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Nous sommes malades de ce virus issu du croisement mortifère de la cupidité et de la violence

Paul_Giacobbi_Assemblée_Nationale_mafiaLe doute n’est plus permis il y a une hiérarchie dans la barbarie : certains meurtres sont plus graves que d’autres, certaines vies moins importantes que d’autres. Paul Giacobbi, l »’ex » Président du Conseil Général de Haute Corse, actuel Président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse, et Député de Haute-Corse,  lors de la première séance de questions au gouvernement de Manuel Valls a évoqué l’assassinat le 23 mars dernier de Jean Leccia, directeur général des services au Conseil général de Haute-Corse à Bastia. Jean Leccia a été assassiné après avoir quitté une soirée électorale à San-Gavino-di-Fiumorbu où sa fille se présentait aux élections municipales. Alors au volant de sa voiture, il a succombé à une rafale d’arme automatique de gros calibre. Est ce un crime affreux ? Assurément ! Une ignoble barbarie ? Bien entendu ! Une terrible tragédie ? C’est évident !  Ceci dit, en quoi ce crime est il plus important qu’un autre ? Qu’est ce qui fait dire à Paul Giacobbi : « C’est le crime le plus grave survenu en Corse depuis l’assassinat du préfet Erignac » ? Et les autres c’est quoi ? Des chiens ? Des statistiques ? 86 meurtres en six ans et une seule élucidation, voilà un vrai chiffre digne d’intérêt. Depuis le 2 avril, les trois principaux collaborateurs de Paul Giacobbi bénéficient de protections policières. Nombre de nos amis morts sous les balles d’assassins anonymes n’ont pas eu cette chance. François-Dominique de Peretti, directeur de cabinet de Giacobbi, Thierry Gamba-Martini directeur général des services de la Collectivité de Corse et Dominique Viola, proche conseiller de Giacobbi vivent désormais sous protection policière. Pau Giacobbi, himself est sous protection depuis janvier 2013. Dans le cadre d’une affaire de marchés publics présumés truqués au sein du conseil général de Haute-Corse, François-Dominique de Peretti – entre autres – avait été placé en garde à vue, puis mis en examen. La grande question est :  »Pourquoi est ce que ces gens sont sous protection policière ? » Peut-être que l’on pourrait au moins nous dire qui menace Paul Giacobbi et ses proches ? Ce serait la moindre des choses. A défaut, il faudrait que l’on se contente des pleurnicheries du Député Giacobbi à l’Assemblée Nationale ou des phrases sibyllines qu’il écrit sur son blog  :  »Écrivant cela, et surtout menant une telle action, je peux moi-même être menacé. »… ok on a compris mais pourquoi ? Ah oui je vois :  »Nous sommes malades de ce virus issu du croisement mortifère de la cupidité et de la violence. » Bien entendu !

 

Les pouvoirs publics doivent nettoyer les écuries d’Augias.

INTERSYNDICALE CINEMA CORSELes membres de l’Intersyndicale du Cinéma Corse furieux viennent d’apprendre que Le Pôle Concurrence, Consommation, et Répression des Fraudes de la DIRECCTE de Corse était dans l’incapacité de poursuivre la Collectivité Territoriale de Corse dans le cadre de pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la production audiovisuelle en Corse. La DIRECCTE précisant dans un courrier :  »En effet, si les personnes publiques font partie des personnes concernées par la prohibition des ententes, puisque selon l’article L.420-1 du Code de commerce, les règles définies par la loi « s’appliquent à toutes les activités de production, de distribution et de service, y compris celles qui sont le fait de personnes publiques (…) », encore faut-il que ces personnes publiques se livrent à ces activités « de production, de distribution et de service » pour que de tels actes, détachables de leur mission, ressortissent à l’Autorité de la concurrence et au juge judiciaire. Or, il a été jugé à plusieurs reprises que l’attribution d’aides ou de subventions par une personne publique ne sont pas des actes de production, de distribution ou de service au sens du droit de la concurrence. »

