Justice !

maga-ettori-campagne-contre-la-corruptionLa période de règne de Paul Giacobbi en Corse a été, pour nous, synonyme de coups de gueules et coups de sang (voire coups de poings). Ce règne de l’injustice s’échoue misérablement aujourd’hui avec la condamnation du député de la Haute-Corse Paul Giacobbi condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Bastia dans l’affaire dite des gîtes ruraux de Haute-Corse. Pour Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia, ce détournement a été réalisé « dans des proportions jamais atteintes » en Corse. Monsieur le procureur a le sens de l’humour. L’affaire des gîtes ruraux n’est qu’un épiphénomène, la réalité est plus vaste, et plus globale. Telle un cancer, année après année la pieuvre a mis la main sur l’économie dans sa globalité, mêlant affaires louches et affaires saines. Ses tentacules ont saisi tout ce qu’elles pouvaient saisir. Avec la bienveillance des pouvoirs publics ? J’en veux pour preuve l’investigation que nous avons menée dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, corrompu par un système clientéliste, détournant à tour de bras les subventions au profit de quelques amis « producteurs ». Ce système là nous l’avons dénoncé, dans les médias, auprès de la répression des fraudes, dans les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de la Collectivité de Corse. A l’époque je représentais un groupement de professionnels, et j’avais été élu en qualité de Conseiller Cinéma au grand dam de l’équipe Giaccobi. LE vote du budget a rapidement donné lieu à des échanges tendus et j’ai eu une vive altercation avec Thierry Gamba-Martini l’ex-directeur général des services au conseil général. Mon refus de signer le budget avait provoqué son courroux. Quand je lui ai expliqué que je ne pouvais pas valider un budget douteux, réalisé par des personnes à la moralité douteuse, récemment mises en examen, sa seule réponse fut de me dire que ce n’était pas parce que quelqu’un était mis en examen qu’il était forcement coupable, et condamné. Allons monsieur Thierry Gamba-Martini, arrêtons de prendre les gens pour des idiots. Vous étiez tellement certain de votre impunité et de la réélection de Paul Giacobbi à la tête de la Collectivité de Corse, que vous avez omis de retirer certaines preuves accablantes de votre bureau. Il aura fallu du temps, mais vous voilà, monsieur Thierry Gamba-Martini, condamné à deux ans de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende. Une bien mince condamnation de mon point de vue. Le procureur vous a reproché « un grand détournement par négligence », laissez-moi rire, ce n’était pas de la négligence mais de l’orgueil, défaut que vous partagez avec votre patron. Ainsi, selon la justice, Paul Giacobbi aurait été le principal bénéficiaire d’un système clientéliste au préjudice du département de la Haute-Corse, qu’il a présidé de 1998 à 2010. Près d’un demi-million d’euros de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux a été détourné au profit personnel d’une quinzaine de personnes, mises en examen avec des élus et des hauts fonctionnaires. Paul Giacobbi était-il responsable de ces détournements ? LA justice le pense. Mais ce qu’elle ne dit pas c’est qu’en réalité Paul Giacobbi n’était que la victime triomphante d’un système qui a profité à d’autres, un système installé par son clan il y a fort longtemps, et qu’il a exploité le temps de son règne, quand les urnes étaient « africaines ». « C’est un assassinat politique ! » s’est indigné Jean-Louis Seatelli, l’avocat de Paul  Giacobbi. Bien entendu. Un assassinat politique, mais rien de très grave en comparaison du préjudice pour l’ensemble de la population corse. La justice a mis du temps, trop de temps, certaines pertes sont irrémédiables mais nous devons à présent nous réjouir, et ne plus regarder dans le rétro. Aujourd’hui la justice est passée, il nous reste à nous reconstruire collectivement. Nous avons, je suis certain, la possibilité de bâtir un avenir serein avec cette jeune génération d’élus insulaires de qualité. Ne manquons pas le coche dans quelques mois.

