Archives de Catégorie: VEGAN MARATHON

ANIMAWALK, marchez, c’est pour la cause

P1011348.JPGJe ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques semaines la toile est en feu. Oh pas besoin d’appeler les soldats du feu, il s’agit simplement des militants animalistes, antispécistes, véganes et autres végétariens qui se tirent dessus à boulets rouges. Les Veggiemous contre les vegggiedurs, les uns étant trop ceci, les autres trop cela, des mimous et des midurs, certains adorent la grande carotte, d’autres le chou de Bruxelles, certains ont la bulbe fragile, d’autres pensent que la graine de chia étant riche en fibres alimentaires et en oméga-3 est un meilleur superaliment que le sésame. Sous réserve bien entendu que ce soit du chia pâle, parce que s’il est trop brun… il est …. il est … fatiguant ? Ridicule ? Inutile ?  Toxique ? Castrateur ? Nooooon, je parle du chia pas des attaques contre les personnes qui prolifèrent sur les réseaux sociaux. Je ne suis pas concerné par les grand.e.s  énérvé.e.s de la cause animale qui s’entredéchirent  sur la toile. Mais pourquoi tant de Nems ? A chacun sa mauvaise raison. Les responsables d’associations, et d’une manière générale tous ceux qui prennent des initiatives, ou ont le malheur d’être trop visibles seront bientôt victimes des haters (ne pas confondre avec les hâteurs qui sont des rôtisseurs, ça ne va pas le faire). Personne n’y réchappe. Surtout pas Aymeric Caron qui a pourtant montré patte blanche depuis longtemps. Voici un passage de son livre que j’apprécie particulièrement ANTISPECISTE, page 209 paragraphe :  » antispécisme Caron (Magà Ettori - Blog)Pourquoi les véganes extrémistes sont-ils en vérité spécistes » : Monsieur Caron, vous défendez les droits des animaux. Mais êtes-vous vegan au moins ? Cette question elle m’a été adressée des centaines de fois. Sans compter Untel qui se plaint sur les réseaux sociaux que j’ai raconté dans un précédent livre de ne pas avoir encore réussi à me passer totalement de chaussures en cuir ou unetelle qui délire en certifiant que je mange du foie gras… Il m’a même été reproché  ma participation à un jeu télévisé au prétexte que des animaux y étaient, non pas tués mais utilisés : des insectes dans des bocaux, des serpents et des tigres dans le décor… Mes contempteurs fermaient les yeux sur le plus important : le fait que j’étais capitaine d’une équipe qui a, ce soir-là, joué pour une association de protection animale antispéciste pour laquelle nous avons remporté 13 000 euros, et qui a eu les honneurs du prime time sur la plus grande chaîne publique, ce qui ne s’était jamais vu auparavant. Ne pas comprendre le bénéfice pour les animaux d’une telle action relève de l’aveuglement. Entre les interrogations accusatrices des uns et les affabulations des autres, il n’est pas toujours simple de faire partie de la grande famille des défenseurs des animaux. Certains militants ont la désagréable manie de chercher à démontrer que vous n’êtes pas assez vertueux et, donc, que vous êtes indigne de la Cause. Chacun peut entrevoir les dangers d’un tel tribunal. Etre antispéciste ne signifie pas que l’on a signé une charte de bonne conduite en 20 ou 30 points. Cela implique une cohérence, mais laisse également des questions en suspens. » Oh je vous vois venir, vous vous dites : « ah Magà doit bien avoir son lot de haters également, c’est la raison de ce billet… » et bien oui, et non. Dans cet espace que le réseau – blanc et bleu – m’alloue en me faisant croire que je suis chez moi, j’aime bien que les invités s’essuient les pieds sur le tapis avant d’entrer et pas sur les rideaux du salon. Dans ce cas-là, je ne suis pas très long à réagir. Il y a une petite touche « bloquer », je vire vite la ou le malpoli de mon champ de vision, et généralement le combat cesse faute de combattants. Bon pas complètement généralement les blackboulés contient à remuer du clavier, à s’esclaffer, à me vilipender, à fouiller mes blogs et ma vie comme on fait les poubelles, à travestir la vérité à défaut de trouver des dossiers compromettants. Les échos d’une bataille qui n’aura pas lieu, me parviennent par des amis inquiets : « ils veulent te punir mais c’est eux qu’ils punissent ». C’est vrai et c’est dommage, passé cette crise d’adolescence ce sont certainement des militants dignes d’intérêt. Mais que faire ? Loin de mon espace vital, ils continuent à se justifier, ils veulent exister, et prouver que oui, ils ont eu raison de se faire virer, oui ce sont des victimes, et oui l’autre, l’affreux doit avoir quelque chose sous le tapis. Donc pas de retour possible, mais que d’énergie dépensée pour des personnes qui se disent animées d’empathie et de bienveillance, que de temps gâché qu’ils pourraient utiliser à un militantisme actif et constructif. – « Et toi alors tu fais quoi pour ne pas être un végane extrémiste qui serait en vérité un spéciste ? »  Alors, première étape, je ne fréquente que des gens fréquentables. Il doit y en avoir pas mal, puisqu’à la dernière Veggieworld sur le millier de personnes présentes, j’en connaissait personnellement près de la moitié.  Oui, étant donné que je ne connais que des gens bienveillants et intelligents, le problème ne se pose pas.

