Archives mensuelles : novembre 2015

Interdiction de l’excision en Gambie : si tu me rates, je ne te louperais pas !

Mutilation génitale féminine_excision (Magà Ettori - blog)Le fantasque dictateur  Yahya Jammeh, Cheikh, Professeur, El Hadj-Docteur-Yahya-Abdul-Aziz-Jemus-Junkung-Naasiru-Deen-Jammeh-et-accessoirement-président-de-la-Gambie, vient d’interdire l’excision dans tous le pays. Une décision qui vise à la « protection des fillettes ». Le chef de l’Etat pense que cette pratique, répandue en Gambie, n’est pas motivée par des raisons religieuses. Selon l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance), la Gambie est l’un des dix pays, tous africains, où l’excision est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine. Chaque année, trois million de femmes et jeunes filles subissent des mutilations génitales a travers le monde. L’excision, aussi appelée Mutilations sexuelles féminines (MSF) ou Mutilations génitales féminines (MGF), recouvre toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme ou autre lésion des organes sexuels féminins. Entre autres conséquences, les nourrissons, filles et femmes ayant subi une mutilation ou une excision sont exposés à des risques irréversibles pour leur santé.  Il y aurait aujourd’hui en Afrique et au Yemen environ 70 millions de femmes ayant subi l’une ou l’autre des MGF/E.  Par ailleurs, ces pratiques font de plus en plus fréquentes en  Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis, essentiellement parmi les immigrantes venues d’Afrique et de l’Asie du Sud-Ouest. La MGF/E est une violation fondamentale des droits des filles. C’est une pratique discriminatoire contraire aux droits à l’égalité des chances, à la santé, au droit de ne pas être exposé à la violence, aux blessures, aux sévices, à la torture et aux traitements cruels, inhumains ou dégradants, au droit à la protection contre les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé, et au droit de faire librement des choix en matière de reproduction. Ces droits sont protégés en droit international. La MGF/E cause des préjudices irréparables. Elle peut entraîner la mort, si la perte de sang est suffisamment importante pour causer un choc hémorragique; une commotion cérébrale entraînée par la douleur et le traumatisme; ou une septicémie foudroyante.  Elle est systématiquement traumatisante. Beaucoup de filles se trouvent en état de choc provoqué par la violente douleur, le traumatisme psychologique et l’épuisement dû aux hurlements de douleur.  Il y a d’autres conséquences préjudiciables pour la santé, notamment : non-cicatrisation; formation d’abcès; kystes; croissance excessive des tissus cicatriciels; infections urinaires; rapports sexuels douloureux; à l’hépatite et à d’autres maladies transmissibles par le sang; infections de l’appareil reproducteur; pelvipéritonites; stérilité; règles douloureuses; obstacle urinaire chronique/calculs vésicaux; incontinence urinaire; arrêt de progression du travail; risque accru d’hémorragie et d’infection pendant l’accouchement ; prédisposition renforcée au VIH/SIDA. Le professeur-président Yahya Jammeh qui prétendait soigner le sida avec des plantes a enfin trouver un moyen de se rendre utile. L’autocrate président, pourfendeur des droits de l’Homme a enfin pris une décision qui va dans le sens du progrès de l’Humanité, même si les méthodes restent très personnelles. Celui dont le crédo est :  »si tu me rates, je ne te louperais pas ! », vient de mettre en garde les parents et les autorités locales que ceux qui ne respecteraient pas cette interdiction subiraient des sanctions. Enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Terrorisme à Rion des Landes

Rion des landes (Magà Ettori - blog)