Les condamnations :

– Paul Giacobbi : 3 ans de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité, 100.000€ d’amende

– Thierry Gamba-Martini : 2 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Jean Hyacinthe Vinciguerra : 2 ans de prison dont 1 an avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer une – fonction publique, 8.000 d’amende;

– Jean-Marc Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Vannina Perrot, épouse Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Faustine Maestracci, épouse Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Pierre Paul Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Ange Noël Andreani : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Philippe Gabrielli : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Antoinette Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Laurence Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Laure Le Mee : 1 an de prison avec sursis

– Philippe Calendini : 18 mois de prison avec sursis, 5.000€ d’amende

– Josette Simoni, épouse Verdi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Pierre Orsini : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Dominique Jean Franceschi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Toussaint Pernici : 8 mois de prison avec sursis, 800€ d’amende

– Francine Ferrandi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Jean-Philippe Martinetti : 6 mois de prison avec sursis, 2.000€ d’amende

– Anne Marie Albertini : 6 mois de prison avec sursis

– Angèle Poletti, épouse Vannucci : 6 mois de prison avec sursis

– Catherine Muzard, épouse Rossi : 4 mois de prison avec sursis

– Pierre-Marie Mancini : 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 5 ans d’inéligibilité

Politique et cause animale, les enjeux pour 2017

antispécisme (Magà Ettori - Blog)Le navire France se dirige vers deux élections majeures en 2017, les élections présidentielles  les 23 avril et 7 mai 2017 suivies des élections législatives les 11 et 18 juin. Certains pourraient y voir des occasions de politiser la question animale. Après tout, pourquoi pas ? Mais concrètement, qu’est-ce que ces élections présidentielles apporteront à la démarche d’émancipation animale ? Sauf grande surprise, pas grand chose. Si EELV, l’UDI et Jean-Luc Melenchon affichent de plus en plus souvent leur intérêt pour la cause animale, les autres candidats des partis traditionnels ne semblent absolument pas concernés. Plusieurs sont même des amoureux de la tauromachie. A telle enseigne que 26 organisations de protection animale se sont regroupées au sein d’un collectif pour porter le débat autour de la question animale. Le collectif « Animal Politique » espère soumettre à tous les candidats à l’élection présidentielle un manifeste de 30 propositions « afin de prendre précisément note de leurs engagements ou de leurs refus, puis de rendre ces informations publiques ». Très franchement, réunir autant d’associations de premier plan pour la rédaction d’un manifeste commun, constitue déjà un exploit. Il est heureux que les guerres des chefs, les querelles d’égo, et autres dissensions au sein de la cause animale aient pu – à cette occasion – êtres dépassées. Espérons que l’intérêt supérieur des animaux permettra de transcender ces conflit, au-delà des législatives. La cause en sortirait grandie.

Le « mouvement 100% » travaille également à l’union des forces progressistes et écologistes en vue des législatives cette fois. Le « mouvement 100% » est un agrégat de structures politiques citoyennes et écologistes, qui ont décidé d’unir leurs forces. Une coopérative initiée dans le cadre des législatives, forte de ses 577 délégués locaux, qui a vocation à s’inscrire durablement dans le paysage politique. Au sein de ce « mouvement 100% », les idées d’émancipation animale ont la part belle. A l’initiative du mouvement se place l’Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) porté par Jean-Marc Governatori. Il s’agit tout de même du deuxième parti écologiste en France avec près de 72 000 sympathisants. Dans cette démarche l’AEI a voulu aller plus loin en soutenant des micro partis éthiques. Une démarche à laquelle a adhéré Gérard Charollois, candidat du parti « Une force pour le vivant ». Ce dernier militant depuis plus de trente ans pour « la défense du vivant et des équilibres naturels », a une vraie crédibilité dans cette bataille politique. Le « mouvement 100% »  soutient aussi « Génération Digitale » qui n’a pas encore publié de programme, et bien entendu le Pacte, Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique. Le Pacte s’est donné comme objectif la réconciliation entre les humains, les animaux et l’environnement par l’avènement d’une société qui n’exploite ni ne tue plus aucun animal, tout en garantissant le bien commun pour chaque être sentient. J’ai eu un vrai coup de coeur pour le Pacte  dont le projet de société m’a séduit. Le Pacte avait besoin de soutiens au moment de sa création, et j’avais accepté de faire partie du bureau politique (malgré un agenda très contraignant). Je me suis depuis retiré pour laisser la place à une équipe dynamique et très motivée. Je pense qu’en arrivant à maturité, ce parti portera haut et fort les valeurs de l’antispécisme.

D’autre personnalités engagées en politique sont à suivre dans les mois à venir, tant elles sont engagées pour la cause animale et/ou le végétarisme. Je pense notamment à Douchka Markovic, Laurence Abeille, Jacques Boutault, Geneviève Gaillard, Michèle Sriffler, Sylvie Goy Chavent, et Grégory Berthault qui a initié le « Mouvement Citoyen pour la Protection Animale ».

