Le dernier voyage de Madiba

MADIBA - NELSON MANDELA (Magà Ettori)Madiba, Nelson Rolihlahla Mandela le héros de la lutte anti-apartheid a rejoint l’Orient Eternel. Le président sud-africain Jacob Zuma, a déclaré hier soir :  »Nelson Mandela s’est éteint » avant de rendre un poignant hommage à l’ancien président sud-africain :  »Notre cher Madiba aura des funérailles d’Etat », a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne jusqu’aux obsèques.

Dans l’histoire de l’humanité, il y a les Hommes et des exceptions, ni meilleurs, ni pires, juste des exceptions. Nous savons la grandeur de Nelson Mandela, lui  rappelait qu’il n’était  »ni un saint ni un prophète » , déplorant qu’on l’idolâtre, il insistait sur ses erreurs, ses insuffisances, et ses impatiences. On l’a souvent comparé, au Mahatma Gandhi, au Dalaï Lama, à Martin Luther King, oui pourquoi pas ? D’autres exceptions, d’autres destins, d’autres lumières, d’autres phares au cœur de l’obscurantisme.

Rolihlahla en langue xhosa  »le fauteur de troubles », était déjà un exemple pour les opprimés de la terre et un mythe universel. Son propos en conclusion d’une plaidoirie de quatre heures à son propre procès le 20 avril 1964, lui avaient ouvert à jamais les portes de l’Histoire et le cœur des Hommes :  »J’ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités. C’est un idéal que j’espère atteindre et pour lequel j’espère vivre. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.  » Cette déclaration, fit le tour de la planète avant que le gouvernement minoritaire blanc de l’apartheid n’interdise sa diffusion et bannisse pendant trois décennies jusqu’au nom et aux traits du célèbre prisonnier de Robben Island. Il n’en fallait pas plus pour que la légende soit ! Nous l’imaginons, aujourd’hui, marchant dans le soleil couchant récitant William Ernest Henley :  »Aussi étroit que soit le chemin, Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme : Je suis maître de mon destin ; Et capitaine de mon âme ». Il nous a rendu meilleur, dans l’adversité, par son exemple supérieur. Bon voyage Madiba et merci.

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