L’esprit du Sud

Une charte pour défendre les traditions du sud face au mouvement vegan

Une charte pour défendre les traditions du sud face au mouvement vegan

L’Observatoire National des Cultures Taurines, c’est un peu comme « Casino » de Martin Scorsese, quand les vieux mafieux se réunissent pour un conseil de guerre, avec masque à oxygène, fauteuil roulant et déambulateurs. Ce n’est pas manquer de respect à nos seniors, que de dire que ce n’est pas vraiment affriolant. En même temps, le calvaire des taureaux ce n’est pas très séduisant, et il est difficile d’en attendre plus d’un microcosme sponsorisé depuis toujours par le « petit jaune ». Il faut reconnaître à l’Observatoire National des Cultures Taurines qu’il s’accroche à son vestige de « tradition » sanguinaire. En 2011 L’association des villes taurines et l’Observatoire national des cultures taurines avaient obtenu l’inscription de la corrida à l’inventaire du Patrimoine immatériel. Une décision logiquement infirmée en juin 2015 par la cour administrative.  Dans un communiqué en date de juillet 2016, l’Observatoire National des Cultures Taurines déplorait cette décision « d’autant plus que les deux précédents gouvernements (Fillon et Ayrault) avaient accompagné cette procédure ». Oui bon, on ne vas pas tirer sur l’ambulance non plus. D’autant que l’attachement à la tauromachie n’est pas un privilège du candidat de droite à la présidentielle, à gauche aussi on participe aux ferias. Ne soyons pas trop regardant. Tant pis si les lois ne sont pas les mêmes pour tous, on ne va pas chipoter sur de simples décisions du Conseil d’État, et puis le sud c’est différent. Du coup l’Observatoire National des Cultures Taurines affiche en accroche de son site internet « La tauromachie, un patrimoine culturel français ». Oui, nous savons, la mise à jour d’un site c’est fastidieux, ça prend du temps. Et puis la corrida étant dépénalisée dans 11 départements du sud de la France, et interdite partout ailleurs, il faut bien que le site affiche autant de contre-vérités que l’activité elle-même. Restons en concordance. Au fond, ils ne sont pas inquiets les aficionados, ils ont des amis. Dans le monde politique j’entends, car les arènes sont de plus en plus tristes et mortifères, tant sur la piste que dans les tribunes. Leurs amis politiques mettent régulièrement la main au porte-monnaie, voire leur offre un peu de visibilité, en organisant des colloques au Sénat. On se souvient de la plaisanterie, en fin d’année dernière, quand le  sénateur Jean-Louis Carrère a frôlé la crise cardiaque, face aux lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, pour un opéra-bouffe intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? » (http://wp.me/p3bEj5-oQ). Waouw ! Les grands comiques du sud, viennent d’avoir une nouvelle idée. Enfin, plutôt, ils reviennent sur leur ancienne lubie de Patrimoine immatérielle de l’Unesco. Un TOC c’est un TOC, mais il doit bien y avoir des médecins dans leur entourage. Voilà que l’Observatoire National des Cultures Taurines lance la charte « Esprit du Sud » pour défendre les traditions locales : la chasse, la pêche, l’agriculture, l’élevage, la gastronomie ou encore les manifestations folkloriques et culturelles. Une façon -dit-il – de contrer la montée en puissance du mouvement animaliste vegan. André Viard a encore frappé. Le président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, n’est pas à une gaffe prêt. Après avoir affirmé que « les premières lois de protection animale ont été approuvées par les nazis », après avoir comparé une prétendue tentative d’incendie de sa maison aux attentats d’Oslo, après avoir clamé que l’IVG est responsable de « 7 millions et demi d’êtres humains en puissance qui ont été privés du droit d’exister », après avoir provoqué une énième polémique en précisant qu’il n’était pas « Charlie », voilà André Viard, notre président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, qui envisage d’incarner l’esprit du Sud pour contrer la montée en puissance du mouvement animaliste vegan. O povre ! Dédé ? C’est en venant vieux que vous êtes venu couillon ou c’est de naissance ?

