Archives de Catégorie: CORSE

Thierry Pistorozzi, un coach made in Corsica

La Corse est un vivier de personnes ressources, dans tous les domaines à commencer par le sport. Je viens de finir mon premier marathon (compte rendu), et j’ai été suivi – de très, très près – Par Thierry Pistorozzi. Dire que ce coach Made in Corsica a fait un travail formidable serait en dessous du miracle accompli. En mars 2016, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Compétiteur dans ma jeunesse, médaillé dans plusieurs sports, j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté toutes pratiques athlétiques. 25 ans plus tard, Thierry arrive à me convaincre que le pari est possible, et que je pourrais re-courir pour moi et pour la cause animale que je défend. L’entraînement commence en mai 2016 par l’alternance d’une minute de course et d’une minute de marche. Thierry m’a ensuite guidé pas à pas. Il a élaboré un programme semaine après semaine en fonction de ma progression. Intervenant tant sur l’aspect sportif, que de la relaxation ou de la diététique. Je me suis entraîné dur c’est vrai, j’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent mais toujours sous le contrôle et la bienveillance de Thierry. Le résultat ne se fait pas attendre, j’ai perdu 30kg, mes apnées se sont amenuisées et ma tension artérielle s’est stabilisée. Le travail de Thierry Pistorozzi, avait fait merveille. A 12 semaines du marathon, nous avons pu enchaîner sur une préparation spécifique marathon allant jusqu’à 80 km par semaine de course à pied. Malgré une blessure qui m’a pénalisé lors du marathon, j’ai fini la course mythique. Deux jours plus tard, j’avais complètement récupéré (à part la fracture du pied). Il y a deux jours, mon médecin m’annonce – après avoir pris ma tension – que je me porte comme un jeune homme, ma tension n’a pas été aussi basse depuis 20 ans. Que dire de plus ? Merci coach ! Bien entendu nous remettons ça l’année prochaine avec Thierry, pour la prochaine édition du marathon, on ne change pas une équipe qui gagne.

SITE COACHINSEME

L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

PAGE FACEBOOK : https://www.facebook.com/VeganMarathon/

SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

« Mémorial », nouveau recueil de Jacques Renucci

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Comme l’écrivait René Char « La poésie est de toutes les eaux celle qui se mire le moins au reflet de ses ponts ». Le poème peut vivre sans le poète qui l’a conçu. Il est des auteurs qui n’ont pas besoin de battage médiatique pour proposer des œuvres qui se suffisent amplement à elles-mêmes. Jacques Renucci a la chance (ou les capacités intellectuelles) d’être de ceux-là. Au fil des années, page après page, livre après livre, il dessine une Corse de l’âme, une Corse des profondeurs, traversée aussi des inquiétudes du moment. C’est par conséquent à coup sûr l’un des événements de l’année littéraire dans le domaine de la poésie : la sortie du nouveau recueil de Jacques Renucci, publié par les Éditions Clémentine : « Mémorial suivi de Carnet d’attente ». Le lectorat fidèle que cet auteur hors normes  a conquis attendait impatiemment une suite à « Rencontre » et à « L’avant-pays », écrits avec la complicité artistique du peintre Toussaint Mufraggi. Il ne sera pas déçu, tant l’auteur, dans une langue toujours aussi superbe et dense, fouille les thèmes qui lui sont chers : l’emprise de l’espace insulaire, la transmission et la perte, la mémoire à la fois douloureuse et porteuse d’espoir, la nature et l’humain, la mort et l’espérance, le poids de l’histoire et la dépossession… « Mémorial » attend de qui le lit un niveau d’exigence égal à celui qui a présidé à sa conception. Cette exigence de vérité que Jacques Renucci a toujours portée en avant comme journaliste, il l’applique à sa relation sans concession avec le monde, comme avec son être intime. Une fois qu’on franchit le seuil de cet univers, on va jusqu’au bout, on le fait sien et on en sort enrichi. Des formules qui portent, des images puissantes qui, révélant l’auteur, nous révèlent aussi à nous-mêmes. jacques_renucciC’est ce don qu’a Jacques Renucci d’aller à l’essentiel qui en a fait dès ses premiers recueils l’une des voix remarquables du monde méditerranéen contemporain, – une voix  qui porte bien au-delà de l’île, comme en témoigne la large diffusion de ses ouvrages en librairie et sur les sites spécialisés.  Un lyrisme maîtrisé traversé d’une sensibilité frémissante, une « manière d’être » insulaire entre réalité, mythes et rêves… Une préface éclairante due au poète Antoine Graziani sert de clef pour parcourir le dédale du texte. Celui-ci est jalonné des encres oniriques et sensuelles de Marie-Hélène Ferrari – romancière bien connue qui dévoile là une autre facette de son talent –  qui font comme si deux univers se cherchaient des points communs, des ancrages sensibles et se complétaient au final dans la perfection expressive. A la qualité de la rédaction s’ajoute un parti-pris esthétique rigoureux, où le noir règne en maître. « Mémorial » est un livre noir de la couverture aux pages, où les formules de Jacques Renucci ressortent en caractères blancs. L’ouvrage est donc aussi un bel objet, fabriqué avec soin, que l’on aime avoir en main et feuilleter dans un isolement complice, un bel objet que l’on peut offrir autant à ceux que l’on aime qu’à ceux dont on estime l’intelligence et dans le goût de qui on a confiance. On est sûr de faire plaisir. Avec un livre de cette facture, Marie-Hélène Ferrari, pour inaugurer sa nouvelle collection Incontru, a placé la barre très haut. C’est peu dire qu’on attend avec impatience les prochaines publications de cette série prometteuse qui, outre Jacques Renucci, enregistre Jacques Fusina – autre auteur que l’on ne présente plus – dans les signatures de départ.

