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Roger Antech, limogé du quotidien Corse-Matin

naufrage-corse-matin-maga-ettori-blogL’histoire de la presse insulaire, ce n’est pas le naufrage du Titanic, mais presque (http://www.petitions24.net/soutien_a_la_liberte_d_expression). Heureusement que Claude Perrier, PDG du groupe La Provence, actionnaire majoritaire de Corse-Matin, a pris les choses en main. Comme nous l’annoncions dans un billet précédent (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/30/le-pdg-de-corse-matin-demissionne/) Claude Perrier n’a pas été long a nettoyer les écuries d’Augias. Il a annoncé le limogeage de Roger Antech lors du comité d’entreprise du jeudi 27 octobre, précisant que le prochain conseil d’administration de La Provence prévu pour le 10 novembre, entérinera le départ de Roger Antech – actuellement en maladie –  directeur général délégué chargé de l’information, du développement et du projet de centre d’impression numérique de Corse-Matin. Le départ de Roger Antech s’inscrit dans un contexte de creusement abyssal du déficit au sein de Corse-Matin (DSH ACPM 2015-2016, 32 657 exemplaires, -7%). Une situation qui avait déjà conduit à sa rétrogradation, fin 2015, après le rachat du titre par Bernard Tapie, et après seulement une petite année en tant que P-DG de la société éditrice Corse Presse. Claude Perrier tablerait désormais sur 1,5 million d’euros de pertes sur 2016 pour sa filiale, contre un million d’euros envisagés avant l’été. Il a donc décidé de siffler définitivement la fin de la partie pour Roger Antech, ce moussaillon intronisé amiral qui a bien faillit couler le fleuron de la presse insulaire. La chronique de Roger Antech s’intitulait  »7 jours en Corse », ce fut un tout petit peu plus long, mais bon… tout vient à point à qui sait attendre. Il est seulement regrettable que ce limogeage ne soit pas intervenu quelques semaines plus tôt, il aurait réjouit les derniers jours de notre ami Jean-René Laplayne qui a vu le sabordage de la Corse Votre Hebdo. RIP

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Le PDG de Corse-Matin  »démissionne »

PDG CORSE MATIN (Magà Ettori - Blog)Véritable météorite de la presse insulaire, Roger Antech vient de  »démissionner » de sa fonction de PDG – omnipotent – du groupe Corse Presse. En septembre dernier nous annoncions une possible liquidation judiciaire du quotidien régional (https://magaettori.wordpress.com/2015/09/19/corse-matin-en-liquidation-judiciaire/). Nous l’avions évoqué, les méthodes hyper-agressives tant sur le plan rédactionnel que commerciales ne correspondaient pas à la culture locale et ne pouvaient que conduire à une chute abyssale des ventes, des abonnements et de la publicité. Corse-matin, fleuron de la presse régionale a toujours été un  »ami » du peuple, un lien social, celui qui encourage et qui récompense, pas le journal accusateur, délateur, moralisateur et inquisiteur. Rajouter de la violence à la violence n’est pas ce que les lecteurs attendent de leur Quotidien.

Avant Antech, il arrivait parfois que Corse-Matin fasse de la rétention d’informations, pour ne pas froisser, pour ne pas surajouter à un malheur. Personne ne s’en plaignait vraiment, les ventes culminaient à leur plus haut niveau. Pour connaître des noms dans certaines affaires judiciaires (ou autres), il fallait parfois se tourner vers la presse Nationale. Il n’était pas dans la vocation de Corse-Matin de faire du journalisme d’investigation, la société corse est trop tissée pour ce type de journalisme.

