Archives de Catégorie: DROIT DE L’HOMME

Faeryland, un premier film vegan… pour un monde meilleur

(photo Bluebirdstudios)

(photo Bluebirdstudios)

Oui, nous arrivons à la fin de l’aventure Faeryland. Après deux ans d’enquêtes sur les horreurs de l’exploitation animale, après deux autres années supplémentaires de tournages, deux fois interrompues par des attentats barbares, après une première version de Faeryland qui faisait 2h50 réalisée pour la Cop21, puis une projection au Sénat pour la Journée des droits de l’homme, puis une projection au cinéma le St-André des Arts à Paris pour soutenir la marche contre la vivisection, puis à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhillan, après un an d’avant-première dans toute la France, après un Prix Médor du « Meilleur film animalier », après des dizaines d’articles et des explication

s sur le veganisme, après des salons (Veggieworld, Vegan’Heart), des colloques, après trois magnifiques semaines d’exploitation en salle pour la sortie nationale, des rencontres fabuleuses avec le public, les exploitants, les militants et activistes, des heures (jusqu’à tard dans la nuit) d’échanges enrichissants et de débats, enfin Faeryland est finalement programmé pour 4 dernières séances en salle au cinéma le Central à Puteaux, à l’occasion de la Veggieworld et de la Veggie Pride. Une manière élégante de boucler la boucle. Nous resterons à l’écoute des associations et des cinémas qui souhaiteraient nous programmer dans le futur, mais notre route va à présent nous conduire vers d’autres horizons, d’autres pays, d’autres spectateurs, intéressés par cette formidable épopée. Je voudrais dire ici ma reconnaissance, à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet (à quelque niveau que ce soit), mais au delà de toute considération, ne jamais oublier que nous avons oeuvré pour une plus grande justice, davantage de morale et d’éthique, et surtout, surtout, POUR EUX ! Pour ma part, je cours, je cours, vers un nouveau film tout aussi enthousiasmant : VEGAN MARATHON. Merci à tous, et bravo, vous n’avez pas changé le monde mais vous avez contribué à le rendre meilleur. Top chrono !

“un chef-d’oeuvre de notre époque”  (Corse Matin) 

“Enfin du cinéma vegan !” (Les Inrocks)

 »Un film engagé » (Voici)

« Yves Duteil dans son premier grand rôle au cinéma » (Challenges)

 »Le premier film vegan » (France Bleu – RCFM)

 » a rare legendary story of Queen Ness and the God-Druid Cathbad » « Let’s talk about Corsica »

“un véritable ovni cinématographique”  (Alter-JT)  

“Save the world”  (Le Parisien)  

 »porte-étendard de la génération Végane » (Corse Net Infos)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)  

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)  

“évidement anticorrida”  (Midi Libre) 

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux) 

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale) 

7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 2016
le vendredi 7 octobre à 20h, le samedi 8 octobre à 20h,
le dimanche 9 octobre à 18h et le lundi 10 octobre à 20h

CINEMA LE CENTRAL
136 RUE DE LA REPUBLIQUE – 92800 PUTEAUX
(RER A, ligne L, Bus 151,157,93)

Site : www.faeryland-lefilm.com
Page facebook : https://www.facebook.com/faerylandlefilm/
Clip : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo�
Bande annonce youtube : https://youtu.be/-hzuqUU50vw

faeryland-central-veggieworld

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Genocidio dei vegani, boicottaggio

boycott de Gianfranco Vissani (Magà Ettori - Blog)Il 19 agosto, ospite della trasmissione  » In Onda  » sul canale italiano LA7, lo chef stellato Gianfranco Vissani ha dichiarato: « I vegani sono una setta, sono come i Testimoni di Geova,  » prima chiamata a titolo definitivo al genocidio :  » E intendo i vegani e non i vegetariani. Quello che vorrei fare con i vegani ? Io li ucciderei tutti. « 

È sorprendente come un personaggio pubblico possa liberamente esprimere una tale quantità di menzogne e stupidaggini in un canale televisivo senza rischiare una denuncia.

