Archives mensuelles : avril 2013

rEVOLUTION, we can do it

we can do it - Magà Ettori 1992Le 20 avril 1755 Pasquale Paoli est appelé par les chefs de la Révolution Corse pour diriger l’insurrection contre Gênes pour l’indépendance de la Corse. Le 15 juillet, à l’issue de la Cunsulta  de Sant’Antone di a Casabianca, Paoli est proclamé général en chef de la nation et général du « Royaume de Corse ». Pasquale Paoli, homme des lumières, formé et éclairé œuvre à la modernisation de l’île. Il dote – entre autre – la Corse d’une constitution qui inspira la constitution américaine. Synthèse de traditions institutionnelles locales et des différents statuts que Gênes a appliqués à la Corse, l’acte constitutionnel y affirme la souveraineté populaire dans le préambule et reconnaît le droit de vote aux personnes de plus de 25 ans, dont les femmes chef de famille qu’elles soient veuves ou célibataires. Dans le cadre du bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli, nous avons traité cette question dans la comédie musicale : LA REVOLUTION CORSE (lien vers un article de 2007 : https://magaettori.wordpress.com/2007/12/27/u-diu-vi-salvi-regina-transcende-la-palais-des-sports/), notamment avec un chant intitulé  »Vutà » (extrait Vutà – la Révolution corse)

Au pays des droits de la femme, pardon de l’homme… en France quoi, les femmes ont obtenu le droit de vote par une ordonnance du 21 avril 1944. La décision fut prise à l’issue d’un débat à l’Assemblée d’Alger où Fernand Grenier, représentant du Parti communiste, introduisit ce droit dans la discussion qui se bornait à envisager l’éligibilité. L’article premier de l’ordonnance prévoit la convocation d’une Assemblée constituante « élue au scrutin secret par tous les Français et Françaises majeurs » ; l’article 17 précise que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». La revendication du droit en question ne s’était imposée comme préoccupation commune à tous les mouvements féministes qu’au début du xxe siècle. Elle fut à l’origine du combat des suffragettes contre l’exclusion civique des femmes. Il aura donc fallut attendre le 29 avril 1945, à l’occasion d’élections municipales, pour que les femmes votent enfin en France, après vingt-cinq pays – dont l’Australie (1895), la Finlande (1906), la Norvège (1913), le Danemark (1915), l’Allemagne, la Pologne et l’Autriche (1918), les Pays-Bas (1919), l’Irlande et le Royaume-Uni (1928), l’Espagne (1931) .

Pourtant le chemin est encore long, très long. Il faut par exemple attendre le 13 juillet 1965, pour que soit promulguée une loi qui permet à la femme de travailler sans l’accord de son mari. Elle autorise également les épouses à gérer leurs biens librement. Elles peuvent désormais ouvrir un compte à leur nom, même contre l’avis de leur mari. Waouw.

L’idée que les femmes ont les mêmes droits que les hommes est toute récente. Auparavant, comme pour toute discrimination, on s’appuyait sur leurs différences, de nature, de fonction, pour justifier le fait qu’elles étaient privées d’un certain nombre de droits. De plus, on les a le plus souvent considérées comme inférieures, incapables de réflexion, de logique, de maturité. Éternelles mineures, elles devaient se cantonner aux charges du foyer. Sauf lorsqu’elles étaient pauvres : on les exploitait alors autant et même plus que les hommes…

Aujourd’hui, si dans les textes, les femmes ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités subsistent, preuve que notre rEVOLUTION contre toutes les formes de discriminations a encore de beaux jours devant elle. We can do it.

DROIT DES FEMMES – QUELQUES DATES :

1791 : Marie-Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », et y laisse la tête

1792 : La loi permet le divorce par consentement mutuel

1804 : Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »

1850 : Création obligatoire d’écoles de filles dans les communes de 800 habitants (loi Falloux)

1876 : Hubertine Auclert fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes

1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique

1920 : La loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime

1924 : Uniformisation des programmes scolaires masculins et féminins et création d’un baccalauréat unique

1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée

1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes

1945 : Premier vote

1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »

1956 : Fondation de « la maternité heureuse » qui devient en 1960 Mouvement Français pour le Planning Familial

1965 :  Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.

1967 : Loi Neuwirth autorise la contraception

1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle

1972 : – Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal ».