Et puis il y a des maladresses, tellement dc maladresses? Corse-Matin n’a jamais fait payer une école de danse pour annoncer un gala, ou des parents pour annoncer la réussite scolaire d’un enfant. Dans l’esprit des lecteurs, il s’agit d’un service de proximité. Le système Antech préconisait de faire passer tout le monde à la caisse, riches et moins riches, gros annonceurs et bals de village. Le résultat ne s’est pas fait attendre, et le lectorat a chuté de moitié. Prisonnier de son orgueil démesuré, Roger Antech n’a pas compris que la société corse n’allait lui pardonner ni son attitude ni son arrogance. La Corse rend fou, quand on ne comprend pas les règles du jeu. L’île a eu son lot d’aventuriers et de grands sauveurs à l’instar de Théodore de Neuhoff. Le noble westphalien devint le très éphémère premier (et dernier roi) de la Corse en 1736. Théodore Ier distribua titres de noblesse et  décorations comme Roger Antech distribuait les bons et les mauvais points. Présent dans tous les grands médias insulaires, donnant son avis sur tout et décrédibilisant de très sérieuses émissions comme Cuntrastu, Roger Antech n’avait pas compris que son éphémère règne touchait à son terme. Le roi des corses était acclamé et placé sous l’invocation de la Trinité et de l’Immaculée Vierge Marie permettant l’accession de nombres de corses aux emplois publics. Moins de sept mois plus tard, le règne de Théodore 1er avait vécu. Le monarque qui avait été la risée de l’Europe, fut emprisonné pour ses dettes. Sur sa tombe à Westminster, on peut lire aujourd’hui une longue épitaphe, qui se termine par :  »Le destin prodigua ses leçons sur sa tête vivante. Il lui accorda un royaume et lui refusa du pain. » Roger Antech  »démissionnaire » et nommé responsable de la rédaction n’a plus de pain à distribuer et bientôt ce sera l’hallali. Le temps pour Claude Perrier de remettre les choses en ordre.

Il y a deux jours nous faisions part d’une réunion houleuse au siège de la Provence (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/27/bernard-tapie-ou-la-theorie-corse-du-chaos/), elle a été suivie dès le lendemain par une réunion du Conseil d’administration en Corse en présence de Patrick Le Lay (ancien président-directeur général du groupe TF1 et conseiller de Bernard Tapie) et de Claude Perrier (directeur de publication et PDG du groupe La Provence). Au sortir du Conseil d’administration Roger Antech avait rendu sa démission. Placardisé,… pardon devenu responsable de la rédaction, un titre bien utile quand on sait que la rédaction du Corse-Matin est chapeautée par un rédacteur en chef et un rédacteur en chef-adjoint. Claude Perrier assume désormais la fonction de PDG de Corse Presse, avant une refonte probable de l’organigramme du groupe. Nous savons que le très avisé Claude Perrier saura s’entourer des talents qui comptent dans la société corse, et quil ne sera pas long à nettoyer les écuries d’Augias.

LE COMMUNIQUE DE L’INSTITUT CITOYEN DU CINEMA : http://wp.me/P5RK2Q-5O

Bernard Tapie, ou la théorie corse du chaos

théorie du chaos (blog Magà Ettori)Le groupe appartenant à Bernard Tapie (Corse Presse) est aux portes du chaos. La réunion houleuse qui s’est déroulée aujourd’hui à Marseille dans les locaux de la Provence (S.A Corse Presse, éditrice du quotidien Corse-Matin) laisse malheureusement à penser que la situation empire. Les jours de Roger Antech en tant que PDG omnipotent de Corse Presse sont-ils comptés ? Certainement. La position du PDG devient instable, tant la médiocrité de ses résultats plaide contre lui.

