Archives de Tag: MAGÀ ETTORI

L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

PAGE FACEBOOK : https://www.facebook.com/VeganMarathon/

SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

Veggieworld, le cri de la carotte

cri de la carotte - Magà Ettori - Chroniques animalistesAlors qu’est-ce qu’on fait le week-end prochain à Paris ? Le marathon de Paris, oui. Le Mondial de l’automobile :  »Le futur, c’est maintenant ! Plus de 250 marques au Salon de l’auto, ont répondu présentes pour l’édition 2016. » Espérons que Volkswagen sera là, ils sont champions du monde pour réduire frauduleusement les émissions polluantes mieux que la COP21. Une première dans l’histoire automobile, 11 millions de véhicules bridés pour vous apporter le meilleur de la technologie : maladies respiratoires chroniques, pathologies cardio-vasculaires, cancers… que du bonheur ! Non vraiment, le Mondial de l’auto, ça va pas le faire.

Quoi d’autre ? Ah la VeggieWorld, le plus grand salon végétalien en Europe. Ca à l’air cool ça. 90 exposants, dont 10 associations. Un programme extra-veggie : 20 conférences, 10 ateliers de cuisine, des ateliers de yoga, des présentations de livres et l’avant-première du film Faeryland. Ah oui d’accord, whaou. C’est excellent ça. C’est une bonne journée.  Je viens d’apprendre que Faeryland était nominée pour les  »Médor » dans la catégorie meilleur film animalier, et maintenant la VeggieWorld, bien. Faeryland, c’est le 2 avril à 16h30 au 104 qui se trouve 5, rue Curial, dans le 19e à Paris (Métro : Stalingrad ou Riquet). Bon ben voilà, j’ai tout. On va y aller. Ils disent quoi de ce salon. Lancé en mai dernier, après 5 ans de succès et de développement en Allemagne, le salon VeggieWorld Paris connaît déjà ses premiers succès et un développement rapide. De plus en plus de personnes font attention à ce qu’elles mangent, à ce qu’elles achètent et à l’impact de leur mode de vie sur l’environnement. Cette première édition attend 10000 visiteurs qui pourront découvrir plus de 15 restaurants végétaliens et plus de 500 produits, parfois peu ou pas connus en France, par des marques dont c’est parfois la première présence sur le marché français. Protéines végétales, compléments alimentaires, laits, fromages et yaourts végétaux, noix et fruits secs, bonbons, chocolat, pâtes à tartiner, sauces, confitures, boissons, thés, biscuits, tartes, pâtes, huiles, jus de fruits, alternatives à la viande, soins, crèmes, lotions, produits féminins, livre de cuisine, sacs, vêtements et de nombreux autres produits qui permettent à tous de vivre facilement une vie végane. VeggieWorld Paris propose également un programme très riche de plus de 40 activités tout au long des deux jours du salon. Les ateliers cuisines et démonstrations culinaire, animés par des chefs et restaurants reconnus permettront à tous d’apprendre les meilleures astuces et techniques de cuisine végane. Le Centre TAO Paris réveillera les visiteurs avec des ateliers de Yoga gratuits. Pour celles qui le souhaitent, il sera possible de rafraîchir son maquillage grâce à une professionnelle qui utilisera exclusivement des cosmétiques véganes venus d’Allemagne. Nous sommes également particulièrement heureux d’accueillir une avant-première du film Faeryland, qui sera le seul événement payant de l’agenda VeggieWorld. Oui, d’ailleurs c’est Marco et l’équipe du Collectif contre l’expérimentation et l’exploitation animales qui tiendra le stand Faeryland où se vendra les places, où l’on pourra gagner un voyage à Dublin sur les traces de Faeryland. Ce sera le moment de prendre connaissances de toutes les campagnes du Collectif contre l’expérimentation et l’exploitation animales. Un stand facile à reconnaître, la couleur dominante est le jaune. Une vraie ruche, Marco s’entoure toujours de militant(es) motivé(es) et dynamiques. Pour eux !

