Archives de Catégorie: CHRONIQUES ANIMALISTES

Les clowns maléfiques

Je viens de tomber sur une vidéo qui met en scène un clown maléfique, Ronald, la mascotte de MacDo. C’est bien fait, effrayant, mais je me demande s’il est encore nécessaire de parodier un tel personnage ? Nous le savons, Ronald c’est le caïd des nez rouges, le chef de gang de l’obésité, l’affranchi de l’hypertension, le dealer des maladies cardiaques, le grand manitou du diabète, l’as des as de la dépression, le virtuose des cancers, le big boss de l’Alzheimer, oui Ronald c’est le champion du monde incontesté de la catégorie poids lourds des dégâts de santé,… et de la communication. Pas toujours de bon goût d’ailleurs. Au Royaume-Uni, le clown attaque à la sulfateuse. Dans une de ses publicités un jeune garçon interroge sa mère à propos de son père décédé. L’enfant cherche des ressemblances entre lui et le défunt.  Au final la conversation se termine chez MCDo, devant un poisson pané. C’était le plat préféré de ton père”, lui dit sa maman pour le réconforter. Waouw la classe ! Je ne vous dis pas le tollé général. En général il est plus malin Ronald. Il serait même un peu vicieux. Il sait faire. Par exemple, il développe des sandwiches sans produits carnés, mais il aime que l’on se sente quand même un peu coupable. « Quoi ? Vous n’êtes pas content ? C’est autant d’animaux en moins massacrés ». Oui bien entendu, c’est un peu comme si on remerciait la peste de laisser des survivants. A Singapour Ronald propose un sandwich sans viande, le « Veggie Crunch Burger ». Un burger composé d’une galette de petits pois, de carottes, de haricots verts, de poivrons et de pomme de terre. C’est beau. En Norvège, en Afrique du Sud, en Arabie Saouditen en Asie du Sud-Est, c’est le « Veggie McSpice ». Composé d’un steak réalisé à partir de haricots rouges, de carottes, de poivrons verts et de quelques rondelles d’oignons, on en pleurerait de bonheur si la pitance ne faisait pas 512 kilocalories. En France ? Rien ! Ca se résume à 115 tonnes de détritus jetés chaque jour, et à 1,55 tonnes de viande bovine par an, soit 50 kilos par seconde. Je laisse aux matheux le soin de faire les comptes du nombre de vies qu’il faut prendre pour fabriquer autant de viande. Actuellement, un sandwich vendu sur deux est un burger. Le burger, vous savez, ce sandwich à la sauce fécale. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont des scientifiques. Pour parvenir à cette conclusion, les biologistes en charge de cette étude se sont procurés 300 boîtes de steaks hachés industriels commercialisés dans 103 magasins, épiceries, grandes surfaces, boutiques bio localisées dans 26 villes des États-Unis. Très appétissant. Bon, et que se passe-t-il de pionnier au pays du soleil levant ? Hummm sympa, le steak issu de matière fécale humaine. Ben oui, autant qu’à faire, il faut y aller franco. La caca, c’est de la caca, au moins il n’y a pas de doutes. Leur grand truc c’est le recyclage des boues d’épuration en steacks. Je vous vois douter. Au Japon, il y a trop de boues d’épuration. Sollicité par la ville de Tokyo, le professeur Ikeda cherchait des solutions pour le recyclage. Le scientifique s’est rendu compte que les boues d’épuration contenaient une grande variété de protéines. Vous voyez venir la suite ? La protéine c’est bon pour le corps humain. Le scientifique a donc reconstitué de la viande artificielle à partir de matières fécales humaines. Des protéines de soja y sont ajoutées pour que la viande artificielle ait le même goût que le bœuf, et des colorants alimentaires sont utilisés pour qu’elle ait la même apparence. Un ange passe. Pendant ce temps-là, le « Vegan Gorilla » de Nice devient le premier restaurant de France vegan à obtenir le titre de Maître Restaurateur (*). Et là pour le coup nous sommes loin des clowns maléfiques de la restauration. En parlant de personnages grimés, je vais me revoir le dernier clip de « Magic Jack« , avec lui pas de Big Mac, pas de mic mac, tout est dans le titre, la viande est à chier, et ça a le mérite d’être clair. Sinon le 10 juin c’est la Marche pour la fermeture des abattoirs, nous y serons.

