Archives mensuelles : février 2016

Dans la jungle de l’Etat d’urgence

La police, main sur la gâchette, maîtrise une redoutable terroriste

La police, main sur la gâchette, maîtrise une redoutable terroriste

Les députés, après les sénateurs, ont approuvé une nouvelle prolongation de l’Etat d’urgence. Le gouvernement a fait valoir que ce régime d’exception, ce régime de suspicion, était nécessaire car la menace terroriste est là. Les services de police et la justice immanente n’ont pas attendu ce vote des parlementaires pour faire leur office. Deux affaires d’importance viennent d’être résolues. La première impliquait Francine Néago, une ressortissante française, dans un trafic international de fraudes aux allocations vieillesse. La deuxième affaire concernait des faits d’une violence rare, qui menaçaient les intérêts supérieurs de la France. A Poitier, Katia Lipovoï, une dangereuse activiste a été arrêtée sans ménagement par des policiers, alors qu’elle protestait contre l’abattage des platanes dans son quartier. Katia Lipovoï, 72 ans, avait fait tomber une barrière de sécurité. Les caméras sur place montrent les policiers qui l’empoignent et la porte sans ménagement alors que la malheureuse se débat pour sa survie, « vous m’étouffez » crie t-elle  » J’étouffe ». Les forces de l’ordre ne semblent pas s’émouvoir. On ne négocie pas avec les terroristes.

A Paris cette fois, c’est Francine Néago qui a donné bien du fil à retordre à l’administration. Francine Néago, 86 ans vit en Indonésie. Si l’octogénaire est revenue en France, c’est contrainte et forcée. Depuis un an, son allocation de solidarité vieillesse ne lui était plus versée. Elle a donc décidé de revenir à Paris pour régler ce problème administratif, avec très peu d’argent sur elle, seulement de quoi tenir à l’hôtel 4 jours. C’est mal connaître l’administration française, où les réponses s’estiment en mois et en non en jours.

Francine Néago s’est vite retrouvée à la rue. Lors d’une de ses rondes le Samu social parisien l’a recueille, et l’a conduit au centre d’hébergement d’Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Sur place une gériatre, s’est vite rendue compte à qui elle avait à faire. Mais au fait qui est Francine Néago ? Une chercheuse mondialement connue pour son travail sur les orangs-outans. Francine Néago a écrit onze ouvrages de référence sur le sujet. Elle est la première à avoir appris à parler phonétiquement à un grand singe, et a conçu une méthode informatique pour communiquer avec eux. Pour étudier leur langage, elle s’est enfermée volontairement avec dix-huit de ces singes, au zoo de Singapour. Francine Néago est amie avec Jane Goodall spécialiste des chimpanzés et Francine Patterson, la chercheuse qui enseigna la langue des signes au gorille Koko. La comparaison s’arrête là car malheureusement la française n’a pas le savoir-faire de ses homologues, en terme de collecte de fonds. Son seul financement ce sont les 800 euros de minimum vieillesse accordés aux ressortissants français n’ayant jamais cotisé pour leur retraite. Elle vit donc à Sumatra avec 50 euros par mois. Le reliquat de cet énorme détournement est dédié aux frais de fonctionnement de son centre de sauvetage des animaux.

Francine Néago (Magà Ettori - blog)Francine Néago SDF, voilà qui conduit à un autre problème :  »Au niveau national, faute de moyens, le 115 ne répond qu’à une demande sur deux », déplore la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale. Encore récemment, pendant la vague de froid, un vieil homme mourrait seul dans un parking humide. Que dire ? La France manque de financements pour aider les sans abris ? Peut-être devrions nous aller chercher en Suisse, dans les comptes opaques de certains hommes politiques ? Ou alors en Iran.