Après les attentats de Paris, sont annulés la plupart des manifestations publiques (événements culturels, sportifs, gastronomiques) pour des raisons de sécurité mais également pour des considérations d’ordre éthique et morale en hommage aux victimes et à leurs familles. De plus les forces de l’ordre sont extrêmement sollicitées, sur l’ensemble du territoire national. Dans un tel contexte, organiser une immense corrida comme celle de Rion des Landes ce week-end nous semble parfaitement déplacé. Les autorités locales, le Maire monsieur Laurent Civiel,  la Préfète des Landes, madame Nathalie Marthien, s’entêtent à privilégier une minorité d’aficionados au détriment de la sécurité de l’ensemble de nos concitoyens. Cela nous apparaît comme particulièrement irresponsable. Il nous est impossible de ne pas faire un parallèle entre la mise à mort dans l’arène du Bataclan, et le spectacle morbide et largement subventionné de Rion des Landes. Il est temps que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.  Il est vrai que le bain de sang organisé ce week-end, n’est pas ce que l’on attendrait de la part d’élus locaux responsables, et encore moins de représentants de l’Etat. Dans un contexte de carnage, de mise à mort de masse et de deuil national, l’attitude de Rion Les Landes est obscène et égoïste. Une prise de conscience rapide est nécessaire, et cette manifestation doit-être définitivement supprimée.

nuit sourde

nuit sourde (Magà Ettori - Blog)La nuit s’est abîmée dans la blancheur du midi, étourdi sur mon lit, conscient je crois, encore un peu. Puis plus du tout. Un ronronnement au loin, un retors qui glisse. Mon acte de résistance s’achève péniblement dans la fin de cette nuit sourde à nos appels, cette nuit folle qui a fait une embardée sur la voie du bon sens. Pendant que la haine et le sang noircissent les pages de l’humanité, les réseaux sociaux s’organisent, dans le vacarme des craquement d’ongles sur les touches rebondissantes des claviers d’internautes. Nous vivons l’instant dans l’instant, tandis que d’autre sont heurtés dans leur chair, couchés à même le sol, touchés par des armes de guerre, déchiquetés, transpercés, apeurés, accrochés dans le vide, basculant dans l’horreur et la douleur. S’il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre, il est clair que la nuit ne nous prête aucune attention.  Les professionnels de l’informations magnétisés par la tragédie côtoient les douilles, qui tutoient les forces de l’ordre, qui soutiennent le corps médical, qui soignent les blessés, qui supplient le destin de leur accorder une hypothétique clémence, qui écoute le son léthal du carillon qui tombe lourdement sur le pavé sourd. Combien de nos amis, de nos frères, de nos soeurs vivent l’agonie de la souricière ? Il faut  agir, prévenir, coordonner, tandis que bilan des victimes s’alourdit de seconde en seconde, jusqu’à dépasser les limites du compréhensible, jusqu’à dépasser les confins de l’absurde. Ce carnage n’existe pas, il ne peut pas exister, hors des jeux vidéos et des blockbusters hollywoodiens. Des armes automatiques qui claquent en projetant des éclairs, des armes de poing qui choquent en achevant des innocents, des larmes qui se mêlent au sang sous les injures d’un bourreau pubère, ou peu s’en faut, ça n’existe pas. Et pourtant, ces dix dernières années deux millions d’enfants ont marché tels des funambules sur le fil de l’existence, happés par des guerres infâmes, qui leur a confisqué  l’innocence, l’espoir et la vie. Ils ont été des cibles civiles ou des soldats enragés, drogués, arraché aux leurs, et privé d’un bien-être dont ils n’ont jamais fait que rêver. Ils finissent aujourd’hui bardés d’explosifs aux portes du désespoir, ils finissent aujourd’hui lardés par des grenades au coeur d’une Cité qui ploie, sous la rage des enfants des guerres. La torpeur s’installe et je lutte contre l’étourdissement de cette nuit sourde, qui se drape de blanc. Me voilà engagé dans une campagne de soutien aux victimes, sur les pas des secouristes, sous les yeux incrédules des passants pris en otages, qui rejoignent des hôpitaux asphyxiés. Les taxis dressent vers le pont neuf une passerelle vers la survie, un voilier ondule sur la Seine, les portes des justes s’ouvrent, la résistance, la résistance des heures noires. Les heures s’épuisent sous les ailes des aigles, et le temps retient son souffle pour un dernier assaut. Ensuite c’est le silence, le silence, le silence, découpé par les sonneries des portables. Les hélicoptères dispersent les restes de la bataille. Les minutes s’étirent jusqu’à devenir des heures, longues, indigestes, molles et collantes. Bien qu’il fasse encore chaud du souffle des maudits, la ville frissonne enveloppée par l’aube humide, froissée par les sirènes. Les autorités nous contactent, pour cette hymne à la vie que nous organisions quelques heures plus tard, confirmant – s’il était nécessaire – que les clefs du bonheur, de l’initiative, du partage, de la fraternité quand la parole circule, avaient été volées pendant cette nuit de terreur. Il faut encore que je puisse prévenir nos amis, nos frères et nos soeurs : il ne saurait être question d’entreprendre pour un monde meilleur, mais seulement de survivre jusqu’à midi, jusqu’à la blancheur d’un jour nouveau, pour qu’enfin, étourdi sur mon lit, je me souvienne du spectacle que j’ai fait donné jadis au Bataclan sur la scène duquel mes filles ont fait leurs premiers pas de danse, et que je puisse entendre au loin, le ronronnement d’un retors qui glisse dans la nuit sourde.

