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L’esprit du Sud

Une charte pour défendre les traditions du sud face au mouvement vegan

Une charte pour défendre les traditions du sud face au mouvement vegan

L’Observatoire National des Cultures Taurines, c’est un peu comme « Casino » de Martin Scorsese, quand les vieux mafieux se réunissent pour un conseil de guerre, avec masque à oxygène, fauteuil roulant et déambulateurs. Ce n’est pas manquer de respect à nos seniors, que de dire que ce n’est pas vraiment affriolant. En même temps, le calvaire des taureaux ce n’est pas très séduisant, et il est difficile d’en attendre plus d’un microcosme sponsorisé depuis toujours par le « petit jaune ». Il faut reconnaître à l’Observatoire National des Cultures Taurines qu’il s’accroche à son vestige de « tradition » sanguinaire. En 2011 L’association des villes taurines et l’Observatoire national des cultures taurines avaient obtenu l’inscription de la corrida à l’inventaire du Patrimoine immatériel. Une décision logiquement infirmée en juin 2015 par la cour administrative.  Dans un communiqué en date de juillet 2016, l’Observatoire National des Cultures Taurines déplorait cette décision « d’autant plus que les deux précédents gouvernements (Fillon et Ayrault) avaient accompagné cette procédure ». Oui bon, on ne vas pas tirer sur l’ambulance non plus. D’autant que l’attachement à la tauromachie n’est pas un privilège du candidat de droite à la présidentielle, à gauche aussi on participe aux ferias. Ne soyons pas trop regardant. Tant pis si les lois ne sont pas les mêmes pour tous, on ne va pas chipoter sur de simples décisions du Conseil d’État, et puis le sud c’est différent. Du coup l’Observatoire National des Cultures Taurines affiche en accroche de son site internet « La tauromachie, un patrimoine culturel français ». Oui, nous savons, la mise à jour d’un site c’est fastidieux, ça prend du temps. Et puis la corrida étant dépénalisée dans 11 départements du sud de la France, et interdite partout ailleurs, il faut bien que le site affiche autant de contre-vérités que l’activité elle-même. Restons en concordance. Au fond, ils ne sont pas inquiets les aficionados, ils ont des amis. Dans le monde politique j’entends, car les arènes sont de plus en plus tristes et mortifères, tant sur la piste que dans les tribunes. Leurs amis politiques mettent régulièrement la main au porte-monnaie, voire leur offre un peu de visibilité, en organisant des colloques au Sénat. On se souvient de la plaisanterie, en fin d’année dernière, quand le  sénateur Jean-Louis Carrère a frôlé la crise cardiaque, face aux lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, pour un opéra-bouffe intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? » (http://wp.me/p3bEj5-oQ). Waouw ! Les grands comiques du sud, viennent d’avoir une nouvelle idée. Enfin, plutôt, ils reviennent sur leur ancienne lubie de Patrimoine immatérielle de l’Unesco. Un TOC c’est un TOC, mais il doit bien y avoir des médecins dans leur entourage. Voilà que l’Observatoire National des Cultures Taurines lance la charte « Esprit du Sud » pour défendre les traditions locales : la chasse, la pêche, l’agriculture, l’élevage, la gastronomie ou encore les manifestations folkloriques et culturelles. Une façon -dit-il – de contrer la montée en puissance du mouvement animaliste vegan. André Viard a encore frappé. Le président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, n’est pas à une gaffe prêt. Après avoir affirmé que « les premières lois de protection animale ont été approuvées par les nazis », après avoir comparé une prétendue tentative d’incendie de sa maison aux attentats d’Oslo, après avoir clamé que l’IVG est responsable de « 7 millions et demi d’êtres humains en puissance qui ont été privés du droit d’exister », après avoir provoqué une énième polémique en précisant qu’il n’était pas « Charlie », voilà André Viard, notre président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, qui envisage d’incarner l’esprit du Sud pour contrer la montée en puissance du mouvement animaliste vegan. O povre ! Dédé ? C’est en venant vieux que vous êtes venu couillon ou c’est de naissance ?

