Archives de Catégorie: LIBERTE D’EXPRESSION

La question animale dans le champ politique

Cette campagne des législatives est remarquable. Non sans difficultés, les candidats des partis animalistes, antispécistes et alliés se battent bec et ongles pour faire émerger la question animale dans le champ politique. La tache est rude et personne ne leur fait de cadeaux dans les camps en face. Dans un tel contexte, il est irresponsable à quiconque se réclamant de nos mouvances, de régler des comptes personnels, problèmes de personnes et autres. J’ai assisté à des échanges peu sympathiques hier soir, sur un groupe [important] lié au mode de vie végane, qui me semblaient avoir pour objectif de déstabiliser un candidat. Il faut prendre sa B12, sa respiration et réfléchir avec sa tête. Ce n’est pas ainsi que l’on aide la cause animale. Je me suis désinscrit de ce groupe, et j’invite au boycott tous mes ami.e.s, qui à l’avenir seront témoins de ce type de comportement (et ce peu importe le groupe, lettre d’informations, page,…). Soyez vigilant, et gardez toujours à l’esprit que cette cause nous dépasse, et que de notre union dépend la vie de milliard d’êtres.

Investiture, un repris de justice sous les ors de la République

C’était le grand jour pour Emmanuel Macron, celui de son installation à l’Elysée. Grand maître de l’ordre de la Légion d’honneur, le huitième président de la Ve République s’est rendu dans la salle des fêtes du palais de l’Elysée pour sa première prise de parole en tant que chef d’Etat. Le Président a du charisme, on dirait un Kennedy. Il serre des mains, caresse des joues, celle de Richard Ferrand, celle de François Bayrou, celle de Gérard Collomb. Le maire de Lyon ne peut cacher son émotion. Et le président de la République l’étreint, c’est touchant. Nous sommes entre gens de bonne compagnie, pas de torera en vue. Jean-Paul Delevoye, François Patriat, Renaud Dutreuil, Christophe Castaner, Sylvie Goulard,… bon tout va bien. Et puis, arrive un homme au large poitrail. Le Président lui serre longuement la main. Paul Giacobbi ! Un sulfureux invité, un repris de justice. sans doute invité en qualité de membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, mais comment est-ce possible ? On sait que la moralisation de la vie publique a été un thème dominant de la campagne présidentielle, et on se demande comment un tel individu a pu se rapprocher à ce point du pouvoir. Ce doit être une erreur ! Il est surprenant qu’un brillant communiquant comme Emmanuel Macron s’affiche, le jour de son investiture, avec un repris de justice. Il sait où sont les caméras. Quel camouflet pour le Tribunal Correctionnel de Bastia et la juridiction financière de Bastia. A ce moment là, le Procureur de la République Nicolas Bessone doit se sentir bien seul devant son poste de télévision. Après des années d’enquêtes, le 25 janvier dernier, le procureur de la République avait enfin réussi à faire condamner Paul Giacobbi, député (DVG) de la Haute-Corse, par le tribunal correctionnel de Bastia à trois ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité pour « détournements de fonds publics » et une amende de 100 000 euros. C’est compter sans la malice de Paul Giacobbi. En politique – comme dans d’autres domaines -, l’essentiel est dans le rythme, la cadence, l’agenda, l’opportunité. Dix jours avant sa condamnation, Paul Giacobbi s’était fendu d’un communiqué, dans lequel il expliquait pourquoi il avait décidé d’apporter son parrainage à Emmanuel Macron pour la prochaine élection présidentielle. Rusé le bougre ! Mais qui a prétendu que Paul Giacobbi n’était pas intelligent, qu’il n’avait pas les bons réseaux, ni les bonnes informations ? La salle des pas perdus n’est pas perdue pour tout le monde. Maire de Venaco depuis 1982, conseiller territorial, président du Conseil général de Haute-Corse, président de la Collectivité Territoriale de Corse jusqu’en 2015, député à l’Assemblée Nationale depuis 2002, et Ministre de Nicolas Sarkozy pendant 3 heures (oh la boulette). Il fut l’homme de la politique insulaire, marionnettiste, pourvoyeurs d’emplois et autres avantages, chantre et leader à la fois. D’accord, il est doué et il a des amis. Un peu vaniteux mais doué. Il le dit lui même : « Est-ce vraiment si extraordinaire que le président de la République discute avec des élus, même s’ils ne sont pas de son camp ? J’ai une compétence sur la crise qui est supérieure à celle de 99 % des députés. Quand je vois Sarkozy, on parle surtout de ça. Je suis crédible. » Que de modestie ! Certes, il est crédible tant que l’on ne parle pas de moralisation de la vie publique. Et dans le contexte actuel, heu, comment dire ? On ne parle que de ça, depuis des semaines. L’affaire Pénélope Fillon et les soupçons d’emplois fictifs du Front National au Parlement européen ont été au coeur de la campagne présidentielle. Le candidat Macron a promis dans son programme (p.14) « une grande loi de moralisation de la vie publique ». Le porte-parole de « La République en Marche », Benjamin Griveaux, a été très explicite : « la première décision politique prise par Emmanuel Macron quand il posera sa valise à l’Élysée c’est d’avoir avant le premier tour des législatives un projet de loi » sur la moralisation de la vie publique ». Dont acte, nous avons bien compris le message.

