzaine de personnes, mises en examen avec des élus et des hauts fonctionnaires. Paul Giacobbi était-il responsable de ces détournements ? LA justice le pense. Mais ce qu’elle ne dit pas c’est qu’en réalité Paul Giacobbi n’était que la victime triomphante d’un système qui a profité à d’autres, un système installé par son clan il y a fort longtemps, et qu’il a exploité le temps de son règne, quand les urnes étaient « africaines ». « C’est un assassinat politique ! » s’est indigné Jean-Louis Seatelli, l’avocat de Paul  Giacobbi. Bien entendu. Un assassinat politique, mais rien de très grave en comparaison du préjudice pour l’ensemble de la population corse. La justice a mis du temps, trop de temps, certaines pertes sont irrémédiables mais nous devons à présent nous réjouir, et ne plus regarder dans le rétro. Aujourd’hui la justice est passée, il nous reste à nous reconstruire collectivement. Nous avons, je suis certain, la possibilité de bâtir un avenir serein avec cette jeune génération d’élus insulaires de qualité. Ne manquons pas le coche dans quelques mois.

Les condamnations :

– Paul Giacobbi : 3 ans de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité, 100.000€ d’amende

– Thierry Gamba-Martini : 2 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Jean Hyacinthe Vinciguerra : 2 ans de prison dont 1 an avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer une – fonction publique, 8.000 d’amende;

– Jean-Marc Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Vannina Perrot, épouse Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Faustine Maestracci, épouse Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Pierre Paul Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Ange Noël Andreani : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Philippe Gabrielli : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Antoinette Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Laurence Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Laure Le Mee : 1 an de prison avec sursis

– Philippe Calendini : 18 mois de prison avec sursis, 5.000€ d’amende

– Josette Simoni, épouse Verdi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Pierre Orsini : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Dominique Jean Franceschi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Toussaint Pernici : 8 mois de prison avec sursis, 800€ d’amende

– Francine Ferrandi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Jean-Philippe Martinetti : 6 mois de prison avec sursis, 2.000€ d’amende

– Anne Marie Albertini : 6 mois de prison avec sursis

– Angèle Poletti, épouse Vannucci : 6 mois de prison avec sursis

– Catherine Muzard, épouse Rossi : 4 mois de prison avec sursis

– Pierre-Marie Mancini : 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 5 ans d’inéligibilité

Plus dur sera la chute dans les écuries d’Augias !

