Archives de Tag: Faeryland

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Un film vegan, c’est possible ?

FAERYLAND - Inrocks - 20-08-2016

Stéphane Le Foll devient Vegan

Stéphane Le Foll devient Vegan (Magà Ettori - blog)Après la troisième vidéo choc de L214, après les poussins broyés au journal de 20h, Stéphane Le Foll est sous le choc. Il  a répondu positivement à la requête de la journaliste et vétérinaire Hélène Gateau, il l’a entendu, il l’a comprise, et il est devenu vegan ! Incroyable et courageux revirement du ministère de l’agriculture et des abattoirs, qui se dit touché personnellement. Hélène Gateau s’était exprimée avec une vive émotion sur les conditions d’abattage des animaux, à nouveau objet de scandale après la diffusion d’une vidéo insoutenable d’un abattoir au Pays basque. Pour la journaliste, l’histoire se répète dramatiquement. Quelques mois après avoir diffusé des vidéos d’abattoirs dans le Gard, l’association de protection des animaux L214 a de nouveau démontré l’horreur des abattoirs. Il ne s’agit plus d’un cas particuliers, mais d’une généralité. La mairie de Mauléon a fermé l’établissement mais l’affaire ne s’arrête pas là. Hélène Gateau lors de l’émission Midi en France (France 3) s’est adressée directement au ministre de l’Agriculture, le conjurant de mettre en place un dispositif de contrôle visant à étroitement surveiller les pratiques des abattoirs et surtout, de vérifier que ce dispositif est bien respecté :  »Combien d’abattoirs en France ne respectent pas le règlement européen qui encadre les conditions de mise à mort des animaux destinés à la consommation alimentaire ? C’est inadmissible ! Je sais, monsieur le ministre, que vous n’êtes pas insensible à ses images. Vous avez pris des mesures pour que tous ces abattoirs soient contrôlés dans le mois qui vient, mais s’il vous plaît, arrêtez d’ensanglanter les tables des consommateurs et les éleveurs qui élèvent leurs animaux dans le bien-être » a-t-elle supplié, ajoutant : « écoutez la voix des associations qui vous demandent d’être présent pour vérifier la protection des animaux. On n’en peut plus, j’ai mal au ventre. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps hier, faisons quelque chose aujourd’hui, ce n’est plus possible ». Effectivement, Stéphane Le Foll n’a pas été insensible à cet appel. Il a affirmé son  »indignation face à des pratiques intolérables » et a réclamé la suspension immédiate de l’activité de l’abattoir de Mauléon (qui ne ré-ouvrira pas ses portes dans 3 semaines, espérons le). En attendant, une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie a été diligentée par l’Assemblée nationale. Composée de trente députés, elle devra rendre un rapport dans les six prochains mois. Le ministre a annoncé sur Europe 1 qu’un salarié référent de la protection animale devra désormais être présent dans tous les abattoirs de France quels que soit leurs tailles. Ces représentants de la protection animale – nouveaux salariés ? anciens bourreaux convertis – seront des salariés et verront leur statut renforcé afin de bénéficier d’une protection particulière (ndlr : oui ils vont en avoir besoin). Le statut de lanceur d’alerte est certainement le plus adapté, une modification de la loi en ce sens est envisagée, a-t-il déclaré. Mardi 5 avril, le ministre précisera le dispositif et ses modalités de mise en œuvre devant le conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV). Cette instance de consultation au titre de la mise en œuvre de la nouvelle organisation sanitaire devait se réunir au ministère pour officialiser le lancement de la stratégie et du plan d’action pour le bien-être animal. A la suite de la mise en ligne sur Internet d’une vidéo tournée dans l’abattoir du Pays de Soule, à Mauléon dans le département des Pyrénées-Atlantiques, qui montre des actes de maltraitance envers des animaux (non pourquoi ? l’agneau à qui on a fracassé le crane contre un mur et celui écartelé vivants étaient volontaires). Stéphane Le foll a demandé au Préfet la suspension immédiate de l’activité de l’abattoir. Malgré le renforcement des contrôles dans le domaine de la protection animale dans les abattoirs (?!?!?), il s’agit de la troisième vidéo révélant de tels actes de cruauté envers les animaux. En novembre 2015, le ministre avait donné instruction aux Préfets de s’assurer de la prévention de tout acte de maltraitance lors de l’abattage et rappelé la responsabilité des opérateurs en matière de sécurité sanitaire et de protection animale.  Dans ces conditions, le Ministre demande immédiatement aux Préfets de faire réaliser, dans un délai d’un mois, des inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs de boucherie du territoire national. Stéphane Le Foll demande, en cas de défaut avéré constaté à l’occasion de ces inspections, la suspension sans délai de l’agrément de ces FAERYLAND (Magà Ettori) - VEGGIEWORLD afficheétablissements ainsi que l’établissement d’un procès verbal. Les résultats de ces inspections spécifiques seront transmis à la commission d’enquête parlementaire annoncée le 22 mars dernier. Sur la base de ces inspections, le Ministre prendra les mesures qui s’imposent pour renforcer la responsabilité des opérateurs, en particulier sur la surveillance des postes d’abattage.  Avant les élections présidentielles bien entendu, on ne va pas refiler la patate chaude aux copains. Le Ministre annonce qu’il a fait de la protection animale une priorité d’action pour son ministère. Le Ministre condamne avec la plus grande fermeté les actes de maltraitance animale et ordonne des inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs de boucherie en France. Stéphane Le Foll envisage de suspendre les sommes allouées à la filière foie gras, il va exiger une diffusion obligatoire (et en boucle) du film FAERYLAND  dans tous les abattoirs de France, les laboratoires d’expérimentation animale, dans les grandes écoles des Forces armées françaises, du corps des Mines, des Télécommunications, des Eaux et des forêts, de l’Administration centrale, des Ponts et chaussées, de l’Agriculture, des Ports et arsenaux, de la Science vétérinaire. On annonce d’ailleurs une promotion Cathbad l’an prochain à l’École polytechnique. Brigitte Gothière et Sébastien Arsac sont d’ailleurs pressentis pour la prochaine fournée vegane de l’ordre national de la Légion d’honneur, la Chancellerie a déjà répondu positivement au Ministre Le foll, qui a annoncé par-ailleurs, qu’à titre personnel, il ne consommera plus jamais de chair animale. Il refuse catégoriquement de cautionner la souffrance et la maltraitance, et décrète que le 1er avril sera désormais un jour sans poissons en France. Go vegan Stéphane on se voit à la Veggieworld !