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Il faut dire que des gens bienveillants et intelligents, il y en a une grosse concentration au sein de VEGAN MARATHON. Prenez la dernière action. L’Ong VEGAN MARATHON fait une fois encore preuve d’originalité de créativité positive en proposant l’ANIMAWALK. Les samedi 28 octobre et dimanche 29, la section marche de VEGAN MARATHON organise une marche pour les animaux : ANIMAWALK. Le principe d’ANIMAWALK est de communiquer positivement pendant une journée autour de chez vous, où que vous soyez dans le monde, avec un tee-shirt, une pancarte, une banderole, un flyer, tous les supports, ce que vous voulez. Vous pouvez marcher en famille, seul.e ou avec votre compagnon à quatre pattes, avec des ami.e.s ou des collègues, sur une grande ou une petite distance, en ville ou à la campagne, à la mer ou à la montagne. La seule obligation étant de porter un message positif, d’amitié, d’amour, d’empathie, pour les animaux. ANIMAWALK est soutenue par AIO – VEGAN MARATHON MAGAZINE, vous pouvez faire parvenir vos photos et raconter votre marche. Les photos les plus belles et les récits les plus drôles et les plus positifs seront publiés sur AIO – VEGAN MARATHON MAGAZINE. Voilà qui est simple, à la portée de tous, et qui permettra aux incendiaires de la toile de se focaliser sur d’autres cibles que les copains de la Protection Animale. Comme disent les membres de VEGAN MARATHON : à vos affiches, à vos baskets, respirez, riez, marchez, c’est pour la cause, AIO !

Magà Ettori, Paris, 13/10/2017

 en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

 

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VEGAN MARATHON RUNNING TOUR

Découvrir VEGAN MARATHON : site

 

VEGAN MARATHON EN CORSE

Découvrir VEGAN MARATHON : site

L’ÂME DU VEGAN MARATHON RUNNING TOUR

Quand on participe à un marathon international, il y a l’élite mondiale (à peu près 400 personnes ?) et les héros ordinaires (à peu près 50000 ?). Bien entendu les seconds ne sont pas moins valeureux que les premiers, et inversement. Les deux sont estimables. Le devoir de l’ONG VEGAN MARATHON (dont je suis membre), est donc de donner autant de place aux uns qu’aux autres.  Nous avons autant d’admiration pour nos champions qui vont traverser la France, la Corse, ou la Suisse, en courant que pour nos membres comme Miriam qui lutte contre la maladie (texte ci-dessous), ou Pépi notre Délégué en Belgique qui vient de vaincre un cancer.  VEGAN MARATHON RUNNING TOUR c’est une cinquantaine de challenges, avec plus de deux cent participants dans 14 pays différents, et le « My VEGAN MARATHON RUNNING TOUR » qui consiste à marcher ou à courir un maximum pendant une période de 10 jours.   Mais le VEGAN MARATHON RUNNING TOUR C’est quoi exactement ? Pendant dix jours, les membres de l’ONG VEGAN MARATHON proposent d’organiser des défis sportifs et culturels afin de faire connaître VEGAN MARATHON (vegan-marathon.com). La manifestation se déroule du 1er au 10 septembre, dans 14 pays différents. Les membres de VEGAN MARATHON vont se lancer des défis personnels, imaginer les challenges les plus fous et les plus improbables, les plus courageux et les plus incroyables, les plus ludiques, les plus grandioses comme les plus personnels. Sur le plan sportif les défis iront de la marche de loisir à l’ultra fond extrême, des courses fantastiques, l’engagement dans des compétitions (Spartan, trails, courses sur route,…) et même des courses en lien avec une application sportive connectée. Au niveau culturel les membres de VEGAN MARATHON organiseront des conférences (véganisme, sport), réaliseront des vidéos, et un journal en ligne (VEGAN MARATHON MAGAZINE) et participeront à des événements militants.

VEGAN MARATHON veut aussi montrer l’exemple. Ceux qui veulent participer à des défis, ou initier leurs propres défis pourront le faire dans le cadre du VEGAN MARATHON RUNNING TOUR  : lien ICI 

La valeur de l’exemple

Fiona OAKES, VEGAN MARATHON

VEGAN MARATHON prône l’exemple comme méthode. Nos adhérents utilisent les valeurs positives du sport et de la culture pour se dépasser et convaincre de l’intérêt d’un mode de vie harmonieux. Certains de nos adhérents ont des expériences hors du commun (sportifs de haut niveau, parcours de santé difficile et remises en forme spectaculaires, histoires d’exceptions, …). Ils sont la démonstration du bien fondé de nos méthodes. Ils partagent leur expérience, inspirent le grand public et prouvent par l’exemple que nous avons TOUS un potentiel et que nous pouvons TOUS faire évoluer le monde dans le bon sens. VEGAN MARATHON sert souvent de révélateur. Bien entendu il existe des personnes d’exception comme Janette et Alan Murray ou Fiona OAKES que nous sommes fiers de compter parmi nous. Janette Murray-Wakelin (64 ans en rémission) et Alan Murray (68 ans) membres de VEGAN MARATHON détiennent le record du monde de marathons consécutifs : 366 marathons en 366 jours, soit plus de 15000 km en un an, autour de l’Australie. Fiona OAKES est détentrice de trois records du monde de Marathon. Fiona est membres de VEGAN MARATHON et s’occupe d’une fondation « Captive Animals Protection Society » et gère un refuge le « Tower Hill Stables Animal Sanctuary ». La présence de telles personnalités dans nos membres invite à l’humilité. Il y a toujours meilleur que soit, il y a toujours plus vaillant et plus fort que soit. De fait, l’âme réelle du  VEGAN MARATHON RUNNING TOUR est la générosité et la force du CLAN VEGAN MARATHON. AIO.

