Archives de Catégorie: CULTURE

L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

PAGE FACEBOOK : https://www.facebook.com/VeganMarathon/

SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

« Mémorial », nouveau recueil de Jacques Renucci

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Comme l’écrivait René Char « La poésie est de toutes les eaux celle qui se mire le moins au reflet de ses ponts ». Le poème peut vivre sans le poète qui l’a conçu. Il est des auteurs qui n’ont pas besoin de battage médiatique pour proposer des œuvres qui se suffisent amplement à elles-mêmes. Jacques Renucci a la chance (ou les capacités intellectuelles) d’être de ceux-là. Au fil des années, page après page, livre après livre, il dessine une Corse de l’âme, une Corse des profondeurs, traversée aussi des inquiétudes du moment. C’est par conséquent à coup sûr l’un des événements de l’année littéraire dans le domaine de la poésie : la sortie du nouveau recueil de Jacques Renucci, publié par les Éditions Clémentine : « Mémorial suivi de Carnet d’attente ». Le lectorat fidèle que cet auteur hors normes  a conquis attendait impatiemment une suite à « Rencontre » et à « L’avant-pays », écrits avec la complicité artistique du peintre Toussaint Mufraggi. Il ne sera pas déçu, tant l’auteur, dans une langue toujours aussi superbe et dense, fouille les thèmes qui lui sont chers : l’emprise de l’espace insulaire, la transmission et la perte, la mémoire à la fois douloureuse et porteuse d’espoir, la nature et l’humain, la mort et l’espérance, le poids de l’histoire et la dépossession… « Mémorial » attend de qui le lit un niveau d’exigence égal à celui qui a présidé à sa conception. Cette exigence de vérité que Jacques Renucci a toujours portée en avant comme journaliste, il l’applique à sa relation sans concession avec le monde, comme avec son être intime. Une fois qu’on franchit le seuil de cet univers, on va jusqu’au bout, on le fait sien et on en sort enrichi. Des formules qui portent, des images puissantes qui, révélant l’auteur, nous révèlent aussi à nous-mêmes. jacques_renucciC’est ce don qu’a Jacques Renucci d’aller à l’essentiel qui en a fait dès ses premiers recueils l’une des voix remarquables du monde méditerranéen contemporain, – une voix  qui porte bien au-delà de l’île, comme en témoigne la large diffusion de ses ouvrages en librairie et sur les sites spécialisés.  Un lyrisme maîtrisé traversé d’une sensibilité frémissante, une « manière d’être » insulaire entre réalité, mythes et rêves… Une préface éclairante due au poète Antoine Graziani sert de clef pour parcourir le dédale du texte. Celui-ci est jalonné des encres oniriques et sensuelles de Marie-Hélène Ferrari – romancière bien connue qui dévoile là une autre facette de son talent –  qui font comme si deux univers se cherchaient des points communs, des ancrages sensibles et se complétaient au final dans la perfection expressive. A la qualité de la rédaction s’ajoute un parti-pris esthétique rigoureux, où le noir règne en maître. « Mémorial » est un livre noir de la couverture aux pages, où les formules de Jacques Renucci ressortent en caractères blancs. L’ouvrage est donc aussi un bel objet, fabriqué avec soin, que l’on aime avoir en main et feuilleter dans un isolement complice, un bel objet que l’on peut offrir autant à ceux que l’on aime qu’à ceux dont on estime l’intelligence et dans le goût de qui on a confiance. On est sûr de faire plaisir. Avec un livre de cette facture, Marie-Hélène Ferrari, pour inaugurer sa nouvelle collection Incontru, a placé la barre très haut. C’est peu dire qu’on attend avec impatience les prochaines publications de cette série prometteuse qui, outre Jacques Renucci, enregistre Jacques Fusina – autre auteur que l’on ne présente plus – dans les signatures de départ.