Alors, les autres ateliers et conférences sont libres d’accès aux visiteurs. Voyons voir ces conférences. Ah bien. Le dimanche après-midi nous avons…. holà il n’y a que l’embarras du choix. Conférence sur le Droit Animal et véganisme Les animaux non « sauvages » sont désormais reconnus comme êtres vivants et sensibles aussi bien dans le code civil, le code pénal et le code rural suite à l’harmonisation juridique menée par le législateur en 2014. Voilà qui va intéresser Myke, Mélany et Daniel de  »Parole d’animaux ». Je les vois bien avec leur petite caméra intrusive…

Bon et là c’est quoi ? Tiens une Conférence sur Le véganisme dans le cinéma, la télé et la musique. Ah j’adore, c’est certain que je vais y assister à celle-là. La conférence aura lieu dimanche, 3 avril, de 14h15 à 15h15 dans la salle de conférence du salon VeggieWorld. Il y a 4 intervenants. La première est Mathilde Laconche, monteuse, réalisatrice, scénariste, productrice. Elle a réalisé « Des milliards de toi mon poussin », une excellente critique. Mathilde Laconche met en scène deux adolescents qui mènent des actions en faveur des animaux qu’ils considèrent comme leurs cousins. C’est original. Le deuxième intervenant est Bruno Blum, journaliste, musicien, dessinateur, peintre et photographe. Il est principalement connu pour son travail dans le domaine du reggae et du rock, on le surnomme Doc Reggae, yo man. Il présentera le jour même  »Cabaret Vegan », musique de culture biologique garantie jouée sans machines par des musiciens vivants élevés en plein air. Oui ça donne le ton. Cabaret rock, soul, reggae et chansons francophones originales dont plusieurs à la gloire potagère des fruits et légumes. Bon, c’est certain nous y serons. Le troisième intervenant est Guillaume Corpard, écrivain, musicien, compositeur. C’est à Guillaume que nous devons  »My Life’s a Cage », ma vie est une cage, très bon film d’animation et de fiction qui pose la question de notre rapport aux animaux et de savoir si tout le monde peut devenir vegan, même les enfants. En chanson, le film retrace le cheminement des animaux de leurs lieux naturels vers l’abattoir afin d’être transformés en viande;, le tout en poésie et en musique. Le dernier intervenant est : Magà Ettori. Hey ! Personne ne me prévient ? Comment ça on en parle depuis deux ans ? Si je suis sourd ? Pourquoi ? Ah le cri de la carotte … oui assez insupportable ! Toutes ces carottes sacrifiées à la Veggieworld, sur l’autel du bien-être, d’un mode de vie végane, plus sain, pour les animaux, mais aussi pour l’environnement et les humains. Ca va être terrible !

Magà Ettori, Paris, 27/03/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

Une messe cathodique au poil

Conchita - giacobbi (Magà Ettori - Blog)Il est assez rare que je passe une nuit devant ma télé, alors autant partager cette enrichissante expérience avec vous. Kendji,  Dave Navarro, Conchita Wurst et Paul Giacobbi dans la même soirée c’est énorme ; une nuit cathodique sous l’emprise du poil au menton. L’Eurovision d’abord. La France qui fini bonne dernière avec le groupe Twin Twin qui représentait la culture hexagonale avec un ersatz de mélodie stromaeienne avait misé sur  »la moustache ». Un vrai titre pour une vraie oeuvre, limite du plagiat. En toute logique, c’est la barbe qui a gagné, le seul scandale de la très lisse compétition. Conchita Wurst – Tom Neuwirth pour l’état civil autrichien – a gagné le concours de musique pop avec « Rise Like a Phoenix ». Le jeune travesti de 25 ans avait déjà mis d’accord la Russie et l’Ukraine sur un point : les deux pays belligérants ont signé une pétition, pour protester contre la participation à l’Eurovision de la femme à barbe. A l’origine de la pétition, Vitaly Milonov, le très barbu député russe à l’origine d’un récente loi homophobe. Le député Milonov qui estimait dernièrement que les forces de l’ordre françaises (dans le cadre mariage pour tous) étaient « des policiers SS ». C’est certain que Conchita Wurst dans ce concours branché, c’est un peu provocant pour un Vitaly Milonov, qui écrira une lettre au comité Eurovision de son pays, pour demander de ne pas envoyer de candidat à une « propagande éhontée de l’homosexualité et de la décadence spirituelle ».

