Archives de Tag: Consommation

Le Tour de Force

drogueMonsieur le Président, Madame et Messieurs les Conseillers,

Vous avez sollicité l’expertise de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel, que je représente, dans le cadre des travaux de la commission  »Azzione Culturale et audiovisuel » en vue de la préparation du PADDUC. Effectivement après 20 ans sur le terrain, nous avons une idée précise du mal qui empêche le développement économique de la Corse ainsi que son épanouissement social et culturel.

Le thème central de la réunion, à laquelle vous nous avez convié le 12 octobre dernier était :  »la place de la Corse dans la mondialisation ».

Vaste sujet. La mondialisation se caractérise par l’ensemble des phénomènes économiques, politiques, culturels et/ou technologiques qui induisent une transnationalisation des échanges et une division internationale du travail. Elle offre depuis 30 ans des marchés inédits aux pègres de la planète, dont le revenu net est estimé à près de 1.000 milliards de dollars/an. Alors effectivement, quelle est la place de la Corse dans la mondialisation ?

Le marché du trafic des stupéfiants, par exemple,  est estimé par l’ONU à quelque 320 milliards de dollars/an pour la vente en gros. C’est le troisième marché au monde. Le premier étant le pétrole et le deuxième les armes de guerre. Sur ces 320 milliards on estime que 2,6% retournent en Colombie et le reste, soit 292 milliards de dollars, disparaissent après blanchiment dans l’économie légitime, avec la bénédiction des grandes banques occidentales. En ces périodes de crise financière, ces dernières ne sont pas en position de renoncer à de tels avoirs. Et puis les fraudes récentes à grande échelle comme le scandale du Libor, démontrent que la moralité n’est pas la priorité des banques.

Qu’en est-il de l’économie parallèle en Corse ? Difficile à dire. Le poids économique du crime organisé dans l’île – comme sur le plan international – n’est pas évident à mesurer. Blanchiment, trafic de drogue, armes, prostitution, contrefaçon, travail clandestin, trafic de métaux précieux, de déchets toxiques, d’organes, de factures, racket, préservatifs, marché publics, gîtes ruraux,… le champ des possibles est infini pour le crime organisé, c’est la loi de l’offre et de la demande : dans la Russie des années 90, le rouleau de papier toilette coûtait plus cher au marché noir que le gramme de cocaïne.

En 2003, Nicolas Sarkozy insistait sur la nécessité d’abattre  »le système mafieux qui met la Corse en coupe réglée ». Dix ans plus tard, au lendemain de l’assassinat – le dix-septième de l’année – de notre ami et collègue Jacques Nacer, le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls appelait à  »résister à la mafia corse ». Au delà du statut de repenti, qui sera présenté très prochainement par le gouvernement, les citoyens sont en droit de se demander ce qu’ont fait les pouvoirs publiques pour enrayer ce fléau.

Le procureur de la République Xavier Bonhomme, après avoir notamment dirigé le pôle économique et financier de Marseille a été mis en poste au Tribunal de Grande Instance à Ajaccio. Son constat est édifiant :  »Des pratiques mafieuses évidentes ou des comportement mafieux. Vous n’avez pas ici le stade ultime des systèmes mafieux avec une mise en causes des autorités étatiques, il ne s’agit pas du tout de ça. Il y a par contre une porosité du milieu – parfois des milieux – avec le milieu économique, et pour certains avec le milieu politique, ça peut arriver … et ce n’est pas dans mon propos de dire qu’ils sont tous pourris en Corse, pas du tout. »

Tout est dit non ? Quand on sait que le Président de l’Exécutif se promène encore aujourd’hui sous protection policière, que le Conseil Général de Haute-Corse a acheté pour 2 millions de préservatifs, que 20 millions d’euros ont été investis dans la filière cinéma en corse (oui mais où ?). Sur ce dernier point, nous aurions pu avoir une réponse, quand Conseiller cinéma-audiovisuel du Conseil Economique Social et Culturel Corse (CESCC), je préconisais une étude visant à dresser le bilan et les perspectives de la filière audiovisuelle-cinéma en Corse. Etude que vous avez rapidement enterré. E cusi sia !