Justice !

maga-ettori-campagne-contre-la-corruptionLa période de règne de Paul Giacobbi en Corse a été, pour nous, synonyme de coups de gueules et coups de sang (voire coups de poings). Ce règne de l’injustice s’échoue misérablement aujourd’hui avec la condamnation du député de la Haute-Corse Paul Giacobbi condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Bastia dans l’affaire dite des gîtes ruraux de Haute-Corse. Pour Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia, ce détournement a été réalisé « dans des proportions jamais atteintes » en Corse. Monsieur le procureur a le sens de l’humour. L’affaire des gîtes ruraux n’est qu’un épiphénomène, la réalité est plus vaste, et plus globale. Telle un cancer, année après année la pieuvre a mis la main sur l’économie dans sa globalité, mêlant affaires louches et affaires saines. Ses tentacules ont saisi tout ce qu’elles pouvaient saisir. Avec la bienveillance des pouvoirs publics ? J’en veux pour preuve l’investigation que nous avons menée dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, corrompu par un système clientéliste, détournant à tour de bras les subventions au profit de quelques amis « producteurs ». Ce système là nous l’avons dénoncé, dans les médias, auprès de la répression des fraudes, dans les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de la Collectivité de Corse. A l’époque je représentais un groupement de professionnels, et j’avais été élu en qualité de Conseiller Cinéma au grand dam de l’équipe Giaccobi. LE vote du budget a rapidement donné lieu à des échanges tendus et j’ai eu une vive altercation avec Thierry Gamba-Martini l’ex-directeur général des services au conseil général. Mon refus de signer le budget avait provoqué son courroux. Quand je lui ai expliqué que je ne pouvais pas valider un budget douteux, réalisé par des personnes à la moralité douteuse, récemment mises en examen, sa seule réponse fut de me dire que ce n’était pas parce que quelqu’un était mis en examen qu’il était forcement coupable, et condamné. Allons monsieur Thierry Gamba-Martini, arrêtons de prendre les gens pour des idiots. Vous étiez tellement certain de votre impunité et de la réélection de Paul Giacobbi à la tête de la Collectivité de Corse, que vous avez omis de retirer certaines preuves accablantes de votre bureau. Il aura fallu du temps, mais vous voilà, monsieur Thierry Gamba-Martini, condamné à deux ans de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende. Une bien mince condamnation de mon point de vue. Le procureur vous a reproché « un grand détournement par négligence », laissez-moi rire, ce n’était pas de la négligence mais de l’orgueil, défaut que vous partagez avec votre patron. Ainsi, selon la justice, Paul Giacobbi aurait été le principal bénéficiaire d’un système clientéliste au préjudice du département de la Haute-Corse, qu’il a présidé de 1998 à 2010. Près d’un demi-million d’euros de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux a été détourné au profit personnel d’une quinzaine de personnes, mises en examen avec des élus et des hauts fonctionnaires. Paul Giacobbi était-il responsable de ces détournements ? LA justice le pense. Mais ce qu’elle ne dit pas c’est qu’en réalité Paul Giacobbi n’était que la victime triomphante d’un système qui a profité à d’autres, un système installé par son clan il y a fort longtemps, et qu’il a exploité le temps de son règne, quand les urnes étaient « africaines ». « C’est un assassinat politique ! » s’est indigné Jean-Louis Seatelli, l’avocat de Paul  Giacobbi. Bien entendu. Un assassinat politique, mais rien de très grave en comparaison du préjudice pour l’ensemble de la population corse. La justice a mis du temps, trop de temps, certaines pertes sont irrémédiables mais nous devons à présent nous réjouir, et ne plus regarder dans le rétro. Aujourd’hui la justice est passée, il nous reste à nous reconstruire collectivement. Nous avons, je suis certain, la possibilité de bâtir un avenir serein avec cette jeune génération d’élus insulaires de qualité. Ne manquons pas le coche dans quelques mois.