L’humanité jaune-espoir

PANTHEON (blog Magà Ettori)Samedi 5 septembre 2015, on projette FAERYLAND dans un temple du cinéma indépendant, le St-André des Arts, dans le quartier St-Germain à Paris. A droite un restaurant végétarien, à gauche un pub irlandais, c’est un signe. Une heure avant la séance, les spectateurs se pressent pour être certains d’être là pour l’avant-première mondiale. Samedi 5 septembre 2015, les spectateurs applaudissent à tout rompre, la salle résonne de leur clameur et de leur bravo, c’est enivrant. Le public est ému, le public est en larmes, le public est conquis, nous avons été sincères et le résultat est là. Le débat qui suit est passionné et passionnant. Samedi 5 septembre 2015, Une vague jaune submerge Paris : des centaines, des milliers, des millions, des milliards de voix s’élèvent dans la rue, en rythme cadencé. A l’appel du micro, les mégaphones crépitent, les poing serré se lèvent, la mélopée s’installe :  »Pour les animaux fermons les labos, fermons les labos, fermons les labos… La libération on la veut maintenant … quand ? » et la vague jaune de répondre  »MAINTENANT !  Samedi 5 septembre à l’appel du Collectif Contre L’Expérimentation et l’Exploitation Animale, des justes ont marché, des justes ont scandé que l’Humanité serait bien meilleure teinte de jaune-espoir.

MARCHE CONTRE LA VIVISECTION (blog MAgà Ettori)Crédit photo : Christoff Cagnard @JeProfite2LaVie

