Archives mensuelles : avril 2016

Le sacre du Vegan

Le sacre du Vegan, article paru dans Le Vif – l’Express avec un clin d’oeil au film humaniste de la cause animale : Faeryland

FAERYLAND - le Vif l'Express

Back To Wild

Back To Wild  (Magà Ettori - Blog)

Notre ami Michel Bonini, immense photographe, connu et avantageusement reconnu dans le milieu de la mode qui sort un livre de nu artistique, c’est un événement.  « Back to wild »  est né de son envie de renouer avec une image épurée, libérée des contraintes que Michel Bonini s’est approché d’une vérité intime et sans artifices. En 2011, il a commencé à chercher des modèles féminins Back To Wild  2 (Magà Ettori - Blog)intéressés  par la perspective de transformer cette idée en images. Le projet qu’il avait en tête se présentait très facilement : un univers féminin et sensuel dans lequel se côtoieraient esthétique et lâcher prise émotionnel. Le tout porté par des décors en extérieur ou, a minima, dans des lieux où le matériau brut puisse dialoguer avec la nudité du modèle. Ce parti pris de la simplicité se démarque clairement d’une certaine tendance du monde visuel actuel qui met en avant une imagerie très travaillée. L’objectif de Michel Bonini, à contrario, lui imposait de sortir de la complexité de la forme pour revenir à l’essentiel du fond. Il souhaitait quelque chose de simple, net, purement centré sur le sujet. Il avait « Wild Nudes » à l’esprit, « Back to Wild » a rapidement émergé, entretenant le charme de l’ambiguïté de traduction qui existe dans le terme anglais entre « Sauvage » et « Naturel ». Les choix techniques ont donc été minimalistes : peu ou pas de préparation du modèle, lumière naturelle, développement des clichés en noir et blanc ou bichromie. Une grande majorité des clichés ont été fait au Moyen format Phase One équipée d’une focale fixe 80mm. Le reste sort de mon fidèle EOS MKII dont j’ai réservé l’usage à des conditions de lumière plus difficiles. Au delà de ces détails techniques, ce qui nous intéresse dans le travail de Michel Bonini, c’est son grand talent pour l’émotion, un don unique pour faire d’un corps nu, une oeuvre d’art et un objet de plaisir.

https://www.facebook.com/Michel.Bonini.Photographe/

http://www.michelbonini.com/

Campagne ulule – http://fr.ulule.com/back-to-wild

 

 

Demain n’est jamais loin

Evelyne Adam _ Demain n'est jamais loin (Magà Ettori - Blog)La société est un train qui déroule son rail dans les plaines de l’humanité. A son bord tous les types de comportements, des plus vils aux plus généreux. Souvent dans les compartiments de tête on retrouve les arrivistes, les cyniques, les ambitieux, les cupides, les carriéristes, les intrigants, les fils de, les traîtres, les opportunistes. Dans d’autres wagons les insipides, les inconstants, les égoïstes, les égocentriques, les prétentieux, les médiocres et autres prétentieux. Un peu plus loin les candides, les naïfs, les apprentis, les gentils, les ignorants, les niais, les sincères. Dans d’autres wagons les courageux, les patients, les impatients, les fanatiques, les altruistes, les généreux, les humanistes. Et puis, il y a Evelyne Adam, la locomotive, celle qui fournit l’énergie motrice. 24 années de collaboration, de popularité et dʼaudience au sein de France Bleu. Les locomotives tirent leur puissance de combustibles (bois, charbon, pétrole, gaz naturel), ou d’une source électrique. Les moteurs d’Evelyne Adam sont « l’âme humaine » et l’empathie. Pourtant Evelyne Adam n’est pas considérée par sa direction qui pendant 24 ans lui propose des CDD successifs pour couvrir un emploi à plein temps par usage abusif du régime des intermittents, et qui la vire, sans préavis, la veille pour le lendemain, pour éviter dʼhonorer lʼobligation de lʼASSEDIC de re-qualifier la collaboration en un CDI statutaire. Après avoir si souvent ouvert son micro par ces mots : « Parlez-moi de vous », Evelyne Adam, la grande voix de la radio, celle de la nuit sur les ondes en France, raconte et se raconte pour la première fois.  Elle se confie sur ses années de marathon jusquʼà lʼépuisement pour obtenir la mise en conformité avec le droit du travail et la reconnaissance contractuelle de sa présence à lʼantenne pour Radio France depuis 1986. Né avec lʼéclosion des radios FM en 1981 à Toulon, le parcours d’Evelyne Adam la mène en 1986 à Radio France, média de service public, au profit duquel elle occupe simultanément les fonctions dʼanimatrice, productrice, responsable dʼantenne, des programmes et chroniqueuse.  Productrice à RFI, elle est responsable de francophonie. Puis elle crée le 4 septembre 2000 lʼémission populaire quʼelle animera chaque soir durant 14 ans : La compilʼ des auditeurs sur France Bleu. Egalement, auteur, comédienne de talent (avec votre dévoué serviteur), parolière, elle est actuellement productrice sur MFM radio (radio francophone 100% chansons françaises) de lʼémission Allô Evelyne le soir dès 20h. Passionnée par les ondes qui véhiculent les rapports humains, elle demeure la voix bienveillante et empathique pour des milliers dʼauditeurs fidèles sur ce parcours quʼelle leur dédie, dans un livre-émotion qui sera nous mener de gare en gare sur la voie des ondes et de l’émotion, vers un avenir radieux et une destination enchanteresse car … Demain n’est jamais loin !