Mentre gli altri chef presenti in trasmissione si sono indignati per i suoi commenti, chiedendogli di non dire « sciocchezze in TV”, La7 non si è minimamente degnata di scusarsi per l’ospite. È sempre sorprendente sentire la voce dell’orgoglio, la voce della demagogia, la voce dell’intolleranza chiamata genocidio. Gianfranco Vissani chi è per arrogarsi il diritto di giudicare e il diritto di uccidere ? Chi è Gianfranco Vissani per offendere l’onore di milioni di persone sul pianeta con i suoi deliri mediatici ? Nessuno! Un fenomeno da baraccone al quale è stato dato un microfono da La7. L’emittente ha così una sua parte di responsabilità nella vicenda.

Le osservazioni di Gianfranco Vissani sono prive di motivazioni. Invitano al massimo a mettere in discussione i rischi di un cuoco quando è sovraesposto mediaticamente e quando frequenta troppo assiduamente i macelli. Il lavoro della carne e il taglio della carne animale non sembrano essere senza conseguenze per le capacità intellettuali di chi le pratica intensamente. A meno che non invertiamo il problema. Criminologi sottolineano spesso il legame tra un comportamento violento e maltrattamenti di animali.

A meno che, la violenza e la volgarità di Gianfranco Vissani, non siano che una ricerca di visibilità mediatica. L’ex star della tv italiana degli anni ’90 da così tanto tempo vaga attraverso il labirinto dei talkshow, che il suo giudizio è indubbiamente alterato.

Qualunque siano le cause del suo scivolone, la nostra prima reazione è di boicottare tutte le attività commerciali di Gianfranco Vissani (ristoranti, programmi televisivi, libri…). È stato squalificato dai suoi commenti oltraggiosi e per inneggiare all’omicidio. Non si può stigmatizzare e discriminare milioni di persone, mettere un bersaglio sulla schiena di una comunità senza pagarne le conseguenze.

È tempo di reagire. Sappiamo che il caso di Gianfranco Vissani non è isolato. Il problema della vegefobia si sta intensificando in tutti i continenti. Stigmatizzazione, esclusione, satira o l’inferiorizzazione di persone che praticano il vegetarismo, il veganismo e l’antispecismo, stanno diventando sempre più comuni in Europa, negli Stati Uniti, passando per l’Asia e la vetta dell’Everest.

Queste pratiche sono tutte eseguite da lobby industriali che traggono profitto dallo sfruttamento degli animali, per l’ignoranza di molti.

Coloro che denunciano questa corsa al profitto, chi rifiuta lo sfruttamento cinico dei deboli, coloro che affermano che la convergenza delle lotte tra il rilascio di esseri umani e non umani, quelli che confutano il saccheggio delle risorse naturali, questi sono sistematicamente emarginati ed esclusi.

Le leggi vengono approvate tutti i giorni nei cinque continenti per proteggere gli interessi dell’industria. Come ad esempio la proposta di legge della deputata Elvira Savino, scritta con la chiara intenzione di stigmatizzare la comunità vegana in Italia e che potrebbe essere servita su di un piatto d’argento agli industriali della zootecnia. Leggi fangose e xenofobe oggi sono echi in Italia, ma non solo.

Pertanto, noi vegani, cittadini del mondo, solennemente ci appelliamo ad altri vegani, vegetariani, animalisti, antispecisti, e più in generale a tutte le donne e agli gli uomini con la possibilità di boicottare tutte le attività commerciali di Gianfranco Vissani in tutto il pianeta e chiedere al canale italiano La7 una condanna all’ospite del programma  » in onda  ».

Petizione indirizzata a Urbano Cairo proprietario dell’emittente televisiva La7.

Petizione Genocidio dei vegani, boicottaggio 

http://www.petitions24.net/genocide_des_vegans

Traduzione : Carmen Luciano e ExtraVegano

Magà Ettori, Dublin, 20/08/2016 in collaborazione con http://www.paroledanimaux.com/

 

Un film vegan, c’est possible ?

