Archives mensuelles : octobre 2015

Le PDG de Corse-Matin  »démissionne »

PDG CORSE MATIN (Magà Ettori - Blog)Véritable météorite de la presse insulaire, Roger Antech vient de  »démissionner » de sa fonction de PDG – omnipotent – du groupe Corse Presse. En septembre dernier nous annoncions une possible liquidation judiciaire du quotidien régional (https://magaettori.wordpress.com/2015/09/19/corse-matin-en-liquidation-judiciaire/). Nous l’avions évoqué, les méthodes hyper-agressives tant sur le plan rédactionnel que commerciales ne correspondaient pas à la culture locale et ne pouvaient que conduire à une chute abyssale des ventes, des abonnements et de la publicité. Corse-matin, fleuron de la presse régionale a toujours été un  »ami » du peuple, un lien social, celui qui encourage et qui récompense, pas le journal accusateur, délateur, moralisateur et inquisiteur. Rajouter de la violence à la violence n’est pas ce que les lecteurs attendent de leur Quotidien.

Avant Antech, il arrivait parfois que Corse-Matin fasse de la rétention d’informations, pour ne pas froisser, pour ne pas surajouter à un malheur. Personne ne s’en plaignait vraiment, les ventes culminaient à leur plus haut niveau. Pour connaître des noms dans certaines affaires judiciaires (ou autres), il fallait parfois se tourner vers la presse Nationale. Il n’était pas dans la vocation de Corse-Matin de faire du journalisme d’investigation, la société corse est trop tissée pour ce type de journalisme.

Et puis il y a des maladresses, tellement dc maladresses? Corse-Matin n’a jamais fait payer une école de danse pour annoncer un gala, ou des parents pour annoncer la réussite scolaire d’un enfant. Dans l’esprit des lecteurs, il s’agit d’un service de proximité. Le système Antech préconisait de faire passer tout le monde à la caisse, riches et moins riches, gros annonceurs et bals de village. Le résultat ne s’est pas fait attendre, et le lectorat a chuté de moitié. Prisonnier de son orgueil démesuré, Roger Antech n’a pas compris que la société corse n’allait lui pardonner ni son attitude ni son arrogance. La Corse rend fou, quand on ne comprend pas les règles du jeu. L’île a eu son lot d’aventuriers et de grands sauveurs à l’instar de Théodore de Neuhoff. Le noble westphalien devint le très éphémère premier (et dernier roi) de la Corse en 1736. Théodore Ier distribua titres de noblesse et  décorations comme Roger Antech distribuait les bons et les mauvais points. Présent dans tous les grands médias insulaires, donnant son avis sur tout et décrédibilisant de très sérieuses émissions comme Cuntrastu, Roger Antech n’avait pas compris que son éphémère règne touchait à son terme. Le roi des corses était acclamé et placé sous l’invocation de la Trinité et de l’Immaculée Vierge Marie permettant l’accession de nombres de corses aux emplois publics. Moins de sept mois plus tard, le règne de Théodore 1er avait vécu. Le monarque qui avait été la risée de l’Europe, fut emprisonné pour ses dettes. Sur sa tombe à Westminster, on peut lire aujourd’hui une longue épitaphe, qui se termine par :  »Le destin prodigua ses leçons sur sa tête vivante. Il lui accorda un royaume et lui refusa du pain. » Roger Antech  »démissionnaire » et nommé responsable de la rédaction n’a plus de pain à distribuer et bientôt ce sera l’hallali. Le temps pour Claude Perrier de remettre les choses en ordre.

Il y a deux jours nous faisions part d’une réunion houleuse au siège de la Provence (https://magaettori.wordpress.com/2015/10/27/bernard-tapie-ou-la-theorie-corse-du-chaos/), elle a été suivie dès le lendemain par une réunion du Conseil d’administration en Corse en présence de Patrick Le Lay (ancien président-directeur général du groupe TF1 et conseiller de Bernard Tapie) et de Claude Perrier (directeur de publication et PDG du groupe La Provence). Au sortir du Conseil d’administration Roger Antech avait rendu sa démission. Placardisé,… pardon devenu responsable de la rédaction, un titre bien utile quand on sait que la rédaction du Corse-Matin est chapeautée par un rédacteur en chef et un rédacteur en chef-adjoint. Claude Perrier assume désormais la fonction de PDG de Corse Presse, avant une refonte probable de l’organigramme du groupe. Nous savons que le très avisé Claude Perrier saura s’entourer des talents qui comptent dans la société corse, et quil ne sera pas long à nettoyer les écuries d’Augias.