Lancé officiellement le 14 novembre, le Parti Animaliste est le fruit de la longue préparation d’une équipe sérieuse, qui a déjà fait ses preuves dans le monde associatif. Le Parti Animaliste promeut une évolution de société qui prendrait en compte les intérêts des animaux et qui repenserait la relation entre les animaux et les humains. Le Parti Animaliste ne soutient aucun candidat aux présidentielles, mais reste attentif au positionnement des candidats par rapport au manifeste  du Collectif « Animal Politique ». Pour le Parti Animaliste, si la société a connu des avancées considérables, la question animale reste paralysée. Dans un tel contexte, le Parti Animaliste s’est donné pour ambition de faire émerger la question animale dans le champ politique. C’est tout l’enjeu de ces deux grandes élections. Personnellement, en tant que citoyen, animaliste, antispéciste et vegan j’apporte mon soutien à toutes ces démarches politiques, pourtant je réserverai ma voix à la formation qui sera la plus concrète, la plus incisive, la plus constructive et la plus dérangeante. Peu importe la taille, la force et le niveau de ces formations politiques, toutes vont devoir affronter l’indifférence des partis traditionnels, le scepticisme des médias et la tempête élective. Bon voyage capitaines, ô mes capitaines.

Magà Ettori, Bastia, 05/12/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

Le Marathon de Paris

(photo Bluebirdstudio)

(photo Bluebirdstudio)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je me prépare à participer au prochain Marathon de Paris qui se déroulera le 9 avril 2017. Au début de l’aventure, ma santé hypothéquait mes chances de réussite (140kg, double greffe d’organes, apnées du sommeil,…). Je ne voulais pas passer par des aides médicamenteuses, et surtout rien lâcher ni sur ma démarche végane, ni sur les plaisirs de la table, c’est pourquoi j’ai fait appel à Yulia Stepanenkova (http://yuliastepanenkova.be), une nutritionniste végane qui vit à Bruxelles. Il y a tout de même une vraie prise de risque. Mieux encore, je tourne un film documentaire qui montre le déroulement de ce challenge, dont je ne suis absolument pas certain de l’issue, en prenant le risque d’échouer d’un point de vue sportif et de devoir montrer les images d’un échec ; après tout pourquoi pas ? Dans son livre Thierry Pistorozzi (http://www.coachinseme.com), le coach sportif qui me préparé pour le marathon, raconte un exploit sportif qu’il a lui-même réalisé. L’ouvrage raconte comment il s’est préparé pour cette course de 250km non-stop, comment il a échoué dans un premier temps, comment il a pris conscience de ses erreurs, et enfin comment il a décroché six mois plus tard un record de 250km réalisé en 32 heures et 31 minutes. Il avait fait d’un échec une grande victoire, et c’est ce qui m’a le plus séduit. Dans le domaine du sport, l’obligation de résultats est la norme. On se focalise sur la victoire. Le sportif se perçoit trop souvent uniquement à travers sa performance, ses résultats et pas assez en tant qu’être humain avec les qualités et les défauts qui le définisse. Il ne s’attarde pas suffisamment sur les éléments de sa construction. Il y aurait un monde de winner et un monde de loser, et c’est à chacun de nous de faire un choix, déprimant. Baliser les chemins de la réussite c’est d’abord déterminer quelle est notre objectif réel, puis de se donner des moyens réalistes d’obtenir ses objectifs. Il ne faut pas avoir peur de ses échecs. L’acharnement sur la réussite peut parfois engendrer des effets contre-productifs où l’on ne s’y retrouve pas. Nous échouons et perdons confiance car nous avons réduit notre objectif à son résultat, nous avons oublié que le résultat est le fruit d’un long processus d’apprentissage et d’expérience. Le temps joue un rôle primordial dans cette construction, il permet de mûrir, de mieux se connaître, d’analyser les projets suivant à l’aune de notre expérience, de notre savoir et de nos peurs, en gardant à l’esprit cette citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Le site : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

La page facebook : https://www.facebook.com/VeganMarathon

 