FAERYLAND - Inrocks - 20-08-2016

Edmond Simeoni, Pasquale Paoli,  »Lettera a l’umani »

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) - Edmond Simeoni - Magà Ettori

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) – Edmond Simeoni – Magà Ettori

A l’occasion du 209 anniversaire de la mort de Pasquale Paoli, France Inter  a réalisé une très belle émission sous la baguette de Jean Lebrun, LA MARCHE DE L’HISTOIRE – Pasquale Paoli et la Constitution de la Corse. Lors de cette émission,  Jean Lebrun a eu la gentillesse d’évoquer la comédie musicale  »la Révolution Corse » (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-pascal-paoli-sa-constitution-et-son-regime) écrit et mis en scène par votre humble serviteur, et interprétée au Bataclan et au Casino de Paris, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Paoli. A cette occasion, avec l’équipe de l’Institut Citoyen du cinéma (https://institutcitoyenducinema.wordpress.com), nous avons organisé et mis en place un colloque au Sénat. Mon ami Jean-François Remi, sociétaire de la Comédie Française, souhaitait une pièce de théâtre, je lui ai écrit  »l’Héritage de Pasquale Paoli » qu’il a interprété lors des cérémonies de commémoration. Pour France 3 nous avons réalisé le film  »Et maintenant Monsieur Paoli ? ». L’album de  »La révolution Corse » a été composé et mis en musique par mon alter-ego Patrice Bernardini. De très nombreux artistes étaient avec nous lors de la première (une soixantaine) dont Antoine Ciosi, Voce Isulane, Larenza Ceccaldi, Jacky Micaelli, Maryse Nicolaï, Evelyne Ferri, Stéphane Provent, Michèle Samarcelli, Audrey Verdier, Mathieu Maestrini, Tony Sampieri et beaucoup plus surprenant – pour un observateur extérieur – Edmond Simeoni. Edmond Simeoni, militant corse, élu, médecin (gastro-entérologue), tribun, fondateur de l’Action Régionaliste Corse (ARC), tout le monde connait. Ma routé a croisé celle d’Edmond Simeoni alors que j’étais encore adolescent. Nous avons travailler ensemble pendant des années, avant que le cinéma n’accapare la totalité de mon temps. A l’époque nous faisions le monde tous les lundi matin au cours d’une séance de travail frénétique, nous le défaisions le mercredi après-midi, pour le refaire de nouveau deux jours plus tard. Ce foisonnement d’idées, de contacts, d’énergie, nous a permis de bâtir les projets les plus consensuels comme les plus extravagants, de nouer des contacts dans le monde entier, d’élaborer un réseau fabuleux, de créer des passerelles interculturelles, des ponts d’Humanisme, et des autoroutes de bienveillance. C’est d’ailleurs avec une extrême bienveillance qu’Edmond a rédigé une critique de mon dernier film FAERYLAND (http://www.edmondsimeoni.com/FAERYLAND-LE-FILM-HUMANISTE-DE-LA-CAUSE-ANIMALE_a524.html). On retrouve également cet esprit de bienveillance dans  »Lettera a l’umani », qui est le testament de Pasquale Paoli dans  »la Révolution Corse » qu’interprète Edmond Simeoni. Dans mon esprit la filiation entre Pasquale Paoli et Edmond Simeoni a toujours été une évidence. C’est pourquoi au moment d’enregistrer  »Lettera a l’umani », il semblait évident que ce texte ne pouvait-être lu pour la première fois que par Edmond. LA MARCHE DE L’HISTOIRE, a remis brièvement la lumière sur ce titre. L’émission de Jean Lebrun était vraiment très intéressante :  »Bonaparte jeune a donné une interprétation du personnage qu’on peut dire nationaliste : à l’entendre, Paoli, au milieu du XVIIIème siècle, avait édifié dans l’île un « trône de liberté » que les Français avaient ensuite noyé dans le sang en 1769. Lors de sa défaite, Paoli avait été accompagné jusqu’au bout par le père de Bonaparte alors que d’autres notables. Et puis il y a une interprétation plus précautionneuse. Elle insiste sur la fécondité des traditions communautaires de l’île dont Paoli était, à sa manière, l’héritier. Au cœur de la Constitution corse de 1755 tant admirée, se tenait l’assemblée, la Consulta. Mais le rôle de l’assemblée est établi en Corse bien avant cette époque. C’est à elle qu’incombait par exemple la gestion de la Terre du commun dans les villages. La proclamation de l’égalité et, en même temps, l’appel au sacrifice des intérêts individuels à l’intérêt général, ce sont des idées que  les pionniers de la forme républicaine au XVIIIème  attribuent volontiers à Paoli mais ce sont aussi des motifs qu’on peut identifier bien auparavant dans la singularité corse ». Vous trouverez ci-dessous le texte en langue corse de  »Lettera a l’umani » et une traduction pour les non locuteurs.