Mémorial suivi de Carnet d’attente, poèmes de Jacques Renucci, encres de Marie-Hélène Ferrari, préface d’Antoine Graziani – Éditions Clémentine, 16,00 euros.

Faeryland, un premier film vegan… pour un monde meilleur

(photo Bluebirdstudios)

(photo Bluebirdstudios)

Oui, nous arrivons à la fin de l’aventure Faeryland. Après deux ans d’enquêtes sur les horreurs de l’exploitation animale, après deux autres années supplémentaires de tournages, deux fois interrompues par des attentats barbares, après une première version de Faeryland qui faisait 2h50 réalisée pour la Cop21, puis une projection au Sénat pour la Journée des droits de l’homme, puis une projection au cinéma le St-André des Arts à Paris pour soutenir la marche contre la vivisection, puis à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhillan, après un an d’avant-première dans toute la France, après un Prix Médor du « Meilleur film animalier », après des dizaines d’articles et des explication

s sur le veganisme, après des salons (Veggieworld, Vegan’Heart), des colloques, après trois magnifiques semaines d’exploitation en salle pour la sortie nationale, des rencontres fabuleuses avec le public, les exploitants, les militants et activistes, des heures (jusqu’à tard dans la nuit) d’échanges enrichissants et de débats, enfin Faeryland est finalement programmé pour 4 dernières séances en salle au cinéma le Central à Puteaux, à l’occasion de la Veggieworld et de la Veggie Pride. Une manière élégante de boucler la boucle. Nous resterons à l’écoute des associations et des cinémas qui souhaiteraient nous programmer dans le futur, mais notre route va à présent nous conduire vers d’autres horizons, d’autres pays, d’autres spectateurs, intéressés par cette formidable épopée. Je voudrais dire ici ma reconnaissance, à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet (à quelque niveau que ce soit), mais au delà de toute considération, ne jamais oublier que nous avons oeuvré pour une plus grande justice, davantage de morale et d’éthique, et surtout, surtout, POUR EUX ! Pour ma part, je cours, je cours, vers un nouveau film tout aussi enthousiasmant : VEGAN MARATHON. Merci à tous, et bravo, vous n’avez pas changé le monde mais vous avez contribué à le rendre meilleur. Top chrono !

“un chef-d’oeuvre de notre époque”  (Corse Matin) 

“Enfin du cinéma vegan !” (Les Inrocks)

 »Un film engagé » (Voici)

« Yves Duteil dans son premier grand rôle au cinéma » (Challenges)

 »Le premier film vegan » (France Bleu – RCFM)

 » a rare legendary story of Queen Ness and the God-Druid Cathbad » « Let’s talk about Corsica »

“un véritable ovni cinématographique”  (Alter-JT)  

“Save the world”  (Le Parisien)  

 »porte-étendard de la génération Végane » (Corse Net Infos)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)  

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)  

“évidement anticorrida”  (Midi Libre) 

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux) 

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale) 

7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 2016
le vendredi 7 octobre à 20h, le samedi 8 octobre à 20h,
le dimanche 9 octobre à 18h et le lundi 10 octobre à 20h

CINEMA LE CENTRAL
136 RUE DE LA REPUBLIQUE – 92800 PUTEAUX
(RER A, ligne L, Bus 151,157,93)

Site : www.faeryland-lefilm.com
Page facebook : https://www.facebook.com/faerylandlefilm/
Clip : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo�
Bande annonce youtube : https://youtu.be/-hzuqUU50vw

faeryland-central-veggieworld

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Un film vegan, c’est possible ?