Les condamnations :

– Paul Giacobbi : 3 ans de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité, 100.000€ d’amende

– Thierry Gamba-Martini : 2 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Jean Hyacinthe Vinciguerra : 2 ans de prison dont 1 an avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer une – fonction publique, 8.000 d’amende;

– Jean-Marc Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Vannina Perrot, épouse Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Faustine Maestracci, épouse Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Pierre Paul Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Ange Noël Andreani : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Philippe Gabrielli : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Antoinette Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Laurence Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Laure Le Mee : 1 an de prison avec sursis

– Philippe Calendini : 18 mois de prison avec sursis, 5.000€ d’amende

– Josette Simoni, épouse Verdi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Pierre Orsini : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Dominique Jean Franceschi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Toussaint Pernici : 8 mois de prison avec sursis, 800€ d’amende

– Francine Ferrandi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Jean-Philippe Martinetti : 6 mois de prison avec sursis, 2.000€ d’amende

– Anne Marie Albertini : 6 mois de prison avec sursis

– Angèle Poletti, épouse Vannucci : 6 mois de prison avec sursis

– Catherine Muzard, épouse Rossi : 4 mois de prison avec sursis

– Pierre-Marie Mancini : 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 5 ans d’inéligibilité

Roger Antech, limogé du quotidien Corse-Matin

naufrage-corse-matin-maga-ettori-blogL’histoire de la presse insulaire, ce n’est pas le naufrage du Titanic, mais presque (http://www.petitions24.net/soutien_a_la_liberte_d_expression). Heureusement que Claude Perrier, PDG du groupe La Provence, actionnaire majoritaire de Corse-Matin, a pris les choses en main. Comme nous l’annoncions dans un billet précédent (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/30/le-pdg-de-corse-matin-demissionne/) Claude Perrier n’a pas été long a nettoyer les écuries d’Augias. Il a annoncé le limogeage de Roger Antech lors du comité d’entreprise du jeudi 27 octobre, précisant que le prochain conseil d’administration de La Provence prévu pour le 10 novembre, entérinera le départ de Roger Antech – actuellement en maladie –  directeur général délégué chargé de l’information, du développement et du projet de centre d’impression numérique de Corse-Matin. Le départ de Roger Antech s’inscrit dans un contexte de creusement abyssal du déficit au sein de Corse-Matin (DSH ACPM 2015-2016, 32 657 exemplaires, -7%). Une situation qui avait déjà conduit à sa rétrogradation, fin 2015, après le rachat du titre par Bernard Tapie, et après seulement une petite année en tant que P-DG de la société éditrice Corse Presse. Claude Perrier tablerait désormais sur 1,5 million d’euros de pertes sur 2016 pour sa filiale, contre un million d’euros envisagés avant l’été. Il a donc décidé de siffler définitivement la fin de la partie pour Roger Antech, ce moussaillon intronisé amiral qui a bien faillit couler le fleuron de la presse insulaire. La chronique de Roger Antech s’intitulait  »7 jours en Corse », ce fut un tout petit peu plus long, mais bon… tout vient à point à qui sait attendre. Il est seulement regrettable que ce limogeage ne soit pas intervenu quelques semaines plus tôt, il aurait réjouit les derniers jours de notre ami Jean-René Laplayne qui a vu le sabordage de la Corse Votre Hebdo. RIP

Faeryland, un premier film vegan… pour un monde meilleur

(photo Bluebirdstudios)

(photo Bluebirdstudios)

Oui, nous arrivons à la fin de l’aventure Faeryland. Après deux ans d’enquêtes sur les horreurs de l’exploitation animale, après deux autres années supplémentaires de tournages, deux fois interrompues par des attentats barbares, après une première version de Faeryland qui faisait 2h50 réalisée pour la Cop21, puis une projection au Sénat pour la Journée des droits de l’homme, puis une projection au cinéma le St-André des Arts à Paris pour soutenir la marche contre la vivisection, puis à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhillan, après un an d’avant-première dans toute la France, après un Prix Médor du « Meilleur film animalier », après des dizaines d’articles et des explication

s sur le veganisme, après des salons (Veggieworld, Vegan’Heart), des colloques, après trois magnifiques semaines d’exploitation en salle pour la sortie nationale, des rencontres fabuleuses avec le public, les exploitants, les militants et activistes, des heures (jusqu’à tard dans la nuit) d’échanges enrichissants et de débats, enfin Faeryland est finalement programmé pour 4 dernières séances en salle au cinéma le Central à Puteaux, à l’occasion de la Veggieworld et de la Veggie Pride. Une manière élégante de boucler la boucle. Nous resterons à l’écoute des associations et des cinémas qui souhaiteraient nous programmer dans le futur, mais notre route va à présent nous conduire vers d’autres horizons, d’autres pays, d’autres spectateurs, intéressés par cette formidable épopée. Je voudrais dire ici ma reconnaissance, à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet (à quelque niveau que ce soit), mais au delà de toute considération, ne jamais oublier que nous avons oeuvré pour une plus grande justice, davantage de morale et d’éthique, et surtout, surtout, POUR EUX ! Pour ma part, je cours, je cours, vers un nouveau film tout aussi enthousiasmant : VEGAN MARATHON. Merci à tous, et bravo, vous n’avez pas changé le monde mais vous avez contribué à le rendre meilleur. Top chrono !

