Archives mensuelles : mars 2013

Marseille au bord de la crise de nerfs

Toute ressemblance entre le dernier clip de Psy4 de la rime  »Crise de nerfs »  et la Corse ne serait que pure coïncidence. C’est d’ailleurs bien dit en ouverture du clip : «Toute ressemblance avec la fiction ne serait que pure coïncidence. Les faits qui vont suivre sont malheureusement inspirés de la réalité» : mêlant culture télé et actualité, le dernier clip de Psy4 de la rime, Crise de nerfs, met en scène l’affaire de la BAC Nord. Tourné en une journée par le réalisateur marseillais Beat Bounce, ce film de sept minutes s’ouvre sur un braquage. Un couple s’enlace sur son canapé quand surgissent deux malfrats cagoulés et armés, qui repartent avec un sac de billets trouvé dans la maison. La police intervient mais le mari, avec deux comparses, mène sa propre enquête, musclée, dans la nuit de Marseille pour retrouver un des agresseurs, mordu à la main par sa femme. Il finit par le dénicher et l’emmène au commissariat : on découvre alors que l’agressé est un policier, et que ses collègues ont aussi des choses à lui reprocher… Furtivement, des paroles («La BAC Nord vend le teu-shi!»), un plan sur une Une de la Provence et un extrait de France Bleu confortent l’allusion à l’affaire de la Brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille, dissoute en octobre 2012 après la mise en cause d’une quinzaine de ses membres pour extorsion d’argent et de drogue. Donc comme toute ressemblance entre Marseille et la Corse ne pouvait être que pure coïncidence, nous ne résistons pas au plaisir de vous présenter  »Vittoria » de Beli Blanco, à voir juste avant ou juste après  »Crise de nerfs ».

Publicités

Le cinéma corse au Festival de Cannes

CINE CORSICA - SOUTENIR CEUX QUI VOUS FONT REVER - altore - CINEMA CORSE NEO CONTEMPORAIN

Un jour au Festival de Cannes, un membre de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel Corse échangea sa carte avec un producteur parisien. Le producteur lu attentivement la carte et asséna :

–  »Le cinéma corse ? Mais ça n’existe pas le cinéma corse ! C’est comme si vous disiez le cinéma breton ou auvergnat, enfin pouquoi pas. » conclut-il dans un large sourire.

–  »Mais quelle est votre fonction exacte dans cette organisation ? »

–  »Faiseur de miracles. »

–  »Et bien oui, il faut au moins ça pour faire exister un cinéma corse… » souffla narquois le parisien, avant de questionner de nouveau :

–  »Personne ne parle jamais de ce que vous faites, en quoi ça consiste exactement ? »

–  »C’est un travail de l’ombre, depuis 20 ans nous soutenons la jeune création, et nous sommes enfin là aujourd’hui avec nos films. »

–  »Bah. Et vous avez des références pour de telles fonctions ? »

–  »Pas vraiment. Avant j’étais bûcheron dans le Sahara, et précédemment porteur d’eau dans la Mediterranée. »

–  »Bûcheron dans le Sahara ? Il n’y a pas d’arbres dans le Sahara ! » ricana le producteur.

–  »Il n’y en a plus. Et pour la Méditerranée… »

–  »Ca va, ça va, j’ai compris ! »