Sur une chaine concurrente, c’était la grande finale pour  »The Voice ». Encore un gagnant barbu, Kendji. Un sourire ravageur, un sourire ravageur, et un … bon, oui, voilà quoi le public a toujours raison. Enfin pas toujours, la dernière saison l’élimination d’Emanuel Djob était un peu injuste, tant il avait survolé avec brio la compétition. On retrouvera Emmanuel Djob dans mon prochain film, là au moins on ne coupe pas les cheveux en quatre. Personnellement, j’ai une grande préférence pour les grosses voix, alors forcément quand on élimine Jacynthe Véronneau, puis plus loin Stacey King, Igit, Maximilien et Wesley pour en définitive garder Kendji, voilà quoi. En revanche c’est vrai que ce dernier a… heu… du rythme, une belle histoire (cendrillon moderne) et un sourire ravageur. A vu de barbe je dirais que Kenji a un public et qu’il va faire une grosse carrière.
En continuant mon zapping effréné, je tombe sur deux replays :  »Ink Master », diffusé il y a deux jours et  »ce soir (ou jamais !) » présentée par Frédéric Taddei.  »Ink Master » [bon sang qu’ils sont laids] ce sont 10 candidats qui s’affrontent à travers des épreuves de tatoueurs pour décrocher 100.000 $. Ce que j’ai retenu ? Pas grand chose : trois barbus, les membres du jury qui décernent un prix à un autre barbu, avec en prime une belle phrase de Dave Navarro (un jury) :  »toute l’encre que vous avez versé sert à écrire votre plus belle histoire ». Ok ça j’aime !
Dans  »ce soir (ou jamais !) », pas beaucoup de barbus pour le coup, mais au moins un barbant. Ah ! Paul Giacobbi est là ! Il glousse de joie, le député PRG de Haute Corse, Président de l’Exécutif de l’Assemblée de Corse, copain de qui vous savez (chut), et homme fort de la politique insulaire. Je ne sais pas pourquoi mais sa prestation me fait penser à ce film de Martin Scorsèse :  »Casino ». Vous savez  le passage où les vieux parrains demandent à Sam  »Ace » Rothstein (Robert de Niro) de se tenir tranquille et de se faire oublier et que Ace décide de devenir présentateur TV. Ace Giacobbi, est venu faire l’article du statut de résident, qui ne verra sans doute jamais le jour. Pour mettre fin à la flambée des prix dans l’immobilier, Ace … pardon la Collectivité Territoriale de Corse souhaite imposer une résidence d’au moins cinq ans avant de pouvoir acquérir un bien. Ace se vante de parler mieux l’anglais que le corse, avant de faire état des indigènes corses. Indigènes ? Quelle élégance, mais quelle classe ! Merci patron. Ce sera ensuite un coup de griffe au peuple corse, dont Paul Giacobbi réfute l’existence, et pour le reste tout roule. Il n’y a qu’une question qui aurait pu embarrasser le showman, celle du journaliste Périco Légasse qui lui demandait  »à qui va profiter le crime ? En d’autre terme, le statut de résident ne passera pas – car inconstitutionnellement inadapté – mais si jamais ça marche qui en profiterait ? Sans doute la mafia locale ? » questionne l’excellent journaliste. Pas de réponses. Dommage, c’était une question au poil.