LE COMMUNIQUE DE L’INSTITUT CITOYEN DU CINEMA : http://wp.me/P5RK2Q-5O

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FAERYLAND, extraits

Levé de l’immunité parlementaire du sénateur de Haute-Corse, le système Giacobbi s’effondre

constructionLe bureau du Sénat a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire du sénateur de Haute-Corse Joseph Castelli très proche du clan Giaccobi et visé par une enquête judiciaire. Joseph Castelli est soupçonné d’avoir fait réaliser des travaux dans sa résidence principale (révélation du Canard enchaîné).  Paul Giacobbi lui-même (président du Conseil Exécutif de Corse et député de Haute-Corse, a été mis en examen avec seize autres personnes pour détournement de fonds publics, dans l’affaire dite des gîtes ruraux. Son bras droit Thierry Gamba-Martini (directeur général des services de la Collectivité Territoriale de Corse) placé sous le statut de témoin assisté par le juge bastiais à l’issue de son audition dans la fameuse affaire des gîtes ruraux. Henri Malosse (30e président du Comité Economique et Social Européen) après son éviction de la liste de Paul Giacobbi, met en lumière les méthodes de Mimi Viola homme de l’ombre du clan Giacobbi. Oui le système Giacobbi prend l’eau de toute part, et oui la démocratie en sortira gagnante. En attendant, Joseph Castelli suit les traces de son mentor. On connait les problèmes liés au BTP en Corse et les politiques en subissent sans doute les affres. Ils ont déjà une épée de Damoclès sur la tête alors autant avoir un bon toit également (cher si possible). Oui le BTP va vraiment mal en Corse et l’entretien de certaines villas et gîtes méritent beaucoup d’attentions en attendant le nouveau PADDUC (Plan d’Aménagement et de Développement Durable de la Corse). La justice soupçonne le proche de Giacobbi d’avoir détourné des fonds publics à l’occasion de travaux réalisés dans sa villa. Président du Conseil Général de haute Corse de 2010 à 2014, ou il assumait un long intérim en attendant le retour du boss (cumul des mandats oblige),  Joseph Castelli  a été confronté à toutes les affaires sordides liées au Conseil Général comme l’enquête sur des détournements présumés de fonds publics (2M€ pour des préservatifs pour les maisons de retraite), le financement de gîtes ruraux, l’assassinat de Jean Leccia (directeur Général des Services au Conseil Général), ou encore l’affaire de détournements de fonds publics d’une mystérieuse association d’aide aux jeunes errants fondée en 2008, qui a disparu en 2013. Entre temps, cette structure aurait perçu près de 700.000 euros d’aides du Conseil général de la Haute-Corse. Une bagatelle dira Paul Giacobbi au Parisien. Sur la dernière affaire, Le Canard Enchaîné évoque un chantier de plus d’une centaine de milliers d’euros, pour la villa de Joseph Castelli, une somme qui doit sembler mineure et anecdotique à Paul Giacobbi (https://magaettori.wordpress.com/2015/04/22/paul-giacobbi-vs-anticorruption-les-480000e-et-les-700000e-sont-mineurs-et-anecdotiques/). Joseph Castelli c’est l’ascension classique avec le soutien du clan Giacobbi : premier adjoint de Penta di Casinca en 1977, Conseiller Général du canton de Vescovato en 1982, maire de Penta di Casinca la même année, avant le remplacement de Paul Giacobbi en qualité de président du Conseil général, ce qui permet au Boss de récupérer le fief de l’Assemblée de Corse – sans rien perdre – et de faire fonctionner le Paul-emploi et le pôle bâtiment sur chaque institution, voir de payer les frais de justice. Le Conseil Départemental de Haute Corse, qui s’était déclaré favorable à l’octroi d’une aide destinée à couvrir les frais d’avocat et de justice de Paul Giacobbi pour sa mise en examen dans le cadre de l’affaire des Gites ruraux, va devoir voter une nouvelle aide destinée à couvrir les frais d’avocat pour l’affaire de la villa de Joseph Castelli ? Décidément, il n’y a plus aucune construction qui vaille de nos jours… tout s’effondre. Et des fois c’est pas pire !