L’Iran, ce grand pays des droits de l’Homme. L’Iran revenu sur la scène internationale grâce à la levée des sanctions économiques, après un accord sur le nucléaire avec les grandes puissances. L’Iran pays de Cocagne pour l’industrie et le commerce français. L’Iran où les travailleurs sont constamment victimes d’abus, de discriminations et de harcèlements. L’Iran où les syndicalistes sont menacés et emprisonnés, voire condamnés à mort. L’Iran qui interdit l’accès à certaines professions aux femmes, aux minorités religieuses ou ethniques, aux dissidents politiques. L’Iran qui ne connait pas le chômage, enfin pour les enfants. L’Iran et sa justice presque indépendante, où les lois sont appliquées à la tête du client, selon le bon vouloir d’un régime presque pas corrompu. L’Iran qui pendant la période de sanctions économiques, a vu les pays occidentaux geler ses avoirs à hauteur d’une trentaine de milliards d’euros. Des sommes aujourd’hui disponibles pour permettre au président iranien, l’humaniste Hassan Rohani, de faire son marché dans les entreprises françaises. La visite d’Hassan Rohani en France initialement prévue en novembre 2015, a été reportée à janvier 2016, suite aux attentats de Paris. Il s’agissait de la première visite d’un président iranien à l’Elysée depuis Mohammad Khatami en 2005. Une visite de courtoisie qui n’était pas sans rappeler celle de Mouammar Kadhafi en 2007, encore un grand humaniste, nullement impliqué dans le terrorisme international. A l’époque, les chefs des grandes entreprises françaises d’armements, de l’aéronautique ou de l’énergie espéraient déjà signer des contrats avec le dictateur Libyen et remporter des marchés. A la fin, Tripoli aura tout de même financé, en France, une campagne présidentielle à hauteur de 22 millions d’euros. Mais ça, c’était la droite. La gauche, préfère inviter Hassan Rohani qui envisage d’acquérir entre-autre 114 Airbus. Le président Iranien souhaite investir dans d’autres secteurs et déroule le tapis rouge à Total qui louche sur le pétrole, Alstom et ses locomotives, Véolia qui propose son expertise dans le traitement des déchets, l’industrie pharmaceutique made in France, et le groupe Doux, leader européen de son secteur – mis en cause dans le fameux cartel de la volaille – cumulant un chiffre d’affaires de trois milliards d’euros, qui espère écouler ses poulets congelés en Iran.

C’est sans doute, sur ce dernier point, que l’action de Katia Lipovoï, pourrait avoir des conséquences négatives dans nos relations avec l’Iran. Imaginez que cette dangereuse militante de la Ligue de Protection des Oiseaux, pour sauver des poulets de la congélation, s’en prenne à Hassan Rohani. Ce serait une nouvelle crise diplomatique. Ce n’est pas le moment de polémiquer. Les économistes pensent que l’Iran va connaître une croissance importante jusqu’en 2020. Rome a caché les attributs impudiques de ses statues lors de la visite d’Hassan Rohani en Italie, et les français on su mettre de l’eau dans leur vin, lors d’un repas mémorable où la gente féminine n’était pas conviée. Nous savons que dans les années à venir, l’Iran aura des besoins important en infrastructures, technologies, biens et services de grande consommation, autant d’opportunités pour les entreprises françaises,… autant de risques. Comment Hassan Rohani pourrait-il avoir confiance en un pays qui ne sait pas tenir ses octogénaires ? Des femmes de surcroît. Oui nos parlementaires ont bien fait de voter la prolongation de l’Etat d’urgence.

 

Edmond Simeoni, Pasquale Paoli,  »Lettera a l’umani »

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) - Edmond Simeoni - Magà Ettori