PAUL GIACOBBI - Tour de force (Magà Ettori) BlogEn conclusion quelle est la place de la Corse dans la mondialisation ? La réponse va de soi, nous nous approchons du néant. Comment y remédier ? Les politiques insulaires n’ont pas tord d’envisager de régler les problèmes de la planète. Et oui ! Pourquoi ne prendraient-ils pas à leur charge la lutte contre le réchauffement climatique, la faim dans le monde, les impôt des multinationales qui y échappent (Google, Amazon, Starbucks) ? Après ce Tour de Force mémorable (pardon de Corse), ce vote surréaliste du statut de résident, et le naufrage de la SNCM, pourquoi ne pas voir plus loin ? Il pourraient prendre une gouvernance global, devenir maître du monde. Depuis que James Bond est devenu corse tout est possible (si, si par alliance avec Marc-Ange Draco –  »Au service de sa majesté »).

Effectivement mes dernières réponses ne sont pas sérieuses, mais la question de la réunion du 12 octobre était-elle vraiment essentielle pour l’avenir de la culture corse ?

J’apprécierais que vous ne me rendiez plus destinataire de vos travaux. Les membres de l’IRCA et moi-même avons beaucoup trop de travail concernant le développement de la filière audiovisuelle-cinéma pour nous engager plus en avant dans ces discussions. Etant moi-même très occupé par ma propre création et peu disponible, je limiterai mon intervention à la rédaction de la présente.

Vous souhaitons bon courage et bonne chance, nous vous prions de croire Monsieur le Président, Madame et Messieurs les Conseillers, à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Bastia, le 20 octobre 2013, Magà Ettori

Président de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel

à l’attention de :

Monsieur Henri Franceschi

Président du CESCC

Cunsigliu Ecunumicu Suciale

E Culturale di Corsica

6, rue Emmanuel Arène

20000 Ajaccio

Paul Giacobbi, mafia et Guantanamo

Guantanamo (Magà Ettori - Blog)Avant  »Giacobbi corruption »,  »Corse Violence Mafia » et  »Paul Giacobbi Gîtes ruraux », un des premiers termes de recherche les plus importants pour arriver sur notre blog (top 5) est  »Paul Giacobbi mafia ». Ce qui revient à dire que les internautes tapent massivement le nom du Président de l’Exécutif de l’assemblée de Corse et le mot mafia, c’est un fait. Pourquoi ? Qu’est-ce qui alimente la rumeur ? Paul Giaccobi, également député de la deuxième circonscription de Haute-Corse a été le premier élu à être protégé depuis les déclarations de Manuel Valls et Christiane Taubira en décembre dernier sur l’île. C’est une piste, mais un peu mince, il y a tellement de possibilités. Les  »affaires » de ces derniers jours nous apportent un éclairage différent.

Démission de Marie-Antoinette Brunelli-Santoni

Contrairement à ce que prétend Jean-Louis Luciani, le président de l’Office Développement Agricole et Rural de Corse (ODARC), la démission de Marie-Antoinette Brunelli-Santoni de la Commission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée de Corse, n’est pas un non évènement. Dans le Corse Matin de ce jour, Marie-Antoinette Brunelli-Santoni accuse l’Exécutif de faire de la rétention d’informations sur l’état des effectifs et évoque un déni de démocratie.  En novembre dernier la Commission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée de Corse dirigée par Marie-Antoinette Brunelli-Santoni a présenté un rapport devant l’assemblée de Corse, plutôt rude pour les tenants des petites affaires entre amis :  »le contrôle de légalité n’est pas toujours respecté, plus grave encore, des créations d’emplois (57 depuis 2010) n’ont pas été validées par l’assemblée de Corse. « Nous avons constaté que des postes ont été créés, mais qu’aucune délibération de l’assemblée de Corse ne garantissait ces emplois. » Marie-Antoinette Brunelli-Santoni précise :  »J’ai dénoncé le problème. Le président de l’exécutif s’est engagé à mettre les choses à plat. Et depuis, plus rien… J’ai visiblement soulevé un lièvre difficilement gérable pour l’exécutif. Depuis six mois, je sollicite des rendez-vous avec le président de l’exécutif, en vain. On botte en touche constamment. Je suis pourtant persuadée qu’en ces temps de crise et de violence, il est plus que jamais vital de respecter certaines règles ». Et oui monsieur Luciani, ce n’est pas un non événement.