Magà Ettori, Paris, 31/01/2017

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Le lobby de l’exploitation animale au bord de la crise de nerf

manifestation-senat-chroniques-animalistes-maga-ettoriIls ont décidément une santé fragile nos représentants du peuple. Voici un sénateur s’étouffant, s’essoufflant, s’indignant : « Pays des droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués » hurle le sénateur Jean-Louis Carrère. Et il sait de quoi il parle notre parlementaire. Vice-président du Conseil régional d’Aquitaine, membre de la Haute Cour de justice, Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et Membre de la Commission chargée de l’élaboration du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale,… oui monsieur Carrière s’y connait en sécurité et en cumul des mandats. Cet homme du passé qui espère devenir un rempart de la tradition française, celle des passe-droits, des copinages et de la démocratie bafoués. Il demande au bord des larmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste, estimant que l’Etat ne peut « fermer les yeux sur sa montée en puissance « . Une tragédie, renvoyant DAESH dans le bac à sable du terrorisme.

Le 4 octobre dernier, au Sénat, se déroulait un colloque intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? ». Un colloque organisé par l’Observatoire National des Cultures Taurines, avec le soutien de l’Union des villes taurines françaises. Rappelons que si vous torturez un animal à Paris ou à Marseille vous allez en prison, alors que si vous le faites dans une arène on vous paie et loue votre courage. Passons.

Un colloque réunissant le gratin des lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, un véritable musée des horreurs. Les bras armés de la torture animale, se donnant l’accolade sous les ors du Sénat, tout un symbole.

Au même moment, face au Palais du Luxembourg le CCE2A donnait de la voix. Christophe Lepretre, le fondateur du PACTE (Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique) jouait avec son mégaphone, tandis que Stéphanie jeune activiste au regard de braise lisait un courrier au vitriol. De quoi déranger le colloque alors que l’on tartinait les tranches de foie Gras. La cerise sur la bisque de homard étant certainement L214 qui organisait dans le même temps une manifestation ironique qui tendait à ridiculiser les lobbyistes, jusqu’à ce que Brigitte Gothière demande aux participants de faire tomber les masques.

Une mise en scène qui a sans doute déplu au sénateur Jean-Louis Carrère qui éructait face au petit comité de la souffrance animale évoquant la modification apportée au Code civil sous la pression des mouvements animalistes pour y introduire les animaux en tant « qu’êtres vivants doués de sensibilité ». Un comble, une trahison des députés et des autres sénateurs. La face cramoisie Jean-Louis Carrère  insiste :  »Les animalistes ont entrepris de modifier le rapport de l’Homme aux animaux, tel que les religions, l’humanisme et le droit l’avaient établi depuis les débuts de notre histoire » scande le député au bord de la crise de nerf. A bout de souffle, il ajoute qu’il y a un « danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l’humanisme et celles qui prétendent lui substituer l’idéologie animaliste ». Diantre !

Sérieusement ? Il n’y a personne pour lui apporter une camomille ? Il faudrait sérieusement qu’il se calme, tout ce stress ce n’est pas bon pour sa tension, ni pour son moral d’ailleurs. Imaginez  que sa requête d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste vienne à être validée. Il va devenir la risée de la planète. Les pays voisins n’ayant toujours pas compris la crise du burkini vont se tordre de rire en apprenant que la chambre haute du Parlement français tremble devant les mouvements animalistes. A moins que ces danses du ventre n’aient pour vocation de courtiser un certain électorat à la droite de la droite. Qu’est-ce que vous voulez ? On se sert les coudes chez ces gens-là, c’est normal après tout… leur monde est en déclin !

Magà Ettori, Paris, 14/10/2016

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Addictions sous une pluie violette

