rEVOLUTION, we can do it

we can do it - Magà Ettori 1992Le 20 avril 1755 Pasquale Paoli est appelé par les chefs de la Révolution Corse pour diriger l’insurrection contre Gênes pour l’indépendance de la Corse. Le 15 juillet, à l’issue de la Cunsulta  de Sant’Antone di a Casabianca, Paoli est proclamé général en chef de la nation et général du « Royaume de Corse ». Pasquale Paoli, homme des lumières, formé et éclairé œuvre à la modernisation de l’île. Il dote – entre autre – la Corse d’une constitution qui inspira la constitution américaine. Synthèse de traditions institutionnelles locales et des différents statuts que Gênes a appliqués à la Corse, l’acte constitutionnel y affirme la souveraineté populaire dans le préambule et reconnaît le droit de vote aux personnes de plus de 25 ans, dont les femmes chef de famille qu’elles soient veuves ou célibataires. Dans le cadre du bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli, nous avons traité cette question dans la comédie musicale : LA REVOLUTION CORSE (lien vers un article de 2007 : https://magaettori.wordpress.com/2007/12/27/u-diu-vi-salvi-regina-transcende-la-palais-des-sports/), notamment avec un chant intitulé  »Vutà » (extrait Vutà – la Révolution corse)

Au pays des droits de la femme, pardon de l’homme… en France quoi, les femmes ont obtenu le droit de vote par une ordonnance du 21 avril 1944. La décision fut prise à l’issue d’un débat à l’Assemblée d’Alger où Fernand Grenier, représentant du Parti communiste, introduisit ce droit dans la discussion qui se bornait à envisager l’éligibilité. L’article premier de l’ordonnance prévoit la convocation d’une Assemblée constituante « élue au scrutin secret par tous les Français et Françaises majeurs » ; l’article 17 précise que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». La revendication du droit en question ne s’était imposée comme préoccupation commune à tous les mouvements féministes qu’au début du xxe siècle. Elle fut à l’origine du combat des suffragettes contre l’exclusion civique des femmes. Il aura donc fallut attendre le 29 avril 1945, à l’occasion d’élections municipales, pour que les femmes votent enfin en France, après vingt-cinq pays – dont l’Australie (1895), la Finlande (1906), la Norvège (1913), le Danemark (1915), l’Allemagne, la Pologne et l’Autriche (1918), les Pays-Bas (1919), l’Irlande et le Royaume-Uni (1928), l’Espagne (1931) .

Pourtant le chemin est encore long, très long. Il faut par exemple attendre le 13 juillet 1965, pour que soit promulguée une loi qui permet à la femme de travailler sans l’accord de son mari. Elle autorise également les épouses à gérer leurs biens librement. Elles peuvent désormais ouvrir un compte à leur nom, même contre l’avis de leur mari. Waouw.

L’idée que les femmes ont les mêmes droits que les hommes est toute récente. Auparavant, comme pour toute discrimination, on s’appuyait sur leurs différences, de nature, de fonction, pour justifier le fait qu’elles étaient privées d’un certain nombre de droits. De plus, on les a le plus souvent considérées comme inférieures, incapables de réflexion, de logique, de maturité. Éternelles mineures, elles devaient se cantonner aux charges du foyer. Sauf lorsqu’elles étaient pauvres : on les exploitait alors autant et même plus que les hommes…

Aujourd’hui, si dans les textes, les femmes ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités subsistent, preuve que notre rEVOLUTION contre toutes les formes de discriminations a encore de beaux jours devant elle. We can do it.

DROIT DES FEMMES – QUELQUES DATES :

1791 : Marie-Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », et y laisse la tête

1792 : La loi permet le divorce par consentement mutuel

1804 : Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »

1850 : Création obligatoire d’écoles de filles dans les communes de 800 habitants (loi Falloux)

1876 : Hubertine Auclert fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes

1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique

1920 : La loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime

1924 : Uniformisation des programmes scolaires masculins et féminins et création d’un baccalauréat unique

1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée

1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes

1945 : Premier vote

1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »

1956 : Fondation de « la maternité heureuse » qui devient en 1960 Mouvement Français pour le Planning Familial

1965 :  Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.

1967 : Loi Neuwirth autorise la contraception

1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle

1972 : – Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal ».

– L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues

1974 : Françoise Giroud première secrétaire d’état à la condition féminine

1975 : – Loi Veil pour l’Interruption Volontaire de Grossesse – IVG

– Réintroduction dans la loi du divorce par consentement mutuel

1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics

1980 : Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l’Académie française

1981 : Yvette Roudy est ministre déléguée des droits de la femme

1982 : L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale

1983 : Loi Roudy pose le principe de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents

1991 : Édith cresson première femme 1re ministre

1993 : – La loi du 8 janvier affirme le principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés).

– Loi Neiertz : condamnation de l’entrave à l’IVG

1999 : Création du PACS (pacte civil de solidarité)

2000 : Mise en œuvre d’une politique globale d’égalité des chances dans le système éducatif

Condamnation de l’entrave à l’IVG

2000 : Promulgation de la première loi sur la parité politique

2001 : Augmentation du délai égal de l’IVG de 10 à 12 semaines

2002 : – Création du congé de paternité

– Reconnaissance de l’autorité parentale conjointe + garde alternée + coparentalité

– L’enfant peut porter le nom de ses deux parents

2003 : Loi instaurant la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)

2004 : La loi du 26 mai relative au divorce introduit la procédure d’éviction du conjoint violent.

2005 : La loi du 12 décembre relative au traitement de la récidive des infractions pénales donne la possibilité au juge pénal d’ordonner à l’auteur de violences de résider hors du domicile ou de la résidence du couple.

2006 : – Loi du 4 avril renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs ajout le pertenaire « pacsé » et les « ex » au titre des circonstances aggravantes.

– Introduction de la notion de respect dans les obligations du mariage

– Alignement de l’âge légal du mariage pour les garçons et les filles à 18 ans

– Loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

– 29 % des entreprises sont créées par des femmes

– Les salaires des femmes sont inférieurs de 27 % à ceux des hommes. (Données DARES)

– En droit direct, les femmes touchent 825 € en moyenne contre 1 426 € pour les hommes, soit 50 % des retraites des hommes

2008 : – Inscription dans la Constitution de « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

– Les femmes représentent 47.6 % de la population active, 57,2 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes (à vérifier). Parmi les travailleurs à temps partiel 82 % sont des femmes

2010 : – Vote de la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants : création de l’ordonnance de protection des victimes et du délit de harcèlement moral au sein du couple.

– le Grand Orient de France, la première obédience franc-maçonne en France, toujours restée masculine, admet des femmes en son sein le 9 avril 2012.

2012 : Vote de la LOI n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.

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