Archives mensuelles : juillet 2013

Le dséordre des idnetités ou l’hmome cocholat

Pascal Paoli (Magà Ettori - Blog)Sleon une édtue de l’Uvinertisé de cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsèrorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqu ltetre elle-mmême, mias le mot cmome un tuot. La peruve… A pratir de là tuot est pssoible. Ccei epxlqiue snas duote le dsoérdre des idnetités. Par eexpmle on arppends que l’atceur amriécain Jhonny Dpep a dclaéré vuoolir rcaheter le cléèbre stie de Wuodned Kene, dnas l’Éatt du Dkaota du Sud, puor le rsetiuter aux Soiux. Wuodned Kene (« Gneou belssé »), siutée dnas le cmoté de Sahnon, est un des huats leiux de mméoire de la cmmounuaté aémrindinnee. Puet-êrte evnisgae t’il asusi d’ahceter la ctaidelle d’Aacjcio puor y mttere le Msuée à Bndaera ? De la mmêe fçaon, crteains ftêent ajouurd’uhi le 14 julliet 1789 (la pirse de la batislle) et d’atures l’acsensoin de Psaqaule Poali (dit le Bodduha d’Aajccio ou ecnore Psacal l’hmome cocholat) au rnag de gnééral en cehf de la ntaion crose. C’éatit il y a 258 ans, le 14 jiullet 1755, Psqauale Poali éatit proté, au cuvoent San Atonniu de Csaabianca gârce à seleument 16 pivèes sur 40. Ca asusi c’est le dséordre des idnetités. Copremnne qui purora.

Médiation sur la convention collective du cinéma

Je souhaitais attirer votre attention sur le communiqué que nous a fait parvenir ce jour la SRF, ainsi que sur l’article de Clarisse Fabre paru dans l’édition du Monde du 15 juin dernier.

ARIAKONDA

La Convention Collective du Cinéma qui, du côté des producteurs, a été négociée et signée uniquement par les groupes les plus puissants (UGC, Pathé, Gaumont, MK2), est donc étendue depuis le 1er Juillet et sera appliquée au 1er octobre prochain à toutes les sociétés de productions, y compris les plus fragiles d’entre elles. Tout en souscrivant à la nécessité de voir notre profession encadrée légalement, nous regrettons amèrement que cette convention n’ait pas été aménagée pour prendre en compte les spécificités de notre activité, où chaque film est un cas d’école et où la disparité des budgets fait le grand écart entre les 300.000 € de budget de La fille du 14 juillet et les 62 M€ du dernier Astérix. Nous tenons à répéter nos craintes quant aux conséquences potentiellement dévastatrices que cette convention étendue peut avoir sur la diversité de la création française, le nombre de films produits, mais aussi leurs conditions de fabrication et, ce faisant, leur qualité.   Moins de production, c’est aussi moins de travail pour tout le monde. Nous ne nous résignerons pas à accepter que seuls les « gros films » ou les plus désirés par le marché puissent continuer à exister, faits par des techniciens et des réalisateurs qui certes vivront mieux, mais en laissant sur le côté tous ceux qui survivent déjà difficilement aujourd’hui et risquent de disparaître demain, ainsi que tous ceux – les plus jeunes – qui veulent faire ces métiers mais auront le plus grand mal à y accéder.   Nous sommes par ailleurs profondément choqués par le sort réservé au Médiateur M. Hadas-Lebel, qui, bien que nommé conjointement par le Ministère de la Culture et le Ministère du Travail, a vu les conclusions alarmantes de son rapport – proches des analyses que nous faisions nous-mêmes – totalement passées sous silence avant d’être lui-même écarté par ceux qui l’avaient pourtant missionné officiellement.   Il est aujourd’hui du devoir des pouvoirs publics, qui ont étendu cette convention collective, de prendre la mesure de leurs responsabilités et de tout mettre en œuvre, y compris du côté des instances privées – chaînes de télévision, financeurs, distributeurs et exploitants  – pour que cette extension n’aboutisse pas à la disparition d’un pan entier de notre cinématographie, et un affaiblissement difficilement réversible des métiers et des industries qui la façonnent. Si nous sommes particulièrement inquiets au sujet des premiers films, ou des productions à très petits budgets, nous le sommes tout autant pour les films dits « du milieu », ces films d’auteurs ambitieux aujourd’hui déjà sous financés, et dont une partie risque demain de disparaître, alors même qu’ils participent activement du rayonnement culturel de la France. Les concessions à la marge que les syndicats de salariés pourraient encore accepter autour de l’annexe dite dérogatoire, permettront, dans le meilleur des cas, d’améliorer légèrement cette convention, afin de la rendre moins néfaste aux œuvres les plus créatives de notre cinématographie. Aujourd’hui, cependant, plus rien n’oblige ces syndicats à la moindre concession, sauf à imaginer une prise de conscience tardive du danger qu’ils font courir à ceux qu’ils sont censés protéger.   Pour notre part, nous ne pouvons imaginer nous borner à faire le sinistre décompte des films qui ne pourront plus se faire ou de ceux qui seront délocalisés à l’étranger pour combler leur déficit de financement. Comme nous ne cessons de l’affirmer depuis nos premières prises de positions, nous mettrons toute notre énergie à l’amélioration du financement de ces films que le « marché » ne veut que du bout des lèvres. Nous pensons que les Assises de la diversité, qui n’ont pas été créées pour cela, ne sont pas un lieu adapté au travail qui nous attend. Nous souhaitons, en compagnie de tous ceux qui font le cinéma, réalisateurs bien sûr mais aussi techniciens et producteurs, mettre en commun nos expertises afin de participer efficacement à une refonte du financement public et privé du cinéma. Reste à inventer un cadre pour un tel travail. À nous peut-être de le créer ensemble. C’est à partir d’aujourd’hui ce à quoi la SRF va œuvrer de tout son poids.