addiction, pluie violette - Magà Ettori - Chroniques animalistesLes mélomanes du monde entier sont en deuil, le prince est mort, THE PRINCE is dead. Prince était une star, de celles qui ne passent qu’une fois dans l’histoire de l’Humanité. On pense à Elvis Presley le roi du Rock and roll, Whitney Houston la diva, Michael Jackson le Roi de la pop, Edith la môme Piaf, les fabuleux  pensionnaires du club 27 : Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain, Amy Winehouse, artistes hors normes qui nous ont fait rêver. Ces géants aux pieds d’argile, méritaient-ils cette mort minable entre souffrance et opiacés, éthylisme et addictions en tout genre ? L’addiction, une dépendance à une substance ou une activité génératrice de plaisir, dont on ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté. Voilà qui est intéressant. Un prédateur sexuel par exemple, ou un citadin mangeur de chair animale autrement appelé un charognard, sont des êtres addictifs. Notez bien que le terme charognard n’est pas insultant. Les mangeurs de viandes ou de poissons vivants en milieu urbain ne peuvent pas être considérés comme des carnivores. N’ayant jamais vu un seul citadin chasser ou pécher pour son repas du soir, nous convenons donc de nommer cette catégorie de personnes des charognards ou des nécrophages. Mais ce n’est pas méchant, c’est de la science, de la classification, de la démystification. L’église catholique est très forte pour ça. Pour Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, la pédophilie est « un mal », mais il ne « saurait pas dire » si c’est un péché. C’est un peu comme en Corse, quand on condamne la violence mais pas ceux qui l’ont commise. Bon la Corse ok, c’est particulier, elle serait un paradis pour André Gide, une terre de péderastie et de prostitution. Oui, il l’affirme dans le second tome de son journal : « A Calvi, toute la population masculine, petits et grands, se prostitue. Le mot est du reste inexact, car il semble y entrer moins de désir de profit que de plaisir. Les petits garçons, dès l’âge de huit ans, assistent aux ébats amoureux des aînés avec les étrangers qui les emmènent sur la plage, dans les rochers ou sous les pins ; ils surveillent les alentours, donnent l’alerte en cas d’approche inquiétante, se proposent eux-mêmes ou s’amusent de leur côté, en voyeurs. »

Waouh nous n’avons pas connu le même Calvi. On donne vraiment le Prix Nobel à n’importe qui.  Oh je ne dirais pas qu’il n’y avait pas de prédateurs dans l’île, je me souviens d’un certains Lucien à Ajaccio, témoin de Jéhovah, qui avait abusé de jeunes enfants en profitant de son statut au sein de sa communauté. Exactement comme ce prêtre, Bernard Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts lyonnais entre 1986 et 1991. Devant sa hiérarchie, le misérable Preynat était passé aux aveux en 1991 et il a continué d’exercer son activité au contact d’enfants. Le diocèse a essayé en vain d’étouffer l’affaire.  Mais écoutons cet enfant, il n’a que 11 ans : Je me souviens de la « 1ère fois » : c’était un samedi après-midi, en fin de réunion le Père Bernard m’a demandé de l’accompagner pour l’aider à faire du rangement alors que les autres enfants prenaient le chemin du départ. Je me rappelle avoir monté les escaliers (dans l’angle à droite du bâtiment qui prolonge l’église) seul en sa présence, pour rejoindre une salle à l’étage se trouvant dans la prolongation de l’église. Il m’a mis la main sur l’épaule pour me faire entrer dans la salle puis m’a pris dans ses bras et m’a serré très fort contre lui, ma tête au niveau de son ventre, je percevais sa respiration… une de ses mains se glissait à l’intérieur de mon short pendant que l’autre, passant sous ma chemise, me caressait le dos et faisait pression pour me serrer encore plus contre lui. Il m’embrassait sur la joue, plusieurs fois, répétant « tu es mon Cyril » ! Comme beaucoup de victimes, je me souviens de cette odeur de cigarillos et de sa respiration allant crescendo. Difficile de dire combien de temps cela a duré,  je dirais 10 mn, peut-être plus… 10 mn qui m’ont paru une éternité, puis il m’a dit que j’étais son préféré, qu’il ne fallait pas en parler, ce serait notre secret et nous nous sommes séparés.  Je me souviens d’une sensation étrange, un sentiment que je n’avais jamais ressenti (j’avais 11 ans), un mélange de peur, d’interrogation : pourquoi cela et pourquoi moi ? Je suis ressorti de la réunion dans cet état de malaise, j’éprouvais une gêne, une « boule au ventre » en rejoignant la voiture de ma mère venue me chercher, je me demandais ce qu’elle allait penser car je sortais de la réunion en bon dernier, je lui dit finalement que nous étions restés quelques-uns pour participer au rangement de la salle… à aucun moment sur le chemin du retour je n’ai réussi à lui dire ce qui s’était passé, cela tournait en boucle dans ma tête mais impossible de le verbaliser. Je n’ai jamais pu en parler ensuite à ma famille. A partir de là, cela s’est reproduit régulièrement pendant 2 ans, je ne saurai dire combien de fois mais cela représente beaucoup. A chaque fois ses gestes étaient de plus en plus oppressants, il  m’embrassait sur la bouche et je sentais le contact de sa langue, il me caressait le bas du dos, l’intérieur des cuisses, une de ses mains progressait à l’intérieur de mon short pour en arriver entre mes jambes et à me toucher le sexe, pendant que son autre main me faisait toucher son sexe de la même manière. Et il me demandait régulièrement si « j’étais bien comme ça ? » me disant qu’il m’aimait et me demandant si je l’aimais ? Je ne savais quoi répondre, j’étais tétanisé par la situation… »

