Archives mensuelles : mai 2014

La Lauréate – teaser

ROYAL TV ACADEMY - bandeauAmour Martini remet son titre en jeu, pour la deuxième saison du  »Royal TV Academy ».

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Paul Giacobbi ne comparait pas devant le tribunal correctionnel

JUSTICE (Magà Ettori - blog)Et voilà c’est au tour d’Alex Alessandrini, président du PRG de Haute-Corse, d’aller faire un tour par la case tribunal. Le président du Parti Radical de Gauche de Haute-Corse comparait devant le tribunal correctionnel de Bastia pour avoir  »recasé » au Conseil Général, l’ancienne secrétaire d’Emile Zuccarelli après sa défaite aux législatives. Emploi fictif ? Madame Pasqualini était payée par cette collectivité, mais travaillait réellement pour le  Parti Radical de Gauche de Haute-Corse. Un goutte d’eau dans les affaires du Clan Giacobbi, quand on sait que depuis le 2 avril, les trois principaux collaborateurs du patron politique et financier du clan Giacobbi, président du PRG, du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse (CTC), bénéficient de protections policières. François-Dominique de Peretti, directeur de cabinet de Giacobbi, Thierry Gamba-Martini, directeur général des services de la Collectivité Territoriale de Corse, et Dominique Viola, proche  »historique » de la famille Giacobbi, vivent désormais entourés de policiers. Charmante proximité. Paul Giacobbi himself est sous protection policière depuis janvier 2013. Giacobbi – comme un poisson d’avril – a livré, le 1er avril, sur son blog, la thèse sur les motivations de ceux qui tuent les élus et les fonctionnaires de l’île depuis qu’il a pris ses fonctions, en 2010 :  »Nous sommes malades de ce virus issu du croisement mortifère de la cupidité et de la violence ». Dans cette prose, il pointe deux chantiers qui  d’après lui, ont transformé les élus et fonctionnaires en cibles vivantes :  »Les efforts déployés par l’Etat et la CTC (…) sur le contrôle des marchés publics » et la future  »adoption du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse résolument orienté contre la spéculation immobilière. » Vraiment il y a des fois ou on prend les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Enfin sans jeux de maux. Paul Giacobbi lui ne comparait pas devant le tribunal correctionnel, nom de code :  »le poulpe ».

Monstrum

monstrumInvité à deux séances de cinéma le même jour, j’avais le choix entre « X-Men Days of Future Past », où un monstre est envoyé dans le passé pour sauver les mutants, ou bien  »Monstrum » réalisé par Eric Dick qui raconte l’histoire d’un monstre du moyen-âge, Gilles de Rais (compagnon de Jeanne d’Arc). Avec le deuxième démarrage de 2014 X-Men est partit pour durer un moment, alors que  »Monstrum » bénéficiait d’une journée exceptionnelle au Lucernaire, un lieu à part dans Paris. Dur, dur les écrans pour le cinéma indépendant. J’ai donc opté pour le thriller médiéval d’Eric Dick – qui malgré des qualités techniques et artistiques inégales – a tenu toutes ses promesses. Le film raconte l’histoire (méconnue) de Gilles de Rais. L’histoire flamboyante, le côté lumineux du personnage est bien connue en Vendée. Depuis des mois, Gilles, est aux abois. Lui, Baron de Rais, issu de la puissante et riche famille des Laval, apparenté aux Thouars, voit fondre sa fortune. Les différentes campagnes de guerre menées, pour le compte du Roi Charles VII, contre l’Anglais lui ont coûté très cher bien qu’un titre de Maréchal de France lui ait assuré belle renommée. Sa chapelle des Saints Innocents, la plus belle sélection d’enfants de chœur du royaume entraîne des dépenses conséquentes, mais il ne peut vivre sans leurs voix d’anges. Le train de vie de Sa Maison avec un personnel incalculable, festins à répétitions est plus que somptueux mais Gilles veut afficher sa nombreuse suite et s’amuser. Son vif intérêt pour le théâtre, est une passion onéreuse. Le spectacle en plein préparatifs qu’il doit présenter, dans quelques semaines, à Orléans pour l’anniversaire de la libération de la ville par Jeanne d’Arc, est colossal, avec près de 600 comédiens et de nombreux décors. Le coût de cette mise en scène est astronomique. Chaque jour ce sujet de l’argent l’angoisse. Certes, pour s’en procurer du frais, Gilles a commencé, il y a déjà longtemps, à vendre et engager ses seigneuries malgré l’opposition de ses proches dont il dilapide la fortune familiale. Tous ses espoirs sont maintenant dans l’alchimie, la sorcellerie, l’évocation des démons avec son jeune compère, le clerc Franco Prélati.  »Monstrum » est un film à voir pour des raisons militantes (tant le courage et la volonté de son auteur-réalisateur sont grands), pour des raisons esthétiques (une photographie excellente, et de beaux regards, une belle prestation de Christian Van Tomme), pour sa bande originale (très belle chorale sur le thème de Monstrum), et surtout, surtout, surtout pour le jeu de Cédric Spinassou (Gilles de Rais) qui porte le film à lui seul, avec classe, élégance et sincérité.