Colloque Palais du Luxembourg (Sénat) – Edmond Simeoni – Magà Ettori

A l’occasion du 209 anniversaire de la mort de Pasquale Paoli, France Inter  a réalisé une très belle émission sous la baguette de Jean Lebrun, LA MARCHE DE L’HISTOIRE – Pasquale Paoli et la Constitution de la Corse. Lors de cette émission,  Jean Lebrun a eu la gentillesse d’évoquer la comédie musicale  »la Révolution Corse » (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-pascal-paoli-sa-constitution-et-son-regime) écrit et mis en scène par votre humble serviteur, et interprétée au Bataclan et au Casino de Paris, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Paoli. A cette occasion, avec l’équipe de l’Institut Citoyen du cinéma (https://institutcitoyenducinema.wordpress.com), nous avons organisé et mis en place un colloque au Sénat. Mon ami Jean-François Remi, sociétaire de la Comédie Française, souhaitait une pièce de théâtre, je lui ai écrit  »l’Héritage de Pasquale Paoli » qu’il a interprété lors des cérémonies de commémoration. Pour France 3 nous avons réalisé le film  »Et maintenant Monsieur Paoli ? ». L’album de  »La révolution Corse » a été composé et mis en musique par mon alter-ego Patrice Bernardini. De très nombreux artistes étaient avec nous lors de la première (une soixantaine) dont Antoine Ciosi, Voce Isulane, Larenza Ceccaldi, Jacky Micaelli, Maryse Nicolaï, Evelyne Ferri, Stéphane Provent, Michèle Samarcelli, Audrey Verdier, Mathieu Maestrini, Tony Sampieri et beaucoup plus surprenant – pour un observateur extérieur – Edmond Simeoni. Edmond Simeoni, militant corse, élu, médecin (gastro-entérologue), tribun, fondateur de l’Action Régionaliste Corse (ARC), tout le monde connait. Ma routé a croisé celle d’Edmond Simeoni alors que j’étais encore adolescent. Nous avons travailler ensemble pendant des années, avant que le cinéma n’accapare la totalité de mon temps. A l’époque nous faisions le monde tous les lundi matin au cours d’une séance de travail frénétique, nous le défaisions le mercredi après-midi, pour le refaire de nouveau deux jours plus tard. Ce foisonnement d’idées, de contacts, d’énergie, nous a permis de bâtir les projets les plus consensuels comme les plus extravagants, de nouer des contacts dans le monde entier, d’élaborer un réseau fabuleux, de créer des passerelles interculturelles, des ponts d’Humanisme, et des autoroutes de bienveillance. C’est d’ailleurs avec une extrême bienveillance qu’Edmond a rédigé une critique de mon dernier film FAERYLAND (http://www.edmondsimeoni.com/FAERYLAND-LE-FILM-HUMANISTE-DE-LA-CAUSE-ANIMALE_a524.html). On retrouve également cet esprit de bienveillance dans  »Lettera a l’umani », qui est le testament de Pasquale Paoli dans  »la Révolution Corse » qu’interprète Edmond Simeoni. Dans mon esprit la filiation entre Pasquale Paoli et Edmond Simeoni a toujours été une évidence. C’est pourquoi au moment d’enregistrer  »Lettera a l’umani », il semblait évident que ce texte ne pouvait-être lu pour la première fois que par Edmond. LA MARCHE DE L’HISTOIRE, a remis brièvement la lumière sur ce titre. L’émission de Jean Lebrun était vraiment très intéressante :  »Bonaparte jeune a donné une interprétation du personnage qu’on peut dire nationaliste : à l’entendre, Paoli, au milieu du XVIIIème siècle, avait édifié dans l’île un « trône de liberté » que les Français avaient ensuite noyé dans le sang en 1769. Lors de sa défaite, Paoli avait été accompagné jusqu’au bout par le père de Bonaparte alors que d’autres notables. Et puis il y a une interprétation plus précautionneuse. Elle insiste sur la fécondité des traditions communautaires de l’île dont Paoli était, à sa manière, l’héritier. Au cœur de la Constitution corse de 1755 tant admirée, se tenait l’assemblée, la Consulta. Mais le rôle de l’assemblée est établi en Corse bien avant cette époque. C’est à elle qu’incombait par exemple la gestion de la Terre du commun dans les villages. La proclamation de l’égalité et, en même temps, l’appel au sacrifice des intérêts individuels à l’intérêt général, ce sont des idées que  les pionniers de la forme républicaine au XVIIIème  attribuent volontiers à Paoli mais ce sont aussi des motifs qu’on peut identifier bien auparavant dans la singularité corse ». Vous trouverez ci-dessous le texte en langue corse de  »Lettera a l’umani » et une traduction pour les non locuteurs.