Magà Ettori, Paris, 25/05/2017

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(*) Le Titre de Maître Restaurateur est le seul titre délivré par l’état pour la restauration Française. Il garanti que l’ensemble de la carte est faite maison à partir de produits bruts et acquis essentiellement frais. Un Maître Restaurateur est un professionnel qualifié, engagé sur plus de 30 critères : cuisine certifiée faite maison, produits frais, qualité du service, de la vaisselle, de la décoration, etc. C’est un titre décerné par l’État sur la base d’un audit réalisé par un organisme indépendant. Cette distinction permet aux clients de repérer les établissements d’excellence.

 

Dissonance cognitive

A cause de l’élection présidentielle, nous risquons de vivre un grand moment de dissonance cognitive. Mais qu’est-ce que ce terme barbare ? Disons que lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses propres convictions, cette personne éprouve un état de tension inconfortable appelée dissonance, qui, par la suite, tendra à être réduit. L’individu est à la recherche d’un équilibre qui, une fois rompu, génère un état de stress, lequel motive à son tour une justification. Aussi étonnant que cela puisse paraître, lorsque nous agissons contrairement à nos convictions, nous avons ainsi tendance à justifier nos actions et à adapter nos opinions à nos comportements. Prenons par exemple la relation des humains ayant une alimentation carnée. Plus de la moitié des foyers français comptent un ou plusieurs animaux de compagnie. Chiens, chats principalement, membres à part entière de la famille. On les aime, on prend soin d’eux et les considère. Sauf quelques sociopathes, les personnes qui vivent avec des animaux répugnent à faire du mal à des êtres vivants, et ont un dégoût absolu des abattoirs. Dès lors comment font-ils pour se justifier à eux-mêmes de manger des animaux ? Cette paix de l’esprit peut être obtenue de trois manières :

1 – en changeant de comportement, pas évident.

2 – en justifiant l’acte mais en aménageant la cognition conflictuelle. Ca donne je mange de la viande, mais de temps en temps.

3 – en justifiant le comportement mais en ajoutant de nouvelles cognitions. Par exemple : tout le monde chez moi mange de la viande c’est bon pour la santé, et puis l’homme est un prédateur comme le lion.