Contact Presse : Marie-Hélène Doré – 06 60 404 104 – marieln@noos.fr

248 pages – 16×24 cm  Prix : 16,90€

Addictions sous une pluie violette

addiction, pluie violette - Magà Ettori - Chroniques animalistesLes mélomanes du monde entier sont en deuil, le prince est mort, THE PRINCE is dead. Prince était une star, de celles qui ne passent qu’une fois dans l’histoire de l’Humanité. On pense à Elvis Presley le roi du Rock and roll, Whitney Houston la diva, Michael Jackson le Roi de la pop, Edith la môme Piaf, les fabuleux  pensionnaires du club 27 : Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain, Amy Winehouse, artistes hors normes qui nous ont fait rêver. Ces géants aux pieds d’argile, méritaient-ils cette mort minable entre souffrance et opiacés, éthylisme et addictions en tout genre ? L’addiction, une dépendance à une substance ou une activité génératrice de plaisir, dont on ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté. Voilà qui est intéressant. Un prédateur sexuel par exemple, ou un citadin mangeur de chair animale autrement appelé un charognard, sont des êtres addictifs. Notez bien que le terme charognard n’est pas insultant. Les mangeurs de viandes ou de poissons vivants en milieu urbain ne peuvent pas être considérés comme des carnivores. N’ayant jamais vu un seul citadin chasser ou pécher pour son repas du soir, nous convenons donc de nommer cette catégorie de personnes des charognards ou des nécrophages. Mais ce n’est pas méchant, c’est de la science, de la classification, de la démystification. L’église catholique est très forte pour ça. Pour Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, la pédophilie est « un mal », mais il ne « saurait pas dire » si c’est un péché. C’est un peu comme en Corse, quand on condamne la violence mais pas ceux qui l’ont commise. Bon la Corse ok, c’est particulier, elle serait un paradis pour André Gide, une terre de péderastie et de prostitution. Oui, il l’affirme dans le second tome de son journal : « A Calvi, toute la population masculine, petits et grands, se prostitue. Le mot est du reste inexact, car il semble y entrer moins de désir de profit que de plaisir. Les petits garçons, dès l’âge de huit ans, assistent aux ébats amoureux des aînés avec les étrangers qui les emmènent sur la plage, dans les rochers ou sous les pins ; ils surveillent les alentours, donnent l’alerte en cas d’approche inquiétante, se proposent eux-mêmes ou s’amusent de leur côté, en voyeurs. »