Magà Ettori, Paris, 31/01/2017

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Politique et cause animale, les enjeux pour 2017

antispécisme (Magà Ettori - Blog)Le navire France se dirige vers deux élections majeures en 2017, les élections présidentielles  les 23 avril et 7 mai 2017 suivies des élections législatives les 11 et 18 juin. Certains pourraient y voir des occasions de politiser la question animale. Après tout, pourquoi pas ? Mais concrètement, qu’est-ce que ces élections présidentielles apporteront à la démarche d’émancipation animale ? Sauf grande surprise, pas grand chose. Si EELV, l’UDI et Jean-Luc Melenchon affichent de plus en plus souvent leur intérêt pour la cause animale, les autres candidats des partis traditionnels ne semblent absolument pas concernés. Plusieurs sont même des amoureux de la tauromachie. A telle enseigne que 26 organisations de protection animale se sont regroupées au sein d’un collectif pour porter le débat autour de la question animale. Le collectif « Animal Politique » espère soumettre à tous les candidats à l’élection présidentielle un manifeste de 30 propositions « afin de prendre précisément note de leurs engagements ou de leurs refus, puis de rendre ces informations publiques ». Très franchement, réunir autant d’associations de premier plan pour la rédaction d’un manifeste commun, constitue déjà un exploit. Il est heureux que les guerres des chefs, les querelles d’égo, et autres dissensions au sein de la cause animale aient pu – à cette occasion – êtres dépassées. Espérons que l’intérêt supérieur des animaux permettra de transcender ces conflit, au-delà des législatives. La cause en sortirait grandie.

Le « mouvement 100% » travaille également à l’union des forces progressistes et écologistes en vue des législatives cette fois. Le « mouvement 100% » est un agrégat de structures politiques citoyennes et écologistes, qui ont décidé d’unir leurs forces. Une coopérative initiée dans le cadre des législatives, forte de ses 577 délégués locaux, qui a vocation à s’inscrire durablement dans le paysage politique. Au sein de ce « mouvement 100% », les idées d’émancipation animale ont la part belle. A l’initiative du mouvement se place l’Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) porté par Jean-Marc Governatori. Il s’agit tout de même du deuxième parti écologiste en France avec près de 72 000 sympathisants. Dans cette démarche l’AEI a voulu aller plus loin en soutenant des micro partis éthiques. Une démarche à laquelle a adhéré Gérard Charollois, candidat du parti « Une force pour le vivant ». Ce dernier militant depuis plus de trente ans pour « la défense du vivant et des équilibres naturels », a une vraie crédibilité dans cette bataille politique. Le « mouvement 100% »  soutient aussi « Génération Digitale » qui n’a pas encore publié de programme, et bien entendu le Pacte, Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique. Le Pacte s’est donné comme objectif la réconciliation entre les humains, les animaux et l’environnement par l’avènement d’une société qui n’exploite ni ne tue plus aucun animal, tout en garantissant le bien commun pour chaque être sentient. J’ai eu un vrai coup de coeur pour le Pacte  dont le projet de société m’a séduit. Le Pacte avait besoin de soutiens au moment de sa création, et j’avais accepté de faire partie du bureau politique (malgré un agenda très contraignant). Je me suis depuis retiré pour laisser la place à une équipe dynamique et très motivée. Je pense qu’en arrivant à maturité, ce parti portera haut et fort les valeurs de l’antispécisme.

D’autre personnalités engagées en politique sont à suivre dans les mois à venir, tant elles sont engagées pour la cause animale et/ou le végétarisme. Je pense notamment à Douchka Markovic, Laurence Abeille, Jacques Boutault, Geneviève Gaillard, Michèle Sriffler, Sylvie Goy Chavent, et Grégory Berthault qui a initié le « Mouvement Citoyen pour la Protection Animale ».