FAERYLAND - Inrocks - 20-08-2016

Le sacre du Vegan

Le sacre du Vegan, article paru dans Le Vif – l’Express avec un clin d’oeil au film humaniste de la cause animale : Faeryland

FAERYLAND - le Vif l'Express

Edmond Simeoni, Pasquale Paoli,  »Lettera a l’umani »

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) - Edmond Simeoni - Magà Ettori

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) – Edmond Simeoni – Magà Ettori

A l’occasion du 209 anniversaire de la mort de Pasquale Paoli, France Inter  a réalisé une très belle émission sous la baguette de Jean Lebrun, LA MARCHE DE L’HISTOIRE – Pasquale Paoli et la Constitution de la Corse. Lors de cette émission,  Jean Lebrun a eu la gentillesse d’évoquer la comédie musicale  »la Révolution Corse » (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-pascal-paoli-sa-constitution-et-son-regime) écrit et mis en scène par votre humble serviteur, et interprétée au Bataclan et au Casino de Paris, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Paoli. A cette occasion, avec l’équipe de l’Institut Citoyen du cinéma (https://institutcitoyenducinema.wordpress.com), nous avons organisé et mis en place un colloque au Sénat. Mon ami Jean-François Remi, sociétaire de la Comédie Française, souhaitait une pièce de théâtre, je lui ai écrit  »l’Héritage de Pasquale Paoli » qu’il a interprété lors des cérémonies de commémoration. Pour France 3 nous avons réalisé le film  »Et maintenant Monsieur Paoli ? ». L’album de  »La révolution Corse » a été composé et mis en musique par mon alter-ego Patrice Bernardini. De très nombreux artistes étaient avec nous lors de la première (une soixantaine) dont Antoine Ciosi, Voce Isulane, Larenza Ceccaldi, Jacky Micaelli, Maryse Nicolaï, Evelyne Ferri, Stéphane Provent, Michèle Samarcelli, Audrey Verdier, Mathieu Maestrini, Tony Sampieri et beaucoup plus surprenant – pour un observateur extérieur – Edmond Simeoni. Edmond Simeoni, militant corse, élu, médecin (gastro-entérologue), tribun, fondateur de l’Action Régionaliste Corse (ARC), tout le monde connait. Ma routé a croisé celle d’Edmond Simeoni alors que j’étais encore adolescent. Nous avons travailler ensemble pendant des années, avant que le cinéma n’accapare la totalité de mon temps. A l’époque nous faisions le monde tous les lundi matin au cours d’une séance de travail frénétique, nous le défaisions le mercredi après-midi, pour le refaire de nouveau deux jours plus tard. Ce foisonnement d’idées, de contacts, d’énergie, nous a permis de bâtir les projets les plus consensuels comme les plus extravagants, de nouer des contacts dans le monde entier, d’élaborer un réseau fabuleux, de créer des passerelles interculturelles, des ponts d’Humanisme, et des autoroutes de bienveillance. C’est d’ailleurs avec une extrême bienveillance qu’Edmond a rédigé une critique de mon dernier film FAERYLAND (http://www.edmondsimeoni.com/FAERYLAND-LE-FILM-HUMANISTE-DE-LA-CAUSE-ANIMALE_a524.html). On retrouve également cet esprit de bienveillance dans  »Lettera a l’umani », qui est le testament de Pasquale Paoli dans  »la Révolution Corse » qu’interprète Edmond Simeoni. Dans mon esprit la filiation entre Pasquale Paoli et Edmond Simeoni a toujours été une évidence. C’est pourquoi au moment d’enregistrer  »Lettera a l’umani », il semblait évident que ce texte ne pouvait-être lu pour la première fois que par Edmond. LA MARCHE DE L’HISTOIRE, a remis brièvement la lumière sur ce titre. L’émission de Jean Lebrun était vraiment très intéressante :  »Bonaparte jeune a donné une interprétation du personnage qu’on peut dire nationaliste : à l’entendre, Paoli, au milieu du XVIIIème siècle, avait édifié dans l’île un « trône de liberté » que les Français avaient ensuite noyé dans le sang en 1769. Lors de sa défaite, Paoli avait été accompagné jusqu’au bout par le père de Bonaparte alors que d’autres notables. Et puis il y a une interprétation plus précautionneuse. Elle insiste sur la fécondité des traditions communautaires de l’île dont Paoli était, à sa manière, l’héritier. Au cœur de la Constitution corse de 1755 tant admirée, se tenait l’assemblée, la Consulta. Mais le rôle de l’assemblée est établi en Corse bien avant cette époque. C’est à elle qu’incombait par exemple la gestion de la Terre du commun dans les villages. La proclamation de l’égalité et, en même temps, l’appel au sacrifice des intérêts individuels à l’intérêt général, ce sont des idées que  les pionniers de la forme républicaine au XVIIIème  attribuent volontiers à Paoli mais ce sont aussi des motifs qu’on peut identifier bien auparavant dans la singularité corse ». Vous trouverez ci-dessous le texte en langue corse de  »Lettera a l’umani » et une traduction pour les non locuteurs.