LETTERA A L’UMANI

Stracciata, in duie stonde in un fiume

purtendu u cuncettu maiò di e nazione

i nostri antenati, in tempu di lume

anu scrittu, una prima custituzione

Per mustrà à lu mondu, per difende

i diritti di i populi, à dispone da per sè

Sapendu chì l’omu, di l’omu dipende

Erede di Giacintu, è di u primu rè

Pasquale porta l’idee generose, è a vulintà,

di a migliuranza materiale è murale

di a tulleranza, di a ricerca di a verità

di u perfezziunamentu, intellettuale è suciale

di u rispettu, di a libertà di cuscenza

A Corsica regina, tempiu di machja

di simboli, di rituale, di speranza

di curaghju, quandu u paisanu marchja

I nostri eroi antichi, circhendu a libertà

anu prima inventatu, una demucrazia

Luttendu per i famiti è a fraternità

anu cacciatu a viulenza, è l’inghjustizia

Iè, a Corsica si hè persa qualchi volta

in i paradossi, è e cunfusione di a storia

ma ogni volta, ogni volta, in ogni lotta

dopu ogni disfatta, ci hè stata una vittoria

dopu ogni suffrenza, una resistenza superiore

una forza inattesa, per truvà i camini fiuriti

di l’umanità, di a saviezza, di l’amore

di a necessità vitale di campà fieri è arritti

Avà ch’hè spuntata una demucrazia

mi piace a sugnà in rima è puesia

chì una fraternità universale sia

Magà Ettori, Aiacciu 1999

LETTERA A L’UMANI (Lettre aux humains)

Déchirée en un instant dans un fleuve,

portant le concept suprême des Nations,

nos anciens à l’époque des Lumières

ont écrit une première constitution,

pour montrer au monde, pour défendre

les droits des peuples à disposer d’eux-même.

Sachant que l’homme dépend de l’homme,

sur la terre de Ghjacintu (Paoli) et du premier roi,

Pasquale porte l’idée généreuse et la volonté,

de l’amélioration matérielle et  morale,

de la tolérance, de la recherche de la vérité

du perfectionnement intellectuel et sociale,

du respect, de la liberté de conscience.

La Corse, temple de verdure (maquis), de développement, de rituels,

d’espérance, de courage, quand le paysan marche.

Nos anciens héros, en cherchant la liberté, ont d’abord inventé une démocratie.

Luttant pour la famille et la fraternité, ils ont supprimé la violence et l’injustice.

Oui, la Corse s’est perdue quelque fois dans le paradoxes de l’Histoire.

Mais chaque fois, dans chaque lieu, après chaque défaite, il y a eu une victoire,

après chaque souffrance, une résistance supérieure,

une force inattendue pour trouver les chemins fleuries de l’Humanité,

du salut, de l’amour, de la nécessité vitale de vivre fiers et debout.

Maintenant que nous avons une démocratie, j’ai envie de rêver en rimes et poésie,

qu’advienne une fraternité universelle.

 »Lettera a l’Umani » (extrait de  »la Révolution Corse » écrit et mis en scène Magà Ettori)
interprète : Edmond Simeoni – auteur : Magà Ettori – compositeur : Patrice Bernardini

Les assises du monde animaliste et de la biodiversité et abolition de la tauromachie