Mémorial suivi de Carnet d’attente, poèmes de Jacques Renucci, encres de Marie-Hélène Ferrari, préface d’Antoine Graziani – Éditions Clémentine, 16,00 euros.

Justice !

maga-ettori-campagne-contre-la-corruptionLa période de règne de Paul Giacobbi en Corse a été, pour nous, synonyme de coups de gueules et coups de sang (voire coups de poings). Ce règne de l’injustice s’échoue misérablement aujourd’hui avec la condamnation du député de la Haute-Corse Paul Giacobbi condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Bastia dans l’affaire dite des gîtes ruraux de Haute-Corse. Pour Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia, ce détournement a été réalisé « dans des proportions jamais atteintes » en Corse. Monsieur le procureur a le sens de l’humour. L’affaire des gîtes ruraux n’est qu’un épiphénomène, la réalité est plus vaste, et plus globale. Telle un cancer, année après année la pieuvre a mis la main sur l’économie dans sa globalité, mêlant affaires louches et affaires saines. Ses tentacules ont saisi tout ce qu’elles pouvaient saisir. Avec la bienveillance des pouvoirs publics ? J’en veux pour preuve l’investigation que nous avons menée dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, corrompu par un système clientéliste, détournant à tour de bras les subventions au profit de quelques amis « producteurs ». Ce système là nous l’avons dénoncé, dans les médias, auprès de la répression des fraudes, dans les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de la Collectivité de Corse. A l’époque je représentais un groupement de professionnels, et j’avais été élu en qualité de Conseiller Cinéma au grand dam de l’équipe Giaccobi. LE vote du budget a rapidement donné lieu à des échanges tendus et j’ai eu une vive altercation avec Thierry Gamba-Martini l’ex-directeur général des services au conseil général. Mon refus de signer le budget avait provoqué son courroux. Quand je lui ai expliqué que je ne pouvais pas valider un budget douteux, réalisé par des personnes à la moralité douteuse, récemment mises en examen, sa seule réponse fut de me dire que ce n’était pas parce que quelqu’un était mis en examen qu’il était forcement coupable, et condamné. Allons monsieur Thierry Gamba-Martini, arrêtons de prendre les gens pour des idiots. Vous étiez tellement certain de votre impunité et de la réélection de Paul Giacobbi à la tête de la Collectivité de Corse, que vous avez omis de retirer certaines preuves accablantes de votre bureau. Il aura fallu du temps, mais vous voilà, monsieur Thierry Gamba-Martini, condamné à deux ans de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende. Une bien mince condamnation de mon point de vue. Le procureur vous a reproché « un grand détournement par négligence », laissez-moi rire, ce n’était pas de la négligence mais de l’orgueil, défaut que vous partagez avec votre patron. Ainsi, selon la justice, Paul Giacobbi aurait été le principal bénéficiaire d’un système clientéliste au préjudice du département de la Haute-Corse, qu’il a présidé de 1998 à 2010. Près d’un demi-million d’euros de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux a été détourné au profit personnel d’une quinzaine de personnes, mises en examen avec des élus et des hauts fonctionnaires. Paul Giacobbi était-il responsable de ces détournements ? LA justice le pense. Mais ce qu’elle ne dit pas c’est qu’en réalité Paul Giacobbi n’était que la victime triomphante d’un système qui a profité à d’autres, un système installé par son clan il y a fort longtemps, et qu’il a exploité le temps de son règne, quand les urnes étaient « africaines ». « C’est un assassinat politique ! » s’est indigné Jean-Louis Seatelli, l’avocat de Paul  Giacobbi. Bien entendu. Un assassinat politique, mais rien de très grave en comparaison du préjudice pour l’ensemble de la population corse. La justice a mis du temps, trop de temps, certaines pertes sont irrémédiables mais nous devons à présent nous réjouir, et ne plus regarder dans le rétro. Aujourd’hui la justice est passée, il nous reste à nous reconstruire collectivement. Nous avons, je suis certain, la possibilité de bâtir un avenir serein avec cette jeune génération d’élus insulaires de qualité. Ne manquons pas le coche dans quelques mois.