Comme nous le rappelions dans un précédent billet (https://magaettori.wordpress.com/2015/09/19/corse-matin-en-liquidation-judiciaire/), les négociations – pas vraiment – secrètes qui ont eu lieu au moment du rachat du groupe par Bernard Tapie s’appuyaient sur des sables mouvants. L’homme d’affaires pouvait-il espérer bâtir quoi que ce soit là-dessus ? rien de moins certain. On sait Bernard Tapie extrêmement intelligent, retors, et bien entouré et on a du mal à imaginer comment le renard aurait pu se laisser berner par quelques jeunes coqs tout juste sortis de l’oeuf et un chapon en épinette ? Sauf si les jeunes coqs ont menacé le renard de mettre le chaos dans la basse-cour. Possible. Comme il s’agissait de réunions secrètes nous n’en savons rien et n’en dirons rien. Quoi qu’il en soit il n’en demeure pas moins surprenant que l’élite des médias français tel que Patrick Le Lay (ancien président-directeur général du groupe TF1 et conseiller de Bernard Tapie) ou Claude Perrier (directeur de publication et PDG du groupe La Provence) aient pu se tromper à ce point sur l’affaire corse. Ces deux brillants patrons de presse ont eu d’autres caquètements à gérer dans leurs carrières et on les voit mal se laisser impressionner par les gloussements de notre petit poulailler insulaire. Sauf si ça les intéresse à un moment précis, par exemple dans le cadre des négociations de l’achat d’un journal. Il y aurait de la stratégie dans le règne du PDG Antech ? Certainement. Connaissant l’homme, je l’imagine difficilement bernant l’équipe Tapie, monnayant sa situation, et promettant de maîtriser un hypothétique chaos. Le danger de la théorie du chaos fusse-t-il insulaire et que l’on doit maîtriser le moindre événement pour prévoir le futur. Henri Poincaré écrivait au début du siècle dernier :  »Une cause très petite, qui nous échappe, détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard. Si nous connaissions exactement les lois de la nature et la situation de l’univers à l’instant initial, nous pourrions prédire exactement la situation de ce même univers à un instant ultérieur. » Nous sommes complètement d’accord avec le propos qui ne fait qu’illustrer le pourquoi du comment qui font que Roger Antech n’est pas à sa place à la tête de Corse Presse. Il n’a aucune connaissance de la culture insulaire, aucune connaissance de l’histoire de son journal. Depuis toujours le Corse Matin est un lien social, un ami de la famille. Vouloir mener une politique éditoriale et commerciale hyper agressive ne correspond pas à la vérité du terrain. La greffe n’a pas pris et ne prendra jamais. Faire la danse du ventre devant l’équipe Giaccobi est une erreur de calcul. Menacer de faire tomber les élections régionales dans l’escarcelle de l’actuel président du Conseil Exécutif de l’Assemblée de Corse est une erreur. Nous serions vraiment surpris que les dirigeants de la Provence veuillent encore négocier avec ce dernier. Et quand bien même. Roger Antech, PDG de Corse Presse est-il en capacité de le faire ? Nous en doutons. Aujourd’hui une seule personne est en capacité de re-créer ce lien entre Corse-Matin et son lectorat. Quelqu’un qui possède un ensemble de caractéristiques qui en font l’homme de la situation : un seul homme a l’estime de tous les hommes politiques (droite, gauche, nationalistes, vert, …), un seul homme connait parfaitement les méandres de la société insulaire et maîtrise parfaitement sa culture, un seul homme est apprécié pour sa plume juste et impartiale, un seul homme vit l’histoire de Corse-Matin depuis toujours, un seul homme faisait de l’ombre à Roger Antech. Oui monsieur Tapie  pour faire cesser la théorie corse du chaos, il va falloir sortir le papillon du placard et réintégrer Jacques Renucci dans ses justes fonctions. Vous le savez, et nous ne serions pas surpris d’apprendre que la réunion d’aujourd’hui apporte son lot de surprises dans les jours à venir.

Corse-Matin en liquidation judiciaire ?

CORSE MATIN OJD (Magà Ettori - blog)La plupart des signes concordent : Corse-Matin se dirige vers une fin tragique. Oui, un plan social pour solde de tout compte serait nécessairement une tragédie à l’aune de notre économie. Comme nous l’a si justement signalé un cadre STC du Corse-Matin, cette entreprise fait vivre des centaines de familles en Corse, de manière directe ou indirecte. Quand des apprentis-sorciers jouent avec le titre, ils mettent à rude épreuve la liberté d’expression, ils manipulent le jeu politique, culturel, économique et social, mais pire que tout ils mettent en danger la sécurité financière de centaines de familles.