Oui bon, vous me ferez signe la prochaine fois que vous attrapez une gazelle au supermarché du coin. Ceci-dit, voilà ce que l’on appelle de la dissonance cognitive. Les lobbyistes de l’agro alimentaire nous donnent des arguments pour nous auto-programmer, laissant croire que les humains sont historiquement, culturellement et physiologiquement des  omnivores. et puis il y a l’habitude, la tradition. C’est important de consommer des produits identitaires. La preuve : « Je ne remettrais cependant pas en cause la pratique du gavage pour ne pas fragiliser plus encore nos producteurs de foie gras et pour qu’ils continuent d’exporter leurs produits dans le monde entier », répondait Marine Le Pen au « collectif  Animal Politique ». En novembre dernier, cette coalition de 26 associations françaises dédiées à la cause animale a présenté son manifeste afin de porter la question de la condition animale au cœur des enjeux politiques. 39% des Français inscrits sur les listes électorales affirment que les propositions des candidats en matière de protection des animaux pourraient influencer leur vote à l’élection présidentielle. Ce chiffre a a du convaincre 7 des 11 candidats de répondre aux questions du collectif. Mais je digresse, revenons à  la dissonance cognitive. Les humains ajustent a posteriori leurs opinions, croyances et idéologies au comportement qu’ils viennent de réaliser. Ainsi, si habituellement, nous nous attendons à ce que l’Humain soit un être rationnel qui agit sur la base de ses convictions, ici le lien est inversé : l’Homme justifie après coup son comportement en ajustant ses convictions à ce comportement en « animal rationalisant ». Ok, d’accord. Une aparté sur Marine Le Pen car c’est franchement inquiétant cette histoire. Vous conviendrez qu’elle ne devrait pas être élue présidente de la République ? Pour plusieurs raisons à commencer par ses affaires judiciaires. La valeur d’exemplarité ouch ! C’est vrai que le monde politique est en pleine déliquescence. Nous pensions avoir atteint le nirvana quand le ministre du Budget en fonction a été condamné à trois ans de prison ferme pour évasion fiscale. Et pourtant non, les affaires se multiplient. Le Front national en a six en cours : les assistants parlementaires européens, le financement des campagnes, le patrimoine sous-évalué de Marine et Jean-Marie Le Pen, la diffusion des exactions de Daech, les assistants du Nord-Pas-de-Calais et les documents policiers. Je veux bien la présomption d’innocence, mais là il y a de l’abus. Les français savent que ce serait  mal d’installer le FN aux affaires, mais le risque est là. Il ne s’agit pas d’un épouvantail, pour orienter les votes. Certains ont joué aux apprentis sorciers. Au lendemain du deuxième tour des élections, le très gaulliste Dupont-Aignan pourrait être premier Ministre, et Marine Le Pen présidente. Une entourloupe de plus. L’histoire en compte tellement. Vous voulez que l’on reparle de l’état d’urgence ? Ou des élections fédérales allemandes de 1933 ? L’installation du parti nazi et du chancelier Hitler, ont conduit à la dissolution du parlement et à l’Acte générateur, qui donna au Reich des prérogatives illimitées. Il suffirait donc d’une crise sécuritaire pour donner les pleins pouvoirs au parti le plus xénophobe et raciste de l’Hexagone. La France en guerre contre Daesh, va t’elle faire de Marine Le Pen le chef des armées ? Qui sait. Au lendemain du 7 mai, il risque d’y avoir pas mal de tensions et de dissonances cognitives.

Magà Ettori, Dublin, 29/04/2017

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Pour sauver un paysan, mangez un syndicaliste