LETTERA A L’UMANI

Stracciata, in duie stonde in un fiume

purtendu u cuncettu maiò di e nazione

i nostri antenati, in tempu di lume

anu scrittu, una prima custituzione

Per mustrà à lu mondu, per difende

i diritti di i populi, à dispone da per sè

Sapendu chì l’omu, di l’omu dipende

Erede di Giacintu, è di u primu rè

Pasquale porta l’idee generose, è a vulintà,

di a migliuranza materiale è murale

di a tulleranza, di a ricerca di a verità

di u perfezziunamentu, intellettuale è suciale

di u rispettu, di a libertà di cuscenza

A Corsica regina, tempiu di machja

di simboli, di rituale, di speranza

di curaghju, quandu u paisanu marchja

I nostri eroi antichi, circhendu a libertà

anu prima inventatu, una demucrazia

Luttendu per i famiti è a fraternità

anu cacciatu a viulenza, è l’inghjustizia

Iè, a Corsica si hè persa qualchi volta

in i paradossi, è e cunfusione di a storia

ma ogni volta, ogni volta, in ogni lotta

dopu ogni disfatta, ci hè stata una vittoria

dopu ogni suffrenza, una resistenza superiore

una forza inattesa, per truvà i camini fiuriti

di l’umanità, di a saviezza, di l’amore

di a necessità vitale di campà fieri è arritti

Avà ch’hè spuntata una demucrazia

mi piace a sugnà in rima è puesia

chì una fraternità universale sia

Magà Ettori, Aiacciu 1999

LETTERA A L’UMANI (Lettre aux humains)

Déchirée en un instant dans un fleuve,

portant le concept suprême des Nations,

nos anciens à l’époque des Lumières

ont écrit une première constitution,

pour montrer au monde, pour défendre

les droits des peuples à disposer d’eux-même.

Sachant que l’homme dépend de l’homme,

sur la terre de Ghjacintu (Paoli) et du premier roi,

Pasquale porte l’idée généreuse et la volonté,

de l’amélioration matérielle et  morale,

de la tolérance, de la recherche de la vérité

du perfectionnement intellectuel et sociale,

du respect, de la liberté de conscience.

La Corse, temple de verdure (maquis), de développement, de rituels,

d’espérance, de courage, quand le paysan marche.

Nos anciens héros, en cherchant la liberté, ont d’abord inventé une démocratie.

Luttant pour la famille et la fraternité, ils ont supprimé la violence et l’injustice.

Oui, la Corse s’est perdue quelque fois dans le paradoxes de l’Histoire.

Mais chaque fois, dans chaque lieu, après chaque défaite, il y a eu une victoire,

après chaque souffrance, une résistance supérieure,

une force inattendue pour trouver les chemins fleuries de l’Humanité,

du salut, de l’amour, de la nécessité vitale de vivre fiers et debout.

Maintenant que nous avons une démocratie, j’ai envie de rêver en rimes et poésie,

qu’advienne une fraternité universelle.

 »Lettera a l’Umani » (extrait de  »la Révolution Corse » écrit et mis en scène Magà Ettori)
interprète : Edmond Simeoni – auteur : Magà Ettori – compositeur : Patrice Bernardini

Fumage et enfumage sont les mamelles de l’industrie médico-alimentaire

La vache qui rit (Magà Ettori - blog)La précédente chronique animaliste, évoquait une très regrettable émission de divertissement à laquelle participait Manuel Valls, en omettant d’évoquer la présence du sémillant Jean d’Ormesson. Erreur réparée. Ecrivain, philosophe, chroniqueur, journaliste, membre de l’Académie française, l’homme de presse porte le titre de comte d’Ormesson. Nous pouvions penser qu’il s’agissait d’un conte facétieux, d’un conte satirique, d’un conte de Noël ou d’un conte musical,  mais en aucun cas d’un conte licencieux ou d’une conte de mensonge. En réalité, le Comte d’Ormesson réglait ses comptes avec le premier Ministre en l’accusant d’être un enfumeur. Pour l’académicien la  »déchéance de nationalité » n’est qu’un enfumage supplémentaire pour détourner l’attention des français. Jean D’Ormesson semble avoir horreur de l’enfumage. Quelques jours plus tard, il dénonçait au micro de RTL un nouvel enfumage, à propos de la réforme de l’orthographe, ajoutant : « Je refuse de parler d’accent circonflexe quand il y a des gens qui se suicident ».