Convention de développement cinématographique et audiovisuel 2011/2013

Collectivité Territoriale de Corse - L'HOMME LE PLUS MAFIEUX DE CORSE EST UN HOMMEL’intervention à la dernière session de l’Assemblée de Corse de Fabiana Giovannini (Femu a Corsica) concernant le Rapport n°193 (le petit frère du rapport n°116 : http://corsica-cinema.over-blog.com/pages/LA_FILIERE_CINEMA_EN_CORSE-3317900.html) qui fait état de la convention d’application financière 2013 relative à la convention de développement cinématographique et audiovisuel 2011/2013 entre l’Etat, la Collectivité Territoriale de Corse et le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée), nous semble d’une grande cohérence, et d’une vraie lucidité. Sauf pour les bilans clairs remis l’Exécutif et ses services qui donnent  »une bonne idée de la santé de la filière, de ses projets, de ses réalisations ». Ou alors c’est de l’humour au 33e degrés. Nous vous en donnons lecture : « Nous remercions l’Exécutif et les services pour ce rapport, les bilans clairs qui nous donnent une bonne idée de la santé de la filière, de ses projets, de ses réalisations. C’est un secteur bouillonnant de créativité qui confirme ce que nous ne cessons de rabâcher depuis le début de la mandature chaque fois que possible, à savoir qu’au lieu de se cantonner à la marge de l’économie corse il peut en devenir  un pilier, en tous les cas un secteur d’avenir que notre groupe juge pour l’heure insuffisamment accompagné. Et par accompagnement je ne parle pas seulement des aides financières qui peuvent être parfois conséquentes, mais aussi d’une réflexion générale qui permette de mieux structurer le secteur  afin de faire de notre île une « île référence ». Nous disposons d’un plateau de cinéma exceptionnel qu’est notre environnement et qu’offre notre climat. Cela n’est pas suffisamment perçu. C’est à nous d’en faire la campagne, d’agir pour mieux structurer les outils de productions, pour former, pour donner ce premier coup de pédale qui va lancer une dynamique générale pourvoyeuse d’emplois qualifiés, mais aussi porteuse d’images positives pour la Corse. C’est à nous aussi d’agir sur la création en orientant les choix des producteurs par des aides incitatives et par un échange continu avec la profession, sur ses problèmes, ses attentes, ses besoins. Toute cette réflexion et l’action qui s’en suit n’est possible que s’il existe un espace pour débattre des problèmes, élaborer un projet d’ensemble, anticiper aussi sur des choix qui pourraient être négatifs ou positifs pour l’image de notre île, prendre le pouls régulier de la filière. Or, à ce sujet, nous avons un peu le sentiment de parler dans le vide depuis le début de la mandature. Parce que cet espace existe pour élaborer cette réflexion en commun avec tous les acteurs de la profession d’une part, et les élus d’autre part ; il s’agit du Comité de suivi de la filière, mis en place en début de mandature puisque notre groupe a désigné ses propres représentants, mais qui ne s’est jamais réuni. Nous vous avons relancé à plusieurs reprises à cet effet, vous nous avez approuvé, sans pour autant donner suite. Pourquoi ? Quel est votre sentiment à ce sujet ? Il y a peut être un problème que nous n’avons pas perçu. Eclairez-nous ! L’Exécutif ne perdrait aucune prérogative, la filière y gagnerait en coordination et cohérence et en sentiment d’être consultée, et notre région disposerait de cet espace à même de donner davantage de sens aux orientations du secteur et davantage de dynamique économique aussi. Un exemple illustre parfaitement mon propos. Le changement de procédé dans l’attribution des subventions qui apparaissait dans le rapport initial. À ce sujet, nous avons interrogé en commission les services qui nous ont dit :

– qu’il n’y avait pas d’abus constatés de la part des projets aidés qui ont bien été conduits à leur terme.

– Que les contrôles effectués avant et après étaient bien faits par un « Comité technique indépendant ».

– Que nos attributions (et c’est précisé en clair dans votre rapport) sont conformes au droit européen.

Alors pourquoi dans un premier temps avoir voulu modifier ces règles ? Heureusement, nos remarques et celles de la profession qui ont du vous remonter depuis je susppose, vous ont fait revoir les choses au travers des amendements proposés aujourd’hui. Ouf ! Car cette décision d’inverser la logique de versement des aides entre le premier acompte et le règlement du solde, aurait pu se révéler en effet néfaste en mettant à mal les trésoreries des sociétés de production et donc en freinant leur capacité créative. C’est à dire que c’est la dynamique économique et culturelle de la filière toute entière qui aurait été mise à mal. Donc nous accueillons favorablement vos amendements, quoique nous aurions préféré maintenir les conditions du précédent exercice pour ces mêmes raisons. Je rappelle que le premier acompte s’élevait précédemment à 75%. Ceci dit, notre groupe juge vos amendements insuffisants sur un poste. C’est pourquoi nous proposons nous aussi un sous-amendement concernant l’aide à l’écriture et au développement. En effet on est là dans un domaine technique. L’aide au développement nécessite une grosse impulsion dès le départ car les frais qu’ils requièrent sont importants. Il faut des avances fortes. Et l’on retrouve les difficultés de trésorerie dont je vous parlais tout à l’heure. Nous vous demandons donc, afin de ne pas fragiliser la filière sur ce point particulièrement délicat de l’aide au développement où les besoins sont grands, de fixer le pourcentage de premier acompte à 60% avec un solde en fin de travaux, sur justificatifs bien sûr (encore une fois le premier acompte était de 75% précédemment). Nous voudrions aussi attirer votre attention sur ce solde des aides versées en fin de travaux. Nos procédures sont longues, très longues, et il ne faudrait pas constater les mêmes difficultés rencontrées par les associations aujourd’hui. Vous le savez, certaines associations voient leurs aides honoré un an, parfois un an et demi après l’événement réalisé ! Ce qui les met dans des difficultés inextricables, les structures s’endettent et finissent par licencier et donc renoncer l’année suivante aux évènements qu’elles avaient réussi à pérenniser ! Nous vous demandons de veiller à ne pas rentrer dans ce travers avec les sociétés de production audiovisuelle. Le résultat immédiat serait un affaiblissement de leurs trésorerie, donc une remise en cause des projets. Tout le contraire de ce que notre groupe vous demande depuis le début de notre mandature à savoir mener une action offensive pour dynamiser la filière. Alors, merci de veiller à ce type de dérives, merci pour les amendements proposés et s’il vous plaît, Monsieur le président, acceptez notre amendement afin de ne pas trop affaiblir cette filière qui plus est dans une période de crise qui ne peut qu’aggraver leur fragilité. Nous vous remercions. »