« Pour sauver un paysan, mangez un vegan », La nouvelle campagne de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne aurait tout pour être drôle, si, et seulement si les concepteurs de la campagne ne s’étaient pas trompés de cible. Il fallait en fait dire : Pour sauver un paysan, mangez un syndicaliste. Car au bout du compte, leurs syndicats ne sont-ils pas autant responsables de la ruine et de la faillite des agriculteurs que les pouvoirs publics, qui subventionnent et encouragent des pratiques d’un autre temps ? L’abolition de l’exploitation animale est inéluctable, mais sur du très court terme le problème est ailleurs. D’après le syndicat en question, plus de la moitié des agriculteurs en 2016, ont un revenu inférieur à 354 € par mois (4 200 €/an). Oui, bien. Et alors ? On attend quoi pour se convertir ? C’est ce que ferait n’importe quel autre travailleur. Vous les syndicalistes, plutôt que d’encourager vos serfs à la précarité, de les cantonner au rôle de pourvoyeurs de chairs pour les serials killers des abattoirs, pourquoi ne pas envisager d’abonner une fois pour toute, ce modèle économique basé sur l’esclavagisme et le meurtre alimentaire ? Vous voulez peut-être sécher leurs bas de laine sur des panneaux 4X3 avant de partir avec votre butin en Chine, à l’instar de la Cooperl (coopérative bretonne leader du porc en France) qui après avoir inaugurer un élevage de 1 500 reproducteurs à Anyang en Chine, s’apprête à y construire une usine de transformation. Vous voulez parlez scandales ? Parlons scandales. En août 2015, le numéro 1 français de la viande, le groupe Bigard, qui possède notamment les marques Charal et Socopa, a boycotté le marché de Plérin, tout comme la Cooperl, en achetant les porcs de ses 2 700 adhérents à un prix inférieur à celui du marché au cadran de Plérin, provoquant la chute du prix du porc, et celle des petits éleveurs. Plérin et son fameux cadran. De quoi s’agit-il en fait ? Le marché au cadran de Plérin est l’endroit qui fixe le prix de référence du porc pour toute la France. On l’appelle aussi Marché du porc breton. Il se tient deux fois par semaine, et rassemble les producteurs et les acheteurs. Les prix des victimes s’affichent sur un cadran électronique, d’où de nom de marché au cadran. Depuis 1972, l’objectif du marché au cadran est de réguler les transactions entre vendeurs et acheteurs de victimes, c’est à dire entre les éleveurs et les industriels de la viande, ceux qui assassinent des êtres vivants, puis les transforment et les conditionnent pour devenir ce que l’on appelait à la préhistoire de la viande. Chaque semaine, des dizaines de milliers de victimes sont donc vendus à Plérin. Les victimes sont présentées sur catalogue avec leurs caractéristiques, comme l’âge, le poids, la  provenance. Le prix qui est fixé à Plérin va ensuite s’appliquer à l’ensemble de la filière, et pas seulement en Bretagne. Dans toute l’Europe, il y a surproduction de victimes et, parallèlement, la consommation de cadavres a baissé pendant l’été en France, ce qui fait reculer les prix. Les acheteurs français, demandent des prix plus bas et reprochent au Marché du porc breton d’être déconnecté des prix européens. Résultat les industriels de la viande (les fameux acheteurs) boycottent le marché de Plérin. Bien entendu, ils sont suivis par la coopérative bretonne, le leader du porc en France. Ce scandale n’est qu’un scandale de plus dans le monde sulfureux de l’industrie de l’agro-alimentaire, mais il illustre bien ce qui précipite un peu plus chaque jours les petits éleveurs et les agriculteurs dans les affres de la banqueroute. Non, malheureusement les vegans ne sont nullement responsables de cette banqueroute. Mais à qui profite le meurtre alimentaire alors ? Dans un premier temps il faut regarder dans la direction des lobbys et des syndicats de la filière agricole. Ceux-là connaissent plus le son des cuillères à l’heure du thé dans les salons cossus des chambres parlementaires, que les flocs des bottes en caoutchouc dans l’aube blanche. Il faut ensuite regarder en direction des industriels qui ne payent pas le prix d’achat que reflètent la réalité des coûts d’exploitation. Idem pour le consommateur qui ne demande qu’à payer moins cher à chaque passage en caisse. Ne parlons même pas des politiques qui achètent le silence des agriculteurs à grand coup de subventions et font la danse du ventre à chaque élection. Enfin il faudrait que les agriculteurs eux-mêmes fassent leur mea culpa et se demandent s’ils ne se sont pas fourvoyés en laissant la mainmise à ces coopératives, initialement fondées pour les protéger des vicissitudes du marché. « Pour sauver un paysan, mangez un vegan », c’est de l’humour dit Patrick Franken, le président du syndicat agricole du Lot-et-Garonne.  Désopilant ! « J’arrêterais de faire de la politique quand les politiciens arrêteront de nous faire rire! » avait dit Coluche, ajoutant dans une autre boutade :  « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ! Le syndicalisme, c’est le contraire ! ». Comme quoi humoriste et agriculteurs ce sont des métiers.