– L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues

1974 : Françoise Giroud première secrétaire d’état à la condition féminine

1975 : – Loi Veil pour l’Interruption Volontaire de Grossesse – IVG

– Réintroduction dans la loi du divorce par consentement mutuel

1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics

1980 : Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l’Académie française

1981 : Yvette Roudy est ministre déléguée des droits de la femme

1982 : L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale

1983 : Loi Roudy pose le principe de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents

1991 : Édith cresson première femme 1re ministre

1993 : – La loi du 8 janvier affirme le principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés).

– Loi Neiertz : condamnation de l’entrave à l’IVG

1999 : Création du PACS (pacte civil de solidarité)

2000 : Mise en œuvre d’une politique globale d’égalité des chances dans le système éducatif

Condamnation de l’entrave à l’IVG

2000 : Promulgation de la première loi sur la parité politique

2001 : Augmentation du délai égal de l’IVG de 10 à 12 semaines

2002 : – Création du congé de paternité

– Reconnaissance de l’autorité parentale conjointe + garde alternée + coparentalité

– L’enfant peut porter le nom de ses deux parents

2003 : Loi instaurant la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)

2004 : La loi du 26 mai relative au divorce introduit la procédure d’éviction du conjoint violent.

2005 : La loi du 12 décembre relative au traitement de la récidive des infractions pénales donne la possibilité au juge pénal d’ordonner à l’auteur de violences de résider hors du domicile ou de la résidence du couple.

2006 : – Loi du 4 avril renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs ajout le pertenaire « pacsé » et les « ex » au titre des circonstances aggravantes.

– Introduction de la notion de respect dans les obligations du mariage

– Alignement de l’âge légal du mariage pour les garçons et les filles à 18 ans

– Loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

– 29 % des entreprises sont créées par des femmes

– Les salaires des femmes sont inférieurs de 27 % à ceux des hommes. (Données DARES)

– En droit direct, les femmes touchent 825 € en moyenne contre 1 426 € pour les hommes, soit 50 % des retraites des hommes

2008 : – Inscription dans la Constitution de « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

– Les femmes représentent 47.6 % de la population active, 57,2 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes (à vérifier). Parmi les travailleurs à temps partiel 82 % sont des femmes

2010 : – Vote de la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants : création de l’ordonnance de protection des victimes et du délit de harcèlement moral au sein du couple.

– le Grand Orient de France, la première obédience franc-maçonne en France, toujours restée masculine, admet des femmes en son sein le 9 avril 2012.

2012 : Vote de la LOI n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.

Publicités

La mafia corse n’existe pas

LIEN VERS LA VIDEO : LA MAFIA CORSE N’EXISTE PAS

LIEN VERS : LE SITE OFFICIEL

LE DERNIER CLAN - affiche

Les pouvoirs publics doivent nettoyer les écuries d’Augias.

INTERSYNDICALE CINEMA CORSELes membres de l’Intersyndicale du Cinéma Corse furieux viennent d’apprendre que Le Pôle Concurrence, Consommation, et Répression des Fraudes de la DIRECCTE de Corse était dans l’incapacité de poursuivre la Collectivité Territoriale de Corse dans le cadre de pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la production audiovisuelle en Corse. La DIRECCTE précisant dans un courrier :  »En effet, si les personnes publiques font partie des personnes concernées par la prohibition des ententes, puisque selon l’article L.420-1 du Code de commerce, les règles définies par la loi « s’appliquent à toutes les activités de production, de distribution et de service, y compris celles qui sont le fait de personnes publiques (…) », encore faut-il que ces personnes publiques se livrent à ces activités « de production, de distribution et de service » pour que de tels actes, détachables de leur mission, ressortissent à l’Autorité de la concurrence et au juge judiciaire. Or, il a été jugé à plusieurs reprises que l’attribution d’aides ou de subventions par une personne publique ne sont pas des actes de production, de distribution ou de service au sens du droit de la concurrence. »