“un chef-d’oeuvre de notre époque”  (Corse Matin) 

“Enfin du cinéma vegan !” (Les Inrocks)

 »Un film engagé » (Voici)

« Yves Duteil dans son premier grand rôle au cinéma » (Challenges)

 »Le premier film vegan » (France Bleu – RCFM)

 » a rare legendary story of Queen Ness and the God-Druid Cathbad » « Let’s talk about Corsica »

“un véritable ovni cinématographique”  (Alter-JT)  

“Save the world”  (Le Parisien)  

 »porte-étendard de la génération Végane » (Corse Net Infos)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)  

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)  

“évidement anticorrida”  (Midi Libre) 

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux) 

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale) 

7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 2016
le vendredi 7 octobre à 20h, le samedi 8 octobre à 20h,
le dimanche 9 octobre à 18h et le lundi 10 octobre à 20h

CINEMA LE CENTRAL
136 RUE DE LA REPUBLIQUE – 92800 PUTEAUX
(RER A, ligne L, Bus 151,157,93)

Site : www.faeryland-lefilm.com
Page facebook : https://www.facebook.com/faerylandlefilm/
Clip : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo�
Bande annonce youtube : https://youtu.be/-hzuqUU50vw

faeryland-central-veggieworld

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Genocide vegans, boycott

boycott de Gianfranco Vissani  (Magà Ettori - Blog)On August 19 guest on the program  » In Onda  » on the Italian channel LA7, star chef Gianfranco Vissani said: « Vegans are a cult, they are as Jehovah’s Witnesses,  » before outright call to genocide:  » and i do mean vegans and vegetarians not. What I would do with vegans? I will kill them all.  »

It is always surprising that a public figure can freely express such a fabric of untruths and stupidities on a television channel without risking any prosecution.

While on set, the other leaders have been outraged by his comments, asking him not to say « such nonsense on TV. » la7 has not taken the trouble to apologize about the guest. It is always surprising to hear the voice of pride, the voice of demagoguery, the voice of intolerance called genocide. Gianfranco Vissani which is to assume the right to judge, the right to kill? Gianfranco is Vissani for its media-culinary delusions taints honor of millions of people on the planet? No one ! An epiphenomenon with a microphone that handed him la7. The chain thus has its share of responsibility in the case.

The About Gianfranco Vissani are unworthy of interest. They invite at most to question the risks of a cook when they are overexposed media-and when they attend too hard slaughterhouses. The work of the meat, chopping and cutting of animal flesh does not appear to be without consequences for the intellectual capacities of those who practice intensively. Unless we reverse the problem. Criminologists often emphasize the link between violent behavior and maltreatment of animals.

Unless the violence and vulgarity of about Gianfranco Vissani, is that a search of media buzz. The former star of Italian TV of the 90s for so long wanders through the maze of reality TV, that his judgment is necessarily altered.

Whatever the causes of its skid, our first reaction is to boycott all commercial activities Gianfranco Vissani (restaurant, TV shows, books, …). He was disqualified by his comments outrageous and call for murder. You can not stigmatize and discriminate against millions of people, put a target on the back of a community without paying the consequences.

It is time to react. We know that if Gianfranco Vissani is not isolated. The végéphobe speech intensified on all continents. Stigma, exclusion, caricature or inferiority of people practicing vegetarianism, veganism and antispécisme are becoming more common in Europe in the United States, passing through Asia and peak Everest.

These practices are all carried by industrial lobbies that profit from animal exploitation, by the ignorance of many.

Those who denounce this race for profit, those who reject the cynical exploitation of the weak, those who assert the convergence of struggles between the release of humans and nonhumans, those who refute the plundering of natural resources, these are systematically marginalized and excluded.

Laws are passed every day between oneself, on five continents to protect the interests of industry. Laws like the one that would make the vote Congresswoman Elvira Savino to stigmatize a community in Italy and could come back like a boomerang on the plate industrial. Muddy and xenophobic laws today are echoes in Italy, but not only.

Therefore, we vegans, citizens of the world, solemnly call vegans, vegetarians, animal rights, antispécistes, and more generally all women and men of property to boycott all business activities of all Gianfranco Vissani the planet and ask the Italian channel lA7 condemn intolerable about the guest of the program  » in Onda  ».

Petition address to Urbano Cairo the owner of the channel LA7

Petition : http://www.petitions24.net/genocide_des_vegans

Translation : Michèle Agresti

Magà Ettori, Dublin, 20/08/2016 in partnership with http://www.paroledanimaux.com/