Remboursement par la SNCM de 220 millions d’euros d’aides publiques

Autre actualité, hier la Commission européenne a porté un rude coup à la SNCM en lui demandant de rembourser, d’ici la fin août, 220 millions d’euros d’aides publiques. Bruxelles a estimé que les compensations de service public reçues de 2007 à 2013 par la SNCM et son partenaire, la CMN, pour la desserte «de base» entre la Corse et Marseille, étaient conformes aux règles de l’UE. Au moment où la SNCM doit signer une nouvelle délégation de service public (DSP) pour la période 2014-2020, «c’est une bonne nouvelle pour la pérennité de cette liaison maritime», a souligné devant la presse un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. Bruxelles, saisi en 2007 par le groupe italien Corsica Ferries, principal concurrent de la SNCM, a jugé qu’elles ne compensaient aucun besoin réel de service public et ont donc procuré un avantage indu à la SNCM, chiffré à 220 millions d’euros sur 2007-2013. Montant à restituer sous quatre mois à la collectivité corse.

Nous n’allons pas épiloguer sur cette affaire, qui est loin d’être finie. En revanche nous notons la réaction de Paul Giacobbi sur son blog :  »Pour autant, conclure que la SNCM est « condamnée » à rembourser à l’Office des Transports de la Corse et dans un délai de quatre mois une somme de plus de 200 millions d’euros paraît tout à fait prématuré et sans aucun doute excessif. En effet, ce n’est pas parce qu’une décision publique est reconnue après coup illégale que l’intégralité des sommes qui ont été versées doivent être remboursées. Si l’arrêté nommant un fonctionnaire est annulé des années après qu’il ait été signé parce qu’il comporterait un élément d’illégalité, ce n’est pas pour autant que le fonctionnaire devra rembourser les salaires qui lui ont été versés pour la bonne et simple raison qu’il a travaillé et qu’il mérite paiement pour, comme le dit la jurisprudence, le « service fait ». De même, quand un marché public est annulé pour illégalité parfois longtemps après que les travaux aient été réalisés, l’entreprise n’est pas amenée à rembourser l’intégralité de ce qui lui a été versé car elle a réalisé ces travaux qui doivent donc lui être payés. Dans les deux cas, il peut subsister une différence entre le service qui a été fait et ce qui a été payé, mais cette différence est souvent relativement faible. Dans le cas présent, la SNCM a effectué un service à la demande de la collectivité territoriale et par conséquent ce service doit être rémunéré, même si ce n’est peut-être pas au même niveau que celui auquel il a été payé. Dans ces conditions, il appartiendra sans doute à la Cour de Justice de l’Union européenne de trancher sur ce qui doit être éventuellement remboursé. Cette décision ne sera pas immédiate et la procédure prendra sans doute plus d’une année. »

Le blog de Paul Giacobbi, toute une littérature. De Margareth Thatcher au conclave du pape en passant par le billet qui désigne la banque centrale du Japon, le Président de l’Exécutif de l’assemblée de Corse a un avis sur tout, et il l’écrit. Il nous éclabousse de son savoir érudit à longueur d’article. On en vient à se demander quand est-ce que ce brave homme travaille. Peut-être qu’au lieu de réfléchir au devenir de Guantanamo, le chef du gouvernement insulaire devrait avoir une réflexion sur ses propres prisons, celles de sa cité, celles de ses mandats (nombreux), celles de son esprit, celles qui mènent chaque jour un peu plus la Corse vers sa faillite. La déclaration de Patrimoine toujours sur le Blog en question ne laisse apparaître aucun enrichissement personnel. Paul Giacobbi n’est apparemment pas vénal, non il est fragilisé par le grand banditisme, fragilisé par ses combats politiques et surtout fragilisé par Paul Giacobbi. Sa méthode à la Ponce Pilate est indigne de ses responsabilités. Ceci est peut-être un début d’explication dans le fait que les internautes font des recherches sur sa personne liée au mot mafia. Ici, la parole ne circule pas, elle file, vole et se dilue.