Waouh nous n’avons pas connu le même Calvi. On donne vraiment le Prix Nobel à n’importe qui.  Oh je ne dirais pas qu’il n’y avait pas de prédateurs dans l’île, je me souviens d’un certains Lucien à Ajaccio, témoin de Jéhovah, qui avait abusé de jeunes enfants en profitant de son statut au sein de sa communauté. Exactement comme ce prêtre, Bernard Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts lyonnais entre 1986 et 1991. Devant sa hiérarchie, le misérable Preynat était passé aux aveux en 1991 et il a continué d’exercer son activité au contact d’enfants. Le diocèse a essayé en vain d’étouffer l’affaire.  Mais écoutons cet enfant, il n’a que 11 ans : Je me souviens de la « 1ère fois » : c’était un samedi après-midi, en fin de réunion le Père Bernard m’a demandé de l’accompagner pour l’aider à faire du rangement alors que les autres enfants prenaient le chemin du départ. Je me rappelle avoir monté les escaliers (dans l’angle à droite du bâtiment qui prolonge l’église) seul en sa présence, pour rejoindre une salle à l’étage se trouvant dans la prolongation de l’église. Il m’a mis la main sur l’épaule pour me faire entrer dans la salle puis m’a pris dans ses bras et m’a serré très fort contre lui, ma tête au niveau de son ventre, je percevais sa respiration… une de ses mains se glissait à l’intérieur de mon short pendant que l’autre, passant sous ma chemise, me caressait le dos et faisait pression pour me serrer encore plus contre lui. Il m’embrassait sur la joue, plusieurs fois, répétant « tu es mon Cyril » ! Comme beaucoup de victimes, je me souviens de cette odeur de cigarillos et de sa respiration allant crescendo. Difficile de dire combien de temps cela a duré,  je dirais 10 mn, peut-être plus… 10 mn qui m’ont paru une éternité, puis il m’a dit que j’étais son préféré, qu’il ne fallait pas en parler, ce serait notre secret et nous nous sommes séparés.  Je me souviens d’une sensation étrange, un sentiment que je n’avais jamais ressenti (j’avais 11 ans), un mélange de peur, d’interrogation : pourquoi cela et pourquoi moi ? Je suis ressorti de la réunion dans cet état de malaise, j’éprouvais une gêne, une « boule au ventre » en rejoignant la voiture de ma mère venue me chercher, je me demandais ce qu’elle allait penser car je sortais de la réunion en bon dernier, je lui dit finalement que nous étions restés quelques-uns pour participer au rangement de la salle… à aucun moment sur le chemin du retour je n’ai réussi à lui dire ce qui s’était passé, cela tournait en boucle dans ma tête mais impossible de le verbaliser. Je n’ai jamais pu en parler ensuite à ma famille. A partir de là, cela s’est reproduit régulièrement pendant 2 ans, je ne saurai dire combien de fois mais cela représente beaucoup. A chaque fois ses gestes étaient de plus en plus oppressants, il  m’embrassait sur la bouche et je sentais le contact de sa langue, il me caressait le bas du dos, l’intérieur des cuisses, une de ses mains progressait à l’intérieur de mon short pour en arriver entre mes jambes et à me toucher le sexe, pendant que son autre main me faisait toucher son sexe de la même manière. Et il me demandait régulièrement si « j’étais bien comme ça ? » me disant qu’il m’aimait et me demandant si je l’aimais ? Je ne savais quoi répondre, j’étais tétanisé par la situation… »

Une enquête Ipsos détermine que quatre Français sur dix, estiment que la responsabilité d’un violeur est atténuée si la victime a une attitude provocante et pour deux sur dix « une femme qui dit  »non », ça veut souvent dire  »oui ». J’ai un grand moment de solitude là. A ce stade j’ai envie de dire qu’un tiers des français sont des malades, ce qui expliquerait la surconsommation d’antibiotiques, d’antidépresseurs, de psychotropes et d’anxiolytiques. A ce stade nous pouvons toujours rire de nos addictions… sous une pluie violette.

Magà Ettori, Dublin, 23/04/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

 