Janette Murray-Wakelin et Alan Murray, VEGAN MARATHON

TEXTE DE MIRIAM, MEMBRE DE VEGAN MARATHON

Bonsoir les ami(e)s  Juste pour dire que moi aussi à mon niveau je me prépare pour les 10 jours de défis. Je suis atteinte de sclérose en plaques (je me déplace avec une canne) et je ne peux pas courir mais je peux essayer de marcher. Depuis quelques temps je fais de la marche pour faire travailler mes jambes et habituer mes muscles. Ce n’est pas facile surtout que j’ai eu une contracture permanente dans le mollet droit, c’était terrible… Mais j’ai trouvé une astuce donnée sur une des pages, de l’HE de gaulthérie en massage avec de l’huile d’amande douce sur le mollet 👍 Donc j’essaie d’augmenter mon périmètre de marche à chaque fois. Je suis contente, en allant faire le tour du lac près de chez moi, j’en étais à environ 5km maximum mais hier au lac j’ai vu un chemin de promenade que je ne connaissais pas, j’y suis allée, je me suis perdue LOL et le temps de retrouver mon chemin et de rentrer, j’ai vu sur mon appli de marche que je n’étais pas loin des 8 km de marche ! J’étais fière de moi, fatiguée, mais vraiment fière de voir que j’ai pu pousser mes limites. Quand on vit au quotidien avec la douleur et une fatigue chronique due à la maladie, on a tendance à se mettre des limites justement pour limiter ces souffrances et pour épargner le peu d’énergie qui nous reste. Je n’aurais jamais pensé que relever ce défi m’aurait fait autant de bien, au moral et au corps. Oui marcher « autant », c’est difficile pour moi et c’est très fatigant mais c’est de la bonne fatigue et pour une bonne cause. Bravo à vous tous pour les défis que vous allez relever et ne lâchez rien !

La plus grande équipe de runners véganes et végétariens

team VEGAN MARATHON

Lors de la Cérémonie du AIO (remise de la médaille VEGAN MARATHON au CCE2A), un journaliste m’interroge : « Comment avez-vous créé la plus grande équipe de runners véganes et végétariens ? ». Et là un ange passe, ce n’était vraiment pas notre objectif, et je n’avais pas pris conscience que la rapide croissance de l’association, et l’engouement pour l’action qu’elle porte nous avait placés dans cette incroyable logique. Après quelques secondes de réflexion, je lui répond que ce challenge a toujours été envisagé comme une action collective, c’est dans son ADN. Lors du Marathon de Paris, j’étais le seul à courir sous les couleurs VEGAN MARATHON, et pourtant rien n’aurait été possible sans la logistique et le soutien de tous les militants de la cause animale, ainsi que les associations partenaires. Ceux-là m’ont véritablement porté lors de la grande course, et ce sont les mêmes qui portent aujourd’hui l’équipe VEGAN MARATHON. Dans cette organisation, ce clan, il n’y a pas de hiérarchie, seule les capacités individuelles mises au service du collectif ont un véritable intérêt.

La boutique VEGAN MARATHON, et les bénévoles

Ce qui fait la singularité de VEGAN MARATHON, c’est qu’il n’y a pas des champions et des moins bons dans l’équipe, des coupeurs de citrons ou des soigneurs dans les coulisses, mais bien une équipe soudée, solidaire où chacun donne le meilleur de lui-même. Comment avons-nous créé la plus grande équipe de runners véganes et végétariens ? C’est simple, grâce à l’engagement de tous. Une marche a suivi la cérémonie du AIO, puis un entraînement collectif. Nos bénévoles qui tenaient le stand pendant la marche, ou lors de l’entraînement, on permis aux autres de manifester ou de s’entraîner. Nous avons créé la plus grande équipe de runners véganes au monde en donnant de l’intérêt à chacun, et de cet intérêt allaient naître cette équipe magnifique, qui n’est que l’aspect le plus visible, du CLAN VEGAN MARATHON.

La Cérémonie du AIO

Je suis Vegan Marathon

Quand j’ai décidé de porter mon challenge (courir le marathon de Paris), pour moi et pour la cause animale, je ne savais pas que cette action allait prendre une telle dimension. Surpris, mais heureux. Aujourd’hui des gens dans la rue m’interpellent, me donnent l’accolade, me congratulent, m’encouragent, et m’affirment : « Moi aussi je suis Vegan Marathon ! » Cette phrase, ce leitmotiv, sonne comme un mot de ralliement à une cause juste, courageuse, fraternelle, respectueuse, qui dépasse le cadre du véganisme, de l’humanisme, de l’animalisme, de l’abolitionnisme, du militantisme et du sport. « Oui, je suis Vegan Marathon », c’est une façon de dire, moi aussi je peux le faire, moi aussi je suis courageux, moi aussi j’ai de l’importance, moi aussi j’ai du respect, moi aussi j’ai de la considération, moi aussi j’ai de l’empathie. « Moi aussi je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’a dit un jeune coureur juste après la course. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit une poignée de runneuses et de runneurs véganes au lendemain de la course. je suis Vegan Marathon ». « Je suis Vegan Marathon » c’est ce que m’ont dit des dizaines de militants quand je les aient rencontré une semaine plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit les 40 coureurs et 7 coaches qui constituent l’équipe de Vegan Marathon, quinze jours plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit un mois plus tard, toutes les associations qui préparent avec nous le challenge  »42.195 VEGAN MARATHON », les dizaines de bénévoles, les centaines de participants à la chaîne humaine en 2018. Oui, nous sommes tous Vegan Marathon, car l’objectif de Vegan Marathon est de solliciter ce qu’il y a de meilleur en nous, de plus solaire et de plus positif. Donc oui,irrémédiablement,  JE SUIS VEGAN MARATHON !