Muscular , Edvige, et autres barbouzes

Les Barbouzes Francis Blanche (Magà Ettori - Blog)Dans la nuit du 28 au 29 octobre 2013, le monde vivait en paix. Et qui, au cours de cette nuit, appuya le premier sur la gâchette ? Qui recassa le vase de Soissons ? Bref, qui donna le premier coup de pied au cul ? aurait commenté Lautner.  L’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) intercepte des données de centaines de millions d’utilisateurs de Google et Yahoo!, a assuré le Washington Post. Et les européens de se plaindre de cet espionnage – économique – abusif sous couvert de lutte contre le terrorisme. Enfin nous parlons de la protection de la vie privée des citoyens. Bien entendu le développement des nouvelles technologies démultiplie les possibilités de surveillance des citoyens, que ce soit par l’État ou par des sociétés privées. Les services web gratuits, qui basent leur stratégie commerciale sur de la publicité ciblée, collectent et centralisent le plus de données possibles sur leurs utilisateurs. D’un autre côté, les pouvoirs publiques  se laissent aller à des atteintes toujours plus graves aux fondements de la démocratie, en étendant sans cesse la portée de ses dispositifs de fichage et de surveillance de la population. Cas d’école :  les écoliers fournissent des données à leurs professeurs en début d’année qui sont saisis pas les directeurs d’établissement dans Base-Élève (BDE1), les mentions sur leurs carnets de suivi (y compris disciplinaires) sont entrées dans le Livret Personnel de Compétences (LPC), et tous ces fichiers (et d’autres comme SCONET ou Affelnet) sont centralisés au niveau du Ministère de l’Éducation nationale et interconnectés au moyen d’un numéro Identifiant National Élève (BNIE).  Ce dispositif a été pointé du doigt par le Rapporteur des Nations Unies pour les droits de l’Enfant et pourtant le système fonctionne (http://www.cnil.fr/documentation/fiches-pratiques/fiche/article/base-eleves-1er-degre-mode-demploi/).  Ainsi par l’intermédiaire de l’Education Nationale, l’État déploye un fichage généralisé de la population. Au fil des années voire des mois, l’étendue de ce fichage s’étend et l’interconnexion entre les établissements et les cycles est progressivement réalisée. D’ici quelques années, en violation de l’esprit de toutes les lois votées jusqu’à présent, l’État aura fiché et centralisé l’intégralité du parcours de tous les enfants et étudiants de France. Ces fichiers sont dangereux à plusieurs titres. Outre le fichage par l’État de renseignements comme la nationalité des élèves et de leurs parents (également censurée par le Conseil d’État) les dérives sont évidentes. Les fichiers mis en place en France à l’instar Base Élèves ne manquent pas. C’est le cas par exemple du DAVC (Diagnostic À Visée Criminologique), qui permet de ficher toute la population sous main de justice (PPSMJ). Bien que ce dispositif recense des personnes condamnées par la justice. Ainsi sont interconnectés les fichiers de justice et de police : on se souvient que le fichier EDVIGE, présenté comme outil pour l’antiterrorisme et le contre-espionnage, fut retiré lorsque le public a réagi à la nature des informations – santé, sexualité, etc, … et le tout stockées par les ex-RG. Alors la polémique entre les Etats-Unis et leurs alliés, n’est elle pas un peu sur jouée ? Selon le Post qui cite des documents obtenus auprès de l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden, le programme baptisé « MUSCULAR », et mené avec l’homologue britannique de la NSA, le GCHQ, permet à ces deux agences de récupérer des données depuis les fibres optiques utilisées par les géants d’internet. A en croire un des documents, quelque 181 millions d’éléments avaient été collectés au cours du seul mois de janvier dernier, allant de métadonnées sur des emails, à des éléments de texte ou des documents audio ou