Les condamnations :

– Paul Giacobbi : 3 ans de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité, 100.000€ d’amende

– Thierry Gamba-Martini : 2 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Jean Hyacinthe Vinciguerra : 2 ans de prison dont 1 an avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer une – fonction publique, 8.000 d’amende;

– Jean-Marc Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Vannina Perrot, épouse Domarchi : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Faustine Maestracci, épouse Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Pierre Paul Arrighi : 3 ans de prison avec sursis,10.000€ d’amende

– Ange Noël Andreani : 3 ans de prison avec sursis, 10.000€ d’amende

– Philippe Gabrielli : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Antoinette Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Laurence Rinieri : 2 ans de prison avec sursis, 8.000€ d’amende

– Marie-Laure Le Mee : 1 an de prison avec sursis

– Philippe Calendini : 18 mois de prison avec sursis, 5.000€ d’amende

– Josette Simoni, épouse Verdi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Pierre Orsini : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Dominique Jean Franceschi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Toussaint Pernici : 8 mois de prison avec sursis, 800€ d’amende

– Francine Ferrandi : 8 mois de prison avec sursis, 2.500€ d’amende

– Jean-Philippe Martinetti : 6 mois de prison avec sursis, 2.000€ d’amende

– Anne Marie Albertini : 6 mois de prison avec sursis

– Angèle Poletti, épouse Vannucci : 6 mois de prison avec sursis

– Catherine Muzard, épouse Rossi : 4 mois de prison avec sursis

– Pierre-Marie Mancini : 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 5 ans d’inéligibilité

Le Marathon de Paris

(photo Bluebirdstudio)