Le conseil d’administration de la Société des réalisateurs de films (SRF) Stéphane Brizé, Laurent Cantet, Malik Chibane, Catherine Corsini, Nicolas Engel, Frédéric Farrucci, Pascale Ferran, Robert Guédiguian, Agnès Jaoui, Cédric Klapisch, Helena Klotz, Sébastien Lifshitz, Katell Quillévéré, Christophe Ruggia, Pierre Salvadori, Céline Sciamma

Raphaël Hadas-Lebel

Médiation sur la convention collective du cinéma

Après des mois de batailles d’arguments, le débat sur la convention collective de la production cinématographique commence à s’éclaircir. Devant la complexité du débat, un médiateur a été nommé pour examiner concrètement la situation. Jeudi 13 juin, ce dernier, Raphaël Hadas-Lebel, a livré les premiers résultats de son analyse du texte conventionnel.

Signé en janvier 2012, par la plupart des syndicats de salariés, mais par la seule organisation patronale API (Association des producteurs indépendants regroupant Gaumont, Pathé, UGC, MK2), le texte vise à augmenter les minima salariaux des ouvriers et des techniciens. Devant les organisations syndicales et patronales du secteur, M. Hadas-Lebel a examiné l’impact qu’aurait cette nouvelle réglementation sur les films dits fragiles, dotés d’un budget modeste. Le Spiac-CGT a claqué la porte des négociations, signe que les propos du médiateur sont allés plutôt dans le sens des opposants à ce texte – la CFDT, ainsi que la plupart des syndicats de producteurs de films (APC, SPI…), lesquels ont déposé un projet alternatif.

LE PROBLÈME DES FILMS D’AUTEUR

Les films d’auteur, indépendants, sont au cœur du problème : les signataires de la convention de janvier 2012 ont prévu une clause dérogatoire pour les films de moins de 2,5 millions d’euros, valable pour cinq ans. Ce qui laisse le temps, disent-ils, de débattre en profondeur et de trouver des solutions pour financer lesdits films. En face, les opposants estiment que l’application de ce texte empêcherait une soixantaine de films de se faire chaque année (en 2012, 209 films d’initiative française ont été produits). Il faut, selon eux, établir différents niveaux de rémunération en fonction de l’économie du film.

Le Monde a sollicité un entretien auprès de M. Hadas-Lebel, mais le cabinet d’Aurélie Filippetti, ministre de la culture, a répondu qu’il n’y aurait « pas de communication pour l’instant ». Selon nos informations, Raphaël Hadas-Lebel a étudié douze films réalisés entre 2007 et 2012, dont le budget se situe dans une fourchette comprise entre moins d’un million d’euros, et six millions d’euros. Il a notamment souligné que la part des salaires dans ces films représentait 20 % de l’enveloppe totale du budget.

PROBLÈME DE SURCOÛT

Les participants ne souhaitent pas dévoiler le nom des films, pour ne montrer du doigt personne. Le sujet est suffisamment sensible. Selon un participant de cette réunion, M. Hadas-Lebel a déclaré que, « oui, la convention collective de janvier 2012 pose un problème de surcoût évident », si l’on compare les tarifs pratiqués actuellement (souvent en-dessous du tarif minimum pour les films peu dotés) et ceux prévus par le texte. « M. Hadas-Lebel a même dit qu’avec les tarifs de la nouvelle convention, plus aucun film de moins d’un million d’euros ne pourrait se faire », ajoute le témoin. M. Hadas-Lebel aurait également déclaré « être prêt à travailler sur le financement » de ces films fragiles. Est-ce une façon de répondre au Spiac-CGT, qui souhaite que le CNC ou l’Etat débloque une dizaine de millions d’euros pour préserver les films « pauvres » ? Sous-entendu : les salariés ne doivent pas être la variable d’ajustement.

Toujours est-il que le Spiac-CGT, le SNTPCT, et FO (la CGC et la CFTC étaient excusées) n’ont pas apprécié, globalement, les propos du médiateur. Ses représentants ont quitté la réunion après une suspension de séance. Dans un communiqué, le Spiac-CGT s’explique : « Au cours d’une présentation de près de deux heures, M. Hadas-Lebel s’est livré à un véritable réquisitoire contre la convention signée le 19 janvier 2012 par une très large majorité d’organisations, reprenant à son compte la plupart des doléances des producteurs hostiles à la convention », lit-on.

LA TENSION MONTE

Le Spiac-CGT, qui plaide pour l’extension de la convention au 1er juillet, comme l’avait envisagé dans un premier temps le gouvernement, a compris que ce ne serait pas le cas. M. Hadas-Lebel, en effet, a annoncé la mise en place de divers groupes de travail, sur l’économie fragile, sur les courts métrages, les documentaires et les publicités, et enfin sur l’environnement économique de la production. « La médiation n’a plus lieu d’être conduite puisqu’elle consisterait à surseoir encore à l’extension d’un texte validement négocié, validement signé par une très large majorité des organisations syndicales des salariés du secteur. » Le paysage s’éclaircit, peut-être, mais la tension monte entre les deux camps.

Clarisse Fabre