Archives de Catégorie: POLITIQUE

Les muffins militants

On me demande souvent comment j’ai fait pour perdre 30 kg lors de ma préparation du marathon de Paris : « c’est extraordinaire ! « , « Fantastique ! », « Ca doit-être difficile ? » Mais vous n’avez pas idée mes braves amis ! Mon épouse est un cordon bleu. Ces plats véganes feraient le désespoir d’une armée de curistes. Aujourd’hui elle a passé la journée devant les fourneaux pour préparer une ses spécialités véganes, les muffins bananes/chocolat, bananes/cranberry, bananes/pecan. Sérieusement vous trouvez que je n’ai pas de mérite d’avoir perdu 30 kg ? Ok, ok, j’avoue ce n’est pas pour moi. En fait cette montagne de patisseries est destinée à L214 qui organise le « Paris – Worldwide Vegan Bake Sale », nous en prélèveront une partie pour le petit-déjeûner des militants de l’Action Anti Braconnage A Herblay. Nous serons en tournage dans le cadre de VEGAN MARATHON sur ces 2 sites ainsi que à happening Géant en plein centre de Limoges contre l‘Usine 1000 Veaux, et à l’organisation d’une équipe de runners végans pour le prochain marathon de Paris. Alors si vous souhaitez découvrir les fabuleux muffins de mon épouse, il va falloir venir aux actions :
1/ Action Anti Braconnage A Herblay : https://www.facebook.com/events/1389038644522286/
2/ Paris – Worldwide Vegan Bake Sale : https://www.facebook.com/events/346578195740009/
3/ Usine 1000 Veaux : Happening Géant en plein centre de Limoges ! : https://www.facebook.com/events/223174938148442/