Roger Antech, limogé du quotidien Corse-Matin

naufrage-corse-matin-maga-ettori-blogL’histoire de la presse insulaire, ce n’est pas le naufrage du Titanic, mais presque (http://www.petitions24.net/soutien_a_la_liberte_d_expression). Heureusement que Claude Perrier, PDG du groupe La Provence, actionnaire majoritaire de Corse-Matin, a pris les choses en main. Comme nous l’annoncions dans un billet précédent (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/30/le-pdg-de-corse-matin-demissionne/) Claude Perrier n’a pas été long a nettoyer les écuries d’Augias. Il a annoncé le limogeage de Roger Antech lors du comité d’entreprise du jeudi 27 octobre, précisant que le prochain conseil d’administration de La Provence prévu pour le 10 novembre, entérinera le départ de Roger Antech – actuellement en maladie –  directeur général délégué chargé de l’information, du développement et du projet de centre d’impression numérique de Corse-Matin. Le départ de Roger Antech s’inscrit dans un contexte de creusement abyssal du déficit au sein de Corse-Matin (DSH ACPM 2015-2016, 32 657 exemplaires, -7%). Une situation qui avait déjà conduit à sa rétrogradation, fin 2015, après le rachat du titre par Bernard Tapie, et après seulement une petite année en tant que P-DG de la société éditrice Corse Presse. Claude Perrier tablerait désormais sur 1,5 million d’euros de pertes sur 2016 pour sa filiale, contre un million d’euros envisagés avant l’été. Il a donc décidé de siffler définitivement la fin de la partie pour Roger Antech, ce moussaillon intronisé amiral qui a bien faillit couler le fleuron de la presse insulaire. La chronique de Roger Antech s’intitulait  »7 jours en Corse », ce fut un tout petit peu plus long, mais bon… tout vient à point à qui sait attendre. Il est seulement regrettable que ce limogeage ne soit pas intervenu quelques semaines plus tôt, il aurait réjouit les derniers jours de notre ami Jean-René Laplayne qui a vu le sabordage de la Corse Votre Hebdo. RIP

Le lobby de l’exploitation animale au bord de la crise de nerf

manifestation-senat-chroniques-animalistes-maga-ettoriIls ont décidément une santé fragile nos représentants du peuple. Voici un sénateur s’étouffant, s’essoufflant, s’indignant : « Pays des droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués » hurle le sénateur Jean-Louis Carrère. Et il sait de quoi il parle notre parlementaire. Vice-président du Conseil régional d’Aquitaine, membre de la Haute Cour de justice, Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et Membre de la Commission chargée de l’élaboration du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale,… oui monsieur Carrière s’y connait en sécurité et en cumul des mandats. Cet homme du passé qui espère devenir un rempart de la tradition française, celle des passe-droits, des copinages et de la démocratie bafoués. Il demande au bord des larmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste, estimant que l’Etat ne peut « fermer les yeux sur sa montée en puissance « . Une tragédie, renvoyant DAESH dans le bac à sable du terrorisme.

Le 4 octobre dernier, au Sénat, se déroulait un colloque intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? ». Un colloque organisé par l’Observatoire National des Cultures Taurines, avec le soutien de l’Union des villes taurines françaises. Rappelons que si vous torturez un animal à Paris ou à Marseille vous allez en prison, alors que si vous le faites dans une arène on vous paie et loue votre courage. Passons.

Un colloque réunissant le gratin des lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, un véritable musée des horreurs. Les bras armés de la torture animale, se donnant l’accolade sous les ors du Sénat, tout un symbole.

Au même moment, face au Palais du Luxembourg le CCE2A donnait de la voix. Christophe Lepretre, le fondateur du PACTE (Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique) jouait avec son mégaphone, tandis que Stéphanie jeune activiste au regard de braise lisait un courrier au vitriol. De quoi déranger le colloque alors que l’on tartinait les tranches de foie Gras. La cerise sur la bisque de homard étant certainement L214 qui organisait dans le même temps une manifestation ironique qui tendait à ridiculiser les lobbyistes, jusqu’à ce que Brigitte Gothière demande aux participants de faire tomber les masques.

Une mise en scène qui a sans doute déplu au sénateur Jean-Louis Carrère qui éructait face au petit comité de la souffrance animale évoquant la modification apportée au Code civil sous la pression des mouvements animalistes pour y introduire les animaux en tant « qu’êtres vivants doués de sensibilité ». Un comble, une trahison des députés et des autres sénateurs. La face cramoisie Jean-Louis Carrère  insiste :  »Les animalistes ont entrepris de modifier le rapport de l’Homme aux animaux, tel que les religions, l’humanisme et le droit l’avaient établi depuis les débuts de notre histoire » scande le député au bord de la crise de nerf. A bout de souffle, il ajoute qu’il y a un « danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l’humanisme et celles qui prétendent lui substituer l’idéologie animaliste ». Diantre !