Aujourd’hui, un élu a été tué de plusieurs balles alors qu’il roulait en voiture entre l’aéroport Napoléon-Bonaparte et Ajaccio. Maire depuis 1977 du village de Letia et récemment réélu à la présidence du Parc naturel régional de Corse (PNRC), Jean-Luc Chiappini est le troisième notable tué à Ajaccio en à peine plus de six mois, après l’assassinat de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats Antoine Sollacaro, le 16 octobre, et celui du président de la chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud Jacques Nacer, le 15 novembre. Après l’assassinat du Président de la Chambre de Commerce de Corse du Sud, le Ministre de l’Intérieur et la Garde des Sceaux s’étaient nuitamment précipités en Corse. Sans doute que l’énorme retentissement médiatique en France nécessitait à lui seul le voyage. Christiane Taubira, la garde des sceaux s’était montrée très ferme : « La Corse (…) ce n’est pas un territoire à part où l’on accepterait les meurtres et la violence ». Certaines pratiques, et certains scores aux élections sont révélateurs de l’effondrement de la démocratie dans l’île. La violence n’est que le corolaire de la crise politique et morale que subit la Corse depuis des décennies. Manuel Valls dans un coutumier exercice de communication a naturellement fustigé l’omerta corse au micro d’Europe 1 :  »Je demande à tout le monde, aux élus, aux responsables économiques, aux Corses en général, de se mobiliser ! Nous sommes obligés d’agir avec les moyens de loi mais en même temps en se mobilisant. Ca veut dire parlez, arrêtez de vous taire ! »  Il plaisante ? Ces trois dernières années, tous les professionnels liés à l’Intersyndicale du Cinéma Corse n’ont cessé de dénoncer la corruption dans la filière audiovisuelle cinéma. Afin d’alerter l’opinion publique, j’ai démissionné de ma fonction de Conseiller audiovisuel cinéma auprès Conseil Economique Social et Culturel Corse. Pour moi comme pour les autres professionnels les sanctions ont été lourdes. Nous avons dénoncé un système mafieux et corrompu et avons payé très cher notre fronde. Les pressions ont été innombrables contre les membres de l’Intersyndicale qui ont réagit par diverses actions en justice et autres. Les exemples ubuesques ne manquent pas : une plainte a été déposée au commissariat de Bastia. Plusieurs mois plus tard les services de police ont fait savoir que la plainte était recevable, mais que le temps qu’elle arrive au commissariat d’Ajaccio le fait était prescrit. Une nouvelle plainte a été déposée en mars 2012, au commissariat d’Ajaccio (toujours pas de suites à ce jour). Monsieur Patrick Strzoda, Préfet de Corse a été saisi à son tour sans résultats. Lors de la venue dans l’île de François Hollande, alors candidat à la Présidentielle, un dossier lui a été remis par un membre de L’Intersyndicale du Cinéma Corse, sans résultats. Les dirigeants de l’Intersyndicale du Cinéma Corse ont rencontré les principaux élus insulaires, y compris le Président de l’Assemblée de Corse, sans résultats. Ces élus ont unanimement désigné le président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse comme seul et unique interlocuteur. Comme d’autres élus, Paul Giacobbi – Ponce Pilate bénéficie d’une protection policière depuis l’affaire des Gites, ce qui n’est pas le cas des membres de notre association. La réponse de la DIRECCTE prouve bien le désengagement ou l’impuissance de l’Etat dans ce dossier. Le marché en question ? 20 millions d’euros en 10 ans alors que la filière est en ruine et le cinéma corse est inexistant. Dans un Etat de droit, qu’un ministre de l’Intérieur demander l’aide de la population pour retrouver des tueurs dans une île qui compte un gendarme ou policier pour 100 habitants – record de France – en dit long sur l’impuissance des autorités à endiguer la dérive criminelle en Corse. Par voie de conséquence, et pour ne pas exposer davantage nos membres nous avons décider de dissoudre notre organisme professionnel.  La Corse est en coupe réglée, dans tous les secteurs. Nous n’y croyons plus. Oui, nous, corses, professionnels, citoyens, avons lutté contre l’affairisme et les pratiques amorales, si ce n’est mafieuses. Nous estimons être allés au bout de notre mission. Aujourd’hui les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et nettoyer les écuries d’Augias.