Lancé officiellement le 14 novembre, le Parti Animaliste est le fruit de la longue préparation d’une équipe sérieuse, qui a déjà fait ses preuves dans le monde associatif. Le Parti Animaliste promeut une évolution de société qui prendrait en compte les intérêts des animaux et qui repenserait la relation entre les animaux et les humains. Le Parti Animaliste ne soutient aucun candidat aux présidentielles, mais reste attentif au positionnement des candidats par rapport au manifeste  du Collectif « Animal Politique ». Pour le Parti Animaliste, si la société a connu des avancées considérables, la question animale reste paralysée. Dans un tel contexte, le Parti Animaliste s’est donné pour ambition de faire émerger la question animale dans le champ politique. C’est tout l’enjeu de ces deux grandes élections. Personnellement, en tant que citoyen, animaliste, antispéciste et vegan j’apporte mon soutien à toutes ces démarches politiques, pourtant je réserverai ma voix à la formation qui sera la plus concrète, la plus incisive, la plus constructive et la plus dérangeante. Peu importe la taille, la force et le niveau de ces formations politiques, toutes vont devoir affronter l’indifférence des partis traditionnels, le scepticisme des médias et la tempête élective. Bon voyage capitaines, ô mes capitaines.

Magà Ettori, Bastia, 05/12/2016

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Le lobby de l’exploitation animale au bord de la crise de nerf

manifestation-senat-chroniques-animalistes-maga-ettoriIls ont décidément une santé fragile nos représentants du peuple. Voici un sénateur s’étouffant, s’essoufflant, s’indignant : « Pays des droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués » hurle le sénateur Jean-Louis Carrère. Et il sait de quoi il parle notre parlementaire. Vice-président du Conseil régional d’Aquitaine, membre de la Haute Cour de justice, Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et Membre de la Commission chargée de l’élaboration du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale,… oui monsieur Carrière s’y connait en sécurité et en cumul des mandats. Cet homme du passé qui espère devenir un rempart de la tradition française, celle des passe-droits, des copinages et de la démocratie bafoués. Il demande au bord des larmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste, estimant que l’Etat ne peut « fermer les yeux sur sa montée en puissance « . Une tragédie, renvoyant DAESH dans le bac à sable du terrorisme.

Le 4 octobre dernier, au Sénat, se déroulait un colloque intitulé « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? ». Un colloque organisé par l’Observatoire National des Cultures Taurines, avec le soutien de l’Union des villes taurines françaises. Rappelons que si vous torturez un animal à Paris ou à Marseille vous allez en prison, alors que si vous le faites dans une arène on vous paie et loue votre courage. Passons.

Un colloque réunissant le gratin des lobbies de l’exploitation animale, chasse, pêche, abattage, vivisection, corrida, un véritable musée des horreurs. Les bras armés de la torture animale, se donnant l’accolade sous les ors du Sénat, tout un symbole.

Au même moment, face au Palais du Luxembourg le CCE2A donnait de la voix. Christophe Lepretre, le fondateur du PACTE (Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Ethique) jouait avec son mégaphone, tandis que Stéphanie jeune activiste au regard de braise lisait un courrier au vitriol. De quoi déranger le colloque alors que l’on tartinait les tranches de foie Gras. La cerise sur la bisque de homard étant certainement L214 qui organisait dans le même temps une manifestation ironique qui tendait à ridiculiser les lobbyistes, jusqu’à ce que Brigitte Gothière demande aux participants de faire tomber les masques.

Une mise en scène qui a sans doute déplu au sénateur Jean-Louis Carrère qui éructait face au petit comité de la souffrance animale évoquant la modification apportée au Code civil sous la pression des mouvements animalistes pour y introduire les animaux en tant « qu’êtres vivants doués de sensibilité ». Un comble, une trahison des députés et des autres sénateurs. La face cramoisie Jean-Louis Carrère  insiste :  »Les animalistes ont entrepris de modifier le rapport de l’Homme aux animaux, tel que les religions, l’humanisme et le droit l’avaient établi depuis les débuts de notre histoire » scande le député au bord de la crise de nerf. A bout de souffle, il ajoute qu’il y a un « danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l’humanisme et celles qui prétendent lui substituer l’idéologie animaliste ». Diantre !