The Rose upon the Rood of Time

_MG_2070-1000This poem uses surreal imagery to describe visions of an imaginary world from the point of view of a man before and after his burial. In the first stanza, the man is in a crowd, thinking about his beloved, but he is shaken out of his ease when a pile of fish sing about a forgotten isle where people love eternally. The man next wanders on the beach of Lisadell, and the worms too sing about the isle, though he doesn’t understand them. Again, at Scanavin, the grass sings to him. In the final stanza, we find the man buried under the hill of Lugnagall where he hopes to know eternal peace. But the worms proclaim that God has made a beautiful pattern in the sky. The man does not rest in peace. The title of this poem is somewhat misleading. The man in the poem is invited to contemplate Faeryland, but he repeatedly fails to do so. He cannot « listen » to the songs of the fish, the worms, the grass, who could tell him of Faeryland. Faeryland, in this poem, might be thought of as a place of universals and absolutes, where truths are unqualified by human context. The man never gives up his petty loves and hates, and so cannot attain eternity even in his death. The naturalistic imagery in the poem, as well as the specific place names that Yeats assigns to where the man wanders, stems from his experience as a youth in Sligo. Sligo is a county in westernmost Ireland, a place that Yeats said affected his poetry more than anywhere else in the world. The images of fish, worms and other natural creatures also resonate with Yeats’ expressed aim in « The Rose upon the Rood of Time » that he wishes to notice the lowly things in the world, not just the searing bright things. Indeed, in this poem, it is the lowly, overlooked creatures who contain a spark of divinity. They are the key to eternal contemplation. The man, like many of us, remains deaf to them. « The Man Who dreamed of Faeryland » is similar to « Who goes with Fergus ? » in that the poet implicitly urges Irish men and women to return to nature. Indeed, « Faeryland » evokes very strongly the spirit of the druids, who felt that all natural things contain the divine. Yeats asks that his countrymen reflect upon the land that they purport to love and defend in their political battles. He also suggests that the ultimate value in life is to be found in such contemplation, not in the temporary concerns of politics.

THE MAN WHO DREAMED OF FAERYLAND

He stood among a crowd at Drumahair;
His heart hung all upon a silken dress,
And he had known at last some tenderness,
Before earth took him to her stony care;
But when a man poured fish into a pile,
It seemed they raised their little silver heads,
And sang what gold morning or evening sheds
Upon a woven world-forgotten isle
Where people love beside the ravelled seas;
That Time can never mar a lover’s vows
Under that woven changeless roof of boughs:
The singing shook him out of his new ease.

He wandered by the sands of Lissadell;
His mind ran all on money cares and fears,
And he had known at last some prudent years
Before they heaped his grave under the hill;
But while he passed before a plashy place,
A lug-worm with its grey and muddy mouth
Sang that somewhere to north or west or south
There dwelt a gay, exulting, gentle race
Under the golden or the silver skies;
That if a dancer stayed his hungry foot
It seemed the sun and moon were in the fruit:
And at that singing he was no more wise.

He mused beside the well of Scanavin,
He mused upon his mockers: without fail
His sudden vengeance were a country tale,
When earthy night had drunk his body in;
But one small knot-grass growing by the pool
Sang where – unnecessary cruel voice –
Old silence bids its chosen race rejoice,
Whatever ravelled waters rise and fall
Or stormy silver fret the gold of day,
And midnight there enfold them like a fleece
And lover there by lover be at peace.
The tale drove his fine angry mood away.

He slept under the hill of Lugnagall;
And might have known at last unhaunted sleep
Under that cold and vapour-turbaned steep,
Now that the earth had taken man and all:
Did not the worms that spired about his bones
Proclaim with that unwearied, reedy cry
That God has laid His fingers on the sky,
That from those fingers glittering summer runs
Upon the dancer by the dreamless wave.
Why should those lovers that no lovers miss
Dream, until God burn Nature with a kiss ?
The man has found no comfort in the grave.

William Butler Yeats (1865-1939)