LE MARATHON DE PARIS

9h41, nous sommes quelques milliers à nous élancer sur les Champs-Elysées, en cette radieuse matinée de printemps. A 8h20 les époux Lonyangata-Rionoripo et l’élite du 41e marathon de Paris s’étaient propulsés en direction de la ligne d’arrivée. Le couple de kenyans remporteront l’épreuve en 2h06’09 » pour Paul Lonyangata et en 2h20’55 » pour Purity Rionoripo (nouveau record de l’épreuve). A la même heure les militants sont déjà dans le métro, et travaillent à la sensibilisation de la cause animale, comme chaque jour de l’année. Depuis bientôt 11 mois je me prépare à cette course. J’ai filmé toute la préparation en vue d’un film intitulé Vegan Marathon. Pour le tableau final, Paris sera notre plateau de tournage. Équipé d’un caméra sportive je filme l’épreuve de l’intérieur, alors qu’une dizaine de caméras m’attend sur le parcours pour immortaliser ma progression. Pierre-Marie, le chef opérateur va se déplacer en solitaire caméra à l’épaule, son talent d’adaptation va faire des merveilles. Nous avons prévu un dispositif de tournage autour des militants animalistes. La plupart des associations liées à la cause animale ou au végéta*isme nous soutiennent. Nous avons prévu six « QG  ANIMALISTES », c’est-à-dire des lieux ou les activistes pourront sensibiliser à notre cause, la presse mondiale, les 57000 coureurs et les 250000 spectateurs. L214 doit se placer au 13e et au 30e km ainsi qu’à l’arrivée. Le choix du 30e km n’est pas innocent puisqu’il symbolise le mur du marathon, un phénomène physiologique reconnu, qui intervient généralement entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Il correspond à l’épuisement des réserves de glycogène, une défaillance physique assimilable à un coup de pompe, ce qui provoque le plus grand nombre d’abandons.  Le Collectif contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animale (CCE2A) a prévu d’être au départ, à l’arrivée et à Bastille, de même que 269 Life France. A l’origine du projet, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Très sportif dans ma jeunesse (et quelques médailles à mon actif), j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté le sport. 25 ans plus tard, à 45 ans, mon rêve de marathon persiste, plus présent que jamais. J’en parle à Thierry Pistorozzi, un ami coach sportif. Thierry pense que le pari est possible et que je pourrais courir pour moi et pour la cause animale. La course, pour sensibiliser à une cause est une pratique courante. Voilà l’argument gagnant.  L’entraînement commença en mai 2016, par une minute de course et une minute de marche, une minute de course, etc. Le marathon de Paris me semblait un rêve inaccessible. Ma fille Ariakina, me donne l’élan nécessaire à ce moment de grands doutes. J’aurais sans doute jeté l’éponge si j’avais du m’entraîner seul. C’est étrange ce que vous font faire les enfants. Ondalina, ma fille aînée me sert également de source de motivation. Il y a quelques années, elle s’était elle-même inscrite dans un challenge, bien plus difficile que mon marathon. Défi dont elle était sortie victorieuse et qui changea fondamentalement sa vie. Ma terre, la Corse a toujours été une grande pourvoyeuse de combattantes. J’ai quelques exemples de guerrières autour de moi, comme mon épouse, ma mère, ma grand-mère, qui sont de véritables warriors. Il y a quelques années, j’ai réalisé Maquisardes, un documentaire sur les résistantes pendant la seconde guerre mondiale, et j’ai toujours su que « mes » femmes étaient de cette trempe là. La défaite n’est pas une option. C’est ce que je me disais pendant la période de préparation, la défaite n’est pas une option. J’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent. Le lundi et le mardi repos, le mardi étant le jour du jeûne de 24h. Le mercredi une course intermédiaire, le jeudi PPG (renforcement musculaire), le vendredi fractionnés, le samedi PPG et le dimanche course longue. Mon métier est très chronophage, pourtant je n’ai pas manqué un seul entraînement (sauf quand j’ai eu la grippe qui m’a cloué au lit, et au moment de la fracture du pied). La défaite n’est pas une option ! C’est ce que je me dis tous les matins en me réveillant, épuisé à cause des apnées du sommeil. La défaite n’est pas une option ! De fait, au moment où franchir la ligne de départ j’entame mon 9000ème marathon. Les comptes sont vite faits, un marathon par nuit depuis 25 ans. Les apnées du sommeil, les micros réveils et les courbatures, la fatigue le lendemain sont bien plus terribles que le marathon de Paris, c’est ce que je pensais à ce moment-là. Une fois passé les 10 premiers mois de « remise en forme », nous avons commencé une préparation spécifique marathon de 12 semaines, allant jusqu’à 80 km par semaine de course. Le travail du coach pour m’emmener jusqu’à ce niveau a été proprement incroyable. Seule ombre au tableau, la douleur de la 5eme phalange qui se fait de plus en plus vive. Mes chaussures de courses auront duré trois mois. Même avec mes 30kg de moins, mon poids a tout de même écrasé et déformé les New Balance, provoquant une fracture de fatigue. J’ai atteint le maximum de douleurs après la dernière course longue où j’ai couru 30 km en 4 heures. Forte heureusement le programme se soldait par une semaine de repos, prévu dans le programme spécial marathon. La douleur s’étant un peu atténuée, je me disais que ce temps de repos allait suffire. L’avant-veille de la course, je me suis rendu au salon du running pour récupérer mon dossard. Le salon était passionnant, j’ai beaucoup piétiné, et rencontré des personnes formidables. Le problème c’est que le soir je n’arrivais plus à marcher. La veille du marathon j’avais une dernière course à faire. Symboliquement nous l’avons couru avec Ariakina, elle était là au début et à la fin. 20 minutes, qui furent très longues et confirmèrent mes craintes, la douleur allait m’accompagner jusqu’au bout. La dernière nuit, je me suis péniblement endormi à minuit trente, et à trois heures du matin j’étais assis dans le lit les yeux grands ouverts comme une chouette. Quatre heures plus tard, nous voici avec mon épouse et mes deux filles dans le métro en direction du premier QG ANIMALISTE sur les Champs-Elysées. Marco le président de CCE2A et Stéfany sont déjà là avec le matériel, banderoles et autres drapeaux et ce sont déjà fait contrôler par la police. Nous sommes rejoint par les autres associations, KM les Veganautes (qui ont fait fabriquer des badges Vegan Marathon pour notre concours), 269 Life France et notre équipe de tournage. A 8h45 je rentre dans la zone coureurs par le sas vert, celui où les participant doivent rejoindre la ligne d’arrivée Avenue Foch en 4 heures. Je n’ai jamais eu l’intention d’arriver dans ces temps, mais comme je n’en savais rien au moment d’acheter le dossard, j’en ai pris un au hasard. Ici de nombreux coureurs guettent un rayon de soleil, certains sont déguisés, un couple avec un haut de forme et un voile portent un tee-shirt où est inscrit « 42,195, notre cadeau », des lapins me regardent. En fait les lapins sont véganes et me connaissent. Nous discutons. Je rencontre ainsi une dizaine de véganes, tous me connaissent mais je n’en connais aucun, c’est dommage. La prochaine fois il faudra faire une équipe végane, nous allons y réfléchir. Je vois un vegan que je connais, Chris un runner anglais. En définitive je pars dans un autre sas, celui des 4h30 à 9h41. Mon pied me fait mal, et la station statique n’arrange rien. Pourtant après le départ, je descend les Champs-Elysées puis aborde la rue de Rivoli plutôt bien. En voyant des vidéos des précédentes éditions du marathon, je pensais qu’il devait y avoir plus de chahut au départ. En fait il y a beaucoup d’espace dans la descente vers la Concorde. Je pars plutôt vite par rapport à mon niveau habituel, mais je ne suis pas inquiet je fais souvent ça à l’entraînement avant de trouver mon rythme. Il doit faire dans les 15° et même si la température est idéale, un nombre important de coureurs longent le côté gauche de la chaussée Rue de Rivoli, protégés du soleil. J’avais promis à l’équipe de tournage de courir toujours à droite, mais je me résigne à rejoindre le côté gauche, après tout il ne doit y avoir personne de mon équipe jusqu’à Bastille où se trouve le second QG ANIMALISTE. En fait ce sont des dizaines de militants et de véganes qui sont sur le bord de la route entre Concorde et Bastille et qui m’encouragent. Certains ont des pancartes avec mon prénom dessus, ou Vegan Marathon.