vidéo. Ces interceptions auraient lieu en dehors des Etats-Unis, grâce à un fournisseur d’accès télécoms dont le nom n’est pas révélé. Agir en dehors des Etats-Unis permettrait à la NSA d’avoir plus de latitude que dans le pays, où des décisions de justice seraient nécessaires pour de telles actions. Yahoo! et Google ont immédiatement réagi. « Nous avons mis en place des contrôles très stricts pour protéger la sécurité de nos centres d’hébergement de données et nous n’avons donné accès à ces centres ni à la NSA, ni à aucune autre agence gouvernementale », a déclaré Yahoo! Le responsable juridique de Google, David Drummond, a assuré de son côté que son groupe n’était pas impliqué dans ces interceptions. « Nous sommes préoccupés depuis longtemps par la possibilité de ce genre de surveillance, et c’est pourquoi nous continuons à mettre des codes dans de plus en plus de services et liens Google, notamment les liens que l’on voit dans le schéma » publié par le Washington Post, a précisé M. Drummond dans un communiqué. « Nous ne donnons l’accès à nos systèmes à aucun gouvernement, y compris le gouvernement américain. Nous sommes scandalisés par l’étendue de ces interceptions menées par le gouvernement à partir de nos propres réseaux privés de fibres (optiques), ce qui souligne le besoin d’une réforme urgente », ajoute-t-il. Si la NSA n’a pour l’instant pas réagi officiellement, son chef, le général Keith Alexander, interrogé sur ce point lors d’une conférence à Washington, tout en reconnaissant n’avoir pas vu les révélations du Post, a déclaré qu’elles lui semblaient incorrectes. « A ma connaissance, une telle activité n’a jamais eu lieu », a-t-il assuré. « En juin, il y avait déjà eu cette allégation selon laquelle la NSA s’introduisait dans les serveurs de Yahoo! et Google, mais c’est faux », a-t-il ajouté. La NSA n’a accès à des données que « sur ordre de justice » et « ne s’introduirait pas de force dans des centres de stockage de données ». Cette révélation, une de plus dans une série déjà longue, intervient alors qu’Européens et Américains continuent à se livrer une guerre d’accusations et de démentis continuels à propos des pratiques d’espionnage américaines. Le patron de la NSA avait une nouvelle fois démenti avoir intercepté des dizaines de millions de communications de citoyens européens. Ces interceptions ont été réalisées par les services européens puis fournies à la NSA, et concernaient des « opérations militaires » dans des pays où ces alliés de l’Otan travaillent avec les Etats-Unis et ne visaient absolument pas l’Europe, a-t-il affirmé. Cette ligne de défense n’a pas semblé convaincre les Européens. A Paris, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkcacem, a jugé « peu vraisemblables » les propos du général américain et appelé à « davantage de clarté sur les pratiques des services secrets américains ». Et Berlin, après la révélation de l’écoute présumée d’un téléphone portable d’Angela Merkel, a envoyé deux hauts fonctionnaires allemands à la Maison Blanche pour y demander des explications, et devrait envoyer à Washington dans les prochains jours le président de ses services secrets (BND) et celui du renseignement intérieur. Et oui mais qui de la poule ou de l’agent secret a mangé l’œuf le premier ? Pour Angela Merkel l’équation est très simple :  »un barbu, c’est un barbu ! Trois barbus, c’est des barbouzes ! »

 

Le dormeur du Valls, au pays des idiots

COMMUNIQUE FLNC (Magà Ettori - Blog)

–  »Pointure ? », mon hésitation dû être suffisamment longue pour que le gardien de la paix lève les yeux de son écran, et me toise sans vergogne. Sachant que la toise correspond à six pieds soit deux verges (quatre verges égalent aussi trois aunes), je le toise à mon tour. Le policier insiste :

–  »il me faut votre pointure, vous savez si l’on retrouve votre cadavre ça sert à l’identification ».