Ecurie d'Augias (Magà Ettori - Blog)Des perquisitions ont été effectuées mardi matin à la Collectivité territoriale de Corse dans le cadre d’une enquête pour prise illégale d’interêts, favoritisme et corruption du pôle économique et financier de Bastia. Mais pourquoi je ne suis pas surpris ? Élu à l’époque Conseiller Cinéma au Conseil Economique Social et Culturel, alors que nous nous inquiétions de l’affairisme qui galopait à la CTC comme un sanglier dans son maquis, alors qu’avec nos amis nous avions fait diligenter une enquête de la répression des fraudes, alors que nos amis tombaient sous les balles des mafieux, alors que les pseudos producteurs en fait de véritables hommes (et femmes) de pailles de la voyoucratie locale détournaient les financements dédiés à la filière audiovisuelle-cinéma, alors que les membres des commissions cinéma étaient nommés à vie par des marionnettistes qui se croyaient intouchables, alors que je mettais personnellement en cause le président Giacobbi, et son âme  damné Thierry Gamba-Martini, ce dernier me répondait avec un large sourire perfide  :  »monsieur Ettori ce n’est pas parce que nous sommes mis en examen, que nous sommes coupable ! Pour l’instant nous sommes encore aux affaires ! », ce à quoi je lui avait répondu :  »plus dur sera la chute ! » Oui plus dur sera la chute, et nous le savions. L’équipe Giacobbi bénéficiant de la protection des plus hautes instances nationales, et de quelques porte-flingues se sentait protégé, invincible, invulnérable. C’était sans compter sur la prise de la Bastia (prononcé bastille) par Gilles Simeoni. Sans compter sur le fait qu’une fois aux affaires les nationalistes allaient se montrer brillants. Sans compter que 20 moi plus tard, les nationalistes allaient prendre la CTC. Oui Giacobbi tombé de son piédestal ne bénéficie plus des mêmes protections. Oui plus dur sera la chute ! Les perquisitions de ce matin ont été faites dans le cadre d’une enquête pour prise illégale d’interêts, favoritisme et corruption du pôle économique et financier de Bastia qui vise à en savoir plus sur les conditions de passation des marchés publics. La police judiciaire a effectué ce mardi matin des perquisitions dans les locaux de la Collectivité territoriale de Corse à Ajaccio dans le cadre d’une commission rogatoire du juge d’instruction du tribunal de Bastia, Thomas Meindl pour favoritisme, corruption et prise illégale d’intérêts. Des ordinateurs et des documents ont été saisis par les policiers. Le bureau du directeur général des services de la CTC, Thierry Gamba-Martini, a été perquisitionné. La justice s’intéresse notamment aux conditions dans lesquelles le directeur général des services aurait bénéficié d’un logement de fonction équipé d’un mobilier à hauteur de 30 000 euros ainsi qu’à l’attribution de marchés de construction des routes à certains sociétés de travaux publics. Dire que je suis heureux de l’élection de Gilles Simeoni et de la chute de Paul Giacobbi ne serait pas assez fort. Toutes ces années, je n’ai cessé de dire ce que je pensais de la politique de Paul Giacobbi, de l’écrire et de mener nombre d’actions contre le système qu’il avait instauré (le même que celui de ses ancêtres, en plus pervers). Nous avons pris beaucoup de coups dans ce combat, mais je ne regrette rien. Les couards d’hier sont les nationalistes d’aujourd’hui, tant mieux… les urnes ont parlés, il vaut mieux tard que jamais. Nous avons mené chacun nos combats, à notre manière, et le résultat de cette élection ouvre d’autres pistes d’avenir pour l’ensemble des insulaires. Quant à Giacobbi et consorts, ils vont récolter le fruit de leur semence. Les perquisitions au lendemain de l’élection, ne sont certainement pas le fruit du hasard. Il reste 2 ans à Gilles Simeoni pour nettoyer redresser la situation, et puis espérons encore 6 ans pour remettre définitivement la Corse sur la voie du développement. Entre Gilles Simeoni au nord et Laurent Marcangelli au Sud, j’ai la conviction qu’une ère positive vient de s’ouvrir, une ère de progrès, voir une brise d’équité qui chassera à jamais ce relent malsain et putride d’air marin qui flotte depuis trop longtemps dans les écuries d’Augias.

Levé de l’immunité parlementaire du sénateur de Haute-Corse, le système Giacobbi s’effondre