 

Bernard Tapie, ou la théorie corse du chaos

théorie du chaos (blog Magà Ettori)Le groupe appartenant à Bernard Tapie (Corse Presse) est aux portes du chaos. La réunion houleuse qui s’est déroulée aujourd’hui à Marseille dans les locaux de la Provence (S.A Corse Presse, éditrice du quotidien Corse-Matin) laisse malheureusement à penser que la situation empire. Les jours de Roger Antech en tant que PDG omnipotent de Corse Presse sont-ils comptés ? Certainement. La position du PDG devient instable, tant la médiocrité de ses résultats plaide contre lui.

Comme nous le rappelions dans un précédent billet (https://magaettori.wordpress.com/2015/09/19/corse-matin-en-liquidation-judiciaire/), les négociations – pas vraiment – secrètes qui ont eu lieu au moment du rachat du groupe par Bernard Tapie s’appuyaient sur des sables mouvants. L’homme d’affaires pouvait-il espérer bâtir quoi que ce soit là-dessus ? rien de moins certain. On sait Bernard Tapie extrêmement intelligent, retors, et bien entouré et on a du mal à imaginer comment le renard aurait pu se laisser berner par quelques jeunes coqs tout juste sortis de l’oeuf et un chapon en épinette ? Sauf si les jeunes coqs ont menacé le renard de mettre le chaos dans la basse-cour. Possible. Comme il s’agissait de réunions secrètes nous n’en savons rien et n’en dirons rien. Quoi qu’il en soit il n’en demeure pas moins surprenant que l’élite des médias français tel que Patrick Le Lay (ancien président-directeur général du groupe TF1 et conseiller de Bernard Tapie) ou Claude Perrier (directeur de publication et PDG du groupe La Provence) aient pu se tromper à ce point sur l’affaire corse. Ces deux brillants patrons de presse ont eu d’autres caquètements à gérer dans leurs carrières et on les voit mal se laisser impressionner par les gloussements de notre petit poulailler insulaire. Sauf si ça les intéresse à un moment précis, par exemple dans le cadre des négociations de l’achat d’un journal. Il y aurait de la stratégie dans le règne du PDG Antech ? Certainement. Connaissant l’homme, je l’imagine difficilement bernant l’équipe Tapie, monnayant sa situation, et promettant de maîtriser un hypothétique chaos. Le danger de la théorie du chaos fusse-t-il insulaire et que l’on doit maîtriser le moindre événement pour prévoir le futur. Henri Poincaré écrivait au début du siècle dernier :  »Une cause très petite, qui nous échappe, détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard. Si nous connaissions exactement les lois de la nature et la situation de l’univers à l’instant initial, nous pourrions prédire exactement la situation de ce même univers à un instant ultérieur. » Nous sommes complètement d’accord avec le propos qui ne fait qu’illustrer le pourquoi du comment qui font que Roger Antech n’est pas à sa place à la tête de Corse Presse. Il n’a aucune connaissance de la culture insulaire, aucune connaissance de l’histoire de son journal. Depuis toujours le Corse Matin est un lien social, un ami de la famille. Vouloir mener une politique éditoriale et commerciale hyper agressive ne correspond pas à la vérité du terrain. La greffe n’a pas pris et ne prendra jamais. Faire la danse du ventre devant l’équipe Giaccobi est une erreur de calcul. Menacer de faire tomber les élections régionales dans l’escarcelle de l’actuel président du Conseil Exécutif de l’Assemblée de Corse est une erreur. Nous serions vraiment surpris que les dirigeants de la Provence veuillent encore négocier avec ce dernier. Et quand bien même. Roger Antech, PDG de Corse Presse est-il en capacité de le faire ? Nous en doutons. Aujourd’hui une seule personne est en capacité de re-créer ce lien entre Corse-Matin et son lectorat. Quelqu’un qui possède un ensemble de caractéristiques qui en font l’homme de la situation : un seul homme a l’estime de tous les hommes politiques (droite, gauche, nationalistes, vert, …), un seul homme connait parfaitement les méandres de la société insulaire et maîtrise parfaitement sa culture, un seul homme est apprécié pour sa plume juste et impartiale, un seul homme vit l’histoire de Corse-Matin depuis toujours, un seul homme faisait de l’ombre à Roger Antech. Oui monsieur Tapie  pour faire cesser la théorie corse du chaos, il va falloir sortir le papillon du placard et réintégrer Jacques Renucci dans ses justes fonctions. Vous le savez, et nous ne serions pas surpris d’apprendre que la réunion d’aujourd’hui apporte son lot de surprises dans les jours à venir.