Sur le moment ce n’est pas seulement la rudesse des mots non choisis qui me posent un problème, mais en bon scénariste je m’imagine allongé sur une table en inox dans une chambre froide, déplumé comme une dinde de noël que l’on s’apprête à décortiquer, et le brave agent me triturant les pieds, qui s’exclame avec grande satisfaction :

–  »Oui génial, c’est un bon 43, c’est mon client ! Il avait reçu des menaces de mort et j’ai pris sa plainte la semaine dernière… Si c’est un mafieux ? Non, non, lui au contraire il dénonçait la corruption, et l’affairisme… il avait été élu et il avait claqué la porte à cause des magouilles… non je ne pense pas que ce soit en rapport, en revanche il s’apprêtait à sortir un film sur la mafia et ça devait gêner ».

Vous me direz que j’interprète, que j’enjolive, que je customise, qu’en fait la réplique la plus logique dans la chambre froide devrait ressembler d’avantage à ça :

–  »Sa pointure ? Rien à faire je le connais ! Un mafieux ? Non. Un emmerdeur certainement. Yo racaille touche pas à mon sandwich ! Ouais mais c’est mon repas, alors tu bouffes tes chips à la figatelle ».

Pourquoi je les vois en train de manger dans la morgue ? Je ne sais pas, trop de films américains peut-être, à moins que ce soit en rapport avec les mangeurs, les profiteurs, les mafiosi quoi ! Il faudrait que j’en parle à un psy, même si c’est une profession un peu étrange. L’autre soir un ami m’en présente un (de psy) dans une soirée, et le voilà qui se met à déclamer un poème :

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Le psy précise qu’il s’agit d’un poème d’Arthur Rimbaud. Ah d’accord ! Quand il disait :  »il a deux trous rouges au côté droit », moi je m’imaginais qu’il parlait de John Rambo, ou d’un autre meurtre en Corse. Le psy me toise. alors tout de suite je le prends dans mes bras et je sanglote.

–  »43, je chausse du 43 ! »

–  »9-3, vous voulez dire ou bien 13, je sais qu’à Marseille on tire à la kalachnikov, mais le 43 Magnum c’est plus rare ! »

Comme je sanglote, le psy me dit doucement :

–  »C’est terminé Johnny ! C’est Terminé ! »

– Rien n’est terminé ! Rien ! Tout continue à cause de vous ! C’était pas ma guerre ! C’est vous qui m’avez appelé pas moi ! J’ai fait ce qui fallait pour gagner ! Mais on a pas voulu nous laisser gagner ! Et j’suis revenu dans le monde ! Et j’ai vu ces larves m’attendre à l’aéroport ! Me conspuer comme un criminel ! Ils m’ont traité de toutes les saloperies, ils m’ont appelé « Le boucher » ! Qui sont-ils pour me faire des reproches hein ?! Qui sont-ils ? Est-ce qu’ils étaient à ma place en pleine jungle ?! Ils nous jugent et ils parlent !

– C’est un moment dur pour tout le monde Rambo. Tout ça c’est du passé maintenant.

–  Pour vous !!! Pour moi la vie civile c’est rien ! Au combat on avait un code d’honneur, tu couvres mes arrières j’couvre les tiens ! Mais ici y’a plus rien !

–  Tu es le dernier d’un groupe d’élite, ne finis pas comme ça.

–  Là-bas je pilotais un avion de chasse, j’pouvais conduire un tank ! J’avais en charge un million de dollars de matériel mais ici j’arrive pas à avoir un boulot de gardien de parking !!! Raaah ! [je pleure] Où ils sont tous ? Où ils sont ? Mes amis…

Les amis, c’est tous les amis. Prenez Christiane Taubira par exemple, elle en a plein d’amis (parfois gênant en tant que Garde des sceaux). En ce moment, Madame la Ministre de la Justice est particulièrement proche du Ministre de l’intérieur Emmanuel Valls (rien à voir avec Rimbaud, quoi que…). Proche également de Paul Giacobbi, Madame Taubira déclarait à l’Express (N°3098 semaine du 17 au 23 novembre 2010) à propos de l’actuel Président de l’Exécutif de l’assemblée de Corse :