C’est sympa, j’essaie de tous les saluer mais à force de zigzaguer d’un côté à l’autre de la route, je finis par manquer le premier point de ravitaillement. Je ne vois pas non plus le deuxième QG ANIMALISTE, et seulement mes filles qui me filment au début du Faubourg Saint Antoine. Trente cinq minutes pour faire les 5 premiers km, ça va, je suis dans mes prévisions. Paradoxalement c’est sur cette distance que j’ai eu le moins mal au pied, la foulée étant plus longue, je dois moins appuyer sur la partie douloureuse. Je m’étais déjà rendu compte de ce détail à l’entraînement. En direction du Château de Vincennes, rue de Reuilly puis avenue Daumesnil, plusieurs montées successives m’obligent à baisser le rythme, et tout de suite le pied me rappelle à son bon souvenir, mais c’est supportable. J’arrive à un bon rythme au km 10 pour mon premier ravitaillement (ayant loupé le précédent). Là je suis surpris par l’état de saleté autour des stands et par le comportement de nombreux coureurs qui jettent littéralement leurs restes d’oranges et de bananes par terre quand ce n’est pas sur les personnes qui les servent. Ce manque de respect me semble incohérent avec les valeurs du sport. Certains l’ont bien compris, et j’ai vu des coureurs parcourir une longue distance avec une bouteille vide pour aller la jeter dans une poubelle, bravo. Je m’arrête donc au ravitaillement, j’ai très soif, je prend deux bouteilles d’eau que je bois coup sur coup, et je repars. C’est ma première erreur. Aux entraînements j’avais l’habitude de boire au fur et à mesure, par petites gorgées et je n’ai jamais eu de soucis. Ici, alors que je passais devant le Château de Vincennes, j’avais mal au ventre et j’entendais d’étranges gargouillis. A tel point que je ne me suis pas arrêté au ravitaillement suivant. Encore une erreur.