Effectivement, l’Institut de Veille Sanitaire évoque 500 suicides entre 2007 et 2009 chez les agriculteurs, un suicide tous les deux jours précisent ces derniers. Il est évident que les petits exploitants sont des victimes, dans le face à face entre les géants du secteur et les ténors de la grande distribution. Les viandes en provenance des Etats-Unis ou d’Argentine sont 30 à 40% moins cher, produit à bas coût, en partie grâce aux OGM et au chlore. Et les consommateurs en raffolent. Enfin, de moins en moins. Ils ont vécu toutes les épidémies et fraudes imaginables. Rien ne leur aura été épargné, de la vache folle à l’affaire de la viande chevaline vendue à la place de la viande de boeuf, en passant par la contamination à la dioxine, l’épidémie de grippe aviaire, le lait maternel frelaté, le porc transformé en bœuf, les chevaux de laboratoire vendus en boucherie. Et ne parlons pas de la matière fécale, qui selon un magazine américain, serait présent dans la totalité des hamburgers. Oh joie ! Rajoutons à cela que pour l’ Organisation mondiale de la Santé la viande transformée : charcuterie, jambon, saucisses, viande en conserve, j’en passe et des meilleurs,… est nécessairement cancérogène. Autrement dit toutes les viandes qui ont subi un processus de maturation, de fermentation ou de fumaison. Décidément on n’en sort pas.

Et puisque l’on parle de fumé comment ne pas évoquer l’enseigne Quick qui dès 2009, remplaçait dans nombre de ses restaurants le bacon par de la dinde fumée ? Le tout certifié conformes au culte musulman. Quick envisage aujourd’hui de servir exclusivement des produits halal dans ses restaurants. Ce qui pose tout de même le problème de l’abattage rituel dans l’industrie. Il signifie un nouvel accroc au bel habit du code civil, qui stipule que les animaux sont des êtres sensibles. L’abattage hallal est une dérogation aux pratiques légales, qui imposent un étourdissement préalable des animaux avant leur saignée. L’abattage avec étourdissement est déjà une horreur intégrale, alors que dire de l’assassinat d’êtres sensibles sans étourdissement ?

La vache qui rit fumeQuick marche vers le tout hallal. Une enseigne qui sait être à l’écoute de sa clientèle. Pour preuve, en février dernier, le vendeur de burger sollicitait ses futures victimes :  »Nous avons choisi de sélectionner celles qui permettent au plus grand nombre d’entre vous de profiter pleinement de Quick (mieux et plus facilement), et que nous pouvions mettre en place dès 2015. »  Une annonce qui a fait réagir positivement la communauté VG, au grand dam de Quick qui publiait sur son site quelques mois plus tard :  »Amis végétariens, amis végétaliens, Même si l’idée ayant remporté le plus de votes le suggérait, Quick ne peut techniquement pas à date  proposer de menus végétariens/végétaliens. Mais bien sûr, nous tenons compte de vos souhaits. Nous cherchons toujours à offrir plus d’alternatives végétariennes aux petits comme aux grands.  Vous pouvez dès aujourd’hui déguster nos baby carottes à La vache qui rit ®, la salade créative  italienne sans proteines, la nouvelle gamme de cheezy trio. »

Si les protéines de Quick sont sans accent, cela ne fera pas hurler Jean D’Ormesson, mais que dire de leur mauvais goût. Pour mémoire, le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut tous les produits d’origine animale (viandes, poissons, fruits de mer), et le végétalisme bannit de surcroît les produits laitiers, les œufs, et le miel. Pour les abeilles, il est toujours question d’enfumage mais passons. Quick propose donc aux végétaliens de se régaler avec un  »Cheesy Trio » qui est un assortiment de bouchées panées à base de Brie, d’Emmental et de Raclette, voire de déguster des baby carottes à  »la vache qui rit ». Depuis plus d’un siècle on se demande pourquoi  »la vache qui rit », rit. Peut-être que la vache a appris que les éleveurs ont envoyé un cheval à sa place à l’abattoir, sans doute que leur consommation d’herbe est supérieure à la sienne. Décidément ! Le régime nécrophage est une alimentation d’opportunistes, qui engraissent les industries et entretien le commerce international des services de santé, par des processus de fumage et d’enfumages médico-alimentaires. Ou alors il s’agit d’un conte à dormir debout.