25e Prix Artiste Citoyen du Monde - SENAT 5 - MAGA ETTORI

crédit photo : Jacques Viallon

Du 9 janvier au 9 juin 2016,  l’Institut Citoyen du Cinéma organise  »les assises du monde animaliste et de la biodiversité ». Tout commence par un, et en l’occurrence par une rencontre extraordinaire où sera aboli la tauromachie. Le samedi 9 janvier 2016,  à l’Espace Jean Dame à Paris (17 rue Léopold Bellan – 75002). Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la préparation de la COP22 qui se déroulera en novembre 2016 à Marakech. Jacques Boutault (maire du 2e arrondissement et conseiller de Paris) et Aziza Nait Sibaha (Journaliste et Présidente de l’association Comme Chiens et Chats) interviendront lors de la cérémonie d’ouverture. Cette rencontre s’inscrit dans le plus extraordinaire procès qu’ait connu la tauromachie en France, qui se déroulera les 14 et 15 janvier prochains au tribunal correctionnel de Nîmes. Ce sont pas moins de 18 aficionados qui comparaîtront pour « violence en réunion ou vol en réunion », dont Serge Reder (le maire de Rodilhan) et un torero. Les faits remontent à octobre 2011, quand de violents incidents ont opposé des pros-corrida et des militants de la cause animale.  Ces derniers, des hommes et des femmes enchaînés, sans défense, ont été roués de coups de poing et de pied, à la tête et dans le dos, traînés par les cheveux, aspergés à la lance d’arrosage, allant même jusqu’à arracher un soutien-gorge et l’exhiber en trophée, pratiquant des d’attouchements sexuels. Une quarantaine de plaintes ont été retenues. Les représentants du CRAC Europe seront exceptionnellement présents à Paris pour participer à la conférence de presse et au débat organisé dans le cadre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » par l’Institut Citoyen du Cinéma.

Près de deux mille personnes du monde de la culture, des médias, des arts du spectacle, et surtout plus de deux cent hommes et femmes politiques, élus (parlementaires, députés européens) se sont déclarés pour l’abolition de la tauromachie. C’est pourquoi, à l’occasion des premières  »assises du monde animaliste et de la biodiversité », l’Institut Citoyen du Cinéma abolira la tauromachie en France.

Après voir été projeté dans le cadre de la 21e Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), puis au sénat en décembre dernier, FAERYLAND le film humaniste de la cause animale réalisé par le cinéaste Magà Ettori, sera présenté en avant-première dans le cadre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité ». De nombreuses personnalités et artistes  liés à la cause animale (Matthieu Ricard, Mylène Demongeot, Souad Amidou, Emmanuel Djob, …), et plusieurs centaines de militants ont participé au tournage de Faeryland dont les rôles principaux sont tenus par Yves Duteil et Ariakina Ettori. FAERYLAND est une fiction basée sur une enquête réalisée par l’Institut Citoyen du Cinéma en partenariat avec les grandes associations de la cause animale dans de nombreux pays. Le tournage s’est déroulé de l’Irlande à la Chine en passant par l’Allemagne, la Finlande, les Etats-Unis, l’Afrique, l’Amérique du sud, la  France, la Hongrie, la Corse, l’océan Pacifique, la Méditerranée, la mer du nord. Les décors et les paysages sont somptueux, et les animaux filmés sont des personnages du film. FAERYLAND comporte en exclusivité des images du  »lynchage de Rodilhan » qui donnera lieu au procès de Nîmes les 14 et 15 Janvier prochain.

Les premières  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » se concluront par un débat animé par Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons), intitulé :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes ». Interviendront dans ce débat Gilbert Giacomoni (économiste, chercheur associé, Agro ParisTech), Alain Pozarnik (ancien Grand Maître de la Grande Loge de France), Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe), Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe), Aziza Nait Sibaha (Journaliste et Présidente de l’association Comme Chiens et Chats), Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma).

Les prochaines rencontres des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » se dérouleront les 14 et 15 Janvier prochains lors du procès de Nîmes. FAERYLAND sera projeté le 14 janvier à 20h au Kinepolis de Nîmes, ainsi que le clip d’Emmanuel Djob  »look into my eyes » réalisé par Magà Ettori à l’occasion du Zenith et de la sortie de l’album d’Emmanuel Djob. Après la projection de FAERYLAND, faisant suite à la première journée de procès, la parole sera donnée aux victimes et aux militants.

Le 15 janvier, pour la dernière journée du procès, l’Institut Citoyen du Cinéma organise des débats dans le cadre d’une nouvelle rencontre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » au QG des abolitionnistes situé en face du tribunal de Nîmes, aux pieds des arènes.