Sérieusement ? Il n’y a personne pour lui apporter une camomille ? Il faudrait sérieusement qu’il se calme, tout ce stress ce n’est pas bon pour sa tension, ni pour son moral d’ailleurs. Imaginez  que sa requête d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste vienne à être validée. Il va devenir la risée de la planète. Les pays voisins n’ayant toujours pas compris la crise du burkini vont se tordre de rire en apprenant que la chambre haute du Parlement français tremble devant les mouvements animalistes. A moins que ces danses du ventre n’aient pour vocation de courtiser un certain électorat à la droite de la droite. Qu’est-ce que vous voulez ? On se sert les coudes chez ces gens-là, c’est normal après tout… leur monde est en déclin !

Magà Ettori, Paris, 14/10/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

 

Faeryland, un premier film vegan… pour un monde meilleur

(photo Bluebirdstudios)

(photo Bluebirdstudios)

Oui, nous arrivons à la fin de l’aventure Faeryland. Après deux ans d’enquêtes sur les horreurs de l’exploitation animale, après deux autres années supplémentaires de tournages, deux fois interrompues par des attentats barbares, après une première version de Faeryland qui faisait 2h50 réalisée pour la Cop21, puis une projection au Sénat pour la Journée des droits de l’homme, puis une projection au cinéma le St-André des Arts à Paris pour soutenir la marche contre la vivisection, puis à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhillan, après un an d’avant-première dans toute la France, après un Prix Médor du « Meilleur film animalier », après des dizaines d’articles et des explication

s sur le veganisme, après des salons (Veggieworld, Vegan’Heart), des colloques, après trois magnifiques semaines d’exploitation en salle pour la sortie nationale, des rencontres fabuleuses avec le public, les exploitants, les militants et activistes, des heures (jusqu’à tard dans la nuit) d’échanges enrichissants et de débats, enfin Faeryland est finalement programmé pour 4 dernières séances en salle au cinéma le Central à Puteaux, à l’occasion de la Veggieworld et de la Veggie Pride. Une manière élégante de boucler la boucle. Nous resterons à l’écoute des associations et des cinémas qui souhaiteraient nous programmer dans le futur, mais notre route va à présent nous conduire vers d’autres horizons, d’autres pays, d’autres spectateurs, intéressés par cette formidable épopée. Je voudrais dire ici ma reconnaissance, à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet (à quelque niveau que ce soit), mais au delà de toute considération, ne jamais oublier que nous avons oeuvré pour une plus grande justice, davantage de morale et d’éthique, et surtout, surtout, POUR EUX ! Pour ma part, je cours, je cours, vers un nouveau film tout aussi enthousiasmant : VEGAN MARATHON. Merci à tous, et bravo, vous n’avez pas changé le monde mais vous avez contribué à le rendre meilleur. Top chrono !

“un chef-d’oeuvre de notre époque”  (Corse Matin) 

“Enfin du cinéma vegan !” (Les Inrocks)

 »Un film engagé » (Voici)

« Yves Duteil dans son premier grand rôle au cinéma » (Challenges)

 »Le premier film vegan » (France Bleu – RCFM)

 » a rare legendary story of Queen Ness and the God-Druid Cathbad » « Let’s talk about Corsica »

“un véritable ovni cinématographique”  (Alter-JT)  

“Save the world”  (Le Parisien)  

 »porte-étendard de la génération Végane » (Corse Net Infos)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)  

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)  

“évidement anticorrida”  (Midi Libre) 

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux) 

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale) 

7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 2016
le vendredi 7 octobre à 20h, le samedi 8 octobre à 20h,
le dimanche 9 octobre à 18h et le lundi 10 octobre à 20h

CINEMA LE CENTRAL
136 RUE DE LA REPUBLIQUE – 92800 PUTEAUX
(RER A, ligne L, Bus 151,157,93)

Site : www.faeryland-lefilm.com
Page facebook : https://www.facebook.com/faerylandlefilm/
Clip : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo�
Bande annonce youtube : https://youtu.be/-hzuqUU50vw

faeryland-central-veggieworld

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central