Aujourd’hui, un élu a été tué de plusieurs balles alors qu’il roulait en voiture entre l’aéroport Napoléon-Bonaparte et Ajaccio. Maire depuis 1977 du village de Letia et récemment réélu à la présidence du Parc naturel régional de Corse (PNRC), Jean-Luc Chiappini est le troisième notable tué à Ajaccio en à peine plus de six mois, après l’assassinat de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats Antoine Sollacaro, le 16 octobre, et celui du président de la chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud Jacques Nacer, le 15 novembre. Après l’assassinat du Président de la Chambre de Commerce de Corse du Sud, le Ministre de l’Intérieur et la Garde des Sceaux s’étaient nuitamment précipités en Corse. Sans doute que l’énorme retentissement médiatique en France nécessitait à lui seul le voyage. Christiane Taubira, la garde des sceaux s’était montrée très ferme : « La Corse (…) ce n’est pas un territoire à part où l’on accepterait les meurtres et la violence ». Certaines pratiques, et certains scores aux élections sont révélateurs de l’effondrement de la démocratie dans l’île. La violence n’est que le corolaire de la crise politique et morale que subit la Corse depuis des décennies. Manuel Valls dans un coutumier exercice de communication a naturellement fustigé l’omerta corse au micro d’Europe 1 :  »Je demande à tout le monde, aux élus, aux responsables économiques, aux Corses en général, de se mobiliser ! Nous sommes obligés d’agir avec les moyens de loi mais en même temps en se mobilisant. Ca veut dire parlez, arrêtez de vous taire ! »  Il plaisante ? Ces trois dernières années, tous les professionnels liés à l’Intersyndicale du Cinéma Corse n’ont cessé de dénoncer la corruption dans la filière audiovisuelle cinéma. Afin d’alerter l’opinion publique, j’ai démissionné de ma fonction de Conseiller audiovisuel cinéma auprès Conseil Economique Social et Culturel Corse. Pour moi comme pour les autres professionnels les sanctions ont été lourdes. Nous avons dénoncé un système mafieux et corrompu et avons payé très cher notre fronde. Les pressions ont été innombrables contre les membres de l’Intersyndicale qui ont réagit par diverses actions en justice et autres. Les exemples ubuesques ne manquent pas : une plainte a été déposée au commissariat de Bastia. Plusieurs mois plus tard les services de police ont fait savoir que la plainte était recevable, mais que le temps qu’elle arrive au commissariat d’Ajaccio le fait était prescrit. Une nouvelle plainte a été déposée en mars 2012, au commissariat d’Ajaccio (toujours pas de suites à ce jour). Monsieur Patrick Strzoda, Préfet de Corse a été saisi à son tour sans résultats. Lors de la venue dans l’île de François Hollande, alors candidat à la Présidentielle, un dossier lui a été remis par un membre de L’Intersyndicale du Cinéma Corse, sans résultats. Les dirigeants de l’Intersyndicale du Cinéma Corse ont rencontré les principaux élus insulaires, y compris le Président de l’Assemblée de Corse, sans résultats. Ces élus ont unanimement désigné le président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse comme seul et unique interlocuteur. Comme d’autres élus, Paul Giacobbi – Ponce Pilate bénéficie d’une protection policière depuis l’affaire des Gites, ce qui n’est pas le cas des membres de notre association. La réponse de la DIRECCTE prouve bien le désengagement ou l’impuissance de l’Etat dans ce dossier. Le marché en question ? 20 millions d’euros en 10 ans alors que la filière est en ruine et le cinéma corse est inexistant. Dans un Etat de droit, qu’un ministre de l’Intérieur demander l’aide de la population pour retrouver des tueurs dans une île qui compte un gendarme ou policier pour 100 habitants – record de France – en dit long sur l’impuissance des autorités à endiguer la dérive criminelle en Corse. Par voie de conséquence, et pour ne pas exposer davantage nos membres nous avons décider de dissoudre notre organisme professionnel.  La Corse est en coupe réglée, dans tous les secteurs. Nous n’y croyons plus. Oui, nous, corses, professionnels, citoyens, avons lutté contre l’affairisme et les pratiques amorales, si ce n’est mafieuses. Nous estimons être allés au bout de notre mission. Aujourd’hui les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et nettoyer les écuries d’Augias.

MAGA ETTORI - CONTRE LA CENSURE

MEURTRES EN 2013

28/01 Agosta – Hassan Jamai

12/02 Ajaccio – Dominique Laorenzi

24/02 Prunelli-di-Fiumorbo – Taib Adaime

01/03 Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio – Anthony Galliot

10/03 Venaco – Jérôme Salvadori

24/03 Omessa – Gabriel Cortes

28/03 Bastia – Drame conjugale

05/04 Bonifacio – Jean-Sébastien Gros

09/04 Tiuccia – Didier Raffini

25/04 Ajaccio – Jean-Luc Chiappini …/…

MEURTRES EN 2012

23/01 Brando – Albert Pieri

26/01 Tavera – Antoine Morère-Paoli

04/03 Porto-Vecchio – Youssef Laachouchi

16/03 Corte – Jean-Baptiste Baghioni

27/03 Biguglia – Marius Ciancioni

08/04 Ajaccio – Jean-Pierre Rossi

08/04 Pietrosu – Joseph Sisti et Jean-Louis Chiodi

17/04 Santa-Maria-Siché – Toussaint Antona

09/07 Ajaccio – Yves Manunta

07/08 Ponte-Leccia – Maurice Costa

11/09 Castirla – Sébastien Mattei, Jean-Pierre Colombani et Jean Gandolfi

16/10 Aregno – Jean-Dominique Allegrini-Simonetti

16/10 Ajaccio – Antoine Sollacaro

24/10 Propriano – Patrick Sorba

14/11 Ajaccio – Jacques Nacer

20/11 Cervioni – Victor Ribeiro

MEURTRES EN 2011

17/02 Corscia – Antoine Mattei et Jean-Baptiste Mattei

21/03 St-Andria-di-u-Cotone – Dominique Domarchi

05/04 Sarrola-Carcopino – Jean-Baptiste Aveni

21/04 Porticcio – Marie-Jeanne Bozzi

13/05 Ajaccio – Guillaume Orsini et Christophe Santoni

28/06 Folelli – Charles-Philippe Paoli

24/07 Ghisonaccia – Dominique Ferrari

01/08 Propriano – Adrien Chilini

11/08 Bonifacio – Fabrice Vial

25/10 Porticcio – Dimitri Bourgeaud

28/10 Moriani – Christian Leoni

08/11 Propriano – Faycal Abbakoui

08/11 Casalta – Ange Pietrucci

24/11 Penta-Acquatella – Antoine Santucci

04/12 Prunelli-di-Fiumorbu – Jacques Paoli