MAGA ETTORI - CONTRE LA CENSURE

MEURTRES EN 2013

28/01 Agosta – Hassan Jamai

12/02 Ajaccio – Dominique Laorenzi

24/02 Prunelli-di-Fiumorbo – Taib Adaime

01/03 Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio – Anthony Galliot

10/03 Venaco – Jérôme Salvadori

24/03 Omessa – Gabriel Cortes

28/03 Bastia – Drame conjugale

05/04 Bonifacio – Jean-Sébastien Gros

09/04 Tiuccia – Didier Raffini

25/04 Ajaccio – Jean-Luc Chiappini …/…

MEURTRES EN 2012

23/01 Brando – Albert Pieri

26/01 Tavera – Antoine Morère-Paoli

04/03 Porto-Vecchio – Youssef Laachouchi

16/03 Corte – Jean-Baptiste Baghioni

27/03 Biguglia – Marius Ciancioni

08/04 Ajaccio – Jean-Pierre Rossi

08/04 Pietrosu – Joseph Sisti et Jean-Louis Chiodi

17/04 Santa-Maria-Siché – Toussaint Antona

09/07 Ajaccio – Yves Manunta

07/08 Ponte-Leccia – Maurice Costa

11/09 Castirla – Sébastien Mattei, Jean-Pierre Colombani et Jean Gandolfi

16/10 Aregno – Jean-Dominique Allegrini-Simonetti

16/10 Ajaccio – Antoine Sollacaro

24/10 Propriano – Patrick Sorba

14/11 Ajaccio – Jacques Nacer

20/11 Cervioni – Victor Ribeiro

MEURTRES EN 2011

17/02 Corscia – Antoine Mattei et Jean-Baptiste Mattei

21/03 St-Andria-di-u-Cotone – Dominique Domarchi

05/04 Sarrola-Carcopino – Jean-Baptiste Aveni

21/04 Porticcio – Marie-Jeanne Bozzi

13/05 Ajaccio – Guillaume Orsini et Christophe Santoni

28/06 Folelli – Charles-Philippe Paoli

24/07 Ghisonaccia – Dominique Ferrari

01/08 Propriano – Adrien Chilini

11/08 Bonifacio – Fabrice Vial

25/10 Porticcio – Dimitri Bourgeaud

28/10 Moriani – Christian Leoni

08/11 Propriano – Faycal Abbakoui

08/11 Casalta – Ange Pietrucci

24/11 Penta-Acquatella – Antoine Santucci

04/12 Prunelli-di-Fiumorbu – Jacques Paoli

Nucléaire au sein de la Méditerranée

MANIFESTATION CONTRE LE NUCLEAIRE A BASTIA

MANIFESTATION CONTRE LE NUCLEAIRE A BASTIA

Dans LA MARCHE DE L’ENFANT ROI nous avions évoqué la pratique qui consistait à couler des déchets nucléaires en plein coeur de la Méditerranée. Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution. Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte.

Demain soir, Arte diffusera un film de grande qualité intitulé :  »Déchets nucléaires en mer ». Thomas Reutter et Manfred Ladwig partent à la recherche de ces déchets engloutis, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts. Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés. Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement. Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides. Lois que la Cosa Nostra détourne en coulant directement des navires. Pourquoi se compliquer la tâche ?

Enfin ce n’est qu’un problème  »mineur » semble t’il puisque les trois quarts de la pollution marine proviennent de la terre et de la pollution des fleuves   qui s’y déversent. Le reste est dû à la navigation et aux  installations  pétrolières.  En Amérique du Sud, 98% des eaux usées  domestiques  finissent dans la mer sans traitement. Chaque année,  les vingt pays qui bordent la méditerranée y rejettent 50 millions de tonnes de déchets.
Enfin pour nous cinéastes, il restera des trucs sympas à filmer dans un demi-siècle, genre transformations physiques et puis je puis je ne vous dis pas les castings… il faudra trois yeux.

Aux portes de l’Olympe

LE MILAN Riventosa (Magà Ettori)

ANDASSINE IN RIONI PER UN LACA NASCE PIENTI

U BASGIU IN PUNTA DI MANI LAMPALLI A I SETTE VENTI

VERSU QUELLI LINDUMANI SEMPRE TESI A I LEVENTI

Les premières notes se firent Sibyllines,

la Pythie implora son grand maître Apollon,

d’accueillir son disciple, le joueur de violon,

dans l’Olympe opalin des harmonies divines.

Le citharède ému par tant de délicatesse,

comme du temps de Typhon, la bête, l’immonde

qui menaçait les Dieux, les temples et les prêtresses,

se mua en Milan pour observer le monde.

Aux portes du temple, une nuée de fidèles,

des croyants priant l’amour originel,

des mécréants cueillant des fleurs d’asphodèle,

des architectes regardant vers l’orient éternel,

la tête de maure dansant avec le drapeau Kanaky,

courtisant le musagète qui glisse sur le maquis,

dans un ballet de lumière, de passion et d’audace,

le conducteur de Muses fut touché par la grâce.