constructionLe bureau du Sénat a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire du sénateur de Haute-Corse Joseph Castelli très proche du clan Giaccobi et visé par une enquête judiciaire. Joseph Castelli est soupçonné d’avoir fait réaliser des travaux dans sa résidence principale (révélation du Canard enchaîné).  Paul Giacobbi lui-même (président du Conseil Exécutif de Corse et député de Haute-Corse, a été mis en examen avec seize autres personnes pour détournement de fonds publics, dans l’affaire dite des gîtes ruraux. Son bras droit Thierry Gamba-Martini (directeur général des services de la Collectivité Territoriale de Corse) placé sous le statut de témoin assisté par le juge bastiais à l’issue de son audition dans la fameuse affaire des gîtes ruraux. Henri Malosse (30e président du Comité Economique et Social Européen) après son éviction de la liste de Paul Giacobbi, met en lumière les méthodes de Mimi Viola homme de l’ombre du clan Giacobbi. Oui le système Giacobbi prend l’eau de toute part, et oui la démocratie en sortira gagnante. En attendant, Joseph Castelli suit les traces de son mentor. On connait les problèmes liés au BTP en Corse et les politiques en subissent sans doute les affres. Ils ont déjà une épée de Damoclès sur la tête alors autant avoir un bon toit également (cher si possible). Oui le BTP va vraiment mal en Corse et l’entretien de certaines villas et gîtes méritent beaucoup d’attentions en attendant le nouveau PADDUC (Plan d’Aménagement et de Développement Durable de la Corse). La justice soupçonne le proche de Giacobbi d’avoir détourné des fonds publics à l’occasion de travaux réalisés dans sa villa. Président du Conseil Général de haute Corse de 2010 à 2014, ou il assumait un long intérim en attendant le retour du boss (cumul des mandats oblige),  Joseph Castelli  a été confronté à toutes les affaires sordides liées au Conseil Général comme l’enquête sur des détournements présumés de fonds publics (2M€ pour des préservatifs pour les maisons de retraite), le financement de gîtes ruraux, l’assassinat de Jean Leccia (directeur Général des Services au Conseil Général), ou encore l’affaire de détournements de fonds publics d’une mystérieuse association d’aide aux jeunes errants fondée en 2008, qui a disparu en 2013. Entre temps, cette structure aurait perçu près de 700.000 euros d’aides du Conseil général de la Haute-Corse. Une bagatelle dira Paul Giacobbi au Parisien. Sur la dernière affaire, Le Canard Enchaîné évoque un chantier de plus d’une centaine de milliers d’euros, pour la villa de Joseph Castelli, une somme qui doit sembler mineure et anecdotique à Paul Giacobbi (https://magaettori.wordpress.com/2015/04/22/paul-giacobbi-vs-anticorruption-les-480000e-et-les-700000e-sont-mineurs-et-anecdotiques/). Joseph Castelli c’est l’ascension classique avec le soutien du clan Giacobbi : premier adjoint de Penta di Casinca en 1977, Conseiller Général du canton de Vescovato en 1982, maire de Penta di Casinca la même année, avant le remplacement de Paul Giacobbi en qualité de président du Conseil général, ce qui permet au Boss de récupérer le fief de l’Assemblée de Corse – sans rien perdre – et de faire fonctionner le Paul-emploi et le pôle bâtiment sur chaque institution, voir de payer les frais de justice. Le Conseil Départemental de Haute Corse, qui s’était déclaré favorable à l’octroi d’une aide destinée à couvrir les frais d’avocat et de justice de Paul Giacobbi pour sa mise en examen dans le cadre de l’affaire des Gites ruraux, va devoir voter une nouvelle aide destinée à couvrir les frais d’avocat pour l’affaire de la villa de Joseph Castelli ? Décidément, il n’y a plus aucune construction qui vaille de nos jours… tout s’effondre. Et des fois c’est pas pire !

 

Nous sommes malades de ce virus issu du croisement mortifère de la cupidité et de la violence