Stéphane Le Foll devient Vegan

Stéphane Le Foll devient Vegan (Magà Ettori - blog)Après la troisième vidéo choc de L214, après les poussins broyés au journal de 20h, Stéphane Le Foll est sous le choc. Il  a répondu positivement à la requête de la journaliste et vétérinaire Hélène Gateau, il l’a entendu, il l’a comprise, et il est devenu vegan ! Incroyable et courageux revirement du ministère de l’agriculture et des abattoirs, qui se dit touché personnellement. Hélène Gateau s’était exprimée avec une vive émotion sur les conditions d’abattage des animaux, à nouveau objet de scandale après la diffusion d’une vidéo insoutenable d’un abattoir au Pays basque. Pour la journaliste, l’histoire se répète dramatiquement. Quelques mois après avoir diffusé des vidéos d’abattoirs dans le Gard, l’association de protection des animaux L214 a de nouveau démontré l’horreur des abattoirs. Il ne s’agit plus d’un cas particuliers, mais d’une généralité. La mairie de Mauléon a fermé l’établissement mais l’affaire ne s’arrête pas là. Hélène Gateau lors de l’émission Midi en France (France 3) s’est adressée directement au ministre de l’Agriculture, le conjurant de mettre en place un dispositif de contrôle visant à étroitement surveiller les pratiques des abattoirs et surtout, de vérifier que ce dispositif est bien respecté :  »Combien d’abattoirs en France ne respectent pas le règlement européen qui encadre les conditions de mise à mort des animaux destinés à la consommation alimentaire ? C’est inadmissible ! Je sais, monsieur le ministre, que vous n’êtes pas insensible à ses images. Vous avez pris des mesures pour que tous ces abattoirs soient contrôlés dans le mois qui vient, mais s’il vous plaît, arrêtez d’ensanglanter les tables des consommateurs et les éleveurs qui élèvent leurs animaux dans le bien-être » a-t-elle supplié, ajoutant : « écoutez la voix des associations qui vous demandent d’être présent pour vérifier la protection des animaux. On n’en peut plus, j’ai mal au ventre. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps hier, faisons quelque chose aujourd’hui, ce n’est plus possible ». Effectivement, Stéphane Le Foll n’a pas été insensible à cet appel. Il a affirmé son  »indignation face à des pratiques intolérables » et a réclamé la suspension immédiate de l’activité de l’abattoir de Mauléon (qui ne ré-ouvrira pas ses portes dans 3 semaines, espérons le). En attendant, une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie a été diligentée par l’Assemblée nationale. Composée de trente députés, elle devra rendre un rapport dans les six prochains mois. Le ministre a annoncé sur Europe 1 qu’un salarié référent de la protection animale devra désormais être présent dans tous les abattoirs de France quels que soit leurs tailles. Ces représentants de la protection animale – nouveaux salariés ? anciens bourreaux convertis – seront des salariés et verront leur statut renforcé afin de bénéficier d’une protection particulière (ndlr : oui ils vont en avoir besoin). Le statut de lanceur d’alerte est certainement le plus adapté, une modification de la loi en ce sens est envisagée, a-t-il déclaré. Mardi 5 avril, le ministre précisera le dispositif et ses modalités de mise en œuvre devant le conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV). Cette instance de consultation au titre de la mise en œuvre de la nouvelle organisation sanitaire devait se réunir au ministère pour officialiser le lancement de la stratégie et du plan d’action pour le bien-être animal. A la suite de la mise en ligne sur Internet d’une vidéo tournée dans l’abattoir du Pays de Soule, à Mauléon dans le département des Pyrénées-Atlantiques, qui montre des actes de maltraitance envers des animaux (non pourquoi ? l’agneau à qui on a fracassé le crane contre un mur et celui écartelé vivants étaient volontaires). Stéphane Le foll a demandé au Préfet la suspension immédiate de l’activité de l’abattoir. Malgré le renforcement des contrôles dans le domaine de la protection animale dans les abattoirs (?!?!?), il s’agit de la troisième vidéo révélant de tels actes de cruauté envers les animaux. En novembre 2015, le ministre avait donné instruction aux Préfets de s’assurer de la prévention de tout acte de maltraitance lors de l’abattage et rappelé la responsabilité des opérateurs en matière de sécurité sanitaire et de protection animale.  Dans ces conditions, le Ministre demande immédiatement aux Préfets de faire réaliser, dans un délai d’un mois, des inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs de boucherie du territoire national. Stéphane Le Foll demande, en cas de défaut avéré constaté à l’occasion de ces inspections, la suspension sans délai de l’agrément de ces FAERYLAND (Magà Ettori) - VEGGIEWORLD afficheétablissements ainsi que l’établissement d’un procès verbal. Les résultats de ces inspections spécifiques seront transmis à la commission d’enquête parlementaire annoncée le 22 mars dernier. Sur la base de ces inspections, le Ministre prendra les mesures qui s’imposent pour renforcer la responsabilité des opérateurs, en particulier sur la surveillance des postes d’abattage.  Avant les élections présidentielles bien entendu, on ne va pas refiler la patate chaude aux copains. Le Ministre annonce qu’il a fait de la protection animale une priorité d’action pour son ministère. Le Ministre condamne avec la plus grande fermeté les actes de maltraitance animale et ordonne des inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs de boucherie en France. Stéphane Le Foll envisage de suspendre les sommes allouées à la filière foie gras, il va exiger une diffusion obligatoire (et en boucle) du film FAERYLAND  dans tous les abattoirs de France, les laboratoires d’expérimentation animale, dans les grandes écoles des Forces armées françaises, du corps des Mines, des Télécommunications, des Eaux et des forêts, de l’Administration centrale, des Ponts et chaussées, de l’Agriculture, des Ports et arsenaux, de la Science vétérinaire. On annonce d’ailleurs une promotion Cathbad l’an prochain à l’École polytechnique. Brigitte Gothière et Sébastien Arsac sont d’ailleurs pressentis pour la prochaine fournée vegane de l’ordre national de la Légion d’honneur, la Chancellerie a déjà répondu positivement au Ministre Le foll, qui a annoncé par-ailleurs, qu’à titre personnel, il ne consommera plus jamais de chair animale. Il refuse catégoriquement de cautionner la souffrance et la maltraitance, et décrète que le 1er avril sera désormais un jour sans poissons en France. Go vegan Stéphane on se voit à la Veggieworld !