Magà Ettori, Paris, 24/03/2017

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L’esprit du Sud

Une charte pour défendre les traditions du sud face au mouvement vegan

Une charte pour défendre les traditions du sud face au mouvement vegan

L’Observatoire National des Cultures Taurines, c’est un peu comme « Casino » de Martin Scorsese, quand les vieux mafieux se réunissent pour un conseil de guerre, avec masque à oxygène, fauteuil roulant et déambulateurs. Ce n’est pas manquer de respect à nos seniors, que de dire que ce n’est pas vraiment affriolant. En même temps, le calvaire des taureaux ce n’est pas très séduisant, et il est difficile d’en attendre plus d’un microcosme sponsorisé depuis toujours par le « petit jaune ». Il faut reconnaître à l’Observatoire National des Cultures Taurines qu’il s’accroche à son vestige de « tradition » sanguinaire. En 2011 L’association des villes taurines et l’Observatoire national des cultures taurines avaient obtenu l’inscription de la corrida à l’inventaire du Patrimoine immatériel. Une décision logiquement infirmée en juin 2015 par la cour administrative.  Dans un communiqué en date de juillet 2016, l’Observatoire National des Cultures Taurines déplorait cette décision « d’autant plus que les deux précédents gouvernements (Fillon et Ayrault) avaient accompagné cette procédure ». Oui bon, on ne vas pas tirer sur l’ambulance non plus. D’autant que l’attachement à la tauromachie n’est pas un privilège du candidat de droite à la présidentielle, à gauche aussi on participe aux ferias. Ne soyons pas trop regardant. Tant pis si les lois ne sont pas les mêmes pour tous, on ne va pas chipoter sur de simples décisions du Conseil d’État, et puis le sud c’est différent. Du coup l’Observatoire National des Cultures Taurines affiche en accroche de son site internet « La tauromachie, un patrimoine culturel français ». Oui, nous savons, la mise à jour d’un site c’est fastidieux, ça prend du temps. Et puis la corrida étant dépénalisée dans 11 départements du sud de la France, et interdite partout ailleurs, il faut bien que le site affiche autant de contre-vérités que l’activité elle-même. Restons en concordance. Au fond, ils ne sont pas inquiets les aficionados, ils ont des amis. Dans le monde politique j’entends, car les arènes sont de plus en plus tristes et mortifères, tant sur la piste que dans les tribunes. Leurs amis politiques mettent régulièrement la main au porte-monnaie, voire leur offre un peu de visibilité, en organisant des colloques au Sénat. On se souvient de la plaisanterie, en fin d’année dernière, quand le  sénateur Jean-Louis Carrère a frôlé la crise cardiaque, face aux lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, pour un opéra-bouffe intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? » (http://wp.me/p3bEj5-oQ). Waouw ! Les grands comiques du sud, viennent d’avoir une nouvelle idée. Enfin, plutôt, ils reviennent sur leur ancienne lubie de Patrimoine immatérielle de l’Unesco. Un TOC c’est un TOC, mais il doit bien y avoir des médecins dans leur entourage. Voilà que l’Observatoire National des Cultures Taurines lance la charte « Esprit du Sud » pour défendre les traditions locales : la chasse, la pêche, l’agriculture, l’élevage, la gastronomie ou encore les manifestations folkloriques et culturelles. Une façon -dit-il – de contrer la montée en puissance du mouvement animaliste vegan. André Viard a encore frappé. Le président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, n’est pas à une gaffe prêt. Après avoir affirmé que « les premières lois de protection animale ont été approuvées par les nazis », après avoir comparé une prétendue tentative d’incendie de sa maison aux attentats d’Oslo, après avoir clamé que l’IVG est responsable de « 7 millions et demi d’êtres humains en puissance qui ont été privés du droit d’exister », après avoir provoqué une énième polémique en précisant qu’il n’était pas « Charlie », voilà André Viard, notre président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, qui envisage d’incarner l’esprit du Sud pour contrer la montée en puissance du mouvement animaliste vegan. O povre ! Dédé ? C’est en venant vieux que vous êtes venu couillon ou c’est de naissance ?

