Archives mensuelles : août 2017

La Banque d’Angleterre assume sa participation au génocide animal

Livre Sterling (Magà Ettori - Blog)La pétition avec plus de 137 000 signataires n’aura pas fait reculer la Banque d’Angleterre qui décide de continuer à produire des billets de banque à partir de graisse animale. la Banque nationale d’outre-manche avait confirmé qu’il y avait du suif (composant obtenu par la fonte de la graisse animale) dans le polymère (sorte de plastique) des nouveaux billets plastiques de 5 livres sterling mis en circulation en septembre dernier.

D’après la Banque d’Angleterre les alternatives au polymère seraient trop onéreuses et insatisfaisantes. L’institution continuera donc à mettre en circulation des billets composées de graisse animale.  Après plusieurs mois d’atermoiements, la Banque d’Angleterre annonce finalement  dans un rapport publié en ce début de mois d’août qu’elle n’abandonnera finalement pas le billet en polymère, prenant en otage la totalité de la population.

La Banque centrale conclu que le suif demeure aujourd’hui la solution la plus viable d’un point de vue économique : un changement de matériau reviendrait à débourser près de 70 millions de livres rien que pour la réimpression des billets.

Le polymère est présent dans la composition des billets dans une trentaine de pays, dont l’Australie, le Mexique ou la Nouvelle-Zélande. On ne parle donc plus de traces mais de génocide.

En prenant conscience de l’exploitation animale, le grand public se rend compte de l’exploitation honteuse du monde animale. Alors qu’on se lamente dans certains médias de la sixième extinction majeure de la biodiversité, les institutions continuent a utilisé le suif dans la fabrication des billets de banque, mais aussi des cartes de crédit, des téléphones portables, des savons, de certains produits cosmétiques ou encore des détergents. Les polymères sont des matériaux que l’on retrouve dans un très grand nombre d’objets de la vie quotidienne (pneus, médicaments, papier et carton, fenêtres, emballages alimentaires, vêtements, …).

Les polymères peuvent êtres d’origine synthétique (inventés par la science macromoléculaire) ou d’origine dit « naturelle », issus de matières végétales (caoutchouc, cellulose, amidon), ou animales (cuir, soie, laine).

D’ici 2020, les billets de 20 livres seront eux aussi fabriqués à partir de suif en Angleterre, intensifiant ainsi le massacre inutile d’êtres sentients. De son côté, la Banque centrale européenne travaille au développement d’un billet hybride, mêlant le papier et le polymère. Pourtant les alternatives existent, les Euros actuels sont constitués de fibres de coton. Il faut simplement que la prise de conscience s’accélère pour mettre fin à ce génocide.

 

 

Cruauté animale, une pyromane aux confins de la bêtise

Depuis plus d’un mois la Corse est en flammes. Les sapeurs-pompiers insulaires ont adressé une lettre ouverte aux habitants et aux incendiaires afin d’exprimer leur lassitude, leur fatigue, leur colère, leurs inquiétudes. Ils lancent un appel à la population et alertent sur la tournure dramatique que pourrait prendre le départ de nouveaux incendies : « Devant les conditions météorologiques actuelles, tenant compte de la recrudescence des mises à feux dévastatrices de ces derniers jours, les sapeurs-pompiers de la Haute-Corse tiennent à exprimer leur révolte, leur inquiétude et actionnent la sirène pour que chacun entende, mesure, comprenne et agisse. Soumis à une pression constante et interminable, nous vous alertons sur notre écœurement, notre épuisement, notre surexposition humaine et matérielle et pour vous faire prendre conscience que nous sommes en danger. Nous les intervenants, mais également les citoyens, les résidents et les touristes. Nous sommes en danger car même le moindre départ de feu insignifiant peut aujourd’hui prendre des tournures dramatiques, il peut tout détruire et il peut tuer. Nous profitons de l’occasion pour vous remercier de vos nombreux témoignages de soutien et de solidarité. Mais au delà, aidez-nous à faire en sorte que la pression ne soit pas seulement supportée par les acteurs de la sécurité civile, par les élus de proximité et les populations. La pression doit changer de camp, elle doit peser sur ceux qui détruisent la Corse par le feu et qui préparent les catastrophes induites, des dégâts des eaux de l’automne.  Enfin, à 48 heures d’un coup de vent nous lançons un appel à toute la population, bienveillante à notre endroit depuis toujours : Nous avons besoin de vous. Votre rôle dans la surveillance active et la dissuasion des incendiaires reste irremplaçable, essentiel particulièrement dans une société de citoyens engagés et responsables que nous appelons tous de nos vœux ».

Et vous savez quoi ? C’est le moment ou la plus bête des retraités de la planète entre en scène, une ancienne bidasse en manque de coups de feu. Vers midi dans un talus de petit maquis et d’herbes sèches, situé dans le quartier de Pietralba à Ajaccio, à proximité immédiate d’immeubles et de commerces un incendie se déclare. Le feu progresse rapidement, dégageant un important panache de fumée et soulevant l’inquiétude des très nombreux riverains. Les pompiers sont rapidement mis en place, en protection des premières habitations avoisinantes. Deux Canadairs sont envoyés sur les lieux, rejoints par un troisième appareil. A 13h, l’incendie est déclaré fixé. La superficie brûlée est de huit hectares. A l’origine du sinistre, un pétard. Une ancienne militaire de 69 ans, qui promenait son chien dans le quartier, a lancé un pétard pour déloger sa chienne d’un buisson, ce qui a mis le feu à la végétation. La pyromane (si, si, pyromane personne n’est aussi stupide et personne ne se promène avec des pétards), … la pyromane a donc écopé de trois mois de prison avec sursis et 3000 euros d’amende. Elle a affirmé à la barre avoir voulu faire sortir sa chienne qui s’était réfugiée dans un buisson : «Comme celle-ci n’est pas obéissante, j’ai jeté un pétard pour l’effrayer». Dans son réquisitoire, le procureur de la République s’est montré très ferme, demandant 2 mois de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve, l’indemnisation des victimes ainsi que l’interdiction de se rendre sur les lieux. Peut-être que le procureur de la République aurait du alourdir la peine de cette pyromane qui a atteint les confins de la bêtise. En effet, la personne qui commet un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité doit être puni de : 2 ans de prison, et 30 000 € d’amende et le juge doit prononcer, à titre complémentaire, l’interdiction définitive ou provisoire de détenir un animal. Le procureur de la République voulait peut-être éteindre un incendie à la fois, ou alors il estime que ce n’est pas si grave de jeter des pétards sur des êtres vivants doués de sensibilité (Code civil – 515-14). Qui sait ?

Magà Ettori, Bastia, 10/08/2017