–  »Nous siégeons côte à côte depuis 2002 à l’Assemblée Nationale, j’ai pour lui une vraie  amitié et une complicité intellectuelle, nourrie des dossiers sur lesquels nous avons travaillé ensemble, comme celui de l’indemnisation des victimes des essais et des accidents nucléaires. Il est le seul avec qui j’ai plaisir à boire un chocolat à la buvette de l’Assemblée Nationale ! Je suis allée souvent en Corse où, grâce à Paul, j’ai obtenu un score magnifique à l’élection présidentielle de 2002. »

Manuel Valls est lui moins romantique, il a entendu les corses qui parlaient, ceux qui ne parlaient pas, et les autres, et en a déduit des choses que lui seul sait, mais qu’il ne dira pas. Enfin pas à nous.

 Ce qu’il dira en revanche aux journalistes de Corse-Matin, concernant Paul Giacobbi c’est :

–  »Les gens élisent des personnes, nous sommes obligés de travailler avec eux ».

Pas très sympathique. Au moins personne ne pourra accuser Manuel Valls de faire du favoritisme ou de jouer la montre dans les affaires gênantes, comme celle des gîtes. Pour ceux qui n’ont pas suivit l’affaire des gîtes il s’agit de 360 000 euros de subventions du Conseil général de Haute-Corse, destinés à la réalisation de gîtes ruraux, qui auraient été détournés. Une affaire très embarrassante pour Paul Giacobbi, Président du Conseil général de Haute-Corse au moment des faits. Mais Paul Giacobbi n’est jamais embarrassé très longtemps et il sait monopoliser l’attention de l’opinion publique vers le néant (c’est à dire la proposition inapplicable comme le Statut de Résidents). Une plainte pour discrimination et racisme a été déposée contre Paul Giacobbi, qui s’est prononcé en faveur de restrictions à « l’accès à la propriété foncière en Corse pour les non résidents ».

Suite à quoi le député PRG s’étonne et s’indigne même au micro de France 3 Corse du retentissement trouvé par sa proposition estivale :

– « On se massacre en Syrie et mes propos suscitent un tel matraquage, c’est incroyable !, commente Paul Giacobbi. Nous sommes dans un pays d’idiots. »

La grande classe quoi, et une fin de non recevoir à ceux qui pensent que Paul Giacobbi n’est pas une pointure (43 ?), ou qu’il s’endort sur les lauriers du dormeur du Valls. Il semblerait au vu du dernier communiqué du FLNC, que tout le monde ne soit pas du même avis.

Les stars au Woozy

Perrine Gilbert, Jean-Paul Guirado, Caroline Ducey, Amélie Prévot, Jean Louis Sonzogni, Ariakina Ettori, Emmanuel Pi Djob, Rafael Giovannangeli, Beli Blanco, Magà Ettori, Marie-Cécile Gueguen, Emma Ettori, Stéphanie Colonna

Perrine Gilbert, Jean-Paul Guirado, Caroline Ducey, Amélie Prévot, Jean Louis Sonzogni, Ariakina Ettori, Emmanuel Pi Djob, Rafael Giovannangeli, Beli Blanco, Magà Ettori, Marie-Cécile Gueguen, Emma Ettori, Stéphanie Colonna

Il est des instants de grâce, quand la magie est au rendez-vous, les Muses à la parade et les stars dans le ciel. Il est des instants de beauté qui riment avec capitale où au cœur de Paris se retrouvent les créateurs. Il est des instants de confidences, de connivences et d’amitié, et là, c’est certain, vous êtes au Woozy. Jérôme Brigato à la commande, le paquebot Woozy file vers des horizons de musique live et tendance, chants corses, carte épicurienne et son des guitares. Pour ceux qui le connaissent depuis toujours Jérôme, le maître des lieux fait au Woozy, ce qu’il sait faire le mieux au monde : rendre les gens heureux. Et c’est dans ce cadre exceptionnel, dans cet écrin de raffinement et de modernité que se retrouvent les stars du monde entier, vous, moi, les cinéastes, caméraman, perchistes, chef opérateur, ingénieur du son, maquilleuse aussi belle que leurs modèles, actrices et comédiens de demain d’hier et d’aujourd’hui, chanteur de soul, rappeur de la bac, techniciens en folie, et serveurs aux petits soins. Au Woozy la star c’est vous et c’est bien mieux comme ça. Ohhh I feel woozy, I feel good !