Autant en emporte la brise

Girouette Corsica (Magà Ettori - Blog)Edgar Faure disait :  »Ce n’est pas la girouette qui tourne c’est le vent ». Le souffle du vent, dans le cas de Paul Giacobbi ressemblerait davantage à celui du canon. Il s’agit bien entendu d’une nouvelle affaire judiciaire à mettre à l’actif déjà chargé de Paul Giacobbi, que relate le Canard Enchaîné : Paul Giacobbi soupçonné d’ emploi fictif en Haute-Corse Paul Giacobbi n’a pas été inquiété par le procureur de Bastia dans l’affaire d’emploi fictif visant l’une de ses anciennes salariées au conseil général. Paul Giacobbi, élu PRG ( Parti Radical de Gauche) et président du Conseil exécutif de Corse, n’a pas été inquiété par le procureur de Bastia dans l’affaire d’emploi fictif visant l’une de ses anciennes salariées au conseil général de Haute-Corse. En effet, une ancienne salariée de Paul Giacobbi au conseil général de Haute-Corse devra comparaître au tribunal correctionnel de Bastia le 27 mai pour recel de détournement de fonds publics, pour un montant de près de 70 000 euros. D’après le Canard enchainé, cette ancienne collaboratrice d’ Emile Zucarelli ( PRG) avait été recasée au conseil général de Haute-Corse, alors présidé par Paul Giacobbi, après la défaite de Zucarelli aux législatives de 2007. Dominique Alzeari, procureur de la République de Bastia, avait ouvert une enquête préliminaire auprès de la police judiciaire et avait également saisi le SCPC ( Service central de prévention de la corruption). L’avis rendu par le SCPC conclu que « Les fonds versés à Madame L. par le conseil général de Haute-Corse, de juillet 2007 à octobre 2011, l’ont donc été à des fins étrangères à celles prévues par la loi. Ces faits pourraient constituer dès lors un détournement de fonds publics« . Cet avis met directement en cause Paul Giacobbi en tant qu’ « ordonnateur des dépenses du département et donc des dépenses liées à l’embauche et à la rémunération de Madame L. ». Même refrain dans les conclusions de l’enquête de la police judiciaire: « Sous réserve de l’appréciation du magistrat mandant […] les éléments matériels constitutifs de l’infraction de détournement de fonds publics sont réunis .[…] Paul Giacobbi et Joseph Castelli pourraient voir leur responsabilité engagée pour des faits de détournement de fonds publics. » Finalement, le procureur de Bastia n’a même pas daigné interroger Paul Giacobbi dans cette affaire. Le canard enchainé rappelle que Paul Giacobbi n’a jamais été entendu par les enquêteurs dans l’affaire « des gîtes ruraux », dans laquelle le conseil général de Haute-Corse présidé par Giacobbi aurait attribué près de 500 000 euros de subventions publiques à des proches… Comme elle est sage la pensée populaire qui précise que celui qui sème le vent récolte la corruption.