Programme des assises à Paris (09/01/2016)

– 14h15 conférence de presse publique : Rodilhan, le procès de la honte avec Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe), Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe)

– 14h45 : cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » en présence de Jacques Boutault (maire du 2e arrondissement et conseiller de Paris), Aziza Nait Sibaha (journaliste, chroniqueur, politique Internationale, cause animale)

– 14h55 : Abolition officielle de la tauromachie, et performance avec Zeskiouss, Myke Vangout, Marc Vallaud, Sandra Esteves, Souad Amidou

– 15h00 : projection de FAERYLAND, le film humaniste de la cause animale de Magà Ettori

– 17h00 à 18h débat :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes » animé par Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons)

 Lieux des Assises en janvier

 Samedi 9 janvier 2016 14h15 : Salle Jean Dame 17 rue Léopold Bellan, 75002 Paris

Jeudi 14 janvier 20h – Kinepolis Nîmes 130 Rue Michel Debré, 30000 Nîmes

Vendredi 15 janvier 11h : QG des abolitionnistes – Salle Picasso – Hôtel du cheval blanc – 1 place des arènes – 30000 Nîmes

 Réserver une place

 https://www.helloasso.com/associations/institut-citoyen-du-cinema/evenements/la-fin-de-la-tauromachie

Peur et racisme corse

peur (Magà Ettori - Blog)Le monde tel que le connaissent les gens de notre génération, est une succession de crises et de catastrophes ininterrompues. La morosité est de mise, et les cerveaux sont en panne. Après l’élection démocratique des élus nationalistes à la tête de l’Assemblée de Corse, suivie de trop près par l’affaire dite  »des jardins de l’Empereur » ( https://magaettori.wordpress.com/2015/12/25/si-vous-etes-simple-desprit-alors-lisez-bien-ceci/ et https://magaettori.wordpress.com/2015/12/27/interpellations-dans-le-cadre-de-lenquete-concernant-lagression-des-sapeurs-pompiers-dajaccio/), LA grande question qui passionne l’opinion publique concerne le racisme des corses. Il est vrai que nous manquons de sujets urgents à traiter. Tous territoires et catégories confondues (sans bidouillage de chiffres) le total des chômeurs en France s’élève à 5,717 millions. Mais à propos les corses sont-ils racistes ? Arsenic, uranium 238, thorium 232, mercure, cadmium, titane, soude, plomb, chrome, vanadium, nickel : voilà quelques composants des fameuses boues rouges qui sont déversées chaque jour par centaines de tonnes dans la mer Méditerranée. Avec la bénédiction des pouvoirs publics au sortir de la COP21, au nom d’un chantage à l’emploi, une canalisation construite en 1966 rejette ces déchets à sept kilomètres des côtes, au cœur d’un site remarquable par sa biodiversité, devenu en avril 2012 le parc national des Calanques. En un demi-siècle, près de trente millions de tonnes ont été répandues à deux cent cinquante mètres de profondeur. Elles dispersent leurs éléments toxiques du golfe de Fos à la rade de Toulon, s’ajoutant aux eaux polluées du Rhône. Mais enfin les corses sont-ils racistes ? Nous vivons sous le joug de l’état d’urgence depuis qu’un soir de novembre 2015 une série de fusillades et d’attaques-suicides ont fait à Paris 130 morts et 350 blessés. Mais dites-moi, les corses sont-ils racistes ? Lors des dernières élections régionales le Front National a atteint le niveau le plus élevé de son histoire en captant jusqu’à 40% des voix. Mais nous ne savons toujours pas si les corses sont racistes ? L’abattage des animaux pour fournir de la viande représente 60 milliards d’animaux tués chaque année. Mais les corses ? Ils sont racistes ? Le nombre de déplacés dans le monde n’a jamais été aussi élevé depuis la Seconde Guerre mondiale : entre le mois de janvier et juin 2015, plus de 400.000 demandes d’asile ont été faites en Union Européenne. Selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), il y aurait actuellement 60 millions de déplacés en raison des conflits et des crises. Mais les corses sont-ils racistes ? L’économie mondiale est chancelante, un krach obligataire n’est pas à exclure. Sur les quatre grands moteurs de l’économie mondiale (Etats-Unis, Europe, Japon et monde émergent), trois sont soit en panne, soit en perte de vitesse. L’Europe étant le cailloux dans la chaussure de la croissance mondiale, que