En augmentant le prix du journal, en modifiant les habitudes de lecture (changement incessant de formule pour le quotidien comme pour l’hebdo, de mise en page, d’éditorialistes, …), en remplaçant la veille garde par une armée de stagiaires, en multipliant les coquilles dans le journal (lieux mal orthographiés, sfrancisate, nécrologie qui passe deux jours de suite, …) en coupant les pont avec la diaspora (nous y reviendrons), en changeant la ligne éditoriale (plus agressive, inadaptée), en faisant des erreurs liées à la culture insulaire (brouille avec les hommes politiques, avec les supporters du Sporting, avec des responsables d’associations, ou des artistes,…) que pensez-vous qu’il pouvait advenir du quotidien ? La réponse tient en un mot : Berezina ! Notre ami Jean Tulard (parrain de l’Institut Citoyen du Cinéma) a beau dire que la Berezina est une victoire française, il n’empêche qu’à la fin l’armée impériale fut dispersée dans la campagne de Russie.

La victoire française – dans le cas du Corse-Matin – risque de se limiter aux négociations secrètes qui ont eu lieu au moment du rachat du titre par Bernard Tapie (communique_du_syndicat_des_travailleurs_corses_au_sujet_de_corse_matin). En effet, les derniers chiffres des ventes du journal (publié par l’OJD), démontrent que les ventes du journal sont en chute libre : – 6,48 % de diffusion payée en France (http://www.ojd.com/download/document/81578).

Comment est-ce possible ? Avec l’afflux massif des vacanciers et des corses de l’extérieur, les chiffres auraient du être en forte augmentation. L’hiver va être rude ( »il neigeait », disait Victor Hugo). Enfin, si l’on se réfère aux statistiques officielles des deux chambres de commerce et d’industrie de l’île, relayées par l’Agence de tourisme de la Corse, au 31 juillet la fréquentation aérienne aurait atteint un niveau historique d’augmentation, confortée depuis quatre ans, de la clientèle étrangère. Sachant que Corse-Matin est distribué gratuitement à bord des avions, nous n’osons imaginer ce qui pourrait se passer à la prochaine baisse des vacanciers.

Une fois encore posons-nous les bonnes questions :  »comment est-ce possible d’avoir changé à ce point l’or en plomb ? Pourquoi le journal le plus rentable de la Méditerranée se dirige- t’il vers un plan social et une liquidation judiciaire ? »

Je n’ai pas toutes les réponses pour expliquer cette chute abyssale, mais j’en ai quelques unes. Une anecdote est particulièrement éclairante de la situation. L’actuelle direction a une profonde méconnaissance du terrain, qui devait nécessairement conduire à la catastrophe économique actuelle.

Pendant l’été 2009, à l’Université de Corse, nous organisions avec Edmond Simeoni « l’Université Citoyenne ». Des hommes politiques, journalistes et personnalités de tous bords se bousculaient dans l’amphithéâtre Landry, plein à craquer. Bien entendu, nos amis et proches de la diaspora étaient là, présents en grand nombre.

Un semaine plus tôt nous avions eu une conversation avec un ami journaliste, qui m’avait  dit :

–  »Il y a un nouveau directeur au Corse-Matin qui arrive du continent. tu devrais l’inviter. »

–  »Pas de soucis, on va l’inviter. Comment tu écris son nom ? En-teck ? Épele : A-N-T-E-C-H. D’accord nous lui envoyons une invitation ».

– « Juste une petite chose. » repris mon ami  »Attention il y a un soucis avec nos amis de la  »spaluzzera » (diaspora), car ils sont furieux contre lui depuis qu’il a suspendu les ventes du journal sur le continent ?