Magà Ettori, Paris 14/11/201

Islamophobie

by Photos8.com

De nombreux messages teintés d’intolérance et de haine fleurissent comme des plantes toxiques  depuis les attentats terroristes d’hier soir. Certains pensent que la barbarie ignoble que nous venons de vivre est imputable à une race, à une culture, une ethnie, ou à une religion en particulier. Il me semble que la folie soit équitablement répartie entre chaque être humain. L’heure est au secours et au soutien, pas à l’accusation. N’ayant pas l’habitude d’empêcher quiconque d’avoir son opinion, je souhaite simplement que tous les racistes, les xénophobes, les homophobes, les spécistes, les antisémites, les sexistes, et en l’espèce les islamophobes me fassent la sympathie de me virer de leur monde virtuel et de leur vie réelle. J’ai lu ce soir des textes extrêmement discriminatoires d’amis de 30 ans. Que ceux-là m’oublient dans cette vie et dans toutes les autres.

Magà Ettori – 13/11/2015

Etat d’urgence : la projection de Faeryland reportée suite aux attentats terroristes de Paris

Etat d'urgence la projection de Faeryland reportée suite aux attentats terroristes de Paris (Magà Ettori - Blog)Nous recevons depuis le début des attentats de Paris un nombre important d’appels, texto et emails concernant notre rencontre de demain et la projection de FAERYLAND dans le cadre de la COP21 (https://iccneocinetv.wordpress.com/2015/11/13/entreprendre-pour-un-monde-meilleur/https://www.facebook.com/events/464715860367311/). Bien entendu notre rencontre de demain est reporté. Il n’y a plus de manifestation publique dans tous Paris jusqu’à nouvel ordre. Le chef de l’Etat a annoncé l’état d’urgence sur tout le territoire et la fermeture des frontières. Il a demandé des renforts militaires dans l’agglomération parisienne. Au total, plus de 140 morts seraient à déplorer, après le carnage du Bataclan.

A l’heure qu’il est l’essentiel va aux secours : le numéro d’appel d’urgence est le 197

Les lignes de métro 3, 5, 8, 9, 11 sont coupées mais les taxis sont gratuits

Le numéro mis en place par la Préfecture de police pour ceux qui souhaiteraient avoir des informations est le  0800 40 60 05

Il est aussi possible de signaler que tout va bien sur Facebook Comme pour les séismes, Facebook a mis en place une page destinée à signaler à vos amis que vous allez bien si vous êtes parisien.

L’état d’urgence signifie : interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté  mais aussi instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé  d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ; Le ministre de l’intérieur, pour l’ensemble du territoire, et le préfet, dans le département, peuvent  ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature ;  interdire à titre général ou particulier les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre. Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peuvent : conférer aux autorités administratives le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ; habiliter les mêmes autorités à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales.

Les différentes attaques ont fait plus de 120 morts dont 70 pour la seule prise d’otages du Bataclan. Nous avons immédiatement une  pensée fraternelle pour toutes les victimes, pour leur famille et leurs proches.