Pour sauver un paysan, mangez un syndicaliste

« Pour sauver un paysan, mangez un vegan », La nouvelle campagne de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne aurait tout pour être drôle, si, et seulement si les concepteurs de la campagne ne s’étaient pas trompés de cible. Il fallait en fait dire : Pour sauver un paysan, mangez un syndicaliste. Car au bout du compte, leurs syndicats ne sont-ils pas autant responsables de la ruine et de la faillite des agriculteurs que les pouvoirs publics, qui subventionnent et encouragent des pratiques d’un autre temps ? L’abolition de l’exploitation animale est inéluctable, mais sur du très court terme le problème est ailleurs. D’après le syndicat en question, plus de la moitié des agriculteurs en 2016, ont un revenu inférieur à 354 € par mois (4 200 €/an). Oui, bien. Et alors ? On attend quoi pour se convertir ? C’est ce que ferait n’importe quel autre travailleur. Vous les syndicalistes, plutôt que d’encourager vos serfs à la précarité, de les cantonner au rôle de pourvoyeurs de chairs pour les serials killers des abattoirs, pourquoi ne pas envisager d’abonner une fois pour toute, ce modèle économique basé sur l’esclavagisme et le meurtre alimentaire ? Vous voulez peut-être sécher leurs bas de laine sur des panneaux 4X3 avant de partir avec votre butin en Chine, à l’instar de la Cooperl (coopérative bretonne leader du porc en France) qui après avoir inaugurer un élevage de 1 500 reproducteurs à Anyang en Chine, s’apprête à y construire une usine de transformation. Vous voulez parlez scandales ? Parlons scandales. En août 2015, le numéro 1 français de la viande, le groupe Bigard, qui possède notamment les marques Charal et Socopa, a boycotté le marché de Plérin, tout comme la Cooperl, en achetant les porcs de ses 2 700 adhérents à un prix inférieur à celui du marché au cadran de Plérin, provoquant la chute du prix du porc, et celle des petits éleveurs. Plérin et son fameux cadran. De quoi s’agit-il en fait ? Le marché au cadran de Plérin est l’endroit qui fixe le prix de référence du porc pour toute la France. On l’appelle aussi Marché du porc breton. Il se tient deux fois par semaine, et rassemble les producteurs et les acheteurs. Les prix des victimes s’affichent sur un cadran électronique, d’où de nom de marché au cadran. Depuis 1972, l’objectif du marché au cadran est de réguler les transactions entre vendeurs et acheteurs de victimes, c’est à dire entre les éleveurs et les industriels de la viande, ceux qui assassinent des êtres vivants, puis les transforment et les conditionnent pour devenir ce que l’on appelait à la préhistoire de la viande. Chaque semaine, des dizaines de milliers de victimes sont donc vendus à Plérin. Les victimes sont présentées sur catalogue avec leurs caractéristiques, comme l’âge, le poids, la  provenance. Le prix qui est fixé à Plérin va ensuite s’appliquer à l’ensemble de la filière, et pas seulement en Bretagne. Dans toute l’Europe, il y a surproduction de victimes et, parallèlement, la consommation de cadavres a baissé pendant l’été en France, ce qui fait reculer les prix. Les acheteurs français, demandent des prix plus bas et reprochent au Marché du porc breton d’être déconnecté des prix européens. Résultat les industriels de la viande (les fameux acheteurs) boycottent le marché de Plérin. Bien entendu, ils sont suivis par la coopérative bretonne, le leader du porc en France. Ce scandale n’est qu’un scandale de plus dans le monde sulfureux de l’industrie de l’agro-alimentaire, mais il illustre bien ce qui précipite un peu plus chaque jours les petits éleveurs et les agriculteurs dans les affres de la banqueroute. Non, malheureusement les vegans ne sont nullement responsables de cette banqueroute. Mais à qui profite le meurtre alimentaire alors ? Dans un premier temps il faut regarder dans la direction des lobbys et des syndicats de la filière agricole. Ceux-là connaissent plus le son des cuillères à l’heure du thé dans les salons cossus des chambres parlementaires, que les flocs des bottes en caoutchouc dans l’aube blanche. Il faut ensuite regarder en direction des industriels qui ne payent pas le prix d’achat que reflètent la réalité des coûts d’exploitation. Idem pour le consommateur qui ne demande qu’à payer moins cher à chaque passage en caisse. Ne parlons même pas des politiques qui achètent le silence des agriculteurs à grand coup de subventions et font la danse du ventre à chaque élection. Enfin il faudrait que les agriculteurs eux-mêmes fassent leur mea culpa et se demandent s’ils ne se sont pas fourvoyés en laissant la mainmise à ces coopératives, initialement fondées pour les protéger des vicissitudes du marché. « Pour sauver un paysan, mangez un vegan », c’est de l’humour dit Patrick Franken, le président du syndicat agricole du Lot-et-Garonne.  Désopilant ! « J’arrêterais de faire de la politique quand les politiciens arrêteront de nous faire rire! » avait dit Coluche, ajoutant dans une autre boutade :  « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ! Le syndicalisme, c’est le contraire ! ». Comme quoi humoriste et agriculteurs ce sont des métiers.

Magà Ettori, Paris, 24/03/2017

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Justice !