Magà Ettori, Dublin, 7/02/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

 

La renarde et le lion

photo Jacques Viallon

Tournage Look Into My Eyes (Emanuel Djob – Magà Ettori) photo Jacques Viallon

Lors de notre dernier tournage, j’ai eu le privilège de travailler avec de nombreux techniciens et artistes de grande valeurdont Aurélie Rose et Houngoula Gounga. Ils sont certes roux tous les deux mais n’ont pas de lien de parenté. Aurélie serait plutôt Vulpes vulpes (renard roux), mannequin et comédienne, elle ne peut-être confondu avec Houngoula Gounga, mi-homme/mi-lion aux abdominaux en forme de tablette de  chocolat. La gracieuse Aurélie arpente d’avantage les podiums que les manifestations de la protection animale, alors que Houngoula Gounga martèle très souvent le bitume pour grogner son soutien aux animaux. Rien ne les disposaient donc à se rencontrer, sauf le tournage de Faeryland auquel ils ont participé l’une et l’autre. Intrigué par ces deux personnages, j’ai voulu en savoir plus sur eux. Aurélie s’est contenté d’un battement de cil malicieux et d’un regard de goupil, alors que l’ambassadeur des animaux a été beaucoup plus bavard :  »De la tribu Gounga. Jeune homme né à l’époque préhistorique, était le premier à défier le tigre à dent de sabre. Le seul, en grandissant, à les chasser jusqu’à extinction. Un guerrier redoutable aux exploits de chasse aussi sanglants que destructeurs. Reconnu par les anciens, admiré par les plus jeunes, il était la célébrité de l’époque. Mais ces exploits avaient comme fâcheuse conséquence de déconcerter les esprits. De cet être qui semblait prendre la chasse au-delà d’un besoin de survie n’était devenu pour lui que sport, et habitudes de jeux. Agacés de voir qu’il portait aux générations futures un exemple à l’encontre du respect du cycle de la vie, d’amour et d’équilibre. Les dieux décidèrent alors de porter sur lui leur colère. Il fut jugé par Enlil (ndlr : roi des dieux mésopotamien, dieu du destin et de la royauté) suite aux dégâts qu’il avait causés par sa chasse dévastatrice, et pour s’être entre-tué avec le lion sacré de la déesse Lininna (ndlr : déesse de l’amour et de la guerre), cadeau que lui avait offert An  (ndlr : dieu du ciel). Il fut maudit. Ressuscitant dans la peau du lion, avec lequel il venait de se battre, il dut prendre la fuite voyant que les hommes de sa tribu voulaient venger sa mort. Au fil du temps son entité humaine et celle du fauve s’affrontaient en lui. Une lutte qui dura des années. Une lutte qui ne trouva ni vainqueur, ni vaincu. Mais une lutte qui l’avait fait se métamorphoser en une sorte de lion-hominidé. Ils avaient l’un et l’autre fusionnés trouvant ainsi leur équilibre, mi-homme… mi-lion. Étant les deux, il n’en était aucun. Ce jour-là naquit Houngoula Gounga ». Une belle légende que nous offrait l’homme-lion Houngoula Gounga, tandis que la renarde Aurélie affûtait ses ruses en coulisse. Deux artistes que l’on apprécie sur un plateau, tant ils marquent le tournage de leur discrétion de leur passion. La renarde et le lion, c’est un bon titre pour une fable.

Page facebook Houngoula Gounga  : https://www.facebook.com/AmbassadeAnimal

Site Houngoula Gounga  : http://houngoula-gounga.skyrock.com

Page facebook Aurélie Rose : https://www.facebook.com/aurelie.rose.modele

Site (roux) Aurélie Rose : http://www.aurelie-rose.book.fr/

Le clip où l’on peut les voir ensemble : https://youtu.be/hGMpXq0QAJo

Le film où l’on peut les voir ensemble : http://www.faeryland-lefilm.com