Le Ministre des abattoirs se dit comptable du bien être animal

comptable du bien être animal - 1 (Magà Ettori - blog)Passe d’armes intéressante aujourd’hui quand la Sénatrice Sylvie Goy-Chavent a posé une question d’actualité orale au porte-parole du gouvernement, le ministre ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt  Stéphane Le Foll concernant la commission d’enquête des abattoirs avec beaucoup de malice la Sénatrice à évoqué l’arbre qui cache la forêt, ou encore la brebis galeuse lui enjoignant de mettre fin à ces pratiques inadmissibles, ce à quoi le Ministre des Abattoirs a répondu  que 160 postes avaient été créés pour les contrôles, qu’il avait pris toutes les mesure nécessaires dés le 3 novembre, jour de la publication de la vidéo de L214, et qu’il était comptable du bien être animal. Cette passe d’arme fait suite à une interview de monsieur Le Foll à « Europe 1 » le 16 octobre dernier sur le bien être animal et la polémique autour de l’abattoir d’Alès, dont voici un extrait :

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce que vous êtes favorable à une commission d’enquête parlementaire, il y a une sénatrice qui le demande ?

STÉPHANE LE FOLL
Commission d’enquête parlementaire pour voir… c’est une sénatrice qui le demande, quelle est cette sénatrice ?

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ah ! Je ne me souviens plus de son nom, mais elle a …

STÉPHANE LE FOLL
Oui ! Mais moi je me souviens. Je vais vous dire une chose, par contre…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Elle a publié un rapport très intéressant que j’ai lu d’ailleurs.

STÉPHANE LE FOLL
Oui ! Oui, oui, je sais, si c’est madame GOY-CHAVENT je connais.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Voilà !

STÉPHANE LE FOLL
Oui, mais madame GOY-CHAVENT c’est un objectif, c’est plus de viande dans nos assiettes. Oui, mais là après je suis parfaitement conscient de ce que peut susciter cette vidéo, parfaitement conscient de la nécessité de respecter, voire d’améliorer encore le bien-être animal, mais dans ce débat il y a des gens qui poussent derrière pour dire : « il ne faut plus qu’on mange de viande », ça veut dire qu’on fait disparaître tous les animaux.

D’accord, donc si les animaux vivent un tel holocauste c’est pour leur permettre d’exister ? Quel cynisme monsieur le Ministre ! comptable du bien être animal - 2 (Magà Ettori - blog)Bien entendu nous sommes favorable à la création d’une commission d’enquête sur les méthodes d’abattage, et à une fermeture immédiate de l’abattoir d’Alès et de tous les abattoirs déficients. Des chevaux assommés au pistolet à tige perforante, certains, mal étourdis, reprennent conscience sur la chaîne d’abattage. Plus jamais ça ! Des cochons gazés dans une violente agonie. Plus jamais ça ! Des moutons égorgés en pleine conscience dans un tonneau rotatif avec pleine vue sur la salle où sont découpés leurs congénères ! Plus jamais ça ! Des bovins avec ou sans étourdissement ou mal étourdis, retrouvant leur sensibilité et égorgés à même le sol ou suspendus par une patte, massacrés au couteau et agonisant pendant de longues minutes.

La vidéo sur l’abattoir régional d’Alès dévoilée par l’association L214 est édifiante. Jamais en France, la mise à mort des animaux dans un abattoir n’avait été montrée de façon aussi transparente et détaillée. Dans son intervention du jour le Ministre des Abattoirs a répondu qu’il y aurait  »désormais » de la transparence. Il ne peut pas y avoir plus de transparence que cette vidéo.  L’horreur des abattoirs d’Alès, n’est un cas isolé. Le dernier rapport de la Cour des comptes, rendu public le 11 février, est sans concessions sur son volet sanitaire. Celui de l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de l’Union européenne dénonce l’insuffisance des contrôles officiels des abattoirs. Alors ?  Selon le ministère de l’agriculture, en 2014, sur les 263 abattoirs recensés en France, il y a eu 104 avertissements, 60 mises en demeure et deux suspensions d’agrément. Les pouvoirs publics ne peuvent pas faire mine de découvrir l’ampleur des dégâts après ce battage médiatique : en 2008, constatant de nombreux dysfonctionnements, l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir (OABA) avait saisi la direction départementale des services vétérinaires du Gard et la sous-direction de la santé et de la protection animale du ministère de l’agriculture.

