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L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

PAGE FACEBOOK : https://www.facebook.com/VeganMarathon/

SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

Le Marathon de Paris

(photo Bluebirdstudio)

(photo Bluebirdstudio)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je me prépare à participer au prochain Marathon de Paris qui se déroulera le 9 avril 2017. Au début de l’aventure, ma santé hypothéquait mes chances de réussite (140kg, double greffe d’organes, apnées du sommeil,…). Je ne voulais pas passer par des aides médicamenteuses, et surtout rien lâcher ni sur ma démarche végane, ni sur les plaisirs de la table, c’est pourquoi j’ai fait appel à Yulia Stepanenkova (http://yuliastepanenkova.be), une nutritionniste végane qui vit à Bruxelles. Il y a tout de même une vraie prise de risque. Mieux encore, je tourne un film documentaire qui montre le déroulement de ce challenge, dont je ne suis absolument pas certain de l’issue, en prenant le risque d’échouer d’un point de vue sportif et de devoir montrer les images d’un échec ; après tout pourquoi pas ? Dans son livre Thierry Pistorozzi (http://www.coachinseme.com), le coach sportif qui me préparé pour le marathon, raconte un exploit sportif qu’il a lui-même réalisé. L’ouvrage raconte comment il s’est préparé pour cette course de 250km non-stop, comment il a échoué dans un premier temps, comment il a pris conscience de ses erreurs, et enfin comment il a décroché six mois plus tard un record de 250km réalisé en 32 heures et 31 minutes. Il avait fait d’un échec une grande victoire, et c’est ce qui m’a le plus séduit. Dans le domaine du sport, l’obligation de résultats est la norme. On se focalise sur la victoire. Le sportif se perçoit trop souvent uniquement à travers sa performance, ses résultats et pas assez en tant qu’être humain avec les qualités et les défauts qui le définisse. Il ne s’attarde pas suffisamment sur les éléments de sa construction. Il y aurait un monde de winner et un monde de loser, et c’est à chacun de nous de faire un choix, déprimant. Baliser les chemins de la réussite c’est d’abord déterminer quelle est notre objectif réel, puis de se donner des moyens réalistes d’obtenir ses objectifs. Il ne faut pas avoir peur de ses échecs. L’acharnement sur la réussite peut parfois engendrer des effets contre-productifs où l’on ne s’y retrouve pas. Nous échouons et perdons confiance car nous avons réduit notre objectif à son résultat, nous avons oublié que le résultat est le fruit d’un long processus d’apprentissage et d’expérience. Le temps joue un rôle primordial dans cette construction, il permet de mûrir, de mieux se connaître, d’analyser les projets suivant à l’aune de notre expérience, de notre savoir et de nos peurs, en gardant à l’esprit cette citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Le site : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

La page facebook : https://www.facebook.com/VeganMarathon

 

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Le sacre du Vegan

Le sacre du Vegan, article paru dans Le Vif – l’Express avec un clin d’oeil au film humaniste de la cause animale : Faeryland

FAERYLAND - le Vif l'Express

Edmond Simeoni, Pasquale Paoli,  »Lettera a l’umani »

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) - Edmond Simeoni - Magà Ettori

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) – Edmond Simeoni – Magà Ettori