Une enquête Ipsos détermine que quatre Français sur dix, estiment que la responsabilité d’un violeur est atténuée si la victime a une attitude provocante et pour deux sur dix « une femme qui dit  »non », ça veut souvent dire  »oui ». J’ai un grand moment de solitude là. A ce stade j’ai envie de dire qu’un tiers des français sont des malades, ce qui expliquerait la surconsommation d’antibiotiques, d’antidépresseurs, de psychotropes et d’anxiolytiques. A ce stade nous pouvons toujours rire de nos addictions… sous une pluie violette.

Magà Ettori, Dublin, 23/04/2016

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Les Sénateurs sont des êtres doués de sensibilité

chat faerylandDans le cadre du tournage du film  »FAERYLAND » toutes les grandes associations de la protection animale (*) seront présentes le dimanche 25 janvier 2015 à 13h sur l’esplanade du Trocadéro pour évoquer une action de sensibilisation à l’ensemble des fondamentaux de la cause animale (expérimentation, abattage, corrida, fourrure, pêche, gavage, maltraitance, …). Des intervenants évoqueront nécessairement le pas de danse du Sénat, qui a supprimé hier la qualité «d’êtres vivants doués de sensibilité» accordée par l’Assemblée Nationale aux animaux, lors de la nouvelle lecture d’un texte de simplification du droit et des procédures. Même s’il revient à l’Assemblée de se prononcer en dernier ressort sur l’ensemble du texte, on ne peut que regretter un fois encore, que la politique politicienne prenne le dessus sur l’intérêt général. Les promoteurs du texte de loi estiment qu’il faut assurer une reconnaissance symbolique de la spécificité des animaux dans le code civil en affirmant qu’ils sont des êtres doués de sensibilité, mais pour la majorité du Sénat dont le sénateur de Mayotte  »la loi n’a pas à dire ce qui est vrai ou faux, elle doit dire ce qui est juste ou injuste, autorisé ou interdit ». Soyons sérieux, si nous devions faire la liste des lois qui disent ce qui est vrai ou faux, il nous faudrait quelques paragraphes supplémentaires. Un autre député, Jean-Jacques Hyest, a estimé que  »Tout cela est bien sympathique. L’animal est considéré comme un bien par le code civil «parce qu’on peut le louer ou l’acheter. D’autres textes dans d’autres codes ont déjà établi que l’animal est un être sensible. Réfléchir au droit de l’animal aurait nécessité un autre débat ». Alors allez-y ! Organisez d’autres débats messieurs les Sénateurs, sinon c’est la Société Civile qui le fera… et la démarche est déjà initiée. Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 25 janvier 2015 à 13h sur l’esplanade du Trocadéro. Des militants vont arriver de toute la France, du Sud au Nord, d’Est en Ouest, et même de Belgique pour engager les débats avec vous et évoquer la sensibilité du monde animal.

FAERYLAND (Manifestation de sensibilisation – tournage)

dimanche 25 janvier 2015 à 13h – Esplanade du Trocadéro – 75016 Paris

(*) avec le soutien de 269 Life France – L214 – Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC Europe) – Oikeutta Eläimille – Refuge de l’Arche – Nos loulous croisés – Soko Tierschutz – Une loi pour les animaux de Chine – International Campaigns – Société anti fourrure – Animaux en Péril (Belgique) – GLAMA – Association Laissons Leur Peau Aux Animaux (LLPAA) – Sauvons les animaux – Dignité Animal – Galgos Ethique Europe – Institut Citoyen du Cinéma et de l’Audiovisuel – Animalter – Forces Unies pour les Droits des Animaux (FUDA) – Collectif Contre L’Expérimentation et l’Exploitation l’Animale – Collectif du 21 septembre – (CCE²A) – Rev’Animal – AVES FRANCE – Instinct – Les Désobéissants – Fédération Petite Thérèse – Combactive – La Gazette Anìmal – Anti Fur Society