Ondalina Ettori- show reel (english subs)

Une messe cathodique au poil

Conchita - giacobbi (Magà Ettori - Blog)Il est assez rare que je passe une nuit devant ma télé, alors autant partager cette enrichissante expérience avec vous. Kendji,  Dave Navarro, Conchita Wurst et Paul Giacobbi dans la même soirée c’est énorme ; une nuit cathodique sous l’emprise du poil au menton. L’Eurovision d’abord. La France qui fini bonne dernière avec le groupe Twin Twin qui représentait la culture hexagonale avec un ersatz de mélodie stromaeienne avait misé sur  »la moustache ». Un vrai titre pour une vraie oeuvre, limite du plagiat. En toute logique, c’est la barbe qui a gagné, le seul scandale de la très lisse compétition. Conchita Wurst – Tom Neuwirth pour l’état civil autrichien – a gagné le concours de musique pop avec « Rise Like a Phoenix ». Le jeune travesti de 25 ans avait déjà mis d’accord la Russie et l’Ukraine sur un point : les deux pays belligérants ont signé une pétition, pour protester contre la participation à l’Eurovision de la femme à barbe. A l’origine de la pétition, Vitaly Milonov, le très barbu député russe à l’origine d’un récente loi homophobe. Le député Milonov qui estimait dernièrement que les forces de l’ordre françaises (dans le cadre mariage pour tous) étaient « des policiers SS ». C’est certain que Conchita Wurst dans ce concours branché, c’est un peu provocant pour un Vitaly Milonov, qui écrira une lettre au comité Eurovision de son pays, pour demander de ne pas envoyer de candidat à une « propagande éhontée de l’homosexualité et de la décadence spirituelle ».

Sur une chaine concurrente, c’était la grande finale pour  »The Voice ». Encore un gagnant barbu, Kendji. Un sourire ravageur, un sourire ravageur, et un … bon, oui, voilà quoi le public a toujours raison. Enfin pas toujours, la dernière saison l’élimination d’Emanuel Djob était un peu injuste, tant il avait survolé avec brio la compétition. On retrouvera Emmanuel Djob dans mon prochain film, là au moins on ne coupe pas les cheveux en quatre. Personnellement, j’ai une grande préférence pour les grosses voix, alors forcément quand on élimine Jacynthe Véronneau, puis plus loin Stacey King, Igit, Maximilien et Wesley pour en définitive garder Kendji, voilà quoi. En revanche c’est vrai que ce dernier a… heu… du rythme, une belle histoire (cendrillon moderne) et un sourire ravageur. A vu de barbe je dirais que Kenji a un public et qu’il va faire une grosse carrière.
En continuant mon zapping effréné, je tombe sur deux replays :  »Ink Master », diffusé il y a deux jours et  »ce soir (ou jamais !) » présentée par Frédéric Taddei.  »Ink Master » [bon sang qu’ils sont laids] ce sont 10 candidats qui s’affrontent à travers des épreuves de tatoueurs pour décrocher 100.000 $. Ce que j’ai retenu ? Pas grand chose : trois barbus, les membres du jury qui décernent un prix à un autre barbu, avec en prime une belle phrase de Dave Navarro (un jury) :  »toute l’encre que vous avez versé sert à écrire votre plus belle histoire ». Ok ça j’aime !
Dans  »ce soir (ou jamais !) », pas beaucoup de barbus pour le coup, mais au moins un barbant. Ah ! Paul Giacobbi est là ! Il glousse de joie, le député PRG de Haute Corse, Président de l’Exécutif de l’Assemblée de Corse, copain de qui vous savez (chut), et homme fort de la politique insulaire. Je ne sais pas pourquoi mais sa prestation me fait penser à ce film de Martin Scorsèse :  »Casino ». Vous savez  le passage où les vieux parrains demandent à Sam  »Ace » Rothstein (Robert de Niro) de se tenir tranquille et de se faire oublier et que Ace décide de devenir présentateur TV. Ace Giacobbi, est venu faire l’article du statut de résident, qui ne verra sans doute jamais le jour. Pour mettre fin à la flambée des prix dans l’immobilier, Ace … pardon la Collectivité Territoriale de Corse souhaite imposer une résidence d’au moins cinq ans avant de pouvoir acquérir un bien. Ace se vante de parler mieux l’anglais que le corse, avant de faire état des indigènes corses. Indigènes ? Quelle élégance, mais quelle classe ! Merci patron. Ce sera ensuite un coup de griffe au peuple corse, dont Paul Giacobbi réfute l’existence, et pour le reste tout roule. Il n’y a qu’une question qui aurait pu embarrasser le showman, celle du journaliste Périco Légasse qui lui demandait  »à qui va profiter le crime ? En d’autre terme, le statut de résident ne passera pas – car inconstitutionnellement inadapté – mais si jamais ça marche qui en profiterait ? Sans doute la mafia locale ? » questionne l’excellent journaliste. Pas de réponses. Dommage, c’était une question au poil.