LETTERA A L’UMANI

Stracciata, in duie stonde in un fiume

purtendu u cuncettu maiò di e nazione

i nostri antenati, in tempu di lume

anu scrittu, una prima custituzione

Per mustrà à lu mondu, per difende

i diritti di i populi, à dispone da per sè

Sapendu chì l’omu, di l’omu dipende

Erede di Giacintu, è di u primu rè

Pasquale porta l’idee generose, è a vulintà,

di a migliuranza materiale è murale

di a tulleranza, di a ricerca di a verità

di u perfezziunamentu, intellettuale è suciale

di u rispettu, di a libertà di cuscenza

A Corsica regina, tempiu di machja

di simboli, di rituale, di speranza

di curaghju, quandu u paisanu marchja

I nostri eroi antichi, circhendu a libertà

anu prima inventatu, una demucrazia

Luttendu per i famiti è a fraternità

anu cacciatu a viulenza, è l’inghjustizia

Iè, a Corsica si hè persa qualchi volta

in i paradossi, è e cunfusione di a storia

ma ogni volta, ogni volta, in ogni lotta

dopu ogni disfatta, ci hè stata una vittoria

dopu ogni suffrenza, una resistenza superiore

una forza inattesa, per truvà i camini fiuriti

di l’umanità, di a saviezza, di l’amore

di a necessità vitale di campà fieri è arritti

Avà ch’hè spuntata una demucrazia

mi piace a sugnà in rima è puesia

chì una fraternità universale sia

Magà Ettori, Aiacciu 1999

LETTERA A L’UMANI (Lettre aux humains)

Déchirée en un instant dans un fleuve,

portant le concept suprême des Nations,

nos anciens à l’époque des Lumières

ont écrit une première constitution,

pour montrer au monde, pour défendre

les droits des peuples à disposer d’eux-même.

Sachant que l’homme dépend de l’homme,

sur la terre de Ghjacintu (Paoli) et du premier roi,

Pasquale porte l’idée généreuse et la volonté,

de l’amélioration matérielle et  morale,

de la tolérance, de la recherche de la vérité

du perfectionnement intellectuel et sociale,

du respect, de la liberté de conscience.

La Corse, temple de verdure (maquis), de développement, de rituels,

d’espérance, de courage, quand le paysan marche.

Nos anciens héros, en cherchant la liberté, ont d’abord inventé une démocratie.

Luttant pour la famille et la fraternité, ils ont supprimé la violence et l’injustice.

Oui, la Corse s’est perdue quelque fois dans le paradoxes de l’Histoire.

Mais chaque fois, dans chaque lieu, après chaque défaite, il y a eu une victoire,

après chaque souffrance, une résistance supérieure,

une force inattendue pour trouver les chemins fleuries de l’Humanité,

du salut, de l’amour, de la nécessité vitale de vivre fiers et debout.

Maintenant que nous avons une démocratie, j’ai envie de rêver en rimes et poésie,

qu’advienne une fraternité universelle.

 »Lettera a l’Umani » (extrait de  »la Révolution Corse » écrit et mis en scène Magà Ettori)
interprète : Edmond Simeoni – auteur : Magà Ettori – compositeur : Patrice Bernardini