maga-ettori-campagne-contre-la-corruptionLa période de règne de Paul Giacobbi en Corse a été, pour nous, synonyme de coups de gueules et coups de sang (voire coups de poings). Ce règne de l’injustice s’échoue misérablement aujourd’hui avec la condamnation du député de la Haute-Corse Paul Giacobbi condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Bastia dans l’affaire dite des gîtes ruraux de Haute-Corse. Pour Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia, ce détournement a été réalisé « dans des proportions jamais atteintes » en Corse. Monsieur le procureur a le sens de l’humour. L’affaire des gîtes ruraux n’est qu’un épiphénomène, la réalité est plus vaste, et plus globale. Telle un cancer, année après année la pieuvre a mis la main sur l’économie dans sa globalité, mêlant affaires louches et affaires saines. Ses tentacules ont saisi tout ce qu’elles pouvaient saisir. Avec la bienveillance des pouvoirs publics ? J’en veux pour preuve l’investigation que nous avons menée dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, corrompu par un système clientéliste, détournant à tour de bras les subventions au profit de quelques amis « producteurs ». Ce système là nous l’avons dénoncé, dans les médias, auprès de la répression des fraudes, dans les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de la Collectivité de Corse. A l’époque je représentais un groupement de professionnels, et j’avais été élu en qualité de Conseiller Cinéma au grand dam de l’équipe Giaccobi. LE vote du budget a rapidement donné lieu à des échanges tendus et j’ai eu une vive altercation avec Thierry Gamba-Martini l’ex-directeur général des services au conseil général. Mon refus de signer le budget avait provoqué son courroux. Quand je lui ai expliqué que je ne pouvais pas valider un budget douteux, réalisé par des personnes à la moralité douteuse, récemment mises en examen, sa seule réponse fut de me dire que ce n’était pas parce que quelqu’un était mis en examen qu’il était forcement coupable, et condamné. Allons monsieur Thierry Gamba-Martini, arrêtons de prendre les gens pour des idiots. Vous étiez tellement certain de votre impunité et de la réélection de Paul Giacobbi à la tête de la Collectivité de Corse, que vous avez omis de retirer certaines preuves accablantes de votre bureau. Il aura fallu du temps, mais vous voilà, monsieur Thierry Gamba-Martini, condamné à deux ans de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende. Une bien mince condamnation de mon point de vue. Le procureur vous a reproché « un grand détournement par négligence », laissez-moi rire, ce n’était pas de la négligence mais de l’orgueil, défaut que vous partagez avec votre patron. Ainsi, selon la justice, Paul Giacobbi aurait été le principal bénéficiaire d’un système clientéliste au préjudice du département de la Haute-Corse, qu’il a présidé de 1998 à 2010. Près d’un demi-million d’euros de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux a été détourné au profit personnel d’une quinzaine de personnes, mises en examen avec des élus et des hauts fonctionnaires. Paul Giacobbi était-il responsable de ces détournements ? LA justice le pense. Mais ce qu’elle ne dit pas c’est qu’en réalité Paul Giacobbi n’était que la victime triomphante d’un système qui a profité à d’autres, un système installé par son clan il y a fort longtemps, et qu’il a exploité le temps de son règne, quand les urnes étaient « africaines ». « C’est un assassinat politique ! » s’est indigné Jean-Louis Seatelli, l’avocat de Paul  Giacobbi. Bien entendu. Un assassinat politique, mais rien de très grave en comparaison du préjudice pour l’ensemble de la population corse. La justice a mis du temps, trop de temps, certaines pertes sont irrémédiables mais nous devons à présent nous réjouir, et ne plus regarder dans le rétro. Aujourd’hui la justice est passée, il nous reste à nous reconstruire collectivement. Nous avons, je suis certain, la possibilité de bâtir un avenir serein avec cette jeune génération d’élus insulaires de qualité. Ne manquons pas le coche dans quelques mois.

Les condamnations :

– Paul Giacobbi : 3 ans de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité, 100.000€ d’amende

– Thierry Gamba-Martini : 2 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Jean Hyacinthe Vinciguerra : 2 ans de prison dont 1 an avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer une – fonction publique, 8.000 d’amende;

– Jean-Marc Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Vannina Perrot, épouse Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Faustine Maestracci, épouse Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Pierre Paul Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Ange Noël Andreani : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Philippe Gabrielli : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Antoinette Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Laurence Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Laure Le Mee : 1 an de prison avec sursis

– Philippe Calendini : 18 mois de prison avec sursis, 5.000€ d’amende

– Josette Simoni, épouse Verdi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Pierre Orsini : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Dominique Jean Franceschi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Toussaint Pernici : 8 mois de prison avec sursis, 800€ d’amende

– Francine Ferrandi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Jean-Philippe Martinetti : 6 mois de prison avec sursis, 2.000€ d’amende