Magà Ettori, Paris, 31/01/2017

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Politique et cause animale, les enjeux pour 2017

antispécisme (Magà Ettori - Blog)Le navire France se dirige vers deux élections majeures en 2017, les élections présidentielles  les 23 avril et 7 mai 2017 suivies des élections législatives les 11 et 18 juin. Certains pourraient y voir des occasions de politiser la question animale. Après tout, pourquoi pas ? Mais concrètement, qu’est-ce que ces élections présidentielles apporteront à la démarche d’émancipation animale ? Sauf grande surprise, pas grand chose. Si EELV, l’UDI et Jean-Luc Melenchon affichent de plus en plus souvent leur intérêt pour la cause animale, les autres candidats des partis traditionnels ne semblent absolument pas concernés. Plusieurs sont même des amoureux de la tauromachie. A telle enseigne que 26 organisations de protection animale se sont regroupées au sein d’un collectif pour porter le débat autour de la question animale. Le collectif « Animal Politique » espère soumettre à tous les candidats à l’élection présidentielle un manifeste de 30 propositions « afin de prendre précisément note de leurs engagements ou de leurs refus, puis de rendre ces informations publiques ». Très franchement, réunir autant d’associations de premier plan pour la rédaction d’un manifeste commun, constitue déjà un exploit. Il est heureux que les guerres des chefs, les querelles d’égo, et autres dissensions au sein de la cause animale aient pu – à cette occasion – êtres dépassées. Espérons que l’intérêt supérieur des animaux permettra de transcender ces conflit, au-delà des législatives. La cause en sortirait grandie.

Le « mouvement 100% » travaille également à l’union des forces progressistes et écologistes en vue des législatives cette fois. Le « mouvement 100% » est un agrégat de structures politiques citoyennes et écologistes, qui ont décidé d’unir leurs forces. Une coopérative initiée dans le cadre des législatives, forte de ses 577 délégués locaux, qui a vocation à s’inscrire durablement dans le paysage politique. Au sein de ce « mouvement 100% », les idées d’émancipation animale ont la part belle. A l’initiative du mouvement se place l’Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) porté par Jean-Marc Governatori. Il s’agit tout de même du deuxième parti écologiste en France avec près de 72 000 sympathisants. Dans cette démarche l’AEI a voulu aller plus loin en soutenant des micro partis éthiques. Une démarche à laquelle a adhéré Gérard Charollois, candidat du parti « Une force pour le vivant ». Ce dernier militant depuis plus de trente ans pour « la défense du vivant et des équilibres naturels », a une vraie crédibilité dans cette bataille politique. Le « mouvement 100% »  soutient aussi « Génération Digitale » qui n’a pas encore publié de programme, et bien entendu le Pacte, Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique. Le Pacte s’est donné comme objectif la réconciliation entre les humains, les animaux et l’environnement par l’avènement d’une société qui n’exploite ni ne tue plus aucun animal, tout en garantissant le bien commun pour chaque être sentient. J’ai eu un vrai coup de coeur pour le Pacte  dont le projet de société m’a séduit. Le Pacte avait besoin de soutiens au moment de sa création, et j’avais accepté de faire partie du bureau politique (malgré un agenda très contraignant). Je me suis depuis retiré pour laisser la place à une équipe dynamique et très motivée. Je pense qu’en arrivant à maturité, ce parti portera haut et fort les valeurs de l’antispécisme.

D’autre personnalités engagées en politique sont à suivre dans les mois à venir, tant elles sont engagées pour la cause animale et/ou le végétarisme. Je pense notamment à Douchka Markovic, Laurence Abeille, Jacques Boutault, Geneviève Gaillard, Michèle Sriffler, Sylvie Goy Chavent, et Grégory Berthault qui a initié le « Mouvement Citoyen pour la Protection Animale ».