L’horreur ! Appel à témoin

SENAT - Institut Citoyen (Magà Ettori - blog)

L’Institut Citoyen du Cinéma au Sénat – Olivier Fouchard (2eme à droite entre Jean-Marie Colombani et le Sénateur André Ferrand)

Notre ami Olivier Fouchard (deuxième en partant de la droite sur la photo) a été assassiné ce matin sur l’autoroute A6 en direction de Paris, alors qu’il prenait la route en moto pour descendre à Marseille pour son travail. Un ralentissement a forcé Olivier à freiner d’urgence à hauteur de Wissous. Il a perdu le contrôle de sa moto et a glissé au sol. C’est là qu’un poids lourd lui a roulé dessus. Le chauffeur, un homme « de type africain, mesurant près d’1,80 m et âgé d’une quarantaine d’années », selon les premiers témoignages, s’est arrêté, il est descendu de son camion blanc avec une bâche rouge, mais il est tout de suite reparti. Les policiers lancent un appel à témoins pour le retrouver. Tout élément descriptif du camion est susceptible de faire avancer l’enquête.  Appel à témoins : 01.49.08.53.40. ou 06.7  Olivier était l’homme le plus gentil que la terre n’ai jamais porté, et c’est cette qualité le caractérisait le mieux. Originaire de Porto-Vecchio, il adorait la Corse où il rêvait de s’installer. Il fut mon ingénieur du son sur deux films mais également le responsable son et lumière (avec sa société Média Sud – http://www.media-sud.com) de ma comédie musicale  »la Révolution Corse ». Ce soir je me souviens de ce fou rire fabuleux avec Francis Lalanne et Carole Varenne, de ce film que nous avons porté ensemble au Festival de Cannes. Que du bonheur. Ma chère amie Evelyne Adam (au centre sur la photo) a passé l’appel à témoin sur MFM Radio, ce soir. Ludovic, un auditeur, un camionneur a tenu à témoigner que tous les chauffeurs ne sont pas des chauffards. Non Ludovic, mais celui-ci ne fait pas honneur à votre profession. Celui-ci ne fait même pas honneur à l’espèce humaine. Celui-ci a assassiné mon ami, non pas en le heurtant, car il s’agit d’un malheureux accident entre une moto et un poids lourd. Ce chauffard a assassiné Olivier en le laissant mourir sur le bord de la route, et en fuyant comme le dernier des derniers. On appelle ça un meurtre ! Ce soir, j’ai une pensée pour sa fille, sa compagne, sa famille et ses amis. Ce soir j’imagine que notre ami Olivier est allé faire un tour sur les hauteurs de l’Ospedale qu’il aimait tant, avant d’aller sonoriser les Dieux. Peut-être que la Terre ira mieux maintenant, et que grâce à son travail dans l’au-delà nous pourront enfin nous entendre. Risposa In Pace o amicu.

Deux jours après les faits, il n’y a pas eu un seul appel auprès des services de police. 5 témoins directs ont été entendu dans le cadre de l’enquête au moment de l’accident mais aucun n’a pu relever les plaques du camion. Etant donné que le chauffard est descendu du camion, personne n’a pensé qu’il allait s’enfuir. La police n’a absolument aucun élément, et il ne reste que la possibilité d’un nouveau témoignage. Ce crime ne peut rester impuni, la moindre information, le moindre témoignage, la moindre piste. Elle a bien des caméras sur les autoroutes mais qui n’enregistrent pas et il n’y a pas de péages sur les autoroutes urbaines. Le chauffard va passer entre les mailles du filet. Ne laissez pas ce crime impuni ! Un homme est mort et son assassin court toujours, merci de réagir à cet appel à témoin :

Appel à témoins (police) : 01.49.08.53.40. ou 06.7