– Anne Marie Albertini : 6 mois de prison avec sursis

– Angèle Poletti, épouse Vannucci : 6 mois de prison avec sursis

– Catherine Muzard, épouse Rossi : 4 mois de prison avec sursis

– Pierre-Marie Mancini : 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 5 ans d’inéligibilité

Politique et cause animale, les enjeux pour 2017

antispécisme (Magà Ettori - Blog)Le navire France se dirige vers deux élections majeures en 2017, les élections présidentielles  les 23 avril et 7 mai 2017 suivies des élections législatives les 11 et 18 juin. Certains pourraient y voir des occasions de politiser la question animale. Après tout, pourquoi pas ? Mais concrètement, qu’est-ce que ces élections présidentielles apporteront à la démarche d’émancipation animale ? Sauf grande surprise, pas grand chose. Si EELV, l’UDI et Jean-Luc Melenchon affichent de plus en plus souvent leur intérêt pour la cause animale, les autres candidats des partis traditionnels ne semblent absolument pas concernés. Plusieurs sont même des amoureux de la tauromachie. A telle enseigne que 26 organisations de protection animale se sont regroupées au sein d’un collectif pour porter le débat autour de la question animale. Le collectif « Animal Politique » espère soumettre à tous les candidats à l’élection présidentielle un manifeste de 30 propositions « afin de prendre précisément note de leurs engagements ou de leurs refus, puis de rendre ces informations publiques ». Très franchement, réunir autant d’associations de premier plan pour la rédaction d’un manifeste commun, constitue déjà un exploit. Il est heureux que les guerres des chefs, les querelles d’égo, et autres dissensions au sein de la cause animale aient pu – à cette occasion – êtres dépassées. Espérons que l’intérêt supérieur des animaux permettra de transcender ces conflit, au-delà des législatives. La cause en sortirait grandie.

Le « mouvement 100% » travaille également à l’union des forces progressistes et écologistes en vue des législatives cette fois. Le « mouvement 100% » est un agrégat de structures politiques citoyennes et écologistes, qui ont décidé d’unir leurs forces. Une coopérative initiée dans le cadre des législatives, forte de ses 577 délégués locaux, qui a vocation à s’inscrire durablement dans le paysage politique. Au sein de ce « mouvement 100% », les idées d’émancipation animale ont la part belle. A l’initiative du mouvement se place l’Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) porté par Jean-Marc Governatori. Il s’agit tout de même du deuxième parti écologiste en France avec près de 72 000 sympathisants. Dans cette démarche l’AEI a voulu aller plus loin en soutenant des micro partis éthiques. Une démarche à laquelle a adhéré Gérard Charollois, candidat du parti « Une force pour le vivant ». Ce dernier militant depuis plus de trente ans pour « la défense du vivant et des équilibres naturels », a une vraie crédibilité dans cette bataille politique. Le « mouvement 100% »  soutient aussi « Génération Digitale » qui n’a pas encore publié de programme, et bien entendu le Pacte, Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique. Le Pacte s’est donné comme objectif la réconciliation entre les humains, les animaux et l’environnement par l’avènement d’une société qui n’exploite ni ne tue plus aucun animal, tout en garantissant le bien commun pour chaque être sentient. J’ai eu un vrai coup de coeur pour le Pacte  dont le projet de société m’a séduit. Le Pacte avait besoin de soutiens au moment de sa création, et j’avais accepté de faire partie du bureau politique (malgré un agenda très contraignant). Je me suis depuis retiré pour laisser la place à une équipe dynamique et très motivée. Je pense qu’en arrivant à maturité, ce parti portera haut et fort les valeurs de l’antispécisme.

D’autre personnalités engagées en politique sont à suivre dans les mois à venir, tant elles sont engagées pour la cause animale et/ou le végétarisme. Je pense notamment à Douchka Markovic, Laurence Abeille, Jacques Boutault, Geneviève Gaillard, Michèle Sriffler, Sylvie Goy Chavent, et Grégory Berthault qui a initié le « Mouvement Citoyen pour la Protection Animale ».

