Archives de Tag: poésie Magà Ettori

Aux portes de l’Olympe

LE MILAN Riventosa (Magà Ettori)

ANDASSINE IN RIONI PER UN LACA NASCE PIENTI

U BASGIU IN PUNTA DI MANI LAMPALLI A I SETTE VENTI

VERSU QUELLI LINDUMANI SEMPRE TESI A I LEVENTI

Les premières notes se firent Sibyllines,

la Pythie implora son grand maître Apollon,

d’accueillir son disciple, le joueur de violon,

dans l’Olympe opalin des harmonies divines.

Le citharède ému par tant de délicatesse,

comme du temps de Typhon, la bête, l’immonde

qui menaçait les Dieux, les temples et les prêtresses,

se mua en Milan pour observer le monde.

Aux portes du temple, une nuée de fidèles,

des croyants priant l’amour originel,

des mécréants cueillant des fleurs d’asphodèle,

des architectes regardant vers l’orient éternel,

la tête de maure dansant avec le drapeau Kanaky,

courtisant le musagète qui glisse sur le maquis,

dans un ballet de lumière, de passion et d’audace,

le conducteur de Muses fut touché par la grâce.

Magà Ettori (introduction Dumè Gallet) – Riventosa le 21/04/2013

La devise de Pandore

Pandore, par Jules Joseph Lefebvre, 1882, collection privée

Pandore, par Jules Joseph Lefebvre, 1882, collection privée

La devise de Pandore

Le clan rédige ses textes de loi, dans les marges et l’ambigüité,

l’argent, le pouvoir, le sexe, antiques mamelles de l’humanité.

Pour le vol de la flamme, Zeus priva l’homme du Paradis.

Dans la boite, le vice, la vieillesse, la guerre, la maladie,

la famine, la misère, l’aliénation, la tromperie, les passions

alimentent les caisses noires, vols à la tire, rapt d’empires,

profanation des droits de l’homme, révolution sans repentir.

Maux que Pandore ne peut retenir qui s’envolent en citations :

 »Le Clan un et indivisible ». Deux siècles de haine, de violences,

de devises, juste au milieu d’une allégeance sur les silences

de lignes de vies brisées, de parenté, de viols et d’anathèmes.

Le clan dévoie, des votes, couche ses lois dans la lie de l’humanité,

l’argent, le pouvoir, le sexe, pour liberté, égalité, fraternité.

Demeure l’espoir, rangé, entre  »un jour peut-être » et  »carpe diem ».

Magà Ettori, Bastia (20/12/2012)