(photo Bluebirdstudio)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je me prépare à participer au prochain Marathon de Paris qui se déroulera le 9 avril 2017. Au début de l’aventure, ma santé hypothéquait mes chances de réussite (140kg, double greffe d’organes, apnées du sommeil,…). Je ne voulais pas passer par des aides médicamenteuses, et surtout rien lâcher ni sur ma démarche végane, ni sur les plaisirs de la table, c’est pourquoi j’ai fait appel à Yulia Stepanenkova (http://yuliastepanenkova.be), une nutritionniste végane qui vit à Bruxelles. Il y a tout de même une vraie prise de risque. Mieux encore, je tourne un film documentaire qui montre le déroulement de ce challenge, dont je ne suis absolument pas certain de l’issue, en prenant le risque d’échouer d’un point de vue sportif et de devoir montrer les images d’un échec ; après tout pourquoi pas ? Dans son livre Thierry Pistorozzi (http://www.coachinseme.com), le coach sportif qui me préparé pour le marathon, raconte un exploit sportif qu’il a lui-même réalisé. L’ouvrage raconte comment il s’est préparé pour cette course de 250km non-stop, comment il a échoué dans un premier temps, comment il a pris conscience de ses erreurs, et enfin comment il a décroché six mois plus tard un record de 250km réalisé en 32 heures et 31 minutes. Il avait fait d’un échec une grande victoire, et c’est ce qui m’a le plus séduit. Dans le domaine du sport, l’obligation de résultats est la norme. On se focalise sur la victoire. Le sportif se perçoit trop souvent uniquement à travers sa performance, ses résultats et pas assez en tant qu’être humain avec les qualités et les défauts qui le définisse. Il ne s’attarde pas suffisamment sur les éléments de sa construction. Il y aurait un monde de winner et un monde de loser, et c’est à chacun de nous de faire un choix, déprimant. Baliser les chemins de la réussite c’est d’abord déterminer quelle est notre objectif réel, puis de se donner des moyens réalistes d’obtenir ses objectifs. Il ne faut pas avoir peur de ses échecs. L’acharnement sur la réussite peut parfois engendrer des effets contre-productifs où l’on ne s’y retrouve pas. Nous échouons et perdons confiance car nous avons réduit notre objectif à son résultat, nous avons oublié que le résultat est le fruit d’un long processus d’apprentissage et d’expérience. Le temps joue un rôle primordial dans cette construction, il permet de mûrir, de mieux se connaître, d’analyser les projets suivant à l’aune de notre expérience, de notre savoir et de nos peurs, en gardant à l’esprit cette citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Le site : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

La page facebook : https://www.facebook.com/VeganMarathon

 

Roger Antech, limogé du quotidien Corse-Matin

naufrage-corse-matin-maga-ettori-blogL’histoire de la presse insulaire, ce n’est pas le naufrage du Titanic, mais presque (http://www.petitions24.net/soutien_a_la_liberte_d_expression). Heureusement que Claude Perrier, PDG du groupe La Provence, actionnaire majoritaire de Corse-Matin, a pris les choses en main. Comme nous l’annoncions dans un billet précédent (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/30/le-pdg-de-corse-matin-demissionne/) Claude Perrier n’a pas été long a nettoyer les écuries d’Augias. Il a annoncé le limogeage de Roger Antech lors du comité d’entreprise du jeudi 27 octobre, précisant que le prochain conseil d’administration de La Provence prévu pour le 10 novembre, entérinera le départ de Roger Antech – actuellement en maladie –  directeur général délégué chargé de l’information, du développement et du projet de centre d’impression numérique de Corse-Matin. Le départ de Roger Antech s’inscrit dans un contexte de creusement abyssal du déficit au sein de Corse-Matin (DSH ACPM 2015-2016, 32 657 exemplaires, -7%). Une situation qui avait déjà conduit à sa rétrogradation, fin 2015, après le rachat du titre par Bernard Tapie, et après seulement une petite année en tant que P-DG de la société éditrice Corse Presse. Claude Perrier tablerait désormais sur 1,5 million d’euros de pertes sur 2016 pour sa filiale, contre un million d’euros envisagés avant l’été. Il a donc décidé de siffler définitivement la fin de la partie pour Roger Antech, ce moussaillon intronisé amiral qui a bien faillit couler le fleuron de la presse insulaire. La chronique de Roger Antech s’intitulait  »7 jours en Corse », ce fut un tout petit peu plus long, mais bon… tout vient à point à qui sait attendre. Il est seulement regrettable que ce limogeage ne soit pas intervenu quelques semaines plus tôt, il aurait réjouit les derniers jours de notre ami Jean-René Laplayne qui a vu le sabordage de la Corse Votre Hebdo. RIP

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central