Lancé officiellement le 14 novembre, le Parti Animaliste est le fruit de la longue préparation d’une équipe sérieuse, qui a déjà fait ses preuves dans le monde associatif. Le Parti Animaliste promeut une évolution de société qui prendrait en compte les intérêts des animaux et qui repenserait la relation entre les animaux et les humains. Le Parti Animaliste ne soutient aucun candidat aux présidentielles, mais reste attentif au positionnement des candidats par rapport au manifeste  du Collectif « Animal Politique ». Pour le Parti Animaliste, si la société a connu des avancées considérables, la question animale reste paralysée. Dans un tel contexte, le Parti Animaliste s’est donné pour ambition de faire émerger la question animale dans le champ politique. C’est tout l’enjeu de ces deux grandes élections. Personnellement, en tant que citoyen, animaliste, antispéciste et vegan j’apporte mon soutien à toutes ces démarches politiques, pourtant je réserverai ma voix à la formation qui sera la plus concrète, la plus incisive, la plus constructive et la plus dérangeante. Peu importe la taille, la force et le niveau de ces formations politiques, toutes vont devoir affronter l’indifférence des partis traditionnels, le scepticisme des médias et la tempête élective. Bon voyage capitaines, ô mes capitaines.

Magà Ettori, Bastia, 05/12/2016

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Le lobby de l’exploitation animale au bord de la crise de nerf

manifestation-senat-chroniques-animalistes-maga-ettoriIls ont décidément une santé fragile nos représentants du peuple. Voici un sénateur s’étouffant, s’essoufflant, s’indignant : « Pays des droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués » hurle le sénateur Jean-Louis Carrère. Et il sait de quoi il parle notre parlementaire. Vice-président du Conseil régional d’Aquitaine, membre de la Haute Cour de justice, Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et Membre de la Commission chargée de l’élaboration du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale,… oui monsieur Carrière s’y connait en sécurité et en cumul des mandats. Cet homme du passé qui espère devenir un rempart de la tradition française, celle des passe-droits, des copinages et de la démocratie bafoués. Il demande au bord des larmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste, estimant que l’Etat ne peut « fermer les yeux sur sa montée en puissance « . Une tragédie, renvoyant DAESH dans le bac à sable du terrorisme.

Le 4 octobre dernier, au Sénat, se déroulait un colloque intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? ». Un colloque organisé par l’Observatoire National des Cultures Taurines, avec le soutien de l’Union des villes taurines françaises. Rappelons que si vous torturez un animal à Paris ou à Marseille vous allez en prison, alors que si vous le faites dans une arène on vous paie et loue votre courage. Passons.

Un colloque réunissant le gratin des lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, un véritable musée des horreurs. Les bras armés de la torture animale, se donnant l’accolade sous les ors du Sénat, tout un symbole.

Au même moment, face au Palais du Luxembourg le CCE2A donnait de la voix. Christophe Lepretre, le fondateur du PACTE (Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique) jouait avec son mégaphone, tandis que Stéphanie jeune activiste au regard de braise lisait un courrier au vitriol. De quoi déranger le colloque alors que l’on tartinait les tranches de foie Gras. La cerise sur la bisque de homard étant certainement L214 qui organisait dans le même temps une manifestation ironique qui tendait à ridiculiser les lobbyistes, jusqu’à ce que Brigitte Gothière demande aux participants de faire tomber les masques.

Une mise en scène qui a sans doute déplu au sénateur Jean-Louis Carrère qui éructait face au petit comité de la souffrance animale évoquant la modification apportée au Code civil sous la pression des mouvements animalistes pour y introduire les animaux en tant « qu’êtres vivants doués de sensibilité ». Un comble, une trahison des députés et des autres sénateurs. La face cramoisie Jean-Louis Carrère  insiste :  »Les animalistes ont entrepris de modifier le rapport de l’Homme aux animaux, tel que les religions, l’humanisme et le droit l’avaient établi depuis les débuts de notre histoire » scande le député au bord de la crise de nerf. A bout de souffle, il ajoute qu’il y a un « danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l’humanisme et celles qui prétendent lui substituer l’idéologie animaliste ». Diantre !