Paul_Giacobbi_Assemblée_Nationale_mafiaLe doute n’est plus permis il y a une hiérarchie dans la barbarie : certains meurtres sont plus graves que d’autres, certaines vies moins importantes que d’autres. Paul Giacobbi, l »’ex » Président du Conseil Général de Haute Corse, actuel Président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse, et Député de Haute-Corse,  lors de la première séance de questions au gouvernement de Manuel Valls a évoqué l’assassinat le 23 mars dernier de Jean Leccia, directeur général des services au Conseil général de Haute-Corse à Bastia. Jean Leccia a été assassiné après avoir quitté une soirée électorale à San-Gavino-di-Fiumorbu où sa fille se présentait aux élections municipales. Alors au volant de sa voiture, il a succombé à une rafale d’arme automatique de gros calibre. Est ce un crime affreux ? Assurément ! Une ignoble barbarie ? Bien entendu ! Une terrible tragédie ? C’est évident !  Ceci dit, en quoi ce crime est il plus important qu’un autre ? Qu’est ce qui fait dire à Paul Giacobbi : « C’est le crime le plus grave survenu en Corse depuis l’assassinat du préfet Erignac » ? Et les autres c’est quoi ? Des chiens ? Des statistiques ? 86 meurtres en six ans et une seule élucidation, voilà un vrai chiffre digne d’intérêt. Depuis le 2 avril, les trois principaux collaborateurs de Paul Giacobbi bénéficient de protections policières. Nombre de nos amis morts sous les balles d’assassins anonymes n’ont pas eu cette chance. François-Dominique de Peretti, directeur de cabinet de Giacobbi, Thierry Gamba-Martini directeur général des services de la Collectivité de Corse et Dominique Viola, proche conseiller de Giacobbi vivent désormais sous protection policière. Pau Giacobbi, himself est sous protection depuis janvier 2013. Dans le cadre d’une affaire de marchés publics présumés truqués au sein du conseil général de Haute-Corse, François-Dominique de Peretti – entre autres – avait été placé en garde à vue, puis mis en examen. La grande question est :  »Pourquoi est ce que ces gens sont sous protection policière ? » Peut-être que l’on pourrait au moins nous dire qui menace Paul Giacobbi et ses proches ? Ce serait la moindre des choses. A défaut, il faudrait que l’on se contente des pleurnicheries du Député Giacobbi à l’Assemblée Nationale ou des phrases sibyllines qu’il écrit sur son blog  :  »Écrivant cela, et surtout menant une telle action, je peux moi-même être menacé. »… ok on a compris mais pourquoi ? Ah oui je vois :  »Nous sommes malades de ce virus issu du croisement mortifère de la cupidité et de la violence. » Bien entendu !

 

Paul Giacobbi, mafia et Guantanamo

Guantanamo (Magà Ettori - Blog)Avant  »Giacobbi corruption »,  »Corse Violence Mafia » et  »Paul Giacobbi Gîtes ruraux », un des premiers termes de recherche les plus importants pour arriver sur notre blog (top 5) est  »Paul Giacobbi mafia ». Ce qui revient à dire que les internautes tapent massivement le nom du Président de l’Exécutif de l’assemblée de Corse et le mot mafia, c’est un fait. Pourquoi ? Qu’est-ce qui alimente la rumeur ? Paul Giaccobi, également député de la deuxième circonscription de Haute-Corse a été le premier élu à être protégé depuis les déclarations de Manuel Valls et Christiane Taubira en décembre dernier sur l’île. C’est une piste, mais un peu mince, il y a tellement de possibilités. Les  »affaires » de ces derniers jours nous apportent un éclairage différent.

Démission de Marie-Antoinette Brunelli-Santoni

Contrairement à ce que prétend Jean-Louis Luciani, le président de l’Office Développement Agricole et Rural de Corse (ODARC), la démission de Marie-Antoinette Brunelli-Santoni de la Commission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée de Corse, n’est pas un non évènement. Dans le Corse Matin de ce jour, Marie-Antoinette Brunelli-Santoni accuse l’Exécutif de faire de la rétention d’informations sur l’état des effectifs et évoque un déni de démocratie.  En novembre dernier la Commission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée de Corse dirigée par Marie-Antoinette Brunelli-Santoni a présenté un rapport devant l’assemblée de Corse, plutôt rude pour les tenants des petites affaires entre amis :  »le contrôle de légalité n’est pas toujours respecté, plus grave encore, des créations d’emplois (57 depuis 2010) n’ont pas été validées par l’assemblée de Corse. « Nous avons constaté que des postes ont été créés, mais qu’aucune délibération de l’assemblée de Corse ne garantissait ces emplois. » Marie-Antoinette Brunelli-Santoni précise :  »J’ai dénoncé le problème. Le président de l’exécutif s’est engagé à mettre les choses à plat. Et depuis, plus rien… J’ai visiblement soulevé un lièvre difficilement gérable pour l’exécutif. Depuis six mois, je sollicite des rendez-vous avec le président de l’exécutif, en vain. On botte en touche constamment. Je suis pourtant persuadée qu’en ces temps de crise et de violence, il est plus que jamais vital de respecter certaines règles ». Et oui monsieur Luciani, ce n’est pas un non événement.