Magà Ettori (introduction Dumè Gallet) – Riventosa le 21/04/2013

Le cinéma corse s’affiche

La liste des films cultes soutenus par la  »Collectivité Territoriale de Corse » et le  »Corsica Paul Tournage » a été transmise par une militante (graphiste) membre de  »l’Intersyndicale du Cinéma Corse ». Je ne vous garantis pas la mise en production de ces chef d’oeuvres, en revanche les affiches sont belles, alors ne boudons pas ce petit plaisir.Collectivité Territoriale de Corse - Paul m'a tuer

Collectivité Territoriale de Corse - reef

Collectivité Territoriale de Corse - La couleur de l'argentCollectivité Territoriale de Corse - Main basse sur une ile

Collectivité Territoriale de Corse - la tour infernale

corsica paul tournage

La diversité culturelle est une exigence

Modérateur pour l'Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel, à la Maison de l'UNESCO d'une table ronde sur la diversité culturelle dans le 7e art, dans le cadre du Festival International de la Diversité en présence de Jean-Michel Arnold (Cinémathèque de France), Robert Kechichian (réalisateur), Mouloud Mimoun (festival Maghreb des films), Edmond Simeoni (Conseiller Régional à l'Assemblée de Corse), Huong Tan (le carré de Chine)

Modérateur pour l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel, à la Maison de l’UNESCO d’une table ronde sur la diversité culturelle dans le 7e art, dans le cadre du Festival International de la Diversité en présence de Jean-Michel Arnold (Cinémathèque de France), Robert Kechichian (réalisateur), Mouloud Mimoun (festival Maghreb des films), Edmond Simeoni (Conseiller Régional à l’Assemblée de Corse), Huong Tan (le carré de Chine)

La Commission européenne, sous l’impulsion du Commissaire Karel de Gucht, a décidé de piétiner l’exception culturelle en adoptant un projet de mandat de négociation qui intègre les services audiovisuels et cinématographiques aux discussions commerciales qui débuteront cet été avec les Etats-Unis. Oubliées les paroles enflammées du Président Barroso qui assurait en 2005 que « dans l’échelle des valeurs, la culture vient devant l’économie ». Balayées toutes les déclarations d’amour au cinéma du même Président Barroso lorsque les cinéastes avaient été contraints de se mobiliser pour défendre le programme MEDIA.  Et quid de ce slogan porté par la Commission : « Europe loves cinema » ! A quelques mois de la fin de sa présidence, on peine à savoir quelle trace Monsieur Barroso veut laisser dans l’histoire de l’Europe. Pour l’heure, c’est malheureusement l’image de la démission culturelle qui domine. Il semble même ne pas avoir retenu la leçon que lui-même donnait il y a peu : « la réponse à la crise, c’est la culture. » Ne nous y trompons pas, le mandat de négociation proposé est un renoncement, une capitulation, une rupture. Il y a 20 ans, c’est sur le territoire européen que se forgea cette volonté commune de soutenir la création et de promouvoir sa diversité.

La Culture est au cœur de l’identité et de l’idéal européens.

Il y a 20 ans, l’exception culturelle faisait irruption dans le paysage international et permettait la reconnaissance d’un statut spécifique aux œuvres de l’esprit qui ne peuvent pas être des biens comme les autres et qui doivent être exclus des négociations commerciales. Il y a 20 ans, à l’occasion des accords du GATS, c’est au nom de l’exception culturelle que la création et la diversité linguistique ont pu continuer à bénéficier de règles de protection et de soutien. Le bilan est positif pour ceux qui veulent le regarder avec objectivité : la diversité culturelle est aujourd’hui une réalité pour la plupart de nos territoires, facteur d’échange et de compréhension mutuelle, mais aussi génératrice d’emploi et de croissance.  L’Europe que nous aimons est celle qui a œuvré pour faire émerger la Convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et qui l’a ratifié en grande pompe dès 2006, rassemblant 126 pays du monde entier. L’Europe que nous aimons est celle que le monde regarde avec fierté comme initiatrice et porteuse de cette grande idée. Avec l’adoption de ce mandat de négociation qui réduirait la culture à une monnaie d’échange, la Commission (à l’exception de trois commissaires qui ont voté contre) a renoncé à défendre l’exception culturelle. Elle s’est reniée et a renié les engagements qu’elle avait pris, n’hésitant pas à faire preuve d’une duplicité condamnable.
Face à des Etats-Unis dont l’industrie du divertissement est la seconde source d’exportation, la libéralisation de l’audiovisuel et du cinéma signifierait le démantèlement annoncé de tout ce qui a protégé, promu et développé la culture européenne. Cette politique, doublée d’une hyper-bienveillance fiscale pour les géants numériques américains, ressemble à s’y méprendre à une volonté consciente de mettre à genoux la culture en Europe. Ceux qui, au nom de l’Europe, auront couvert ou accepté cette démission en seront définitivement redevables aux yeux de l’Histoire. La diversité culturelle ne peut être une monnaie d’échange, elle doit rester une ambition, une exigence et un engagement.

Pour mémoire  nous sommes partenaires du programme Médias, dans le cadre du Festival de Cannes.