A l’occasion du 209 anniversaire de la mort de Pasquale Paoli, France Inter  a réalisé une très belle émission sous la baguette de Jean Lebrun, LA MARCHE DE L’HISTOIRE – Pasquale Paoli et la Constitution de la Corse. Lors de cette émission,  Jean Lebrun a eu la gentillesse d’évoquer la comédie musicale  »la Révolution Corse » (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-pascal-paoli-sa-constitution-et-son-regime) écrit et mis en scène par votre humble serviteur, et interprétée au Bataclan et au Casino de Paris, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Paoli. A cette occasion, avec l’équipe de l’Institut Citoyen du cinéma (https://institutcitoyenducinema.wordpress.com), nous avons organisé et mis en place un colloque au Sénat. Mon ami Jean-François Remi, sociétaire de la Comédie Française, souhaitait une pièce de théâtre, je lui ai écrit  »l’Héritage de Pasquale Paoli » qu’il a interprété lors des cérémonies de commémoration. Pour France 3 nous avons réalisé le film  »Et maintenant Monsieur Paoli ? ». L’album de  »La révolution Corse » a été composé et mis en musique par mon alter-ego Patrice Bernardini. De très nombreux artistes étaient avec nous lors de la première (une soixantaine) dont Antoine Ciosi, Voce Isulane, Larenza Ceccaldi, Jacky Micaelli, Maryse Nicolaï, Evelyne Ferri, Stéphane Provent, Michèle Samarcelli, Audrey Verdier, Mathieu Maestrini, Tony Sampieri et beaucoup plus surprenant – pour un observateur extérieur – Edmond Simeoni. Edmond Simeoni, militant corse, élu, médecin (gastro-entérologue), tribun, fondateur de l’Action Régionaliste Corse (ARC), tout le monde connait. Ma routé a croisé celle d’Edmond Simeoni alors que j’étais encore adolescent. Nous avons travailler ensemble pendant des années, avant que le cinéma n’accapare la totalité de mon temps. A l’époque nous faisions le monde tous les lundi matin au cours d’une séance de travail frénétique, nous le défaisions le mercredi après-midi, pour le refaire de nouveau deux jours plus tard. Ce foisonnement d’idées, de contacts, d’énergie, nous a permis de bâtir les projets les plus consensuels comme les plus extravagants, de nouer des contacts dans le monde entier, d’élaborer un réseau fabuleux, de créer des passerelles interculturelles, des ponts d’Humanisme, et des autoroutes de bienveillance. C’est d’ailleurs avec une extrême bienveillance qu’Edmond a rédigé une critique de mon dernier film FAERYLAND (http://www.edmondsimeoni.com/FAERYLAND-LE-FILM-HUMANISTE-DE-LA-CAUSE-ANIMALE_a524.html). On retrouve également cet esprit de bienveillance dans  »Lettera a l’umani », qui est le testament de Pasquale Paoli dans  »la Révolution Corse » qu’interprète Edmond Simeoni. Dans mon esprit la filiation entre Pasquale Paoli et Edmond Simeoni a toujours été une évidence. C’est pourquoi au moment d’enregistrer  »Lettera a l’umani », il semblait évident que ce texte ne pouvait-être lu pour la première fois que par Edmond. LA MARCHE DE L’HISTOIRE, a remis brièvement la lumière sur ce titre. L’émission de Jean Lebrun était vraiment très intéressante :  »Bonaparte jeune a donné une interprétation du personnage qu’on peut dire nationaliste : à l’entendre, Paoli, au milieu du XVIIIème siècle, avait édifié dans l’île un « trône de liberté » que les Français avaient ensuite noyé dans le sang en 1769. Lors de sa défaite, Paoli avait été accompagné jusqu’au bout par le père de Bonaparte alors que d’autres notables. Et puis il y a une interprétation plus précautionneuse. Elle insiste sur la fécondité des traditions communautaires de l’île dont Paoli était, à sa manière, l’héritier. Au cœur de la Constitution corse de 1755 tant admirée, se tenait l’assemblée, la Consulta. Mais le rôle de l’assemblée est établi en Corse bien avant cette époque. C’est à elle qu’incombait par exemple la gestion de la Terre du commun dans les villages. La proclamation de l’égalité et, en même temps, l’appel au sacrifice des intérêts individuels à l’intérêt général, ce sont des idées que  les pionniers de la forme républicaine au XVIIIème  attribuent volontiers à Paoli mais ce sont aussi des motifs qu’on peut identifier bien auparavant dans la singularité corse ». Vous trouverez ci-dessous le texte en langue corse de  »Lettera a l’umani » et une traduction pour les non locuteurs.

LETTERA A L’UMANI

Stracciata, in duie stonde in un fiume

purtendu u cuncettu maiò di e nazione

i nostri antenati, in tempu di lume

anu scrittu, una prima custituzione

Per mustrà à lu mondu, per difende

i diritti di i populi, à dispone da per sè

Sapendu chì l’omu, di l’omu dipende

Erede di Giacintu, è di u primu rè

Pasquale porta l’idee generose, è a vulintà,

di a migliuranza materiale è murale

di a tulleranza, di a ricerca di a verità

di u perfezziunamentu, intellettuale è suciale

di u rispettu, di a libertà di cuscenza

A Corsica regina, tempiu di machja

di simboli, di rituale, di speranza

di curaghju, quandu u paisanu marchja

I nostri eroi antichi, circhendu a libertà

anu prima inventatu, una demucrazia

Luttendu per i famiti è a fraternità

anu cacciatu a viulenza, è l’inghjustizia

Iè, a Corsica si hè persa qualchi volta

in i paradossi, è e cunfusione di a storia

ma ogni volta, ogni volta, in ogni lotta

dopu ogni disfatta, ci hè stata una vittoria

dopu ogni suffrenza, una resistenza superiore

una forza inattesa, per truvà i camini fiuriti

di l’umanità, di a saviezza, di l’amore

di a necessità vitale di campà fieri è arritti

Avà ch’hè spuntata una demucrazia

mi piace a sugnà in rima è puesia

chì una fraternità universale sia

Magà Ettori, Aiacciu 1999

LETTERA A L’UMANI (Lettre aux humains)

Déchirée en un instant dans un fleuve,

portant le concept suprême des Nations,

nos anciens à l’époque des Lumières

ont écrit une première constitution,

pour montrer au monde, pour défendre

les droits des peuples à disposer d’eux-même.