–  »Ah bon ? Corse-matin n’est plus vendu à l’extérieur ? C’est un non-sens pourquoi ont-ils fait ça ? »

–  »Antech veut booster les ventes en numérique, et pense que les gens de la diaspora sont une bonne cible, s’ils n’ont plus le choix. »

–  »Ah ! C’est surtout stupide. Regarde les associations, le plus jeune à 80 ans. Tu crois vraiment qu’ils vont lire leur journal dans une version numérique ? »

– « Il a l’air de connaître son métier, nous verrons bien ».

Résultat des courses, une semaine plus tard sur le Campus Mariani, deux présidents d’associations des corses de Marseille s’en prennent à Roger Antech. Ce dernier arrive pourpre et transpirant dans l’amphithéâtre et s’installe au milieu des travées. La séance démarre, les sujets sont lancés par Edmond et moi-même. Pendant la première heure tout va bien, nous respectons peu ou prou l’ordre du jour. Puis les débats commencent à disgresser (mais ça, nous avons l’habitude). Quelques piques sont envoyées à l’adresse du nouveau directeur de Corse-Matin. S’il avait été plus malin, ou s’il avait mieux connu les coutumes locales de la  »scuzulata d’oliviers », ils aurait pris ça avec le sourire. Surtout qu’il était en plein milieu de l’amphi.

Inquiets, nous avons essayé avec Edmond de maîtriser la salle, qui se cabrait de plus en plus. C’est le moment qu’a choisi le nouveau directeur pour se lever et interpeller des représentants de la diaspora, dans un ton martial, sec, cassant, prétentieux et presque insultant. Je dois dire que sans le métier d’Edmond, Roger Antech aurait passer un sale quart d’heure. Le ton devenait de plus en plus menaçant et nous n’étions pas loin du chapitre  » sciaffi è calci in culu ». Et notre brave directeur qui s’époumonait et qui justifiait le sacrifices des corses de la diaspora au milieu d’une foule hostile. Quelle erreur, mais quelle grossière erreur. La diaspora c’est notre lien avec le monde extérieur. On les aime, on les aiment pas, on les critique quand ils chantent  »la boudeuse » ou qu’ils nous donnent des conseils, on les détestent ou au contraire on les adorent. Mais dans tous les cas, ce sont des affaires de famille. Jamais ce lien n’aurait du être rompu. Depuis que Corse-Matin est en situation de monopole, il constituait le dernier cordon ombilical avec l’extérieur.

Les anciens n’ont pas su se mettre au Corse-matin-2.0, leur enfants s’en fichent et leurs petits-enfants ne sont même plus capables de retrouver la Corse sur une carte (il l’a cherche en haut en Bretagne dans un triangle). Donc quand ils viennent pour les vacances le lien est rompu, rien à faire du journal, et d’un carnet de deuils qui ne le concernent pas. Ils font comme ces touristes qui ne lisent pas le journal, mais qui le prennent gratuitement dans l’avion et le conserve tout l’été pour envelopper leurs tomates.

Quand on sait que des géants américains comme Netflix organisent des festivals gratuits à Paris, pour séduire les français et les convaincre d’adhérer à la marque, on se dit qu’ils ont tout compris au commerce. Contrairement aux brillants stratèges en marketing du Corse-Matin qui accusent une baisse permanente depuis 5 ans (voir graphique) et qui condamne l’entreprise avec cette stratégie. Une telle situation déficitaire inquiète le PDG de La Provence, Claude Perrier. Il ne s’en cache pas : le groupe comptait sur la pépite corse pour renflouer les caisses, mais la pépite, au gré d’une gestion catastrophique, est devenue un bout de charbon sans valeur, pour ne pas dire un boulet.

Rappelons le, l’avenir de centaines de familles dépendent de cette entreprise, et ne parlons même pas de liberté d’expression et de pluralisme de l’information. Bernard Tapie perdu dans ses tracasseries judiciaires, va t’il siffler la fin de la partie avant que NOTRE journal ne soit complètement mort, avant que notre patrimoine ne soit dilapidé, avant que le jeu politique ne soit complètement truqué, avant que des centaines de familles ne soient à la rue ?