Sérieusement ? Il n’y a personne pour lui apporter une camomille ? Il faudrait sérieusement qu’il se calme, tout ce stress ce n’est pas bon pour sa tension, ni pour son moral d’ailleurs. Imaginez  que sa requête d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste vienne à être validée. Il va devenir la risée de la planète. Les pays voisins n’ayant toujours pas compris la crise du burkini vont se tordre de rire en apprenant que la chambre haute du Parlement français tremble devant les mouvements animalistes. A moins que ces danses du ventre n’aient pour vocation de courtiser un certain électorat à la droite de la droite. Qu’est-ce que vous voulez ? On se sert les coudes chez ces gens-là, c’est normal après tout… leur monde est en déclin !

Magà Ettori, Paris, 14/10/2016

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Faeryland, un premier film vegan… pour un monde meilleur

(photo Bluebirdstudios)

(photo Bluebirdstudios)

Oui, nous arrivons à la fin de l’aventure Faeryland. Après deux ans d’enquêtes sur les horreurs de l’exploitation animale, après deux autres années supplémentaires de tournages, deux fois interrompues par des attentats barbares, après une première version de Faeryland qui faisait 2h50 réalisée pour la Cop21, puis une projection au Sénat pour la Journée des droits de l’homme, puis une projection au cinéma le St-André des Arts à Paris pour soutenir la marche contre la vivisection, puis à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhillan, après un an d’avant-première dans toute la France, après un Prix Médor du « Meilleur film animalier », après des dizaines d’articles et des explication

s sur le veganisme, après des salons (Veggieworld, Vegan’Heart), des colloques, après trois magnifiques semaines d’exploitation en salle pour la sortie nationale, des rencontres fabuleuses avec le public, les exploitants, les militants et activistes, des heures (jusqu’à tard dans la nuit) d’échanges enrichissants et de débats, enfin Faeryland est finalement programmé pour 4 dernières séances en salle au cinéma le Central à Puteaux, à l’occasion de la Veggieworld et de la Veggie Pride. Une manière élégante de boucler la boucle. Nous resterons à l’écoute des associations et des cinémas qui souhaiteraient nous programmer dans le futur, mais notre route va à présent nous conduire vers d’autres horizons, d’autres pays, d’autres spectateurs, intéressés par cette formidable épopée. Je voudrais dire ici ma reconnaissance, à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet (à quelque niveau que ce soit), mais au delà de toute considération, ne jamais oublier que nous avons oeuvré pour une plus grande justice, davantage de morale et d’éthique, et surtout, surtout, POUR EUX ! Pour ma part, je cours, je cours, vers un nouveau film tout aussi enthousiasmant : VEGAN MARATHON. Merci à tous, et bravo, vous n’avez pas changé le monde mais vous avez contribué à le rendre meilleur. Top chrono !

“un chef-d’oeuvre de notre époque”  (Corse Matin) 

“Enfin du cinéma vegan !” (Les Inrocks)

 »Un film engagé » (Voici)

« Yves Duteil dans son premier grand rôle au cinéma » (Challenges)

 »Le premier film vegan » (France Bleu – RCFM)

 » a rare legendary story of Queen Ness and the God-Druid Cathbad » « Let’s talk about Corsica »

“un véritable ovni cinématographique”  (Alter-JT)  

“Save the world”  (Le Parisien)  

 »porte-étendard de la génération Végane » (Corse Net Infos)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)  

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)  

“évidement anticorrida”  (Midi Libre) 

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux) 

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale) 

7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 2016
le vendredi 7 octobre à 20h, le samedi 8 octobre à 20h,
le dimanche 9 octobre à 18h et le lundi 10 octobre à 20h

CINEMA LE CENTRAL
136 RUE DE LA REPUBLIQUE – 92800 PUTEAUX
(RER A, ligne L, Bus 151,157,93)

