Le PDG de Corse-Matin  »démissionne »

PDG CORSE MATIN (Magà Ettori - Blog)Véritable météorite de la presse insulaire, Roger Antech vient de  »démissionner » de sa fonction de PDG – omnipotent – du groupe Corse Presse. En septembre dernier nous annoncions une possible liquidation judiciaire du quotidien régional (https://magaettori.wordpress.com/2015/09/19/corse-matin-en-liquidation-judiciaire/). Nous l’avions évoqué, les méthodes hyper-agressives tant sur le plan rédactionnel que commerciales ne correspondaient pas à la culture locale et ne pouvaient que conduire à une chute abyssale des ventes, des abonnements et de la publicité. Corse-matin, fleuron de la presse régionale a toujours été un  »ami » du peuple, un lien social, celui qui encourage et qui récompense, pas le journal accusateur, délateur, moralisateur et inquisiteur. Rajouter de la violence à la violence n’est pas ce que les lecteurs attendent de leur Quotidien.

Avant Antech, il arrivait parfois que Corse-Matin fasse de la rétention d’informations, pour ne pas froisser, pour ne pas surajouter à un malheur. Personne ne s’en plaignait vraiment, les ventes culminaient à leur plus haut niveau. Pour connaître des noms dans certaines affaires judiciaires (ou autres), il fallait parfois se tourner vers la presse Nationale. Il n’était pas dans la vocation de Corse-Matin de faire du journalisme d’investigation, la société corse est trop tissée pour ce type de journalisme.

Et puis il y a des maladresses, tellement dc maladresses? Corse-Matin n’a jamais fait payer une école de danse pour annoncer un gala, ou des parents pour annoncer la réussite scolaire d’un enfant. Dans l’esprit des lecteurs, il s’agit d’un service de proximité. Le système Antech préconisait de faire passer tout le monde à la caisse, riches et moins riches, gros annonceurs et bals de village. Le résultat ne s’est pas fait attendre, et le lectorat a chuté de moitié. Prisonnier de son orgueil démesuré, Roger Antech n’a pas compris que la société corse n’allait lui pardonner ni son attitude ni son arrogance. La Corse rend fou, quand on ne comprend pas les règles du jeu. L’île a eu son lot d’aventuriers et de grands sauveurs à l’instar de Théodore de Neuhoff. Le noble westphalien devint le très éphémère premier (et dernier roi) de la Corse en 1736. Théodore Ier distribua titres de noblesse et  décorations comme Roger Antech distribuait les bons et les mauvais points. Présent dans tous les grands médias insulaires, donnant son avis sur tout et décrédibilisant de très sérieuses émissions comme Cuntrastu, Roger Antech n’avait pas compris que son éphémère règne touchait à son terme. Le roi des corses était acclamé et placé sous l’invocation de la Trinité et de l’Immaculée Vierge Marie permettant l’accession de nombres de corses aux emplois publics. Moins de sept mois plus tard, le règne de Théodore 1er avait vécu. Le monarque qui avait été la risée de l’Europe, fut emprisonné pour ses dettes. Sur sa tombe à Westminster, on peut lire aujourd’hui une longue épitaphe, qui se termine par :  »Le destin prodigua ses leçons sur sa tête vivante. Il lui accorda un royaume et lui refusa du pain. » Roger Antech  »démissionnaire » et nommé responsable de la rédaction n’a plus de pain à distribuer et bientôt ce sera l’hallali. Le temps pour Claude Perrier de remettre les choses en ordre.

Il y a deux jours nous faisions part d’une réunion houleuse au siège de la Provence (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/27/bernard-tapie-ou-la-theorie-corse-du-chaos/), elle a été suivie dès le lendemain par une réunion du Conseil d’administration en Corse en présence de Patrick Le Lay (ancien président-directeur général du groupe TF1 et conseiller de Bernard Tapie) et de Claude Perrier (directeur de publication et PDG du groupe La Provence). Au sortir du Conseil d’administration Roger Antech avait rendu sa démission. Placardisé,… pardon devenu responsable de la rédaction, un titre bien utile quand on sait que la rédaction du Corse-Matin est chapeautée par un rédacteur en chef et un rédacteur en chef-adjoint. Claude Perrier assume désormais la fonction de PDG de Corse Presse, avant une refonte probable de l’organigramme du groupe. Nous savons que le très avisé Claude Perrier saura s’entourer des talents qui comptent dans la société corse, et quil ne sera pas long à nettoyer les écuries d’Augias.

LE COMMUNIQUE DE L’INSTITUT CITOYEN DU CINEMA : http://wp.me/P5RK2Q-5O

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Une réponse à “Le PDG de Corse-Matin  »démissionne »

  1. justin gelamigo

    Bon vent l ‘Antech! il était temps de virer ce journaliste partial et obtus !

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