les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui défiaient la planète il y a encore peu, ont nettement revu leurs prétentions à la baisse. La Russie, en quasi-récession, n’a plus le poids de ses ambitions politiques, et Dilma Rousseff, au Brésil, entame un second mandat sous le sceau de l’austérité budgétaire et de la guerre contre l’inflation. La dette publique et privée en Chine représente désormais 246% de la richesse du pays. « Le poids du shadow banking est tel que la faillite d’un trust pourrait entraîner un assèchement Hollande (Magà Ettori - Blog)très rapide des liquidités et le blocage de l’économie ». Alors ces corses ? Ils sont racistes ou pas ? La France touche le fond. Sous l’empire d’une croissance désespérément étale, les efforts sur la maîtrise des dépenses ne portent pas leurs fruits, en terme de comptes publics, au vu des 4,5% de déficit attendus en 2015, et la dette se rapproche de la barre symbolique des 100% du PIB. Les investisseurs non européens préfèrent s’éloigner du risque. Les emprunts d’Etat se montent à 806 milliards d’euros. Les vies de millions de personnes sont liées aux caprices des financiers dans une économie hyperendettée et interdépendante : des taux d’intérêt en hausse de 2%, réalisables en quelques séances de Bourse, alourdiraient de plusieurs milliards la charge financière du budget français. Sans doute plus grave, les banques, aux bilans saturés d’emprunts souverains, paient aussi un lourd tribu chaque fois qu’une bulle spéculative explose. Selon une étude réalisée par deux universitaires allemands (à Francfort et à Berlin), les établissements de la zone euro détiendraient quelque 806 milliards d’euros en emprunts d’Etat. Pas besoin d’être grand clerc ou de maîtriser la mathématique financière pour imaginer les dégâts. Allez dites-nous que les corses sont racistes. L’Ecosse envisage de couper les ponts avec le Royaume-Uni, la Catalogne souhaite quitter Madrid, et le Tyrol du Sud de veut plus payer pour l’Italie, lestée d’une dette colossale. Et les corses ? Au fond, ce que l’Europe en général et la France en particulier redoute c’est le battement d’ailes du papillon. La grave crise  »des jardins de l’Empereur » qui d’un battement d’ailes pourrait provoquer des événements terribles. Pour conjurer ce mauvais sort, on donne la parole à tous les charlatans, les gourous, et autres faiseurs de miracles. Heureusement que nous ne sommes plus au moyen-âge, imaginez la peur, la peste, les sorcières que l’on brûle à tous les coins de rue, les faux Imams corses qui ridiculiseraient les journalistes du JT de France 3 (http://www.europe1.fr/emissions/le-journal-des-medias/le-jt-de-france-3-piege-par-un-faux-imam-2643115) ou encore  Jean-Pierre Chevènement qui reviendrait de sa paisible retraite pour raconter tout et n’importe quoi. Heureusement que le ridicule ne tue pas (quoi que). Imaginez que pour surfer sur la vague de la peur et du corse raciste, un politicien plusieurs fois ministre, député, maire de Belfort, sénateur, dans un entretien accordé au Parisien, déclare : « Je ne suis pas hostile au nationalisme corse, je défends avant tout l’Etat républicain, tant sur l’île que sur le continent. Je reste attaché à ce que l’Etat soit reconnu Surf Corsica (Magà Ettori - Blog)comme l’émanation de tous les citoyens français sans distinction d’origine, de couleur de peau ou de religion. Bien sûr, la Corse a son histoire, incarnée au XVIIIe siècle par Pascal Paoli. Mais depuis le 14 juillet 1790, fête de la Fédération, la page est tournée. La Corse, qui y était représentée, fait partie intégrante de la nation et du Peuple français ». Imaginez que cet homme politique très au fait de la situation en Corse rajoute : « la dérive du nationalisme corse vers le grand banditisme est ancienne. Elle a été très bien décrite par Alain Orsoni, en 2000, dans un livre intitulé « Pour solde de tous comptes ». Alain Orsoni, qui fut l’un des chefs historiques du nationalisme corse, a été assassiné quelques mois après ». Bien entendu Alain Orsoni bien vivant lui a immédiatement répondu : « Le mort salut bien la momie Chevènement, et il ose s’exprimer sur la Corse ». Pas très sérieux tout ça, il faudrait que la machine médiatique se calme. Mais au fait les gens sont-ils vraiment racistes en Corse, enfin plus qu’ailleurs ?