Site : www.faeryland-lefilm.com
Page facebook : https://www.facebook.com/faerylandlefilm/
Clip : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo�
Bande annonce youtube : https://youtu.be/-hzuqUU50vw

faeryland-central-veggieworld

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Genocide vegans, boycott

boycott de Gianfranco Vissani  (Magà Ettori - Blog)On August 19 guest on the program  » In Onda  » on the Italian channel LA7, star chef Gianfranco Vissani said: « Vegans are a cult, they are as Jehovah’s Witnesses,  » before outright call to genocide:  » and i do mean vegans and vegetarians not. What I would do with vegans? I will kill them all.  »

It is always surprising that a public figure can freely express such a fabric of untruths and stupidities on a television channel without risking any prosecution.

While on set, the other leaders have been outraged by his comments, asking him not to say « such nonsense on TV. » la7 has not taken the trouble to apologize about the guest. It is always surprising to hear the voice of pride, the voice of demagoguery, the voice of intolerance called genocide. Gianfranco Vissani which is to assume the right to judge, the right to kill? Gianfranco is Vissani for its media-culinary delusions taints honor of millions of people on the planet? No one ! An epiphenomenon with a microphone that handed him la7. The chain thus has its share of responsibility in the case.

The About Gianfranco Vissani are unworthy of interest. They invite at most to question the risks of a cook when they are overexposed media-and when they attend too hard slaughterhouses. The work of the meat, chopping and cutting of animal flesh does not appear to be without consequences for the intellectual capacities of those who practice intensively. Unless we reverse the problem. Criminologists often emphasize the link between violent behavior and maltreatment of animals.

Unless the violence and vulgarity of about Gianfranco Vissani, is that a search of media buzz. The former star of Italian TV of the 90s for so long wanders through the maze of reality TV, that his judgment is necessarily altered.

Whatever the causes of its skid, our first reaction is to boycott all commercial activities Gianfranco Vissani (restaurant, TV shows, books, …). He was disqualified by his comments outrageous and call for murder. You can not stigmatize and discriminate against millions of people, put a target on the back of a community without paying the consequences.

It is time to react. We know that if Gianfranco Vissani is not isolated. The végéphobe speech intensified on all continents. Stigma, exclusion, caricature or inferiority of people practicing vegetarianism, veganism and antispécisme are becoming more common in Europe in the United States, passing through Asia and peak Everest.

These practices are all carried by industrial lobbies that profit from animal exploitation, by the ignorance of many.

Those who denounce this race for profit, those who reject the cynical exploitation of the weak, those who assert the convergence of struggles between the release of humans and nonhumans, those who refute the plundering of natural resources, these are systematically marginalized and excluded.

Laws are passed every day between oneself, on five continents to protect the interests of industry. Laws like the one that would make the vote Congresswoman Elvira Savino to stigmatize a community in Italy and could come back like a boomerang on the plate industrial. Muddy and xenophobic laws today are echoes in Italy, but not only.

Therefore, we vegans, citizens of the world, solemnly call vegans, vegetarians, animal rights, antispécistes, and more generally all women and men of property to boycott all business activities of all Gianfranco Vissani the planet and ask the Italian channel lA7 condemn intolerable about the guest of the program  » in Onda  ».

Petition address to Urbano Cairo the owner of the channel LA7

Petition : http://www.petitions24.net/genocide_des_vegans

Translation : Michèle Agresti

Magà Ettori, Dublin, 20/08/2016 in partnership with http://www.paroledanimaux.com/

Appel au boycott de Gianfranco Vissani

boycott de Gianfranco Vissani (Magà Ettori - Blog)Le 19 août dernier, invité de l’émission  »In Onda » sur la chaîne italienne la7, le chef étoilé Gianfranco Vissani a déclaré : “Les végans sont une secte, ils sont comme les témoins de Jéhovah », avant d’appeler carrément au génocide :  »Et je veux bien dire les végans et pas les végétariens. Ce que je ferais avec les végans ? Je les tuerai tous.“

Il est toujours surprenant qu’une personnalité publique puisse librement exprimer un tel tissu de contrevérités et de stupidités sur une chaîne de télévision sans risquer la moindre poursuite judiciaire.