Au km 13, dans le bois de Vincennes, je retrouve Maïté, une militante exceptionnelle de L214 qui me mitraille de son appareil photo. Maïté est encore une de ces guerrières dont je parlais plus haut. Pendant la semaine qui précédait le marathon, la toile s’est enflammée en apprenant ma blessure. Certains pensaient que j’étais inconscient de courir tout de même, d’autre écrivaient que je devais aller au bout. Maïté me conseillait jour après jour, à propos des soins que je devais apporter au pied. Elle n’a jamais contesté ma décision. Il faut dire que c’était un choix raisonné. Mon coach a fait le marathon de New York avec une fracture à chaque pied, donc c’était possible d’y arriver, même s’il est plus aguerri et beaucoup plus léger que moi. Il n’y a rien à faire concernant une fracture si ce n’est du repos, et ça impliquait de jeter aux orties des mois de dur labeur, impossible de mon point de vue. Enfin et surtout, j’avais embarqué beaucoup trop de monde dans cette aventure pour revenir en arrière. Les associations avaient confectionné des banderoles, des affiches, des badges, je ne me voyais vraiment pas leur faire défaut, la défaite n’est pas une option. Pendant 9 km Maïté m’a suivi à vélo, et quelquefois m’a précédé pour me mitrailler à nouveau. Elle a troqué son blouson aux couleurs de L214 pour un tee-shirt militant. Alors que des personnes dans la force de l’âge commençaient à souffrir de la chaleur, Maïté pédalait comme une jouvencelle  vers la sortie du bois de Vincennes. Je la filmais autant qu’elle me photographiait. Avant de sortir du bois, j’ai eu une petite discussion houleuse avec des sonneurs de trompes de chasse. A mi-course, lors d’une interview un peu facétieuse, je me suis excusé auprès de nos amis de chasse-pêche-et-tradition pour l’incident du bois de Vincennes en espérant qu’il n’y ait pas eu de blessés. En entendant les cors de chasse je me suis senti traqué et j’ai perdu la raison. Sérieusement, à part l’anecdote rien à tirer des sonneurs de trompe. Au moins j’ai toujours assez d’énergie pour m’en prendre à une quinzaine de sonneurs mécontents. A 11h45 j’arrive au km 15 – en deux heures – et je suis déjà cuit comme un pop corn. L’insolation est foudroyante. Au QG suivant ma fille s’inquiétera de ma couleur cramoisie. Je repart avec trois bouteilles du ravitaillement suivant, une dans chaque poche et une à la main. Je me dis que la remontée de l’avenue Daumesnil en direction de Bastille va être terrible, et elle l’est. Pourtant j’accélère un tout petit peu car j’ai très envie de revoir mon équipe au prochain QG qui se trouve au 22eme km. Ils sont tous là au tournant de l’avenue Bourdon. Je vois d’abord mes filles qui me filment ainsi que Pierre-Marie, Patricia mon épouse est non loin, en
plein soleil (ça va se payer le lendemain, vive les insolations). Marco et toute l’équipe du CCE2A ainsi que Régis et 269 Life France sont là, donnant de la voix, drapeaux d’ALF, et bannières au vent. Eux aussi sont en plein soleil depuis ce matin. Avec la chaleur, ma vitesse a un peu baissé dans les bois et plus la vitesse baisse, plus je tape sur le pied. Les foulées étant moins amples j’en fais beaucoup plus. Pour un coureur de mon gabarit la pression exercée en course sur mes jambes peut aller jusqu’à 1346kg (12 X113), c’est dire si j’hypothèque mes chances de réussite à chaque pas. J’ai donc commencé à prendre du retard sur mes prévisions, voyant le meneur d’allure du 5h30 me doubler, juste avant de rejoindre le QG. Malgré ce retard, et une température qui arrivait aux 20° mes courageux supporters attendaient en plein soleil, en profitant pour communiquer pour la cause. Taz et Melany avaient imprimé des flyers (avec Vegan Marathon), qu’ils distribuaient avec les autres activistes. Les animaux ont bien de la chance d’avoir de tels soutiens, et moi aussi. En arrivant à leur hauteur, je leur fais une bise à tous et je les remercie vivement. Je ne suis pas certain qu’ils mesurent à quelle point leur présence est cruciale. Je repars donc le coeur léger, me disant que j’avais déjà parcouru plus de la moitié du marathon. Ma joie est de courte durée, je sombre entre le quai des Célestins et la Voie Georges Pompidou. Les descentes et les remontées des tunnels ont raison de mon stoïcisme. J’ai l’impression qu’une armée de démons se glisse sous mon pied pour enfoncer des épées, qui me transpercent de part en part. La douleur irradie mon pied, mon mollet, le devant de la jambe et jusque dans les bras. Je suis à un peu plus de la moitié du parcours, à 4h20 de course, et je n’ai jamais couru plus longtemps. La température culmine à 25° soit 10 degrés de plus que la veille – et que le lendemain -,  et j’ai l’impression que ma peau est brûlée sur chaque partie de mon corps. Ma fréquence cardiaque est à 150 alors que je ne cours plus qu’à 6,5 km/heure.C’est là que j’ai une mauvaise pensée. Mes tests à l’effort ont démontré que j’ai une capacité cardiaque équivalente à celle de certains champions (380 watts), mais il n’en est pas de même de l’hypertension. Lors des tests à l’effort j’étais à 160 au repos grimpant jusqu’à 240 vers la fin du test. Et nous n’étions certainement pas dans des conditions aussi extrêmes. Un AVC n’est pas si improbable. Je chasse cette idée rapidement (merci coach pour la méditation), et je me concentre sur le km 30, c’est-à-dire le mur du marathon, où devait m’attendre Laurent et L214 ainsi que mon équipe de tournage et ma famille. Je m’efforce de visualiser ce moment, alors que je vois autour de moi les ambulances défiler, et des sportifs allongés ou assis au bord de la route. Arrivé au 30 kilomètre rien, personne. J’ai un moment de tristesse, mais je ne m’arrête pas. Pourquoi l’aurais-je fait ? Arrivant presque au km 31, j’aperçois mes filles et les caméras, qui valdinguent de toute part. Je cherche les miens du regard, ce qui semble un peu contrarier Pierre Marie qui me filme. Et là le mur est orange ! En fait, Laurent avait repoussé le QG animaliste devant la maison de la radio, et là surprise, une véritable haie d’honneur m’attend. Les militants de part et d’autre de la route, brandissent des pancartes avec mon nom dessus, ou mon visage, et également des slogans liés à Vegan Marathon ou à la cause animale. Dire que je suis heureux de voir tous ces visages amis est en-dessous de la vérité. Moment de joie intense, qui se concrétise par des embrassades et des effusions. Je m’arrête et je les embrasse tous les uns après les autres. Nous prenons le temps de faire une photo ensemble, et en marchant je donne une interview. Un vrai bonheur. Je suis impressionné par la détermination de ces militants, restés des heures en plein soleil pour leurs convictions. Mon ami Laurent avait bien œuvré. Depuis des semaines, il préparait ce travail. Il avait confectionné toutes ces affiches et mobilisé les troupes. Tant d’attention, j’étais vraiment touché. Grace à eux, là pour le coup, j’étais devenu indestructible et j’allais en avoir bien besoin.