Je suis Charlie-Renucci-Matin

Jak Matin (Magà ettori) BlogFaeryland, mon dernier long métrage déprogrammé d’un festival ! En réalisant un film aussi engagé nous nous attendions à ce que cela se produise. Cette allégorie de la quête du Graal dont le thème principal est la cause animale ne pouvait que faire grincer les dents des lobbys industriels (pharmaceutiques, agro-alimentaire, cosmétique, armement, …). Les images chocs que nous avons obtenu après deux ans d’enquêtes, devaient nécessairement heurter ceux qui souhaitent dissimuler certains scandales de l’exploitation animale au grand public. Devant la toute puissance de ces maîtres du monde, les moins téméraires  font profil bas, y compris dans les rangs des journalistes. Bien entendu, lors d’une journée de liesse nationale, il est de bon ton – face aux caméras – sous la bannière de  »Je suis Charlie » de vénérer la liberté d’expression. L’événement passé les actes de rébellion et de courage sont plus rares. Pourquoi prendre des risques ? Ici on aseptise, là-bas on empêche, plus loin on menace, à défaut on bistourise, on vire, on placardise, on ignore, on dénigre, ou encore on déprogramme. Censure ou autocensure nous y reviendrons. Un grand nombre de médias sont clairement sous la coupe des grands groupes industriels. Quand ils ne sont pas propriétaires des titres, ils n’hésitent pas à faire pression sur les médias en les menaçant de retirer leurs publicités : cynique et efficace, ce qui est tout de même un minimum quand on côtoie l’élite mondiale. Le cas de Corse-Matin est autrement plus complexe et singulier. Le point de départ de cette affaire une pétition de soutien à Jacques Renucci, que beaucoup considèrent comme un des meilleurs journalistes en Corse, chroniqueur, auteur et directeur de la Corse-Votre Hebdo : http://www.petitions24.net/soutien_au_journaliste_jacques_renucci.  Nous revenions il y a quelques jours sur l’achat du quotidien régional par Bernard Tapie : (https://magaettori.wordpress.com/2015/02/12/jacques-renucci-quand-le-canard-perd-ses-plumes/). Exilé potentiel,  Jacques Renucci fut dans un premier temps considéré comme une victime collatérale de cette opération financière. Par loyauté autant que par souci de justice, nous avons donc collectivement pris l’initiative de soutenir Jacques Renucci. S’il ne fait aucun secret que le Directeur de la Corse Votre Hebdo est mon ami (de 30 ans), et qu’à ce titre il a mon indéfectible soutien, il n’en est pas de même des centaines de personnes qui ont spontanément signé la pétition que nous avons mise en ligne. Ils ont unanimement loué les qualités humaines, et souligné les talents d’écriture, la perspicacité et l’esprit d’analyse de Jacques Renucci. Certains ont même hurlé au complot. Un complot ? Pour évincer Jacques Renucci ? Aux premiers abords cela semble un peu exagéré… et pourtant ! Bien entendu cette pétition a dérangé de par son succès fulgurant, mais quelque chose d’imprévisible fut beaucoup plus dérangeant (pour certains). Plus ou moins anonymement, les journalistes de Corse-Matin ont profité de cette pétition pour s’exprimer leur mal être. Entre polémiques, souffrance, insultes et grand déballage la pétition de soutien à Jacques Renucci et devenue un espace de règlement de compte. On évoque des pressions, des suicides et des faits-divers potentiels. Personnellement je n’y ai vu qu’une soupape de sécurité. Il faut créer un  »journal pour Jack » disait même un journaliste, sans rire. A lire ces interventions, j’ai compris à quel point la situation au Corse-Matin était tragique. Tragique dans le sens où les journalistes de Corse-Matin se présentent comme muselés et brimés. Ceux-là même qui devraient porter haut les couleurs de la Démocratie et de la liberté d’expression, n’ont d’autres possibilités pour s’exprimer qu’un site de pétition, un défouloir 2.0. Oui, il s’agit bien d’une tragédie. Quant au complot à l’encontre de Jacques Renucci, il vous suffira de lire le contenu des interventions des journalistes de Corse-Matin, sur le site en question, pour comprendre de quoi il s’agit. Oui, la direction du journal est fortement prise à partie, et mon action de soutien à Jacques Renucci, a été vécu par certains comme un acte d’agression. D’ailleurs la réaction ne s’est pas faite attendre : le Festival dont nous étions partenaires, avec lequel nous avions initié la partie insulaire du projet, nous a fait aussitôt fait savoir qu’il déprogrammait Faeryland. Le fait que Corse-Matin soit le principal partenaire de ce Festival n’explique pas tout. La direction du quotidien pourrait éventuellement m’en vouloir d’avoir pris l’initiative de cette action, mais le Festival c’est ridicule. Quand ils sont venus me chercher, il y a un an, ne savaient-il pas quel genre de cinéaste je suis ? Où avait-il la tête en déprogrammant mon film ? Quel résultat pensait-il obtenir ? Me faire taire ? Tant qu’il me restera un souffle de vie personne ne me fera taire ! Je m’opposerai autant de fois que nécessaire à toutes les injustices, les barbaries et les discriminations. Je n’ai jamais fais aucune concession face aux injustices. Ce geste d’amitié sincère, je le reproduirais un milliard de fois s’il le faut, quoi qu’il m’en coûte. Le fondement de mon être se niche au coeur de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ». Cette philosophie, une profonde générosité, un coeur vaillant et un sincère humanisme portent mes pas depuis toujours. Vous pensiez vraiment que vous alliez me faire taire ? C’est impossible car je suis Je suis Charlie-Renucci-Matin et ma solidarité ne s’achète pas !

Pour soutenir Jacques Renucci

– Signer et partager la pétition :

http://www.petitions24.net/soutien_au_journaliste_jacques_renucci

– écrire à Bernard Tapie :

Bernard Tapie – 52 rue des Saints-Pères – Hôtel de Cavoye – 75007 Paris

– expliquer les conditions de rachat du Corse-Matin :

https://magaettori.wordpress.com/2015/02/12/jacques-renucci-quand-le-canard-perd-ses-plumes/