Sachant que l’homme dépend de l’homme,

sur la terre de Ghjacintu (Paoli) et du premier roi,

Pasquale porte l’idée généreuse et la volonté,

de l’amélioration matérielle et  morale,

de la tolérance, de la recherche de la vérité

du perfectionnement intellectuel et sociale,

du respect, de la liberté de conscience.

La Corse, temple de verdure (maquis), de développement, de rituels,

d’espérance, de courage, quand le paysan marche.

Nos anciens héros, en cherchant la liberté, ont d’abord inventé une démocratie.

Luttant pour la famille et la fraternité, ils ont supprimé la violence et l’injustice.

Oui, la Corse s’est perdue quelque fois dans le paradoxes de l’Histoire.

Mais chaque fois, dans chaque lieu, après chaque défaite, il y a eu une victoire,

après chaque souffrance, une résistance supérieure,

une force inattendue pour trouver les chemins fleuries de l’Humanité,

du salut, de l’amour, de la nécessité vitale de vivre fiers et debout.

Maintenant que nous avons une démocratie, j’ai envie de rêver en rimes et poésie,

qu’advienne une fraternité universelle.

 »Lettera a l’Umani » (extrait de  »la Révolution Corse » écrit et mis en scène Magà Ettori)
interprète : Edmond Simeoni – auteur : Magà Ettori – compositeur : Patrice Bernardini

Emmanuel Djob, sur les traces d’un titan de la musique

Emmanuel Djob - tournage Faeryland - photo Jacques Viallon

Emmanuel Djob – tournage Faeryland – photo Jacques Viallon

Samedi le Zénith-Sud de Montpellier, ploiera sous la puissance d’un géant de la musique : Emmanuel Pi Djob sera sur scène ! A peine avions nous achevé LOOK INTO MY EYES, le clip d’un des titres phares de son nouvel album  »Get on board », qu’Emmanuel Djob était reparti à pas de géant pour une nouvelle scène, plus belle, plus grande, où il pourrait partager son art avec beaucoup plus de monde. Je suis toujours ravi de filmer Emmanuel, tant sa sincérité transparait à l’écran. Quand un réalisateur choisi un comédien, c’est souvent dû au fait que le réalisateur le connaît, que l’artiste à un talent immense, qu’il correspond pleinement au rôle. Parfois, il s’agit de choix lié à la production, voir à la demande d’une chaîne de TV, mais c’est une autre histoire. Ayant déjà tourné avec Emmanuel, je savais qu’il correspondait pleinement au rôle que je lui proposais dans Faeryland (https://www.facebook.com/faerylandlefilm), mais je savais surtout qu’il allait apporter au tournage tout ce qu’il avait de meilleur en lui, son talent, sa voix de baryton si singulière, puissante et grave, sa maîtrise chirurgicale de l’émotion, sa volonté, et une nature généreuse. Samedi Emmanuel sera sur scène, alors que la cinquième saison de  »The Voice » débute. J’y vois un signe positif. Le lancement de la nouvelle saison, ne pouvait que me rappeler dans quelles circonstances, j’ai vu Emmanuel la première fois ; je suivais avec une grande attention et pour la deuxième année consécutive  »The Voice », car des amis y participaient. Et là, dans un grand sourire amical, un séisme est arrivé sur scène. Dès les premières notes de  »Georgia of my mind » les coachs ont été bluffés, les 4 fauteuils se sont retournés, et je suis resté figé devant mon écran. Quelques jours et quelques coups de téléphone plus tard, je retrouvais Emmanuel pour le tournage d’un de mes films  »Le Dernier Clan » une saga familiale évoquant la mafia corse, sur fond de trafic d’animaux (déjà). Alors qu’il venait d’être encensé par la presse nationale et acclamé par des millions de téléspectateurs, alors qu’il bénéficiait d’une visibilité sans précédent, Emmanuel se présenta sur le plateau comme je l’imaginais : humble, efficace, et hyper professionnel. Assis sur un fauteuil de bar, installé sur une scène, dans un établissement de nuit, Emmanuel entonna un fabuleux  »Amazing Grace » à capella. En trois prises nous venions de capter la plus fabuleuse performance vocale, à laquelle il m’avait été donné d’assister. Le frisson était tel, que le chant achevé personne n’avait songé à couper la prise, et la caméra tourna encore longtemps. Et lui simple, souriant, demandant si cela me convenait… que dire ? Waouw ! Tout simplement. Je l’ai vu reproduire cette prouesse incroyable, il y a quelques semaines devant 5000 personnes alors que nous tournions LOOK INTO MY EYES, le clip officiel de Faeryland. Il est comme ça Emmanuel, peu importe le nombre, tant qu’il a l’ivresse du chant. Donc Emmanuel, sera ce samedi au Zénith-Sud de Montpellier, mais pas seul. Il sera accompagné pour l’occasion par son groupe Afro-Soul-Gang, trois troupes de danse, les performeurs-danseurs de Jean-Paul Wabotaï et Angelo Carmont, l’ensemble de cordes Contrepoint dirigé par Franck Fontcouberte et l’ensemble Afro-Soul-Mass-Choir, fort de 500 choristes de France et d’Europe sous la baguette de Joël Rhino. Il recevra aussi sur scène Rodha Scott et Francis Lalanne (que j’ai déjà eu le privilège de diriger pour un de mes films). Ce n’est pas un géant que nous retrouverons samedi, mais une armée de géants, le choc des titans. Je vais être obligé d’enregistrer  »The Voice », car du Zénith au Nadir nous serons tous avec Emmanuel Pi Djob.