Lancé officiellement le 14 novembre, le Parti Animaliste est le fruit de la longue préparation d’une équipe sérieuse, qui a déjà fait ses preuves dans le monde associatif. Le Parti Animaliste promeut une évolution de société qui prendrait en compte les intérêts des animaux et qui repenserait la relation entre les animaux et les humains. Le Parti Animaliste ne soutient aucun candidat aux présidentielles, mais reste attentif au positionnement des candidats par rapport au manifeste  du Collectif « Animal Politique ». Pour le Parti Animaliste, si la société a connu des avancées considérables, la question animale reste paralysée. Dans un tel contexte, le Parti Animaliste s’est donné pour ambition de faire émerger la question animale dans le champ politique. C’est tout l’enjeu de ces deux grandes élections. Personnellement, en tant que citoyen, animaliste, antispéciste et vegan j’apporte mon soutien à toutes ces démarches politiques, pourtant je réserverai ma voix à la formation qui sera la plus concrète, la plus incisive, la plus constructive et la plus dérangeante. Peu importe la taille, la force et le niveau de ces formations politiques, toutes vont devoir affronter l’indifférence des partis traditionnels, le scepticisme des médias et la tempête élective. Bon voyage capitaines, ô mes capitaines.

Magà Ettori, Bastia, 05/12/2016

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Roger Antech, limogé du quotidien Corse-Matin

naufrage-corse-matin-maga-ettori-blogL’histoire de la presse insulaire, ce n’est pas le naufrage du Titanic, mais presque (http://www.petitions24.net/soutien_a_la_liberte_d_expression). Heureusement que Claude Perrier, PDG du groupe La Provence, actionnaire majoritaire de Corse-Matin, a pris les choses en main. Comme nous l’annoncions dans un billet précédent (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/30/le-pdg-de-corse-matin-demissionne/) Claude Perrier n’a pas été long a nettoyer les écuries d’Augias. Il a annoncé le limogeage de Roger Antech lors du comité d’entreprise du jeudi 27 octobre, précisant que le prochain conseil d’administration de La Provence prévu pour le 10 novembre, entérinera le départ de Roger Antech – actuellement en maladie –  directeur général délégué chargé de l’information, du développement et du projet de centre d’impression numérique de Corse-Matin. Le départ de Roger Antech s’inscrit dans un contexte de creusement abyssal du déficit au sein de Corse-Matin (DSH ACPM 2015-2016, 32 657 exemplaires, -7%). Une situation qui avait déjà conduit à sa rétrogradation, fin 2015, après le rachat du titre par Bernard Tapie, et après seulement une petite année en tant que P-DG de la société éditrice Corse Presse. Claude Perrier tablerait désormais sur 1,5 million d’euros de pertes sur 2016 pour sa filiale, contre un million d’euros envisagés avant l’été. Il a donc décidé de siffler définitivement la fin de la partie pour Roger Antech, ce moussaillon intronisé amiral qui a bien faillit couler le fleuron de la presse insulaire. La chronique de Roger Antech s’intitulait  »7 jours en Corse », ce fut un tout petit peu plus long, mais bon… tout vient à point à qui sait attendre. Il est seulement regrettable que ce limogeage ne soit pas intervenu quelques semaines plus tôt, il aurait réjouit les derniers jours de notre ami Jean-René Laplayne qui a vu le sabordage de la Corse Votre Hebdo. RIP

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Genocidio dei vegani, boicottaggio

boycott de Gianfranco Vissani (Magà Ettori - Blog)Il 19 agosto, ospite della trasmissione  » In Onda  » sul canale italiano LA7, lo chef stellato Gianfranco Vissani ha dichiarato: « I vegani sono una setta, sono come i Testimoni di Geova,  » prima chiamata a titolo definitivo al genocidio :  » E intendo i vegani e non i vegetariani. Quello che vorrei fare con i vegani ? Io li ucciderei tutti. « 

È sorprendente come un personaggio pubblico possa liberamente esprimere una tale quantità di menzogne e stupidaggini in un canale televisivo senza rischiare una denuncia.