Même si j’ai pris un retard énorme sur mon plan de course, je me prépare à mettre en place mon rituel comme je l’avais prévu. Ayant conscience de l’importance de la musique, j’ai choisi de courir sans musique. D’une part pour profiter de ce qui se passe autour, mais surtout pour que le moment ou je branche mes écouteurs soit d’un réel intérêt. Aller au delà du mur du marathon, était un premier objectif, finir la course devient à présent mon objectif. Et si possible la finir avec panache. Une autre course débuta donc après le km 30. Cette course est mienne, je me coupe du monde avec la musique, ne pensant plus à rien sinon à la course. Je visualise mon arrivée sachant que tout le monde m’attend à l’arrivée. Je contrôle ma fréquence cardiaque, ma vitesse et… je sens une main qui me tape sur l’épaule. Une jeune femme sur un vélo. J’enlève mes écouteurs. – « Vous êtes hors temps ! » m’annonce-t-elle sans s’arrêter. – « Pardon ? » – « Vous êtes hors temps, si vous n’atteignez pas le prochain kilomètre dans une minute vous êtes déclassé ! ». En me retournant je vois la voiture balai sur laquelle est inscrite 6H, et je comprend qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Mon sang ne fait qu’un tour. Je lui lance « j’y serais ! » et j’accélère. Ma vitesse augmente rapidement, 8,9,10, 11 km/h. Je double les autres coureurs par poignées de 10. J’arrive à temps au kilomètre suivant, je garde le rythme et j’accélère même encore un peu. Il ne reste plus que 8 kilomètres, je ne ressens aucune douleur, pas d’essoufflement, je ne sais pas à quoi je suis shooté mais je vole carrément, risquant de provoquer un rhume aux coureurs que je double.  Je suis à 7 kilomètres de l’arrivée, plus rien ne peut m’arrêter, je ne vois plus la voiture balai depuis longtemps. Et, en pleine euphorie, c’est la catastrophe. Au moment où mon pied droit touche le sol, je sens une décharge électrique traverser mon corps. Ma fracture a atteint ses limites, et je suis incapable de poser le pied par terre. Je tente une dernière charge, impossible. Encore une autre et une autre, chaque fois le résultat empire. La douleur est terrible. Je commence à transpirer démesurément. Depuis le km 30 il n’y a plus aucun ravitaillement, le seul grain de sable dans cette incroyable organisation du Marathon de Paris. Il y a bien un stand Isostar qui distribue des boissons énergisante mais je sais que leurs produits contiennent des traces de lait, de mollusques et de crustacés. Je refuse la boisson, mais le problème n’est pas là. Je ne manque pas d’énergie, je pourrais faire de la revente aux autres coureurs et je ferais fortune. Non mon vrai problème est la douleur incessante. A ce seuil, il n’est plus question de méditation, et je ne pense qu’à cette blessure. J’envisage toutes les possibilités, y compris courir les derniers kilomètres à cloche pied. La seule chose certaine, c’est que pour rien au monde je n’arrêterais. J’allais ramper jusqu’à la ligne d’arrivée s’il le fallait, mais j’allais y arriver. Et c’est pratiquement ce qui s’est passé. A un moment donné ma montre Polar s’est arrêtée, batterie faible. Plus moyen de connaître ma fréquence cardiaque, la distance, plus rien. J’étais perdu comme un commandant de navire sans boussole. De rage je me suis élancé dans une tentative désespérée, mais c’était impossible d’aller plus loin. Je ne pouvais pas faire un mètre de plus, pas comme ça en tout cas. J’ai pris ma respiration, et j’ai commencé à courir à petites foulées, puis à marcher, alternant avec les petites foulées. Je ne pouvais pas lâcher. La défaite n’est pas une option ! J’ai continué ainsi pratiquement jusqu’à la ligne d’arrivée. Arrivés à quelques dizaines de mètres de la ligne, un agent s’est dressé face à nous pour nous empêcher de franchir la ligne. Deuxième erreur de l’organisation. C’est là que l’on comprend que nous ne sommes ni à Rotterdam, ni à New-York. Lors du dernier marathon de Rotterdam au Pays-Bas la dernière concurrente Kelly De Ridder a eu le privilège d’être escortée, sirènes hurlantes, par la police et de bénéficier d’une ovation incroyable de la part du public. L’arrivée de cette guerrière (oui il n’y en a pas qu’en Corse) été relayée en direct à la télévision et Kelly a franchi la ligne d’arrivée sous une pluie de confettis, sous les clameurs du public et au son du mythique You’ll never walk alone. Ca c’est le sport ! Le respect est le ciment du sport, et l’organisation du marathon ne devrait pas considérer les derniers concurrents comme des sous-sportifs. Ces femmes et ces hommes sont allés au bout d’eux-mêmes, prouvant que la défaite n’est pas une option. Ils ont dépassé leurs limites personnelles, ils sont allés au delà de ces murs, au delà du seuil des 6 heures devraient avoir une médaille supplémentaire, celle du courage et de la pugnacité. Oui le règlement de la course prévoit un temps maximum de 6h pour effectuer le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée, et alors ? Dans d’autres pays on ne joue pas avec la santé des participants, et on attend jusqu’au dernier coureur. Comment est-ce possible qu’à la fin il n’y ait plus d’approvisionnement pour les derniers participants ? Ni de services médicaux ? Ni de respect ? Il faut bien garder en tête pourquoi 57000 personnes pour la plupart des non-professionnels acceptent ce calvaire. L’organisation du marathon de Paris est quasiment parfaite, mais cette fin d’épreuve est une faille du système. J’avais prévu de remettre ma médaille de finisher à une des associations présentes. Et nous allons réfléchir si c’est encore possible. L’organisateur du marathon de Paris reverra peut-être son règlement, qui sait ? Contenir les militants de la cause animale n’est pas toujours une mince affaire. J’en veux pour preuve l’épilogue de ce challenge. L’arrivée du marathon est bouclée. Deux femmes, deux américaines sont en pleurs. Elles ont subit un martyr et la sécurité les stoppent à deux cent mètres de l’arrivée.Ondalina et Ariakina m’ont rejoint et nous courrons en direction de l’arrivée.Les militants courent avec moi, le tambour de Nathalie résonne, le mégaphone de Taz m’encourage faisant écho aux applaudissements des militants. Ils me guident vers une contre-allée que nous rejoignons à petite foulée. Un agent de sécurité nous empêche de rejoindre la ligne d’arrivée. Je ressens une profonde injustice. La défaite n’est pas une option, nous allons donc improviser. Le compteur officielle tourne toujours, nos caméras filment, et nous avons fait ce que nous savons faire : RESISTER ! Rejoint par mes frères et mes soeurs de la cause animale, nous avons forcé le passage, nous nous sommes placés face à l’arrivée, et j’ai pu finir ce challenge (politique et sportif). VEGAN MARATHON est une réussite totale, à l’image de cette lutte titanesque qu’est la protection du vivant. Le travail réalisé pour la cause animale grâce aux associations est inestimable, aujourd’hui et tous les autres jours de l’année. La prise de conscience, l’abolition de l’exploitation animale, la chute de tous les murs, l’ouverture de toutes les cages, la fin de toutes les discriminations, du racisme, du sexisme, de l’homophob
ie, de l’esclavage sous toutes ces formes, c’est à nos militants que nous la devons. Ils croient à un avenir serein, plus fraternel, plus juste et plus respectueux, et j’y crois aussi, c’est pour ça que je considère que la défaite n’est pas une option ! Ma victoire personnelle était acquise au moment où je me présentais sur la ligne de départ du marathon de Paris, je méritais déjà ma médaille de finisher. Ces 11 mois de préparation m’ont complètement transformé. Au moment de passer la ligne d’arrivée avec mes amis et ma famille je me souviens de ces paroles de Zapotek : « Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. Je dirais même mieux, cours un Vegan Marathon! Mon nom est Magà Ettori, je suis un corse, vegan, animaliste, antispeciste, citoyen du monde et marathonien ! J’aime l’idée de courir pour les humains et  pour les animaux. Le marathon est une voie de l’humilité, du courage et de l’empathie, des vertus indispensables à la préservation du vivant. Finalement cette arrivée est complètement cohérente avec l’esprit de Vegan Marathon, nous sommes dans un acte de résistance  et la défaite n’est pas une option !