Santoni-Brunelli (Magà Ettori - Blog)

Les pouvoirs publics doivent nettoyer les écuries d’Augias.

INTERSYNDICALE CINEMA CORSELes membres de l’Intersyndicale du Cinéma Corse furieux viennent d’apprendre que Le Pôle Concurrence, Consommation, et Répression des Fraudes de la DIRECCTE de Corse était dans l’incapacité de poursuivre la Collectivité Territoriale de Corse dans le cadre de pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la production audiovisuelle en Corse. La DIRECCTE précisant dans un courrier :  »En effet, si les personnes publiques font partie des personnes concernées par la prohibition des ententes, puisque selon l’article L.420-1 du Code de commerce, les règles définies par la loi « s’appliquent à toutes les activités de production, de distribution et de service, y compris celles qui sont le fait de personnes publiques (…) », encore faut-il que ces personnes publiques se livrent à ces activités « de production, de distribution et de service » pour que de tels actes, détachables de leur mission, ressortissent à l’Autorité de la concurrence et au juge judiciaire. Or, il a été jugé à plusieurs reprises que l’attribution d’aides ou de subventions par une personne publique ne sont pas des actes de production, de distribution ou de service au sens du droit de la concurrence. »

Aujourd’hui, un élu a été tué de plusieurs balles alors qu’il roulait en voiture entre l’aéroport Napoléon-Bonaparte et Ajaccio. Maire depuis 1977 du village de Letia et récemment réélu à la présidence du Parc naturel régional de Corse (PNRC), Jean-Luc Chiappini est le troisième notable tué à Ajaccio en à peine plus de six mois, après l’assassinat de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats Antoine Sollacaro, le 16 octobre, et celui du président de la chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud Jacques Nacer, le 15 novembre. Après l’assassinat du Président de la Chambre de Commerce de Corse du Sud, le Ministre de l’Intérieur et la Garde des Sceaux s’étaient nuitamment précipités en Corse. Sans doute que l’énorme retentissement médiatique en France nécessitait à lui seul le voyage. Christiane Taubira, la garde des sceaux s’était montrée très ferme : « La Corse (…) ce n’est pas un territoire à part où l’on accepterait les meurtres et la violence ». Certaines pratiques, et certains scores aux élections sont révélateurs de l’effondrement de la démocratie dans l’île. La violence n’est que le corolaire de la crise politique et morale que subit la Corse depuis des décennies. Manuel Valls dans un coutumier exercice de communication a naturellement fustigé l’omerta corse au micro d’Europe 1 :  »Je demande à tout le monde, aux élus, aux responsables économiques, aux Corses en général, de se mobiliser ! Nous sommes obligés d’agir avec les moyens de loi mais en même temps en se mobilisant. Ca veut dire parlez, arrêtez de vous taire ! »  Il plaisante ? Ces trois dernières années, tous les professionnels liés à l’Intersyndicale du Cinéma Corse n’ont cessé de dénoncer la corruption dans la filière audiovisuelle cinéma. Afin d’alerter l’opinion publique, j’ai démissionné de ma fonction de Conseiller audiovisuel cinéma auprès Conseil Economique Social et Culturel Corse. Pour moi comme pour les autres professionnels les sanctions ont été lourdes. Nous avons dénoncé un système mafieux et corrompu et avons payé très cher notre fronde. Les pressions ont été innombrables contre les membres de l’Intersyndicale qui ont réagit par diverses actions en justice et autres. Les exemples ubuesques ne manquent pas : une plainte a été déposée au commissariat de Bastia. Plusieurs mois plus tard les services de police ont fait savoir que la plainte était recevable, mais que le temps qu’elle arrive au commissariat d’Ajaccio le fait était prescrit. Une nouvelle plainte a été déposée en mars 2012, au commissariat d’Ajaccio (toujours pas de suites à ce jour). Monsieur Patrick Strzoda, Préfet de Corse a été saisi à son tour sans résultats. Lors de la venue dans l’île de François Hollande, alors candidat à la Présidentielle, un dossier lui a été remis par un membre de L’Intersyndicale du Cinéma Corse, sans résultats. Les dirigeants de l’Intersyndicale du Cinéma Corse ont rencontré les principaux élus insulaires, y compris le Président de l’Assemblée de Corse, sans résultats. Ces élus ont unanimement désigné le président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse comme seul et unique interlocuteur. Comme d’autres élus, Paul Giacobbi – Ponce Pilate bénéficie d’une protection policière depuis l’affaire des Gites, ce qui n’est pas le cas des membres de notre association. La réponse de la DIRECCTE prouve bien le désengagement ou l’impuissance de l’Etat dans ce dossier. Le marché en question ? 20 millions d’euros en 10 ans alors que la filière est en ruine et le cinéma corse est inexistant. Dans un Etat de droit, qu’un ministre de l’Intérieur demander l’aide de la population pour retrouver des tueurs dans une île qui compte un gendarme ou policier pour 100 habitants – record de France – en dit long sur l’impuissance des autorités à endiguer la dérive criminelle en Corse. Par voie de conséquence, et pour ne pas exposer davantage nos membres nous avons décider de dissoudre notre organisme professionnel.  La Corse est en coupe réglée, dans tous les secteurs. Nous n’y croyons plus. Oui, nous, corses, professionnels, citoyens, avons lutté contre l’affairisme et les pratiques amorales, si ce n’est mafieuses. Nous estimons être allés au bout de notre mission. Aujourd’hui les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et nettoyer les écuries d’Augias.