Remboursement par la SNCM de 220 millions d’euros d’aides publiques

Autre actualité, hier la Commission européenne a porté un rude coup à la SNCM en lui demandant de rembourser, d’ici la fin août, 220 millions d’euros d’aides publiques. Bruxelles a estimé que les compensations de service public reçues de 2007 à 2013 par la SNCM et son partenaire, la CMN, pour la desserte «de base» entre la Corse et Marseille, étaient conformes aux règles de l’UE. Au moment où la SNCM doit signer une nouvelle délégation de service public (DSP) pour la période 2014-2020, «c’est une bonne nouvelle pour la pérennité de cette liaison maritime», a souligné devant la presse un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. Bruxelles, saisi en 2007 par le groupe italien Corsica Ferries, principal concurrent de la SNCM, a jugé qu’elles ne compensaient aucun besoin réel de service public et ont donc procuré un avantage indu à la SNCM, chiffré à 220 millions d’euros sur 2007-2013. Montant à restituer sous quatre mois à la collectivité corse.

Nous n’allons pas épiloguer sur cette affaire, qui est loin d’être finie. En revanche nous notons la réaction de Paul Giacobbi sur son blog :  »Pour autant, conclure que la SNCM est « condamnée » à rembourser à l’Office des Transports de la Corse et dans un délai de quatre mois une somme de plus de 200 millions d’euros paraît tout à fait prématuré et sans aucun doute excessif. En effet, ce n’est pas parce qu’une décision publique est reconnue après coup illégale que l’intégralité des sommes qui ont été versées doivent être remboursées. Si l’arrêté nommant un fonctionnaire est annulé des années après qu’il ait été signé parce qu’il comporterait un élément d’illégalité, ce n’est pas pour autant que le fonctionnaire devra rembourser les salaires qui lui ont été versés pour la bonne et simple raison qu’il a travaillé et qu’il mérite paiement pour, comme le dit la jurisprudence, le « service fait ». De même, quand un marché public est annulé pour illégalité parfois longtemps après que les travaux aient été réalisés, l’entreprise n’est pas amenée à rembourser l’intégralité de ce qui lui a été versé car elle a réalisé ces travaux qui doivent donc lui être payés. Dans les deux cas, il peut subsister une différence entre le service qui a été fait et ce qui a été payé, mais cette différence est souvent relativement faible. Dans le cas présent, la SNCM a effectué un service à la demande de la collectivité territoriale et par conséquent ce service doit être rémunéré, même si ce n’est peut-être pas au même niveau que celui auquel il a été payé. Dans ces conditions, il appartiendra sans doute à la Cour de Justice de l’Union européenne de trancher sur ce qui doit être éventuellement remboursé. Cette décision ne sera pas immédiate et la procédure prendra sans doute plus d’une année. »

Le blog de Paul Giacobbi, toute une littérature. De Margareth Thatcher au conclave du pape en passant par le billet qui désigne la banque centrale du Japon, le Président de l’Exécutif de l’assemblée de Corse a un avis sur tout, et il l’écrit. Il nous éclabousse de son savoir érudit à longueur d’article. On en vient à se demander quand est-ce que ce brave homme travaille. Peut-être qu’au lieu de réfléchir au devenir de Guantanamo, le chef du gouvernement insulaire devrait avoir une réflexion sur ses propres prisons, celles de sa cité, celles de ses mandats (nombreux), celles de son esprit, celles qui mènent chaque jour un peu plus la Corse vers sa faillite. La déclaration de Patrimoine toujours sur le Blog en question ne laisse apparaître aucun enrichissement personnel. Paul Giacobbi n’est apparemment pas vénal, non il est fragilisé par le grand banditisme, fragilisé par ses combats politiques et surtout fragilisé par Paul Giacobbi. Sa méthode à la Ponce Pilate est indigne de ses responsabilités. Ceci est peut-être un début d’explication dans le fait que les internautes font des recherches sur sa personne liée au mot mafia. Ici, la parole ne circule pas, elle file, vole et se dilue.

Santoni-Brunelli (Magà Ettori - Blog)