comptable du bien être animal - 3 (Magà Ettori - blog)L’abattoir d’Alès – avant sa fermeture conservatoire – fournissait les boucheries locales, mais aussi des collèges, des lycées et des hôpitaux, l’opacité n’est pas de mise. A ce jour, la seule élue ayant agit concrètement dans le cadre de cette affaire est la Sénatrice Sylvie Goy-Chavent. La Sénatrice de l’Ain (Rhône-Alpes) connait bien son sujet, puisqu’elle a été rapporteure de la  »mission commune d’information sur la filière viande en France et en Europe » rédigée en 2013 au lendemain du scandale de la viande de cheval. La sénatrice a diffusé auprès de l’ensemble des Sénateurs une proposition de résolution concernant le manque de transparence et de contrôle des abattoirs. Plus d’un soixante de Sénateur sont cosignés cette proposition. Cette proposition, soutenue par de nombreuses associations de la Cause Animale,  »tend à la création d’une commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français »’ : https://www.change.org/p/pour-une-commission-d-enqu%C3%AAte-sur-les-m%C3%A9thodes-d-abattage-des-animaux-de-boucherie?recruiter=312446233&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Avec près de 20000 signataires sur cette pétition, il semblerait que le message soit clair : nous ne voulons plus de l’horreur d’Alès ! Plus d’un milliard d’animaux sont tués chaque année dans les abattoirs français dans de telles conditions. Vous êtes comptable du bien être animal, ça tombe bien, la société civile aussi.

 

Allain Bougrain-Dubourg, des journalistes et des militants LPO violentés

Allain Bougrain-Dubourg (Magà Ettori - blog)C’est aujourd’hui que nous décernons le prix du « chasseur le plus ridicule de l’année », et pourtant la concurrence est dure. Digne de  »Silex and the City », notre tartarin est sorti de chez lui en slip kangourou (qui a dit qu’il n’aimait pas les animaux ?) et armé d’une pelle. Ses acolytes légèrement plus vêtus n’en étaient pas moins ridicules. Ce serait très drôle si ça n’avait pas été si grave et dangereux. Leur cible du jour était des journalistes et des membres de la Ligue de protection des Oiseaux (LPO, dont le siège est à Rochefort) qui menaient une opération à Audon (Landes), contre le braconnage des pinsons, une espèce protégée. Des journalistes qui accompagnaient les militants de la LPO, dont son président Allain Bougrain-Dubourg, ont également été la cible d’insultes et de violences. Une demi-douzaine de militants de la LPO qui entendaient dénoncer « le braconnage des pinsons » dans les Landes, suivis par autant de journalistes, avaient pénétré dans un champ de maïs à Audon – à 30 kilomètres au sud-ouest de Mont-de-Marsan – où ils avaient repéré plusieurs dizaines de pièges à alouettes, appelés matoles dans le Sud-Ouest. Alors qu’ils commençaient à détruire ces pièges, un riverain est sorti de chez lui armé d’une pelle, insultant militants et journalistes et frappant certains d’entre eux à l’aide de son outil. Un second riverain est également sorti en brandissant un outil agricole pour menacer écologistes et journalistes, tentant à son tour d’arracher appareils photos et caméras. Les pneus des véhicules de certains écologistes et journalistes ont aussi été crevés. Heureusement que les forces de l’ordre sont intervenues, sinon nous aurions pu retrouver les journalistes et les militants dans les matoles. Nous avons eu au téléphone, l’équipe des militants dans l’après-midi alors qu’ils étaient au commissariat, ce qui est tout de même la moindre des choses.  Une pelle pour mémoire est une arme par destination, mais pas grand chose en effet quand on sait que ces mêmes « génies » se promènent avec des armes à feu tous les week-ends. Même pas peur !

Allain Bougrain-Dubourg 2 (Magà Ettori - blog)