Sérieusement ? Il n’y a personne pour lui apporter une camomille ? Il faudrait sérieusement qu’il se calme, tout ce stress ce n’est pas bon pour sa tension, ni pour son moral d’ailleurs. Imaginez  que sa requête d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste vienne à être validée. Il va devenir la risée de la planète. Les pays voisins n’ayant toujours pas compris la crise du burkini vont se tordre de rire en apprenant que la chambre haute du Parlement français tremble devant les mouvements animalistes. A moins que ces danses du ventre n’aient pour vocation de courtiser un certain électorat à la droite de la droite. Qu’est-ce que vous voulez ? On se sert les coudes chez ces gens-là, c’est normal après tout… leur monde est en déclin !

Magà Ettori, Paris, 14/10/2016

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Faeryland, un premier film vegan… pour un monde meilleur

(photo Bluebirdstudios)

(photo Bluebirdstudios)

Oui, nous arrivons à la fin de l’aventure Faeryland. Après deux ans d’enquêtes sur les horreurs de l’exploitation animale, après deux autres années supplémentaires de tournages, deux fois interrompues par des attentats barbares, après une première version de Faeryland qui faisait 2h50 réalisée pour la Cop21, puis une projection au Sénat pour la Journée des droits de l’homme, puis une projection au cinéma le St-André des Arts à Paris pour soutenir la marche contre la vivisection, puis à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhillan, après un an d’avant-première dans toute la France, après un Prix Médor du « Meilleur film animalier », après des dizaines d’articles et des explication

s sur le veganisme, après des salons (Veggieworld, Vegan’Heart), des colloques, après trois magnifiques semaines d’exploitation en salle pour la sortie nationale, des rencontres fabuleuses avec le public, les exploitants, les militants et activistes, des heures (jusqu’à tard dans la nuit) d’échanges enrichissants et de débats, enfin Faeryland est finalement programmé pour 4 dernières séances en salle au cinéma le Central à Puteaux, à l’occasion de la Veggieworld et de la Veggie Pride. Une manière élégante de boucler la boucle. Nous resterons à l’écoute des associations et des cinémas qui souhaiteraient nous programmer dans le futur, mais notre route va à présent nous conduire vers d’autres horizons, d’autres pays, d’autres spectateurs, intéressés par cette formidable épopée. Je voudrais dire ici ma reconnaissance, à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet (à quelque niveau que ce soit), mais au delà de toute considération, ne jamais oublier que nous avons oeuvré pour une plus grande justice, davantage de morale et d’éthique, et surtout, surtout, POUR EUX ! Pour ma part, je cours, je cours, vers un nouveau film tout aussi enthousiasmant : VEGAN MARATHON. Merci à tous, et bravo, vous n’avez pas changé le monde mais vous avez contribué à le rendre meilleur. Top chrono !

“un chef-d’oeuvre de notre époque”  (Corse Matin) 

“Enfin du cinéma vegan !” (Les Inrocks)

 »Un film engagé » (Voici)

« Yves Duteil dans son premier grand rôle au cinéma » (Challenges)

 »Le premier film vegan » (France Bleu – RCFM)

 » a rare legendary story of Queen Ness and the God-Druid Cathbad » « Let’s talk about Corsica »

“un véritable ovni cinématographique”  (Alter-JT)  

“Save the world”  (Le Parisien)  

 »porte-étendard de la génération Végane » (Corse Net Infos)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)  

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)  

“évidement anticorrida”  (Midi Libre) 

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux) 

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale) 

7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 2016
le vendredi 7 octobre à 20h, le samedi 8 octobre à 20h,
le dimanche 9 octobre à 18h et le lundi 10 octobre à 20h

CINEMA LE CENTRAL
136 RUE DE LA REPUBLIQUE – 92800 PUTEAUX
(RER A, ligne L, Bus 151,157,93)

Site : www.faeryland-lefilm.com
Page facebook : https://www.facebook.com/faerylandlefilm/
Clip : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo�
Bande annonce youtube : https://youtu.be/-hzuqUU50vw

faeryland-central-veggieworld