Comme nous le disions le premier pas de VEGAN MARATHON est devenu un symbole de courage, et pas seulement chez les animalistes. Apprenant l’exploit de Magà Ettori, les organisateurs du marathon lui remettront la médaille de finisher. Le 24 juin prochain une cérémonie est organisée par le CCE2A. A cette occasion seront présents les nouveaux membres de l’équipe Vegan Marathon. Une quarantaine de coureurs véganes qui participeront avec Magà au prochain Marathon de Paris, sous les couleurs de Vegan Marathon. Le 8 avril 2018, les associations dresseront une chaîne humaine de 42 km, de la ligne de départ à la ligne d’arrivée : « CHALLENGE – 42.195 »

crédit photos reportage : Ondalina Ettori, Ariakina Ettori, Pierre Marie Paubel, Caroline Richard Sevilla, Nathalie Krier, Maïté Bachata,

Une chaîne humaine au service des non-humains

« 42.195 – VEGAN MARATHON » est une action de sensibilisation contre l’exploitation animale qui se déroulera le dimanche 8 avril 2018, à l’occasion du 42e marathon de Paris. Notre objectif est d’informer le grand public des injustices de l’exploitation animale mais également de faire tomber tous les murs des préjugés. « 42.195 – VEGAN MARATHON » est une action festive, positive, solaire, artistique et sportive. Une chaîne humaine partira des Champs-Elysées, traversera 5 arrondissements, pendant 42,195 km et rejoindra l’arrivée Avenue Foch. L’objectif étant de soutenir une quarantaine de coureurs véganes. La course offre un magnifique décor qui sera émaillé d’animations populaires et d’happenings artistiques. C’est pour nous une belle opportunité de communiquer positivement autour de la cause animale. L’impact médiatique d’une telle manifestation est important. Ce ne sont pas moins de 189 pays qui diffusent le Marathon de Paris avec 23 diffuseurs, 8 chaînes en direct, + de 5h30 de direct tv en France, 15 h de news tv, 900 articles de presse, 31 h  de temps d’antenne radio cumulé, 6 millions de pages vues sur le site internet, 966 000 vidéos vues sur you tube, 39 000 téléchargements de l’application mobile. Le Marathon de Paris nous offre donc une tribune sans précédents. Pour nous soutenir, vous pouvez :

– courir le marathon aux couleurs de VEGAN MARATHON : ICI

– faire du bénévolat pour organiser le CHALLENGE 42.195 : ICI

– établir un partenariat avec votre structure (association, …) : ICI

– faire un don financier : ICI

– faire du sponsoring : ICI

– organiser des happenings :  ICI

– communiquer sur l’action (blogs, revues, sites, médias, réseaux sociaux,…) : ICI

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