MAGA ETTORI - CONTRE LA CENSURE

MEURTRES EN 2013

28/01 Agosta – Hassan Jamai

12/02 Ajaccio – Dominique Laorenzi

24/02 Prunelli-di-Fiumorbo – Taib Adaime

01/03 Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio – Anthony Galliot

10/03 Venaco – Jérôme Salvadori

24/03 Omessa – Gabriel Cortes

28/03 Bastia – Drame conjugale

05/04 Bonifacio – Jean-Sébastien Gros

09/04 Tiuccia – Didier Raffini

25/04 Ajaccio – Jean-Luc Chiappini …/…

MEURTRES EN 2012

23/01 Brando – Albert Pieri

26/01 Tavera – Antoine Morère-Paoli

04/03 Porto-Vecchio – Youssef Laachouchi

16/03 Corte – Jean-Baptiste Baghioni

27/03 Biguglia – Marius Ciancioni

08/04 Ajaccio – Jean-Pierre Rossi

08/04 Pietrosu – Joseph Sisti et Jean-Louis Chiodi

17/04 Santa-Maria-Siché – Toussaint Antona

09/07 Ajaccio – Yves Manunta

07/08 Ponte-Leccia – Maurice Costa

11/09 Castirla – Sébastien Mattei, Jean-Pierre Colombani et Jean Gandolfi

16/10 Aregno – Jean-Dominique Allegrini-Simonetti

16/10 Ajaccio – Antoine Sollacaro

24/10 Propriano – Patrick Sorba

14/11 Ajaccio – Jacques Nacer

20/11 Cervioni – Victor Ribeiro

MEURTRES EN 2011

17/02 Corscia – Antoine Mattei et Jean-Baptiste Mattei

21/03 St-Andria-di-u-Cotone – Dominique Domarchi

05/04 Sarrola-Carcopino – Jean-Baptiste Aveni

21/04 Porticcio – Marie-Jeanne Bozzi

13/05 Ajaccio – Guillaume Orsini et Christophe Santoni

28/06 Folelli – Charles-Philippe Paoli

24/07 Ghisonaccia – Dominique Ferrari

01/08 Propriano – Adrien Chilini

11/08 Bonifacio – Fabrice Vial

25/10 Porticcio – Dimitri Bourgeaud

28/10 Moriani – Christian Leoni

08/11 Propriano – Faycal Abbakoui

08/11 Casalta – Ange Pietrucci

24/11 Penta-Acquatella – Antoine Santucci

04/12 Prunelli-di-Fiumorbu – Jacques Paoli