Même si sur le plateau, les autres chefs se sont indignés de ses propos, lui demandant de ne pas dire de “telles bêtises à la télévision”. la7 n’a pas pris le soin de s’excuser des propos de son invité. Il est toujours surprenant d’entendre la voix de l’orgueil, la voix de la démagogie, la voix de l’intolérance appeler à un génocide. Qui est Gianfranco Vissani pour s’arroger le droit de juger, le droit de tuer ? Qui est Gianfranco Vissani pour que ses délires médiatico-culinaires entache l’honneur de millions de personnes sur la planète ? Personne ! Un épiphénomène avec un micro que lui a tendu la7. La chaîne a donc sa part de responsabilité dans l’affaire.

Les propos de Gianfranco Vissani sont indignes d’intérêt. Ils invitent tout au plus à se questionner sur les risques du métier de cuisinier quand ils sont surexposés médiatiquement et quand ils fréquentent trop assidûment les abattoirs. Le travail de la viande, le hachage et le découpage de chair animale ne semble pas être sans conséquences sur les capacités intellectuelles de ceux qui le pratiquent de manière intense. Sauf si on inverse le problème. Les criminologues insistent souvent sur le lien entre les conduites violentes et les mauvais traitements infligés aux animaux.

A moins que la violence et la vulgarité des propos de Gianfranco Vissani, ne soit qu’une recherche du buzz médiatique. Cette ancienne star de la télé italienne des années 90 erre depuis tellement longtemps dans les méandres de la téléréalité, que son jugement est nécessairement altéré.

Quelques soient les causes de son dérapage, notre première réaction est de boycotter toutes les activités commerciales de Gianfranco Vissani (restaurant, émissions tv, livres,…). Il s’est disqualifié par ses propos outranciers et son appel au meurtre. On ne peut pas stigmatiser et discriminer des millions de personnes, mettre une cible sur le dos d’une communauté, sans en payer les conséquences.

Il est temps de réagir. Nous savons que le cas Gianfranco Vissani n’est pas isolé. Le discours végéphobe s’intensifie sur tous les continents. La stigmatisation, l’exclusion, la caricature ou l’infériorisation des personnes pratiquant le végétarisme, le véganisme et l’antispécisme sont de plus en plus courants de l’Europe aux Etats-Unis, en passant par l’Asie et la pointe de l’Everest.

Ces pratiques sont autant portées par des lobbies industriels qui profitent de l’exploitation animale, que par l’ignorance du plus grand nombre.

Ceux qui dénoncent cette course au profit, ceux qui récusent l’exploitation cynique des plus faibles, ceux qui affirment la convergence des luttes entre la libération des humains et des non-humains, ceux qui réfutent le pillage des ressources naturelles, ceux-là sont systématiquement marginalisés et écartés.

Des lois sont votées, chaque jour, entre-soi, sur les cinq continents pour protéger les intérêts des industriels. Des lois comme celle que voudrait faire voter la Députée Elvira Savino pour stigmatiser une communauté en Italie et qui pourrait revenir comme un boomerang dans l’assiette des industriels. Des lois vaseuses et xénophobes qui trouvent aujourd’hui des échos en Italie, mais pas seulement.

C’est pourquoi, nous vegans, citoyens du monde, appelons solennellement les vegans, végétariens, animalistes, antispecistes, et plus globalement toutes les femmes et les hommes de biens à boycotter toutes les activités commerciales de tous les Gianfranco Vissani de la planète et demandons à la chaîne italienne la7 de condamner les propos intolérables de l’invité de l’émission  »In Onda ».

Pétition Génocide des vegans, appel au boycott : http://www.petitions24.net/genocide_des_vegans

Magà Ettori, Dublin, 20/08/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/