Jacques Viallon, au-delà de l’écran

Viallon JacquesMasterclass 1 (Magà Ettori - blog)

Il est avant tout un érudit du septième art dont il apprécie l’Histoire et les scenarii. Jacques Viallon doit sa connaissance du milieu à une cinéphilie exigeante, mais également  à une pratique intense du métier de cinéaste. Il a été enseignant en école de cinéma (Eicar), auteur, réalisateur, producteur, chef-monteur et j’en oublie certainement. Jacques Viallon, qui est un des membres très actif de l’Institut Citoyen du Cinéma, compte plus de 100 œuvres inscrites à la SCAM et diffusées sur TF1 et autres grandes chaines historiques. Il est entre-autre l’auteur-réalisateur et monteur d’un magnifique documentaire « Jim Morrison un poète à Paris » (TF1/Stylia) que l’on trouve en bonus du film D’Oliver Stone  »The Doors » (StudioCanal), c’est dire si nous sommes dans la cour des grands. Jacques Viallon, est un homme de coeur et de passion. Quand il s’intéresse à un mode d’expression (souvent), c’est toujours avec l’objectif de côtoyer l’excellence. Fondateur de Lodge Production, il a écrit, réalisé et produit « Harcourt, la griffe des Stars » (avec Olivier Chateau), et l’histoire extraordinaire du « Studio Rouchon ». Ce studio mythique qui accueille depuis plus de trente ans les plus grands photographes. Une manière de se rapprocher de cet art qu’il affectionne tant. Lors de ces tournages, il découvre les lumières spécifiques de la photographie glamour inspirée par George Hurrell. Une autre passion va naître.
Vincennes accueille du 22 au 25 janvier, la 1ère édition du festival de cinéma : « Au-delà de l’écran – le cinéma raconté par ceux qui l’ont fait ». L’occasion pour Jacques Viallon d’organiser une rencontre avec trois grands chefs décorateurs membres de l’ADC (Association des chefs décorateurs de cinéma) : Michel Barthelemy, Valérie Grall et Denis Hager. En parallèle des projections, animations et d’une exposition consacrée à André Bourvil, cet évènement permet à Jacques Viallon de montrer une exposition de photographies que nous attendions avec beaucoup d’impatience. Il s’agit d’une série d’accessoires des studios de Bry-sur-Marne que Jacques Viallon a photographié durant 4 mois alors que les Studios menaçaient de disparaître ; une bagatelle, seulement 30 ans d’archives et d’histoires du très jeune septième art. Un travail inestimable bien entendu, au service de notre mémoire collective et du cinéma :  »ambiance 36 quai des orfèvres »,  »ambiance Marie-Antoinette »,  »ambiance 39-45 »,  »ambiance panneaux de signalisations »,… Plusieurs milliers d’objets sont encore conservés dans les stocks des studios de Bry-sur-Marne, qui ont été finalement sauvés et revendus en 2015, mais certains de ces objets uniques ont tout de même été détruits. C’est dire la valeur de cet immense travail que nous propose Jacques Viallon, en plus de la mise en scène et de la signature photographique si particulière.

 

Viallon expo 1 (Magà Ettori - blog)

Ambiance 36 quai des orfèvres ©Jacques Viallon

Viallon jacques expo 2 (Magà Ettori - blog)

Ambiance Marie-Antoinette ©Jacques Viallon

Viallon jacques expo 3 (Magà Ettori - blog)

Ambiance 39-45 ©Jacques Viallon