Mentre gli altri chef presenti in trasmissione si sono indignati per i suoi commenti, chiedendogli di non dire « sciocchezze in TV”, La7 non si è minimamente degnata di scusarsi per l’ospite. È sempre sorprendente sentire la voce dell’orgoglio, la voce della demagogia, la voce dell’intolleranza chiamata genocidio. Gianfranco Vissani chi è per arrogarsi il diritto di giudicare e il diritto di uccidere ? Chi è Gianfranco Vissani per offendere l’onore di milioni di persone sul pianeta con i suoi deliri mediatici ? Nessuno! Un fenomeno da baraccone al quale è stato dato un microfono da La7. L’emittente ha così una sua parte di responsabilità nella vicenda.

Le osservazioni di Gianfranco Vissani sono prive di motivazioni. Invitano al massimo a mettere in discussione i rischi di un cuoco quando è sovraesposto mediaticamente e quando frequenta troppo assiduamente i macelli. Il lavoro della carne e il taglio della carne animale non sembrano essere senza conseguenze per le capacità intellettuali di chi le pratica intensamente. A meno che non invertiamo il problema. Criminologi sottolineano spesso il legame tra un comportamento violento e maltrattamenti di animali.

A meno che, la violenza e la volgarità di Gianfranco Vissani, non siano che una ricerca di visibilità mediatica. L’ex star della tv italiana degli anni ’90 da così tanto tempo vaga attraverso il labirinto dei talkshow, che il suo giudizio è indubbiamente alterato.

Qualunque siano le cause del suo scivolone, la nostra prima reazione è di boicottare tutte le attività commerciali di Gianfranco Vissani (ristoranti, programmi televisivi, libri…). È stato squalificato dai suoi commenti oltraggiosi e per inneggiare all’omicidio. Non si può stigmatizzare e discriminare milioni di persone, mettere un bersaglio sulla schiena di una comunità senza pagarne le conseguenze.

È tempo di reagire. Sappiamo che il caso di Gianfranco Vissani non è isolato. Il problema della vegefobia si sta intensificando in tutti i continenti. Stigmatizzazione, esclusione, satira o l’inferiorizzazione di persone che praticano il vegetarismo, il veganismo e l’antispecismo, stanno diventando sempre più comuni in Europa, negli Stati Uniti, passando per l’Asia e la vetta dell’Everest.

Queste pratiche sono tutte eseguite da lobby industriali che traggono profitto dallo sfruttamento degli animali, per l’ignoranza di molti.

Coloro che denunciano questa corsa al profitto, chi rifiuta lo sfruttamento cinico dei deboli, coloro che affermano che la convergenza delle lotte tra il rilascio di esseri umani e non umani, quelli che confutano il saccheggio delle risorse naturali, questi sono sistematicamente emarginati ed esclusi.

Le leggi vengono approvate tutti i giorni nei cinque continenti per proteggere gli interessi dell’industria. Come ad esempio la proposta di legge della deputata Elvira Savino, scritta con la chiara intenzione di stigmatizzare la comunità vegana in Italia e che potrebbe essere servita su di un piatto d’argento agli industriali della zootecnia. Leggi fangose e xenofobe oggi sono echi in Italia, ma non solo.

Pertanto, noi vegani, cittadini del mondo, solennemente ci appelliamo ad altri vegani, vegetariani, animalisti, antispecisti, e più in generale a tutte le donne e agli gli uomini con la possibilità di boicottare tutte le attività commerciali di Gianfranco Vissani in tutto il pianeta e chiedere al canale italiano La7 una condanna all’ospite del programma  » in onda  ».

Petizione indirizzata a Urbano Cairo proprietario dell’emittente televisiva La7.

Petizione Genocidio dei vegani, boicottaggio 

http://www.petitions24.net/genocide_des_vegans

Traduzione : Carmen Luciano e ExtraVegano

Magà Ettori, Dublin, 20/08/2016 in collaborazione con http://www.paroledanimaux.com/